Spirus Gay
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Joseph Jean Auguste Gay dit Spirus Gay (1865-1938) est un anarchiste français proche du mouvement naturien, tour à tour gymnaste, organisateur de spectacles, et militant syndicaliste.
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Il est aussi un pédagogue, héritier direct des principes éducatifs défendus par le pédagogue libertaire Paul Robin à partir de 1869[2].
Biographie
Né d'un père italien, Joseph Gay doit accomplir son service militaire en 1883 pour acquérir la nationalité française[3],[4].
Sa première profession est l'équilibrisme, il se produit dans différents cabarets et music-hall parisiens comme les Folies Bergère, des cirques, et des espaces dédiés aux ouvriers comme les maisons du peuple ; il prend comme nom de scène « Spirus-Gay » et se définit plus tard comme « professeur Spirus-Gay athlète original ambidextre », ajoutant à ses rôles : acrobate, gymnaste, jongleur, et prestidigitateur. En juillet 1893, il rejoint le conseil syndical de la Chambre syndicale des artistes dramatiques, lyriques, et musiciens, élu dans la section « attractions »[4],[5].
En 1894, il milite aux côtés des allemanistes, mais noue des relations avec le mouvement anarchiste parisien[4]. Il publie des articles au Temps nouveaux[6].
En 1897, il rejoint les « Naturiens propagandistes », aux côtés d'Émile Gravelle, Hubert Beaulieu, Paul Paillette, Henri Zisly, entre autres, qui exposent les fondements du naturianisme[7].

En 1903, il fonde au 10 cité Riverin un espace sportif appelé Végétarium de Paris, qui se définit comme « une école d'hygiène rationnelle de culture physique, d'athlétisme et de sports défensifs »[8]. Il y développe une action pionnière, le « vigorisme intégral », et il est décrit quelques années plus tard comme un « précurseur remarquable »[9] et son œuvre comme étant « la première institution naturo-végétarienne à Paris »[10].
Militant naturien libertaire et naturiste, il fonde la même année une communauté du côté de Brières-les-Scellés[11],[3].
En 1910, Émile Janvion, parmi d'autres militants syndicalistes, le critique pour avoir été initié à la franc-maçonnerie[4]. Spirus Gay, passé compagnon en 1909, rejoint la loge Anatole France, rue Cadet, en 1925, puis la Société astronomique de France[12], et en fit partie jusqu'à son décès, le 9 novembre 1938[13].