Roucourt (Nord)
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| Roucourt | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Douaisis | ||||
| Maire Mandat |
Philippe roszyk ÉLECTIONS MUNICIPALES-2026 |
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| Code postal | 59169 | ||||
| Code commune | 59513 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Roucourtois | ||||
| Population municipale |
456 hab. (2023 |
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| Densité | 143 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 19′ 44″ nord, 3° 08′ 57″ est | ||||
| Altitude | Min. 32 m Max. 67 m |
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| Superficie | 3,19 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Douai (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aniche | ||||
| Législatives | Dix-septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.roucourt.fr | ||||
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Roucourt est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France. La Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert la fosse Roucourt, mais celle-ci étant tombée dans des terrains stériles, elle n'a servi qu'à l'aérage de la fosse Saint René.
Communes limitrophes
Le village est situé entre la ville de Lewarde à 2,5 km à l'est et celle de Cantin à 3 km à l'ouest, à celle d'Erchin au sud et celle de Guesnain au nord. Sur la route départementale 135.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 696 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 7 km à vol d'oiseau[8], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[11]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[12].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[12].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[12].
Urbanisme
Typologie
Au , Roucourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,8 %), zones urbanisées (10,5 %), forêts (3 %), zones agricoles hétérogènes (1,7 %)[17]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports
La commune est desservie par la ligne 19 du réseau Évéole.
Toponymie
Ruholcurt (1076, 1081, 1104), Roolcort (1163), Roecort (1169), Rulcurt (1184), Roucort (1187), Roocurt (1201), Rooucort (1207).
Roucourt, comme la localité homonyme en Belgique, viendrait d'un anthroponyme germanique, Hrōþiwulf (nom composé de hrōþi, « la renommée » et de wulfa, « le loup ») : Hrōþiwulfi curtis, la ferme de Hrōþiwulf[18].
Histoire

De 1071 à 1191, l'Ostrevent est le lieu d'affrontement entre les comtés de Flandre et le Hainaut. La zone litigieuse correspond aux monts Saint-Rémi, sur lesquels sont campés des châteaux forts, comme celui de Roucourt parmi d'autres (Villers-au-Tertre, Cantin, etc.). En 1150, Le comte de Frandre Thierri assiège et prend le "Castrum" de Roucourt au comte de Hainaut[19]. Finalement le château est détruit, puis la paix venue, comme celui de Cantin, il servira au cours du XVe siècle de matières premières pour la construction des remparts de Douai[20].
Par lettres données à Paris en avril 1718, sont érigées en marquisat sous le nom de marquisat de Sin, les terres et seigneuries de Jumelles, Sin, Dion, Roucourt, Harponlieu, Bourcheul, (ces deux dernières seigneuries sont situées sur Dourges) et Lambres en partie, en faveur de Jacques-Eustache-Joseph d'Aoust, chevalier, seigneur des dits lieux. La famille d'Aoust est une ancienne famille noble ayant exercé des fonctions de premier plan, par des commandements dans les armées des gouvernements, dans les grands bailliages, ou par des députations pour des négociations importantes. Le dit bénéficiaire a servi 12 ans en tant que lieutenant,7 ans comme capitaine, et 4 en tant que major commandant dans le régiment de Himenes. Il s'est allié (s'est marié) avec la famille de Belleforière, une des plus anciennes du pays. Le marquisat de Sin relève du château de Douai[21].
Après 1815, lors de la défaite de la Bataille de Waterloo, les troupes danoises qui occupaient Masny et Lewarde, construisirent pour honorer la venue du Prince Frédéric de Hesse Cassel un obélisque, qui se situe dans le bois à la limite entre Roucourt et Lewarde.

XXe siècle
Lors de Grande Guerre durant la bataille d'Arras et à la fin d'Avril sanglant en 1917, le Baron rouge et son cirque volant a séjourné au château, dont l'allée boisée servait de piste d'atterrissage. Le village a rendu hommage à ses enfants morts pour la France en baptisant certaines rues d'un des noms figurant sur le monument aux morts qui est situé sur la place de la commune à côté de l'église.
XXIe siècle
Le parc éolien des Moulins est construit sur le finage de la commune ainsi que sur celui de Dechy et Cantin au second semestre de 2023[23].
Héraldique
Les armes de Roucourt se blasonnent ainsi : "Écartelé d'or et de gueules." |
Politique et administration
Tendances politiques et résultats

Lors du premier tour des élections municipales le , onze sièges sont à pourvoir ; on dénombre 383 inscrits, dont 291 votants (75,98 %), aucun vote blanc et 290 suffrages exprimés (99,66 %). Tous les sièges sont pourvus dès le premier tour, ce qui inclut celui du maire sortant Pascal George qui obtient 196 voix, dépassé d'une voix seulement par Grégory Haye[24],[25].
Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 385 inscrits, dont 304 votants (78,96 %), un vote blanc (0,33 %), trois votes nuls (0,99 %) et 300 suffrages exprimés (98,68 %). La liste menée par Philippe Roszyk est élue dès le premier tour avec 196 voix (65,33 %), celle menée par Zouliha Dadi recueille 104 voix (34,67 %, deux conseillers municipaux dont le maire sortant Pascal George)[26].
Liste des maires
Maire de 1802 à 1807 : Rincheval[27],[28].
Pierre-Maurand-Valéry-Joseph Becquet de Mégille, maire de Douai et sous-préfet, a eu pour fils Oscar, pour petit-fils Maurand et pour arrière-petit-fils Georges qui ont été maires de Roucourt. Tous sont inhumés au cimetière de Douai, dans une tombe familiale qui est sise sur le finage de Sin-le-Noble. Georges Becquet de Mégille devient officier de l'ordre de la Légion d'honneur par le décret du en sa qualité de maire de Roucourt, il était déjà, à un autre titre, chevalier depuis le .
Le a été inauguré près de l'église Saint-Amand le parc de loisirs Georges-Becquet-de-Mégille en l'honneur de celui qui a été maire de 1919 à 1959.
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Georges Becquet de Mégille (d)[29] ( - ) | 40 ans | |||
| Guy Becquet de Mégille (d)[30] (né en années 1940) | 12 ans et 9 mois | indépendant | ||
| Thérèse Scherpereel-Musial (d) | 6 ans | |||
| Pascal George (d) (né le ) | 12 ans | |||
| Maurand Becquet de Mégille (d) ( - ) | ||||
| Oscar Becquet de Mégille (d) ( - ) | ||||
Économie
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32].
En 2023, la commune comptait 456 habitants[Note 5], en évolution de +0,44 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 239 hommes pour 218 femmes, soit un taux de 52,3 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,23 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Lieux et monuments
Architecture
- Le Château de Roucourt, bâti en 1765 dans le style Louis XVI pour Jean François Bérenger, commissaire général des fontes de l'artillerie de France, remplace l'ancien château qui se trouvait plus au nord du village. Depuis 1790, le domaine appartient à la famille du Baron Becquet de Megille (alors maire de Douai) qui a continué à l'aménager : Le parc (inscrit sur la base Mérimée) qui l'entoure comprend un pavillon chinois, l'ancien pilori du village et le colombier. L'ensemble est désormais ouvert au public pour réceptions (mariage, séminaire, baptême...).
- Quelques fermes du XVIIIe siècle et du XIXe siècle présentent un caractère intéressant.
- L'église en brique date de 1883, elle est construite à l'emplacement de la précédente, mais son orientation diffère afin que l'entrée soit face à la place du village. Elle est dédiée à Saint Amand, bien que le saint patron du village soit Saint Druon auquel la confrérie de Saint Druon (présente avant 1750) rend hommage par une procession chaque lundi de Pentecôte.
- L'obélisque, situé au sud du bois de Lewarde.
- La chapelle Sainte-Anne et la chapelle de la Vierge-Immaculée.
- Le château.
- L'école
- L'église Saint-Amand.
- Le monument aux morts.
- La parc de loisirs
- L'obélisque.
- La chapelle Sainte-Anne.
- La chapelle de la Vierge-Immaculée.
Loisir
- La commune dispose d'une salle pour le jeu du billon, et d'un terrain de tennis.
- Le sentier de grande randonnée 121 permet de découvrir à travers le domaine boisier rattaché au village l'obélisque danois, et la Tour du Comte d'Hespel située dans la forêt de Lewarde.
