Arrondissement de Dunkerque
arrondissement français
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'arrondissement de Dunkerque est une division administrative française, située dans le département du Nord et la région Hauts-de-France.
| Arrondissement de Dunkerque | |
Situation de l'arrondissement de Dunkerque dans la région Hauts-de-France. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Hauts-de-France |
| Département et collectivité territoriale |
Nord |
| Chef-lieu | Dunkerque |
| Code arrondissement | 594 |
| Démographie | |
| Population | 370 983 hab. (2023) |
| Densité | 257 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 51° 02′ nord, 2° 22′ est |
| Superficie | 1 442,7 km2 |
| Subdivisions | |
| Communes | 111 |
| modifier |
|
Géographie
L'arrondissement de Dunkerque se situe à l'extrême nord de la France. Il s'étend entre la Lys et la mer. Il est bordé au nord-ouest par la mer du Nord et compte trente cinq kilomètres de côte, au nord-est par la Belgique, de la mer à la Lys, au sud-est par l'arrondissement de Lille dont il est séparé par la Lys, au sud et au sud-ouest par le département du Pas-de-Calais, dont il est séparé sur la majeure partie de sa frontière par la Lys, le canal de Neufossé, et l'Aa.
L'arrondissement, depuis la suppression de l'arrondissement d'Hazebrouck le et son intégration dans l'arrondissement de Dunkerque, se caractérise par son unité linguistique et recouvre la Flandre flamingante, par opposition à la Flandre wallonne qui s'étend de la Lys à la Scarpe.
Il se compose d'une partie de la plaine maritime flamande, sur sa bordure côtière, trente cinq kilomètres de long sur environ dix kilomètres de profondeur, faisant partie de la plaine de Flandre qui s'étend largement au-delà de ses frontières.
La bordure côtière a souvent une altitude inférieure au niveau de la mer, dont elle est protégée par une barrière de dunes. Région longtemps marécageuse, elle a nécessité des travaux permanents pour évacuer l'eau, drainer le sol, amenant au creusement de nombreux canaux et à la mise en place d'une administration pour gérer la situation, les watringues. L'arrondissement comprend également la zone des Moëres, à l'est de Dunkerque, ancien pays de marais, aujourd'hui asséché, à la frontière avec la Belgique.
A l'intérieur des terres, entre l'Yser et la Lys, se trouvent quelques zones de hauteurs isolées telles que le mont Cassel (175 mètres), le mont des Cats (164 mètres), le mont Noir (152 mètres), le mont des Récollets (140 mètres), le mont de Watten (72 mètres)[1].
L'arrondissement compte plusieurs canaux, voies de communication très empruntées dans le passé lorsque les routes n'étaient pas encore en bon état, et plus ou moins exploitées de nos jours selon les cas :
- les canaux de Dunkerque qui communiquent par une écluse avec les bassins maritimes et qui convergent tous vers le canal de Bourbourg
- le canal de Bourbourg, parallèle à la côte, relie Dunkerque à l'Aa.
- le canal de Furnes, parallèle à la côte, va de Dunkerque vers la Belgique.
- le canal de la haute Colme, parallèle à la côte relie Bergues à l'Aa; avec sa dérivation qui mène de Coppenaxfort à Lynck
- le canal de la basse Colme, va de Bergues à la Belgique
- le canal de Bergues relie Dunkerque à Bergues.
Cet ensemble de canaux situé en zone côtière assure la liaison entre les villes de Flandre maritime vers la Belgique d'une part , et vers Watten, l'Aa, le canal de Neufossé et l'intérieur des terres d'autre part, vers Valenciennes (Réseau des voies navigables). L'Aa draine la trafic vers l'intérieur, relie le système côtier à Saint-Omer et de là au réseau régional[1].
A l'intérieur des terres, Hazebrouck assure les liaisons vers la Lys et au réseau régional, à la fois au sud ouest vers Aire-sur-la-Lys, et au nord ouest vers Merville et Armentières.
Par ailleurs, Hazebrouck occupe la position de nœud central en matière de chemin de fer, vers Dunkerque, Calais, mais aussi Béthune, Lille etc.
L'autoroute A25 traverse l'arrondissement et le relie au réseau autoroutier français et international.
Composition
Composition de l'arrondissement depuis 2015
L'arrondissement compte 111 communes reparties en sept cantons (Bailleul, Coudekerque-Branche, Dunkerque-1, Dunkerque-2, Grande-Synthe, Hazebrouck et Wormhout) :
- Canton de Bailleul, qui groupe 23 communes :
- Canton de Coudekerque-Branche, qui groupe 9 communes :
- Canton de Dunkerque-1, qui groupe six parties de la commune de Dunkerque :
- Saint-Pol-sur-Mer, Fort-Mardyck, Petite-Synthe, Dunkerque-Sud, La Victoire et quatre parties de Dunkerque-Centre (Centre-Ville, Grand-Large, La Citadelle et la moitié occidentale de Saint-Gilles) ;
- Canton de Dunkerque-2, qui groupe 4 communes et six parties de la commune de Dunkerque :
- Bray-Dunes, Ghyvelde, Leffrinckoucke et Zuydcoote,
- Six parties de la commune de Dunkerque : Malo-les-Bains, Rosendaël, Les Glacis et trois parties du Dunkerque-Centre (Soubise, La Gare et la moitié orientale de Saint-Gilles) ;
- Canton de Grande-Synthe, qui groupe 13 communes et une fraction de la commune de Dunkerque :
- Bourbourg, Brouckerque, Cappelle-Brouck, Craywick, Drincham, Grande-Synthe, Grand-Fort-Philippe, Gravelines, Looberghe, Loon-Plage, Pitgam, Saint-Georges-sur-l'Aa et Saint-Pierre-Brouck,
- La partie de la commune de Dunkerque située entre les communes de Grande-Synthe, Spycker et Loon-Plage ;
- Canton d'Hazebrouck, qui groupe 16 communes :
- Canton de Wormhout, qui groupe 45 communes :
- Arnèke, Bambecque, Bavinchove, Bissezeele, Bollezeele, Broxeele, Buysscheure, Crochte, Eringhem, Esquelbecq, Hardifort, Herzeele, Holque, Hondschoote, Houtkerque, Hoymille, Killem, Lederzeele, Ledringhem, Merckeghem, Millam, Nieurlet, Noordpeene, Ochtezeele, Oost-Cappel, Oudezeele, Quaëdypre, Rexpoëde, Rubrouck, Saint-Momelin, Socx, Steenvoorde, Terdeghem, Volckerinckhove, Warhem, Watten, Wemaers-Cappel, West-Cappel, Winnezeele, Wormhout, Wulverdinghe, Wylder, Zegerscappel, Zermezeele et Zuytpeene.
Composition de l'arrondissement avant 2015[évasif]
Avant 2015, l'arrondissement comptait seize cantons (Bailleul-Nord-Est, Bailleul-Sud-Ouest, Bergues, Bourbourg, Cassel, Coudekerque-Branche, Dunkerque-Est, Dunkerque-Ouest, Grande-Synthe, Gravelines, Hazebrouck-Nord, Hazebrouck-Sud, Hondschoote, Merville, Steenvoorde et Wormhout) :
- Canton de Bailleul-Nord-Est, qui groupe 4 communes :
- Canton de Bailleul-Sud-Ouest, qui groupe 6 communes :
- Canton de Bergues, qui groupe 13 communes :
- Armbouts-Cappel, Bergues, Bierne, Bissezeele, Crochte, Eringhem, Hoymille, Pitgam, Quaëdypre, Socx, Steene, West-Cappel et Wylder
- Canton de Bourbourg, qui groupe 12 communes :
- Canton de Cassel, qui groupe 13 communes :
- Canton de Coudekerque-Branche, qui groupe 3 communes :
- Canton de Dunkerque-Est, qui groupe 6 communes :
- Canton de Dunkerque-Ouest, qui groupe 2 communes :
- Canton de Grande-Synthe, qui groupe 2 communes :
- Canton de Gravelines, qui groupe 5 communes :
- Canton d'Hazebrouck-Nord, qui groupe 10 communes :
- Canton d'Hazebrouck-Sud, qui groupe 8 communes :
- Canton d'Hondschoote, qui groupe 8 communes :
- Canton de Merville, qui groupe 6 communes :
- Canton de Steenvoorde, qui groupe 9 communes :
- Canton de Wormhout, qui groupe 11 communes :

Découpage communal depuis 2015
Depuis 2015, le nombre de communes des arrondissements varie chaque année soit du fait du redécoupage cantonal de 2014 qui a conduit à l'ajustement de périmètres de certains arrondissements, soit à la suite de la création de communes nouvelles. Le nombre de communes de l'arrondissement de Dunkerque est ainsi de 113 en 2015, 111 en 2016 et 111 en 2017.
Au , l'arrondissement groupe les 111 communes suivantes[2] :
- Armbouts-Cappel
- Arnèke
- Bailleul
- Bambecque
- Bavinchove
- Bergues
- Berthen
- Bierne
- Bissezeele
- Blaringhem
- Boeschepe
- Boëseghem
- Bollezeele
- Borre
- Bourbourg
- Bray-Dunes
- Brouckerque
- Broxeele
- Buysscheure
- Caëstre
- Cappelle-Brouck
- Cappelle-la-Grande
- Cassel
- Coudekerque-Branche
- Craywick
- Crochte
- Le Doulieu
- Drincham
- Dunkerque
- Ebblinghem
- Eecke
- Eringhem
- Esquelbecq
- Estaires
- Flêtre
- Ghyvelde
- Godewaersvelde
- La Gorgue
- Grande-Synthe
- Grand-Fort-Philippe
- Gravelines
- Hardifort
- Haverskerque
- Hazebrouck
- Herzeele
- Holque
- Hondeghem
- Hondschoote
- Houtkerque
- Hoymille
- Killem
- Lederzeele
- Ledringhem
- Leffrinckoucke
- Looberghe
- Loon-Plage
- Lynde
- Merckeghem
- Merris
- Merville
- Méteren
- Millam
- Morbecque
- Neuf-Berquin
- Nieppe
- Nieurlet
- Noordpeene
- Ochtezeele
- Oost-Cappel
- Oudezeele
- Oxelaëre
- Pitgam
- Pradelles
- Quaëdypre
- Renescure
- Rexpoëde
- Rubrouck
- Saint-Georges-sur-l'Aa
- Saint-Jans-Cappel
- Sainte-Marie-Cappel
- Saint-Momelin
- Saint-Pierre-Brouck
- Saint-Sylvestre-Cappel
- Sercus
- Socx
- Spycker
- Staple
- Steenbecque
- Steene
- Steenvoorde
- Steenwerck
- Strazeele
- Terdeghem
- Téteghem-Coudekerque-Village
- Thiennes
- Uxem
- Vieux-Berquin
- Volckerinckhove
- Wallon-Cappel
- Warhem
- Watten
- Wemaers-Cappel
- West-Cappel
- Winnezeele
- Wormhout
- Wulverdinghe
- Wylder
- Zegerscappel
- Zermezeele
- Zuydcoote
- Zuytpeene
Histoire
L'arrondissement coïncide essentiellement avec le territoire de l'ancienne Flandre maritime, territoire compris entre la Lys et la mer du Nord, qui est la partie nord de la Flandre française (la Flandre française est la partie française de l'ancien comté de Flandre). De plus l'arrondissement correspond relativement bien au Westhoek français (Flandre flamingante française), c'est-à-dire la partie de la Flandre française où l'on parlait traditionnellement le flamand.
Avant 1789, ce qui est devenu l'arrondissement de Dunkerque correspondait presque exactement à l'intendance de la Flandre maritime (et à peu près à la moitié de la Flandre maritime lors de l’extension maximale de cette dernière). Elle se composait de la ville de Dunkerque et de son territoire ; de la châtellenie de Bergues, de la châtellenie de Bourbourg, et d'une portion de celle de Cassel[3].
La Révolution française créa la nouvelle division administrative de la France. Pour la Flandre maritime, fut créé en 1790 le District de Bergues devenu en 1801 l'arrondissement de Bergues déplacé en 1803 à Dunkerque.
À l'origine, l'actuel arrondissement était divisé en deux, avec d'un côté la sous-préfecture de Bergues, et de l'autre celle d'Hazebrouck. Depuis, la sous-préfecture de Bergues a été déplacée à Dunkerque (1803) et celle d'Hazebrouck supprimée en 1926.
Sous-préfets
En 1805, Mr Schadet nommé député est remplacé par Mr Deschot[4].
Nicolas-Marie Deschodt, créé baron et sous-préfet de Dunkerque de 1805 à 1826, sauf l'intervalle des Cent-Jours en 1815[5].
| Période | Identité | Fonction précédente | Observation | |
|---|---|---|---|---|
| 1803 | 1805 | Louis Philippe Schadet | Député du Nord de 1805 à 1815 | |
| [6] | André Randouin | Sous-préfet de Blaye | Nommé secrétaire général de la préfecture du Nord | |
| [7] | Pierre Leroy de Boisaumarié | Sous-préfet de Saint-Gaudens | Nommé sous-préfet de Bayonne | |
| [8] | Jean de Bry | Secrétaire général de la préfecture du Nord | Nommé préfet de Vaucluse | |
| [9] | Jules Rampand | Chef de bureau au ministère de la guerre | Nommé préfet de la Lozère | |
| [10] | Alphonse Paillard | Sous-préfet de Forcalquier | Nommé préfet du Cantal | |
| 1857[11] | 1859[12] | Jean Stanislas Gérard | ||
| Baron Pétiet | Sous-préfet en 1861 | |||
| [13] | Vicomte Henri Bourgeois de Jessaint | Sous-préfet de Saint-Omer | Nommé préfet de la Creuse | |
| [14] | Charles Blanquart de Bailleul | Sous-préfet de Mulhouse | Nommé préfet de la Sarthe | |
| [15] | René Pichon | Secrétaire général de la préfecture d'Indre-et-Loire | Nommé secrétaire général de la préfecture du Nord | |
| [16] | Robert Godefroy | Sous-préfet de Lunéville | Nommé sous-préfet de Cambrai | |
| [17] | Amand Becq | Chef du service au ministère des colonies | Nommé préfet de la Corrèze | |
| [18] | René Brisac | Secrétaire général de la préfecture d'Indre-et-Loire | Nommé préfet du Tarn | |
| [19] | Clément Bonhoure | Secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme | Nommé préfet des Hautes-Alpes | |
| [20] | Arnaud Poivert | Secrétaire général de la préfecture du nord chargé des fonctions de préfet du Nord | Nommé préfet de la Mayenne pour la durée de la guerre | |
| [21] | Joseph Séguin | Secrétaire général de la préfecture du Nord | Nommé préfet de la Corse | |
| [22] | François Taviani | Sous-préfet de Lunéville | Nommé préfet des Pyrénées-Orientales | |
| [23] | Alfred Papinot | Sous-préfet d'Autun | Nommé préfet de la Corrèze | |
| [24] | Maurice Bezagu | Sous-préfet de Mamers | Nommé préfet du Lot | |
| [25] | Jean-Baptiste Benedetti | Secrétaire général de la préfecture de la Somme | Nommé préfet délégué à Montpellier | |
| [26] | Louis Dramard | Sous-préfet de Bayonne | Nommé préfet délégué à Nancy | |
| [27] | Roger Constant | Chef du secrétariat particulier du ministre Pierre Pucheu | Nommé préfet du Morbihan | |
| [28] | André Portal | Sous-préfet d'Arles par intérim | Suspendu de ses fonctions | |
| [29] | Claude Deshayes | Chef de cabinet du ministre de la reconstruction et de l'urbanisme Raoul Dautry | Nommé préfet de l'Aveyron | |
| [30] | Maurice Oster | Sous-préfet de Thionville | Mis à la disposition du ministre de la France d'Outre-Mer | |
| [31] | Jacques Bonis-Charancle | Sous-préfet de Tournon-sur-Rhône | Nommé préfet de la Haute-Saône | |
| [32] | Pierre Rouvière | A la disposition du préfet inspecteur général régional d'Alger | Nommé sous-préfet de Valenciennes | |
| [33] | [34] | Julien Vincent | Sous-préfet de Montluçon | Nommé préfet de l'Aveyron |
| [35] | Jean Desgranges | Sous-préfet de Cambrai | Nommé préfet de l'Yonne | |
| [36] | Yves Bonnet | Sous-préfet de Cherbourg | Nommé préfet représentant du gouvernement à Mayotte | |
| 1982[37] | 1984 | Georges Peyronne | ||
| 1985[38] | Michel Morin | |||
| [39] | Bernard Prevost | Nommé préfet de la Nièvre | ||
| [40] | [41] | André Viau | Secrétaire général de la préfecture de la Côte-d'Or | Nommé préfet de la Haute-Corse |
| [42] | [43] | Jean-Pierre Maurice | Secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne | Nommé directeur du cabinet du préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris |
| [44] | [45] | Jean-François Tallec | Chargé de mission pour les affaires régionales auprès du préfet de la région Midi-Pyrénées, préfet de la Haute-Garonne | Nommé préfet de la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon |
| [46] | Daniel Ferey | Commissaire divisionnaire de la police nationale | ||
| [47] | [48] | Jean-Régis Borius | Secrétaire général de la préfecture de l'Oise | Nommé préfet de la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon |
| [49] | [50] | Jérôme Gutton | Secrétaire général de la préfecture du Var | Nommé préfet de l'Indre |
| [51] | [52] | Henri Jean | Secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne | Administrateur du Grand port maritime de Dunkerque (GPMD)[53]
|
| [56] | Eric Etienne | Secrétaire général de la préfecture du Finistère | Nommé Préfet de la Haute-Loire[57] | |
| Hervé Tourmente | Directeur du Centre de Veille | Nommé Préfet Délégué à La Défense et la Sécurité de la Zone Ouest | ||
| En cours | François-Xavier Bieuville | Sous-préfet de Douai | ||
