Suffren (frégate)

frégate lance-missiles de la Marine nationale française (1969-2001) From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Suffren est une frégate[1] lance-missiles de la Marine nationale française, conçue pour protéger une force navale des menaces aériennes, sous-marines et de bâtiments de surface ennemis. Dans une moindre mesure, elle pouvait apporter un appui feu contre la terre. Particulièrement polyvalente, le Suffren n'embarquait cependant pas d'hélicoptère. Le navire a été en service de 1969 à 2001. En 2024, il est en cours de démantèlement.

ClasseSuffren
A servi dans Marine nationale
Quille posée
Faits en bref Type, Classe ...
Suffren
illustration de Suffren (frégate)
En cale sèche à Toulon en 2001.

Type Frégate
Classe Suffren
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Quille posée
Lancement
Armé
Mise en service
Statut Désarmé le
Équipage
Équipage 23 officiers
337 officiers mariniers et marins
Caractéristiques techniques
Longueur 158 m
Maître-bau 15,5 m
Tirant d'eau 7,25 m
Déplacement 5 335 t lège, 6 780 t armé
Propulsion 4 chaudières à vapeur (chauffe au mazout), 4 turbines
2 hélices
Puissance 72 500 chevaux
Vitesse 34 nœuds (63 km/h)
Carrière
Pavillon France
Port d'attache Lorient
Brest (jusqu'au )
Toulon (jusqu'à novembre 1975)
Indicatif D602
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Histoire

Le Suffren (FLM -Frégate Lance-Missiles- ou croiseur lance-engins type C 60) fut la première frégate de la marine française conçue comme un navire lance-missiles, avec son navire-jumeau Duquesne désarmé en 2007. Elle avait pour rôle de protéger les porte-avions Foch et Clemenceau des attaques aériennes et sous-marines.

La classe Suffren devait comprendre trois unités dont la troisième n'a pas été construite. L'économie réalisée servit à financer l'achat aux États-Unis de 42 avions intercepteurs Crusader F-8E embarqués sur le Foch et le Clemenceau à partir de 1964[2].

L'aspect de la classe Suffren était particulier avec un radôme massif (la « boule ») qui abritait le radar DRBI23.

La frégate Suffren est le septième navire de la Marine française nommé d'après Pierre André de Suffren ; ses deux tourelles d'artillerie portent les noms de deux vaisseaux commandés par le bailli de Suffren : la tourelle no 1 est surnommée Héros et la tourelle no 2 est surnommée Fantasque.

Le Suffren fut retiré du service en 2001 et mis en réserve, après avoir navigué 32 ans, son coût de possession devenant trop élevé pour un bâtiment ancien et n'embarquant pas d'hélicoptère.

Une fois désarmé, le Suffren a servi à protéger la porte de la cale sèche de l'arsenal de Toulon où le porte-avions Charles de Gaulle a effectué sa première IPER[3]. En succédant à l'ex-pétrolier ravitailleur d'escadre La Saône, depuis le , elle sert de brise lame à Port Avis, le port du DGA Essais de missiles de l'île du Levant[4]. Le , la coque est remorquée jusqu'au port de Toulon en vue de son prochain démantèlement, elle sera remplacée par celle de l'ex-Jean Bart. À l'automne 2023, il est notifié dans un marché que son démantèlement sera effectué en Gironde à Bassens, par un groupement d'entreprises mené par Vinci[Notes 1]. Remorqué, il quitte le port varois pour l'estuaire de la Gironde le . En , il est en cours de désamiantage à Bassens avant sa déconstruction qui commence en [5].

En 2022, des journalistes de France 3 Côte d'Azur révèlent que le Suffren est soupçonné d'être à l'origine du crash d'une Caravelle d'Air France assurant un vol entre Ajaccio et Nice le . Un tir de missile effectué par le Suffren aurait par erreur touché l'avion qui s'est ensuite crashé dans la Méditerranée, au large du cap d'Antibes, tuant les 95 personnes à bord. Un ancien matelot du Suffren, Jean-François de Poilloué de Saint-Perier, et plusieurs témoignages concordants sont à l'origine d'une nouvelle enquête menée par le parquet de Nice[6].

Caractéristiques

Propulsion : deux compartiments (avant et arrière) composés de la chaufferie (deux chaudières) et de la machine (groupe turbo-réducteur condenseur).

  • quatre chaudières (chauffe au mazout) Indret à vapeur surchauffée, timbrée à 45 bars.
  • quatre turbines à vapeur.
  • deux lignes d'arbre.

Production d'électricité :

  • 3 440 kW ;
  • deux turbo-alternateurs ;
  • trois alternateurs Diesel.

Radars et sonars :

  • radar tridimensionnel DRBI23 ;
  • radar de veille surface et basse altitude DRBV15 ;
  • radar multicibles DRBC33 ;
  • radar de navigation DRBN34 ;
  • radar de conduite de tirs DRBR51 ;
  • sonar fixe de coque DUBV-23D-1 ;
  • sonar remorqué à immersion variable DUBV-43B.

Contremesure et guerre électronique :

  • 2 lance-leurres « Sagaie » ;
  • SLQ-25 Nixie ;
  • jammer ARBR33 ;
  • détecteurs ARBR17.

Missiles, artillerie, torpilles :

  • 1 rampe double de missiles mer-air Masurca (guidés par le DRBR51) (48 missiles) ;
  • 4 lanceurs de missiles MM38 Exocet (4 missiles, modernisation de 1979) ;
  • 1 lanceur de Malafon torpilles anti sous-marines ;
  • 4 catapultes lance-torpilles anti sous-marines L5 (10 torpilles) ;
  • 2 tourelles simples de calibre 100 mm Héros » et « Fantasque ») ;
  • 4 canons simples de calibre 20 mm Oerlikon Mk 4 (modernisation de 1979) ;
  • 4 mitrailleuses de calibre 12,7 mm.

Galerie

Notes et références

Voir aussi

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