Stéphanie Rist
femme politique française
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Stéphanie Rist, née le à Athis-Mons, est une médecin rhumatologue et femme politique française, membre de Renaissance. Elle est députée de la 1re circonscription du Loiret depuis le et conseillère municipale d'Orléans depuis le .
| Stéphanie Rist | |
Stéphanie Rist en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées | |
| En fonction depuis le (6 mois et 29 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Sébastien Lecornu |
| Gouvernement | Lecornu II |
| Prédécesseur | Catherine Vautrin |
| Députée française | |
| – (1 mois) |
|
| Élection | 25 janvier 2026 (partielle) |
| Circonscription | 1re du Loiret |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | EPR |
| Prédécesseur | Stéphane Chouin |
| Successeur | Marie-Philippe Lubet |
| – (8 ans, 4 mois et 22 jours) |
|
| Élection | 18 juin 2017 |
| Circonscription | 1re du Loiret |
| Législature | XVe, XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LREM (2017-2022) RE (2022-2024) EPR (2024-2025) |
| Prédécesseur | Olivier Carré |
| Successeur | Stéphane Chouin |
| Conseillère municipale d'Orléans | |
| En fonction depuis le (5 ans, 10 mois et 13 jours) |
|
| Élection | 28 juin 2020 |
| Maire | Serge Grouard |
| Rapporteure générale du budget de la Sécurité sociale de l'Assemblée nationale | |
| – (1 an, 11 mois et 10 jours) |
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| Législature | XVIe (Cinquième République) |
| Prédécesseur | Thomas Mesnier |
| Successeur | Yannick Neuder |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Stéphanie Rist |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Athis-Mons (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RE |
| Diplômée de | Université de Tours IEP de Paris |
| Profession | Rhumatologue |
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Elle est ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées depuis le , au sein du gouvernement Lecornu II.
Biographie
Jeunesse et études
Née le à Athis-Mons (Essonne), Stéphanie Rist est diplômée de la faculté de médecine de l'université de Tours en rhumatologie, après avoir effectué son début d'internat à Orléans[1]. Elle est ultérieurement diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris, où elle a suivi un master gestion et politique de santé[2].
Parcours professionnel
Elle débute à l'hôpital Louis-Mourier situé à Colombes dans les Hauts-de-Seine, avant de devenir en 2005 médecin hospitalier rhumatologue au centre hospitalier régional d'Orléans[3], et évolue au poste de cheffe de service puis cheffe de pôle. Elle s'implique dans l’installation du nouvel hôpital d’Orléans et dans la mise en place du groupement hospitalier de territoire du Loiret, qui vise à améliorer l’offre de soins et la coordination des acteurs de santé sur un territoire[4].
Parcours politique
En 2016, elle rejoint le mouvement politique La République en marche. Elle est proche de Gabriel Attal[5].
Députée
Elle est élue députée de la première circonscription du Loiret lors des élections législatives de 2017[6],[7], en obtenant 65,02 % des voix au second tour[8]. Elle est initialement membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation à l'Assemblée nationale[9] et intègre en 2018 la de la commission des Affaires sociales.
En elle est nommée co-rapporteure du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé[10].
En 2017, il est révélé qu’elle a perçu — légalement — plus de 22 000 euros d'avantages des laboratoires pharmaceutiques entre 2012 et 2016[11]. Elle s'explique de ces différentes rémunérations et expose différentes garanties devant assurer son impartialité sur ce sujet, dont la renonciation aux prestations qui lui ont valu ces rémunérations et le refus de prendre part à des votes concernant les médicaments[12].
La loi du portant son nom, notamment l'article 33 de la loi Rist, plafonnant la rémunération des médecins intérimaires[5], est sujet à controverse avant et lors de son application en , du fait de la fermeture partielle[13] ou totale de lits ou services hospitaliers[14], malgré les promesses du ministère[15],[16].
Elle est réélue députée lors des élections législatives de 2022, en obtenant 57,21 % des voix au second tour[17].
Élue rapporteure générale de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée nationale après sa réélection, elle porte une proposition de loi sur l’« amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé »[18],[5] adoptée et publiée au journal officiel de la République Française le [19]. Début 2023, elle est rapporteure générale du projet de loi rectificatif de la sécurité sociale 2023 qui recule l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans[20].
Lors des élections législatives de 2024, elle est largement réélue face à la candidate RN Tiffanie Rabault, avec 67,68 % des voix[21]. À la suite de cela, elle rejoint le groupe parlementaire "Ensemble pour la République" présidé par Gabriel Attal, elle en devient 1ère vice-présidente[22].
En , en collaboration avec l'IGAS, elle remet un rapport sur la stratégie nationale de prise en charge de la ménopause[23],[5].
En , elle vote en faveur de la loi Duplomb et la réintroduction de l'acétamipride[24].
Conseillère municipale d'Orléans
Lorsque La République en marche apporte son soutien officiel au maire sortant Olivier Carré (DVD) lors des élections municipales de 2020 à Orléans, Stéphanie Rist s'engage dans la campagne en seconde position sur la liste « Orléans naturellement avec Olivier Carré »[25]. Après la victoire de Serge Grouard (LR) le , elle est conseillère municipale et siège dans l'opposition[26].
Gouvernement Lecornu II
Le , elle est nommée ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées[27]. Elle n'a qu'un jour à sa prise de fonction pour se saisir du projet de loi de financement de la Sécurité sociale avant qu'il ne soit présenté en conseil des ministres[5].
Après sa nomination au gouvernement, son suppléant Stéphane Chouin refuse de siéger à l'Assemblée nationale, préférant conserver son poste de maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, et forçant donc l'organisation d'une élection législative partielle[28]. Lors du premier tour du scrutin le , cette fois avec Marie-Philippe Lubet comme suppléante, elle arrive en tête avec 33,9 % des suffrages et affronte de nouveau Tiffanie Rabault du Rassemblement national au second tour[29]. Lors du second tour, le , elle est réélue avec 62,10 % des suffrages exprimés[30]. N'ayant pas été défaite, elle peut rester au gouvernement, et, souhaitant le faire, elle devrait être remplacée par Marie-Philippe Lubet à la députation un mois après sa nouvelle investiture[31].