Saint-Yorre

commune française du département de l'Allier From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Yorre est une commune française rurale, située au sud-est du département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Yorre
Saint-Yorre
La mairie, en 2023.
Blason de Saint-Yorre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Intercommunalité Communauté d'agglomération Vichy Communauté
Maire
Mandat
Joseph Kuchna
2026-2032
Code postal 03270
Code commune 03264
Démographie
Gentilé Saint-Yorrais
Population
municipale
2 641 hab. (2023 en évolution de +3,12 % par rapport à 2017)
Densité 416 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 01″ nord, 3° 27′ 54″ est
Altitude Min. 258 m
Max. 325 m
Superficie 6,35 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Vichy
(banlieue)
Aire d'attraction Vichy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vichy-2
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Yorre
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Saint-Yorre
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Saint-Yorre
Liens
Site web ville-saint-yorre.fr
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La commune est connue pour son eau minérale. Membre de la communauté d'agglomération Vichy Communauté, de l'unité urbaine et de l'aire d'attraction de Vichy, elle est peuplée de 2 641 habitants en 2023, appelés les Saint-Yorrais et les Saint-Yorraises.

Géographie

Localisation

Saint-Yorre est localisée au sud-est du département de l'Allier, sur la rive droite de l'Allier. Elle est incluse dans l'unité urbaine, l'aire d'attraction, le bassin de vie et la zone d'emploi de Vichy[I 1], et fait partie du cœur urbain de l'ancienne communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier[1], devenue Vichy Communauté le .

À vol d'oiseau, elle est située à 7,2 km au sud-sud-est de la sous-préfecture Vichy[2] ; à 56,5 km au sud de Moulins, chef-lieu du département[3] ; à 43,5 km au nord-est de Clermont-Ferrand[4] ; et à 111 km à l'ouest-nord-ouest de Lyon, chef-lieu de région[5].

Le territoire de la commune de Saint-Yorre est limitrophe de six autres communes[Carte 1] : en rive gauche, Hauterive, Saint-Priest-Bramefant et Saint-Sylvestre-Pragoulin (ces deux dernières étant situées dans le département du Puy-de-Dôme) ; en rive droite : Abrest, Busset et Mariol.

Communes limitrophes de Saint-Yorre
Hauterive Abrest
Saint-Sylvestre-Pragoulin
(Puy-de-Dôme)
Saint-Yorre Busset
Saint-Priest-Bramefant (Puy-de-Dôme) Mariol

Géologie et relief

La commune repose sur des formations alluviales composées de sables, de graviers et de galets ou d'argiles. La partie nord-est est composée de sédiments hercyniens et de roches éruptives[D 1].

La commune s'étend sur 635 hectares[D 2]. Le relief de la commune est peu présent. Son altitude varie de 258 mètres, au sud-ouest de la commune, à 325 mètres au nord-est[D 2].

Hydrographie

La commune est située sur la plaine alluviale de l'Allier[D 3]. La rivière « dessine de nombreux méandres anastomosés […], peu visibles car engoncés et noyés dans une large […] forêt alluviale de [500 à 700 mètres] de large[6] ».

Trois de ses affluents coulent sur le territoire communal :

  • le Gourcet, long de 12,68 km, prend sa source à Arronnes[7]. Il comprend un sous-affluent, le Parmey, long de km[8] ;
  • le ruisseau des Andraux, long de 2,6 km, prend sa source sur la commune limitrophe de Busset[9] ;
  • le ruisseau de Coupe-Gorge, long de 3,6 km, coule à la frontière avec Abrest[10]. L'ancien tracé de la route nationale 106, dévié en 1977, franchissait ce ruisseau, devenu une déchèterie sauvage avec dépôts de gravats, d'ordures ou de déchets, contribuant à la pollution de l'environnement. Le département a procédé au déclassement de ce délaissé du domaine public routier en 2013[11]. Cette décision a été approuvée par le conseil municipal en [STY 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[14] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[15]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 856 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vichy à km à vol d'oiseau[2], est de 12,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 799,6 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[20], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Yorre est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21].

Elle appartient à l'unité urbaine de Vichy, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[I 2],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vichy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (34,8 %), zones urbanisées (25 %), forêts (14,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,4 %), zones agricoles hétérogènes (9,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5 %), terres arables (0,9 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Morphologie urbaine

Parvis de l'esplanade Eugène-Rouchon
L'esplanade Eugène-Rouchon.

Sur les 635 hectares de superficie communale, 147,7 sont des espaces habités et 69,5 sont réservés aux espaces économiques[1].

Entre 2010 et 2014, la rénovation du centre-ville ainsi que des parvis a permis la reconstruction de la halle du marché et la création d'une aire de jeux.

La place du marché, la place de la mairie (avec fontaines), l'esplanade Eugène-Rouchon et l'extension de la mairie ont été inaugurées le . Les travaux des deux places et de l'esplanade, ainsi que les alentours de l'église, ont nécessité trois ans alors que ceux de la mairie, commencés en 2012, ont compris l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Le montant des chantiers s'élève à 3 242 000 [23]. Outre ces travaux, des parkings (automobiles et vélos) ont été aménagés sur les secteurs rénovés et des rues ont été classées en zone 30.

Logement

En 2022, la commune comptait 1 484 logements, contre 1 503 en 2016 et 1 451 en 2011[INS 1]. Parmi ces logements, 86,3 % étaient des résidences principales, 1,5 % des résidences secondaires et 12,2 % des logements vacants[INS 2]. Ces logements étaient pour 78,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 20,1 % des appartements[INS 3].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 68,4 %, en faible hausse par rapport à 2016 (68,3 %) mais en hausse notable par rapport à 2011 (65,1 %). La part de logements HLM loués vides était de 10,8 % (contre 10,7 % en 2016 et 13,6 % en 2011)[INS 4].

La communauté d'agglomération Vichy Communauté a élaboré un programme local de l'habitat (PLH), approuvé le et valable pour la période 2020-2025, qui fixe quatre orientations (reconquête de l'habitat en centre-bourg, adaptation et diversification de l'habitat pour répondre aux besoins des habitants, promotion d'un habitat durable et performant, animation, mise en œuvre et évaluation de la politique de l'habitat). Saint-Yorre est l'un des trois pôles d'équilibre de l'intercommunalité (avec Le Mayet-de-Montagne et Saint-Germain-des-Fossés), dont les besoins sont de 90 % de constructions neuves (60 % sur terrains nus et 30 % après démolition) et de 10 % de remise sur le marché après vacance. Pour la commune, les besoins en résidences principales sont de 52 constructions neuves sur terrains nus, 26 constructions neuves après démolition et la remise sur le marché de neuf logements vacants[24]. La consommation foncière prévue par ce PLH est de 3,5 hectares[25].

Saint-Yorre n'est pas concernée par l'obligation de disposer de 20 % de logements sociaux, l'article 55 de la loi SRU ne s'appliquant qu'aux communes de plus de 3 500 habitants. Pour la période 2020-2025, le besoin est évalué à 30 logements (9 sur terrain nu, 8 sur terrain après démolition, 7 après remise sur le marché de logements vacants et 6 après convention avec l'ANAH)[26].

Planification de l'aménagement

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les parties d'aménagement de l'espace au sein d'un schéma de cohérence territoriale (SCoT), un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est incluse dans le SCoT de Vichy Communauté, approuvé sur le périmètre de l'ancienne communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier le et révisé en [27].

Le plan local d'urbanisme a été approuvé par une décision du conseil communautaire de Vichy Communauté le et modifié par délibérations des et [28].

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports

Voies routières

Saint-Yorre est traversée par la route départementale 906e (ancienne D 906) desservant le sud de l'agglomération et l'est du département du Puy-de-Dôme ; du centre-ville, Thiers est à 27 km au sud et Vichy à km au nord. Depuis 2022, l'intégralité de cette route, composée des avenues de Vichy et de Thiers, est en cours de rénovation : à commencer par la création de deux giratoires, dont l'un dessert la maison de santé, afin « de donner une meilleure visibilité et un meilleur accès à l'entrée de la commune » selon le maire ; la fin des travaux, d'un montant de 4 millions d'euros, est prévue en 2026[29].

Le contournement sud-ouest débouche au sud de la commune sur la D 906 et porte également ce numéro : les travaux, démarrés fin 2011, ont vite été arrêtés pour des raisons environnementales. Un nouveau pont a été construit au sud après soumission à une déclaration d'utilité publique dans le cadre de la loi sur l'eau. La route, inaugurée le [30], est ouverte depuis le [31] (l'ancien tracé devenant la D 906e). Ce chantier a coûté 75 millions d'euros ; cette longue interruption des travaux n'a pas empêché des associations environnementales de déposer un recours contre un arrêté préfectoral autorisant la reprise du chantier du contournement[32].

Dans le prolongement de la D 434 côté Puy-de-Dôme, de l'autre côté de la rivière Allier (sur la commune de Saint-Sylvestre-Pragoulin), la D 121 franchit l'Allier par un pont  rénové en 2022 par le département de l'Allier, inauguré le et rebaptisé « pont des Sources »[STY 2],[33]  puis emprunte les rues du Pont, Gambetta et de la Liberté, ces deux dernières ayant été rénovées dans le cadre du réaménagement du bourg, puis continuant après le carrefour avec la D 906e (ancienne D 906) en direction de Busset. Une antenne, la D 121e, longue de plus de deux kilomètres, passe à proximité des usines d'embouteillage de Saint-Yorre[Carte 1].

Il existe également une D 271, correspondant à la rue du Commandant-Romon, reliant la D 906e au centre-ville[Carte 1].

La commune gère 19 842 mètres de voies communales[STY 3].

Transports en commun

Saint-Yorre est desservie par une ligne d'autocar du réseau Cars Région Puy-de-Dôme : la ligne P03, reliant la gare routière de Vichy à Thiers, Pont-de-Dore, Ambert et Arlanc. La ligne P55 a été supprimée le et remplacée par la ligne P03 et un service scolaire[34].

Les transports urbains ne desservent pas la ville de Saint-Yorre. Un service de transport à la demande, Mobival, fonctionne sur réservation téléphonique entre Vichy et Saint-Yorre, à raison de quatre allers et retours. Les arrêts « Nouvel Hôtel » et « Centre » assurent la desserte de la commune[35].

Transport ferroviaire

Façade de la gare ferroviaire de Saint-Yorre
Gare de Saint-Yorre en 2010.

Malgré l'existence d'une ligne ferroviaire, celle de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac, Saint-Yorre n'est plus desservie par le train et sa gare est fermée. Il ne transite que des trains de marchandises à destination des usines d'embouteillage ou de Puy-Guillaume.

La gare la plus proche ouverte au trafic marchandises est celle de Vichy, située huit kilomètres au nord.

Dans le cadre du schéma de cohérence territoriale de l'ancienne communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier, un projet de tram-train est à envisager sur la ligne abandonnée au trafic voyageurs[36].

Aménagements cyclables

Chemin et panneau d'informations sur la commune de Saint-Yorre
La Via Allier part de la rive gauche, près du pont des Sources.

En 2020, la communauté d'agglomération Vichy Communauté a réalisé la voie verte Via Allier, voie de 27 km de long reliant Billy au pont de Saint-Yorre, ainsi que la boucle des Sources (12 km, vers Abrest via le parc Larbaud, ou Hauterive)[37].

Risques naturels et technologiques

La commune de Saint-Yorre est soumise à quatre risques naturels et trois risques technologiques[38] :

  • risque d'inondation : la rivière Allier pouvant déborder d'une part[39], et d'autre part, la rupture du barrage de Naussac, en Lozère, conséquence secondaire[39] ;
  • risque « mouvements de terrain » : un PPR concernant le retrait-gonflement des argiles a été approuvé le [39] ;
  • risque sismique : la commune est dans la zone de sismicité faible (niveau 2)[39] ;
  • risque d'exposition au radon[38] ;
  • risque « rupture de barrage »[38] ;
  • risque de pollution des sols[38] ;
  • risque « transport de matières dangereuses » : la route départementale 906  le DDRM date de 2014 , passant près du centre-ville de la commune, est une des routes du département dont le trafic dépasse 5 000 véhicules par jour en 2011. Une canalisation de gaz naturel passe aussi par la commune[39].

Elle fait en outre l'objet d'arrêtés de catastrophe naturelle : tempête de 1982, inondations et coulées de boue (la dernière datant de 2007)[38]. La commune est dotée d'un DICRIM, élaboré en 1998 et révisé en 2013, ainsi que d'un plan communal de sauvegarde[38].

Toponymie

Saint-Yorre a connu plusieurs dénominations différentes. Son nom est d'origine médiévale (Sancti Thierri au XIIe siècle, issu du germanique Theudric, moine du VIe siècle)[40]. Au Moyen Âge, les habitants prononçaient « Saint-Thierry, Saint-Tiure, Saint-Thiaure, Saint-Yorre voire Saint-Georges[STY 4] ».

Saint-Yorre fait en effet partie de l'aire linguistique du Croissant, zone où les parlers de langue occitane et de langue d'oïl se rencontrent et se mélangent[41],[42]. Dans le parler local Saint-Yorre est nommé Sent Tiore.

Histoire

Avant 1789, la commune faisait partie du territoire du Bourbonnais[43].

Moyen Âge

Un prieuré fut mentionné au VIIIe siècle[STY 5].

Pendant tout le IIe millénaire et jusqu'aux années 1950-1960, les collines autour de Vichy étaient recouvertes de vignes.

Époque moderne

La paroisse de Saint-Yorre semble née d'un moulin au lieu-dit Villa Moulin[STY 4].

Affiche publicitaire de la Source Guerrier de St Yorre pres Vichy.

Une chapelle est érigée près de la source Guerrier. Un prieuré de bénédictins dépendant de l'abbaye de Cusset est construit mais une crue de l'Allier la détruit en 1739[STY 4].

Un arrêté du conseil d'État du supprime le droit de péage du pont des « Jarrots », où un premier bail fut octroyé par Jean Louis de Bourbon le . Ce droit a été réclamé par la dame de Gouffier[44]. Un autre arrêté de 1744 autorisait au seigneur de Busset de « continuer de tenir un bac » avec perception de droits de passage[45]. Saint-Yorre faisait alors partie de la seigneurie de Busset, de la châtellenie de Vichy, de la province du Bourbonnais[STY 5] et de la généralité de Moulins[45].

Pendant la Révolution française, la commune intégra le nouveau canton de Busset, lequel existe jusqu'en 1801[46] ; mais sa population était beaucoup moins importante que le chef-lieu du canton qui en comptait 1 442[STY 5].

Époque contemporaine

La population de la commune allait longtemps rester stable, « pendant plusieurs siècles, entre 200 et 350 habitants[STY 5] », jusqu'à « l'arrivée du chemin de fer par la construction de la ligne en provenance de Vichy ainsi que l'industrialisation des sources d'eau minérale » permettant « une augmentation considérable de la population[STY 5] ».

La production d'eau minérale

Nicolas Larbaud, père de l'écrivain Valery Larbaud, découvre l'eau minérale en 1853. Environ dix millions de bouteilles étaient produites vers 1900[STY 5].

En 1926, Saint-Yorre comptait « seize établissements exploitant 72 sources[STY 4] ». La Société Commerciale d'eau minérale du Bassin de Vichy (SCBV) a été créée en 1928[STY 4].

Les bouteilles de verres commencent à être produites par une industrie qui a vu le jour vers 1900. Les isolateurs commencent à être produits en 1928 pendant sept mois, les bocaux en 1936, tandis que le premier isolateur en verre trempé a vu le jour en 1947. Environ 15 000 tonnes de verre étaient produites chaque année[STY 4].

La verrerie Sediver est cependant fermée en 2005 en raison d'une délocalisation en Chine et au Brésil[47]. Le site laisse place à une friche partiellement réutilisée[1].

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Saint-Yorre est membre de la communauté d'agglomération Vichy Communauté[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Vichy. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[48].

Sur le plan administratif, elle dépendait du district de Cusset en 1793 puis de l'arrondissement de Lapalisse (d'abord orthographié La Palisse) en 1801, lequel fut transféré à Vichy en 1941[46], à la circonscription administrative de l'État de l'Allier et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Elle a appartenu à cinq cantons différents : Busset de 1793 à 1801, Cusset de 1801 à 1892, Vichy de 1892 à 1973, Vichy-Sud de 1973 à 1985 et Cusset-Sud de 1985[46] à 2015.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Vichy-2 pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la troisième circonscription de l'Allier pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010 (elle dépendait auparavant de la quatrième circonscription)[49].

Élections municipales et communautaires

Élections de 2026

Le conseil municipal de Saint-Yorre, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[50], pour un mandat de six ans renouvelable[51]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2026 est de 23[52].

En 2026, la liste « Expérience & Énergie pour Saint-Yorre » conduite par Joseph Kuchna remporte l'élection au premier tour avec 51,84 % des suffrages exprimés et dix-huit sièges au conseil municipal (dont deux au conseil communautaire de la communauté d'agglomération Vichy Communauté) ; le taux de participation s'élève à 67,11 %[53]. Le , le conseil municipal réélit Joseph Kuchna et désigne six adjoints[54].

Davantage d’informations Liste, conduite par ...
Conseil municipal de Saint-Yorre (mandature 2026-2032)
Liste conduite par Sièges Statut
« Expérience & énergie pour Saint-Yorre »Joseph Kuchna18majorité
« Pour Saint-Yorre on s'engage fort »Franck Monnot5opposition
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Chronologie des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1877
(décès)
Nicolas Larbaud[55],[56] Républicain Pharmacien et propriétaire à Vichy
Propriétaire des sources thermales de Saint-Yorre
Conseiller d'arrondissement
Président du conseil d'arrondissement
1889 1900 Jean Vexenat[55]    
1900 1910 Jean Guerrier[55]    
1910 Louis Philippe Gamet[55]    
Antoine Monat[55],[57] SFIO Gérant de sources d'eau minérale
Les données manquantes sont à compléter.
Jésus Moran[58] PCF Ajusteur chez CERAVER, syndicaliste
[59]
(démission)
Roger Levillain[60],[61] PCF (app.) Ingénieur
Vice-président de la CA de Vichy Val d'Allier (? → 2014)

(réélu en 2020 et 2026[54])
en cours
(au )
Joseph Kuchna[62] PCF (app.) Cadre supérieur de La Poste retraité
Vice-président de la CA de Vichy Val d'Allier[Note 3] (2014 → 2016)
puis de la CA Vichy Communauté[Note 4] (2017 → )
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Autres élections

Roger Levillain a cependant démissionné et a laissé place à Joseph Kuchna, jusqu'alors premier adjoint[62].

Aux élections départementales de 2015, le binôme Frédéric Aguilera - Évelyne Voitellier, élu dans le canton, a recueilli 66,79 % des suffrages exprimés. 45,33 % des électeurs ont voté (951 votants sur 2 098 inscrits)[83].

Finances locales

Les élus ont approuvé le budget primitif 2015 à l'issue d'un conseil municipal tenu en avril, s'élevant à 4,2 millions d'euros en fonctionnement et à 3,7 millions d'euros en investissement. Les taxes locales sont les suivantes : taxe d'habitation 6,42 %, taxe foncière sur les propriétés bâties 9,39 % et non bâties 26,60 %[84].

Jumelages

Membre du comité de jumelage Teraanga[85], dont font partie les communes de Brugheas et du Donjon en France et Nguékhokh au Sénégal, la commune affirme sa volonté d'ouverture vers l'extérieur et notamment sa coopération internationale. Ce projet est soutenu depuis 2002 par le département de l'Allier[86].

Équipements et services publics

Eau et déchets

Une déchèterie est implantée au nord de la commune, gérée par le SICTOM Sud-Allier.

La commune gérait, en 2004, la distribution des eaux[87].

Enseignement

Saint-Yorre dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère l'école maternelle Jacques-Brel et une école élémentaire, le groupe scolaire Nicolas-Larbaud et Marie-Curie[88].

Les élèves poursuivent leur scolarité au collège public Victor-Hugo, situé dans la commune[88] et géré par le conseil départemental de l'Allier, puis au lycée Albert-Londres de Cusset[89].

Santé

Le bâtiment de la maison de santé est situé derrière les espaces de stationnement
La maison de santé a été inaugurée en 2022.

Le centre hospitalier Jacques-Lacarin, situé à Vichy et le plus proche de Saint-Yorre, assure les urgences.

Une maison de santé pluridisciplinaire, située avenue de Vichy, sur un ancien bâtiment de l'usine Frulact[90] et ouverte depuis le , accueille quinze professionnels de santé dont deux médecins généralistes, deux infirmières et trois kinésithérapeutes. Elle a été inaugurée le [91]. L'investissement a coûté 3,8 millions d'euros, avec subventions de l'État, de la région, du département, de la communauté d'agglomération et de la commune (autofinancement)[92].

La base permanente des équipements de 2024 recense par ailleurs quatre médecins généralistes, deux chirurgiens-dentistes, treize masseurs-kinésithérapeutes, huit infirmiers et deux psychologues. Une pharmacie est implantée dans la commune[INS 5].

Justice, sécurité, secours et défense

Sur le plan judiciaire, Saint-Yorre dépend de la cour administrative d'appel de Lyon, de la cour d'appel de Riom, du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, du tribunal de proximité de Vichy et des tribunaux judiciaire et de commerce de Cusset[93].

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Saint-Yorrais et les Saint-Yorraises[94].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[95]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[96].

En 2023, la commune comptait 2 641 habitants[Note 5], en évolution de +3,12 % par rapport à 2017 (Allier : −1,39 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
233229229288248282270278258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
265259265294280364340565734
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9791 1951 5481 6572 3802 7112 4632 2522 778
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 9423 0423 1543 1033 0032 8402 7452 7342 788
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
2 5612 6182 641------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[97].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'évolution démographique de la commune a longtemps suivi la tendance de l'ancienne communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier. Tout comme le cœur urbain (Vichy et Cusset) et Saint-Germain-des-Fossés, la commune a perdu des habitants dans les années 2000 alors que celle des autres communes augmente ; cette baisse peut s'expliquer par la situation économique et notamment la fermeture d'usines[D 4]. Elle s'accentue encore plus sur la période 2011-2016, avec un taux annuel moyen de variation de −1,0 %[INS 6].

Pyramide des âges

En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (28,8 %)[I 5]. À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34,6 % la même année, alors qu'il est de 35,8 % au niveau départemental[I 5].

En 2022, la commune comptait 1 239 hommes pour 1 379 femmes, soit un taux de 52,67 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,94 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Commune de Saint-Yorre[INS 7]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ans ou +
2,8 
9,3 
75 à 89 ans
11,8 
22,9 
60 à 74 ans
21,1 
19,0 
45 à 59 ans
20,2 
16,5 
30 à 44 ans
16,9 
13,1 
15 à 29 ans
12,5 
18,0 
0 à 14 ans
14,7 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Département de l'Allier[I 5]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ans ou +
3,0 
10,2 
75 à 89 ans
13,6 
21,3 
60 à 74 ans
22,1 
20,5 
45 à 59 ans
19,4 
15,8 
30 à 44 ans
15,1 
15,4 
15 à 29 ans
12,9 
15,5 
0 à 14 ans
13,9 
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Manifestations culturelles et festivités

En juillet, la ville de Saint-Yorre organise le festival de rue et de cirque « Les Arts dans la bulle »[STY 6].

Tous les mercredis matin, un marché est organisé sous la halle couverte.

Sports et loisirs

La rivière Allier, une zone protégée et la base de loisirs aménagée
Base de loisirs, en .

Le centre omnisports de Saint-Yorre est situé en rive gauche de l'Allier, à cheval sur trois communes et deux départements (Saint-Yorre, ainsi que Saint-Priest-Bramefant et Saint-Sylvestre-Pragoulin dans le département voisin du Puy-de-Dôme). Il comprend un terrain de football et un terrain de rugby, ainsi qu'un terrain d'entraînement pour chaque sport[STY 7].

La piscine, aussi en rive gauche, est gérée par la communauté d'agglomération Vichy Communauté. Ouverte en 1973, elle offre « une alternative à la saturation du stade aquatique en été »[98]. En 2014, la communauté d'agglomération de Val d'Allier a présenté un projet de rénovation (bassin principal avec profondeur réduite, remplacement du bassin d'apprentissage, création d'une pataugeoire, réhabilitation des bâtiments avec installation de panneaux solaires)[99]. Les travaux se sont terminés en pour un coût de 2,2 millions d'euros[100]. La piscine ne fonctionne qu'en période estivale[101].

La Halle des Sports se situe en rive droite. Des sports sont pratiqués tels que le judo, le basket-ball ou le volley-ball[STY 7].

Il existe également un boulodrome, un skatepark et quatre terrains de tennis[STY 7].

Une base de loisirs a été créée en amont du pont des Sources. Inaugurée le [STY 8], elle permet la pratique du canoë au départ de la base jusqu'au port de la Rotonde, à Vichy (12 km), ou depuis Ris, et du paddle depuis Saint-Priest-Bramefant, et comprend un boulodrome, une aire de jeux, une aire de pique-nique, qu'une pergola semi-couverte et une station de charge électrique pour les vélos[102]. Le projet d'aménagement du site permet également de renaturer les berges de l'Allier en réduisant le risque d'inondation. Les travaux ont coûté 2,9 millions d'euros hors taxes[103].

Dans le cadre des Jeux olympiques d'été de 2024, la flamme olympique est passée par six communes du département de l'Allier le , dont Saint-Yorre[104].

Économie

De nombreuses entreprises ont apporté leur contribution au développement de la commune. Elle a, entre autres, accueilli Hepatoum, fabricant de produits pharmaceutiques à base d'eau de Saint-Yorre, ou Granger-Bouguet-Pau, fabricant de sirops et colorants alimentaires[STY 5], ou encore Comalait. Néanmoins quelques-unes ont fermé, comme Sediver, Frulact (désormais une friche)[1] et, en 2013, Candia.

La commune compte trois zones d'activités :

  • la zone d'activités de la Croix des Vernes, gérée par la communauté d'agglomération Vichy Communauté, à vocation artisanale, industrielle et commerciale[105]. Située au sud du bourg, elle s'étend sur près de seize hectares[D 5] ;
  • la zone d'activités des Chênes ; d'une superficie de six hectares, il est repéré par le schéma de cohérence territoriale commune une friche industrielle[D 5] ;
  • une troisième zone d'activités existe au nord de la commune, en zone inondable[D 5].

Revenus de la population et fiscalité

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage s'élevait à 25 529 , ce qui plaçait Saint-Yorre au 23 947e rang des communes de plus de 49 ménages en métropole[106].

Emploi

En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 490 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,7 % d'actifs dont 66,8 % ayant un emploi et 6,9 % de chômeurs[INS 8].

On comptait 1 051 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 1 004, l'indicateur de concentration d'emploi est de 104,4 %, ce qui signifie que la commune offre plus d'un emploi par habitant actif[INS 9]. Toutefois, la commune comptait plus d'emplois en 2009 (1 201) et en 1999 (1 470) : la fermeture de deux usines importantes au début du XXIe siècle marque la désindustrialisation de la commune[D 5].

881 des 1 006 personnes âgées de quinze ans ou plus (soit 87,6 %) sont des salariés[INS 10]. 76,0 % des actifs travaillent hors de la commune de résidence[INS 11].

Entreprises et commerces

En 2022, Saint-Yorre comptait 180 unités légales économiquement actives, dont 48 dans le commerce de gros et de détail, les transports, l'hébergement ou la restauration, 41 dans l'administration publique, l'enseignement, la santé humaine et l'action sociale et 24 dans les industries (manufacturières, extraction ou autres)[INS 12], ainsi que 205 établissements éconmiquement actifs[INS 13].

Plus d'une dizaine d'entreprises sont implantées à Saint-Yorre[STY 9], dont l'une des plus importantes est la SCBV, chargée d'embouteiller l'eau minérale Saint-Yorre.

Certaines ont fermé, comme l'usine Candia, le , avec la perte de cent six emplois. La fermeture a été décidée dès , justifiant la dégradation de la compétitivité selon le groupe Sodiaal[107]. Afin de reprendre immédiatement l'activité sur ce site, une convention, signée avec l'État, définit un périmètre de revitalisation économique avec la communauté d'agglomération, ainsi que la communauté de communes du Bassin de Gannat, établissant une contribution financière de 583 500 , afin de compenser le plan social de Candia[108]. Cette contribution se décompose en quatre actions : création de vingt emplois pour la mise en œuvre de projets structurants, abondement à un fonds pour la création de trente-deux emplois, rémunération de cabinet et action de reprise du site industriel[109].

En 2015, Renova, une entreprise portugaise spécialisée dans les produits de consommation en papier (papier toilette, essuie-tout, serviette…) s'est implantée sur le site de Candia, avec trente emplois[110]. Le site est actif depuis [111].

L'entreprise Sediver, créée en 1898 à Saint-Yorre, est spécialisée dans la fabrication de verre trempé (dont elle est le leader mondial), mais aussi dans la production d'isolateurs pour les réseaux de transport et de distribution d'électricité. Bien que le site de production ait été fermé en 2005, les directions scientifique et recherche/qualité sont toujours présentes sur le site de Saint-Yorre qui emploie 25 personnes[112].

Agriculture

La commune est située au sud-est de la région agricole du Val d'Allier[D 6].

Elle ne comptait aucune exploitation agricole en 2010 (contre deux en 2000 et six en 1988), même si des terres agricoles sont cultivées par les exploitants des communes voisines[D 6].

C'est l'une des rares communes de l'agglomération à ne presque plus avoir de SAU[1].

Commerces

La base permanente des équipements de 2024 recensait un supermarché (Carrefour Market[STY 9]), une supérette (CocciMarket[STY 9]), deux boulangeries-pâtisseries et une station-service[INS 14].

Un magasin de bricolage est prévu au sud de la zone d'activités des Jarrauds, non loin du débouché du contournement sud-ouest. Malgré deux refus des commissions nationale[Note 6] et départementale d'aménagement commercial, la décision du [114] approuve le projet avec une surface de 8 000 m2 et plus de 300 places de stationnement[115]. Ce magasin, dont l'enseigne n'est pas encore connue, viendra concurrencer trois enseignes nationales implantées dans l'agglomération (Gedimat à Abrest, Bricomarché et un local à Cusset ou Mr Bricolage à Charmeil)[116].

Tourisme

La commune comptait un hôtel trois étoiles de treize chambres[INS 15] ainsi qu'un camping deux étoiles de 90 emplacements[INS 16] au .

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Les sources du bassin de Vichy

On dénombre plus de cent sources dans la commune. La source Larbaud a été exploitée de 1889 à 1930 par la constitution de l'héritage de Valery ainsi que d'Isabelle Larbaud jusqu'à son décès en 1930[117].

De nombreuses sources sont exploitées dans les usines d'embouteillage : la « Source Royale », ou même la source des Célestins. Cependant, nombre d'entre elles ont été abandonnées et huit « minéralisées »[87].

Autres édifices

Façade de l'église Saint-Éloi
Église Saint-Éloi.
  • Église Saint-Éloi ou Sainte-Bernadette. Construite au XIXe siècle sur les plans des architectes vichyssois Chanet et Liogier, elle comprend « une nef flanquée de deux chapelles et un chœur décoré de mosaïques art déco en 1938 »[118].

Personnalités liées à la commune

  • L'abbé Michel Peynot (1866-1950), curé de Saint-Yorre de 1898 à 1904 et auteur d'une monographie historique sur la ville.
  • Le commandant Gabriel Romon, directeur du Centre d'Hauterive, Allier, du Groupement des Contrôles Radioélectriques (GCR) de 1940 à 1944 (qui transmettait clandestinement des informations stratégiques sur l'occupant, à Londres), commandant des transmissions de l'Armée Secrète, arrêté par la Gestapo à son domicile 86 route de Thiers à Saint-Yorre le (plaque commémorative posée le ), déporté et fusillé en Allemagne le , mort pour la France. Une rue du Commandant-Romon a été baptisée à Saint-Yorre le [119].
  • Henri Laville (1915-1958), instituteur, journaliste et écrivain ; il y exerce son métier d'instituteur entre et . C'est là qu'il écrit son premier roman, Petite frontière, publié en 1944 et 1946 chez Julliard. Cette période de sa vie lui inspire L'Hôtel des Quatre-Vents, roman qui porte sur la période de l’Occupation, mais qu'il ne parvient pas à faire publier (toujours inédit à ce jour)[120].
  • Nolwenn Leroy (, Saint-Renan, Finistère), chanteuse française.

Héraldique

Blason de Saint-Yorre Parti : au 1er d'azur aux trois fasces ondées d'argent, au 2e de sable à la flamme de gueules.

Voir aussi

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Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Abbé Michel Peynot, Saint-Yorre à travers les siècles : Généalogie des sires de Chaussin, Moulins, Imprimerie E. Auclaire, , 233 p.
    illustré ; réimprimé sous le titre Histoire de Saint-Yorre, Paris, Res Universis, .
  • Thierry Wirth, Les communes autour de Vichy, Cognat-Lyonne, Les Trois Roses, coll. « Mémoire d'Allier », , 288 p. (ISBN 978-2-919431-13-7), « Saint-Yorre », p. 223-252. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Illustrations des communes des environs de Vichy au début du XXe siècle.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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