Sourdon

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Sourdon est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Sourdon
Sourdon
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Intercommunalité Communauté de communes Avre Luce Noye
Maire
Mandat
Jacky Szyroki
2020-2026
Code postal 80250
Code commune 80740
Démographie
Population
municipale
288 hab. (2023 en évolution de −11,38 % par rapport à 2017)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 39″ nord, 2° 23′ 54″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 149 m
Superficie 5,12 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Noye
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Sourdon
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Sourdon
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Sourdon
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    Géographie

    Localisation

    Sourdon est un village picard de l'Amiénois.

    À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à km au sud-est d'Ailly-sur-Noye[1], km au sud-ouest de Moreuil[2], 14 km au nord-ouest de Montdidier[3], 22 km au sud-est d'Amiens[4] et à 38 km au nord-est de Beauvais[5].

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.

    Les communes limitrophes sont Chirmont, Esclainvillers, Grivesnes, Louvrechy et Thory.

    Géologie et relief

    Le territoire est composé des couches argileuses du fertile limon des plateaux. Le village a été estimé, à tort, à une époque, le plus élevé de Picardie[6].

    La nappe phréatique utilisée par les habitants en 1899 était alors située à 80 m de profondeur. Les eaux de ruissellement empruntent majoritairement le vallon d'Ainval et rejoignent l'Avre à Braches[6].

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Sourdon[Note 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 697 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-les-Merles à 7 km à vol d'oiseau[13], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,6 °C, atteinte le [Note 3].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Sourdon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (85,6 %), zones urbanisées (8,4 %), forêts (6 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 41, Montdidier - Ailly-sur-Noye - Amiens)[21].

    Toponymie

    Parmi les formes anciennes, il est relevé, entre autres, Surdon en 1105, Surdu en 1164, Sordon en 1234 et Sourdon en 1258.

    Le nom du village pourrait venir du mot celtique dun, signe d'une situation élevée[6], la motte fortifiée, le lieu sûr[22].

    Histoire

    Préhistoire et antiquité

    Des silex taillés et des poteries anciennes ont été découvertes sur le territoire.

    Une voie romaine traversait le village[6].

    Moyen Âge

    Au nord-ouest du village une importante muche a été relevée. On la dénommait localement sous l'appellation fort et elle aurait servi de refuge lors des guerres[6].

    Dès 1105, le village a son église. Elle est remplacée au XVe siècle par un autre édifice caractérisé par ses sculptures de têtes grotesques[6].

    Temps modernes

    En 1568, le village, possédé par le prince de Condé, est confisqué pour cause d'hérétisme[6].

    Lors de la guerre de Trente Ans, en 1636, quand les Espagnols brûlent le village et l'église, les religieux bénédictins de l'abbaye Saint-Vaast de Moreuil sont les représentants locaux du clergé[6].

    Sous Louis XIV, la chapelle Saint-Aubin est érigée[6].

    Les lieux-dits la justice, vers la Justice, le fief Torlier rappellent l'administration féodale[6].

    En 1680, le village a déjà son école[6].

    Les familles Pingré, Le Boucher et de Mailly détiennent la seigneurie de 1710 à la Révolution française[6].

    Première Guerre mondiale

    Le village subit d'importantes destructions pendant la Première Guerre mondiale[23],[24],[25]. Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [26].

    Seconde Guerre mondiale

    Lors de la bataille de France, le , une unité du 78e régiment d'infanterie repliée dans les abords du village, attaquée par les éléments blindés allemands, contre-attaque à deux reprises avec l'appui de six chars[27].

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

    Elle fait partie depuis 1793 du canton d'Ailly-sur-Noye[28], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

    Intercommunalité

    La commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [29], et qui succédait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au District du Val de Noye, créé en 1994.

    Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

    Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d'Avre, Luce et Moreuil[30], la préfète dévoile en son projet qui prévoit la « des communautés de communes d'Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[31],[32]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[33] et de la commission départementale de coopération intercommunale en [34] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du [35], qui prend effet le .

    La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[36]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1892 1913 Ulysse Flament Rad. Agriculteur
    Canton d'Ailly-sur-Noye (1900 → 1913)
    Décédé au cours de son mandat le 22 juillet 1913, à l'âge de 71 ans
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1989 2014[37] M. Claude Ennecent    
    2014[38] en cours
    (au 8 octobre 2020)
    Jacky Szyroki   Retraité
    Réélu pour le mandat 2020-2026[39],[40]
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].

    En 2023, la commune comptait 288 habitants[Note 5], en évolution de −11,38 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    323296320327324296296318307
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    292296320301290251280284264
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    258254242225270270224237241
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    244225243267264257278281289
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    325308288------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[43].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    En 2011, la commune fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal réunissant 9 communes. La maternelle se situe à Quiry-le-Sec et Coullemelle ; les classes élémentaires à Grivesnes et Sourdon. Les collégiens se rendent à Ailly-sur-Noye, Montdidier et Moreuil et les lycéens vers Montdidier et Amiens.

    En 2024, seules les communes de Coulemelle, Grivesnes, Quiry-le-Sec et Sourdon possèdent une école. Le RPI accueille 120 élèves ; la cantine est rénovée dans la salle des fêtes de Coullemelle[44].

    La communauté de communes gère la compétence pour les transports scolaires.

    Manifestations culturelles et festivités

    Le Marché médiéval de Saint-Aubin, dont la 15e édition organisée par le comité des fêtes a eu lieu le week-end des 4 et , ainsi que le trail de la Bête, inspiré d'une légende médiévale et organisée par l'association Gravity running expérience.

    Le marché médiéval marque désormais le début de la saison des festivités dans le Val de Noye[45],[46].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Elle a conservé l'autel en bois peint du XVIIIe siècle[49] et contient un panneau d'oraison à Saint-Aubin en bois peint du XVIIIe siècle[50] ainsi que des statues d'art sacré du XVIe au XVIIIe siècle[51],[52],[53],[54].
    • Chapelle Saint-Aubin. En brique et pierre, couverte en tuiles, elle date de 1675[22] et contient un Christ de pitié en pierre du XVIe siècle[55].
    • Ecce Homo, dans une chapelle fermée par une simple barrière. Elle contient un Christ aux liens[22].
    • Patrimoine industriel : l'ancienne briqueterie Tattegrain Douvry, rue de Breteuil, construite au milieu du XXe siècle avec son four Hoffmann. Elle occupait 6 salariés en 1962 et a fermé au début du 3e quart du XXe siècle[56].

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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