The Pioneers
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Sydney Crooks Jackie Robinson |
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The Pioneers est un groupe vocal jamaïcain fondé en 1962 dans le quartier de Trenchtown, à Kingston, dont le répertoire couvre le ska, le rocksteady et le reggae des origines[1]. Actif depuis plus de soixante ans, le groupe s'est illustré aussi bien sur les charts jamaïcains que britanniques, notamment avec les titres Long Shot (Kick De Bucket) et Let Your Yeah Be Yeah.
Origines et formation initiale
Sydney « Luddy » Crooks (né le 24 février 1945 à Westmorland, Jamaïque) arrive à Trenchtown à l'âge de dix-sept ans[2]. Il rencontre le futur musicien de session Earl « Bagga » Walker et commence à chanter à un carrefour du quartier[2]. C'est précisément dans la rue Crooks Street, dans le quartier de Jones Town, que le groupe prend progressivement forme sous des appellations successives des Spectaculars, puis des Counts, avant d'adopter le nom de The Pioneers[2].
La première formation entrée en studio compte trois membres réguliers. Elle réunit Luddy Crooks, son frère Derrick « Joe » Crooks et le chanteur Winston Hewitt[2][note 1]. Les enregistrements sont autoproduits et publiés sur le label Caltone de Ken Lack[2]. Les titres Good Nanny et I'll Never Come Running Back to You n'obtiennent qu'un succès limité[1].
Premiers enregistrements et instabilité de la formation (1963–1966)
Au fil des sessions d'enregistrement, d'autres chanteurs se joignent ponctuellement dont Dennis Walker et Glen Adams[3]. Leur statut est celui de membres de passage, distincts du trio fondateur. Le groupe enregistre pour Wincox Records, notamment le double-face River Bed / Golden Opportunity sur le label Wincox[4].
En 1965, Glen Adams intègre le groupe à titre régulier pour enregistrer le titre ska Sometime chez Beverley's Records[2]. C'est à cette période que Winston Hewitt quitte définitivement le groupe pour émigrer au Canada[1]. Adams poursuit ensuite une carrière de musicien de studio[5].
Transition vers le rocksteady (1967–1968)
En 1967, Sydney Crooks enregistre au studio Caltone, fondé par le producteur Ken Lack[6]. Derrick Crooks ayant quitté le groupe, une rencontre fortuite avec Joe Gibbs sur Beeston Street conduit à la formation d'un nouveau duo[1]. Give Me Little Loving est enregistré une nuit au studio WIRL (West Indies Records Limited) avec les All Stars de Gibbs. Luddy Crooks invite alors un jeune chanteur, Jackie Robinson, à assurer les harmonies ; celui-ci rejoint rapidement le groupe comme chanteur principal[1]. Le titre, publié sur le label Amalgamated Records au Royaume-Uni, s'impose en tête des charts jamaïcains[7]. Le groupe enregistre également pour Joe Gibbs le titre Dem a Laugh, et pour Beverley's les singles Mother Rittie et Samfie Man[3]. Si Lee « Scratch » Perry est absent de la session initiale, son implication dans les enregistrements ultérieurs pour Gibbs assure au groupe d'autres succès[1], dont Jackpot (1968)[6] et Long Shot, titre évoquant un cheval de course jamaïcain[8].
Parallèlement aux Pioneers, Derrick Crooks forme avec Winston Bailey et Roy Beckford un groupe distinct sous le nom de The Slickers[2]. Les deux formations évoluent indépendamment.
Long Shot (Kick De Bucket) et succès britannique (1969–1970)
Le trio se reforme avec l'arrivée de George Agard, connu sous le nom de scène Johnny Melody, demi-frère du chanteur Desmond Dekker[6]. Le groupe enregistre pour Leslie Kong le titre Long Shot (Kick De Bucket), suite de Long Shot, qui atteint la 21e place des charts britanniques[2][9].
Fort de ce succès, le groupe se rend au Royaume-Uni pour en assurer la promotion. Le label Trojan Records publie en 1969 un album compilant les titres enregistrés pour Leslie Kong, intitulé Long Shot[10]. En 1970, le groupe publie également l'album Battle of the Giants, marqué par une influence accrue du rhythm and blues américain.
Orientation pop-reggae (1970–1971)
Vers la fin de 1970, le groupe s'associe à Jimmy Cliff pour publier plusieurs singles, dont Let Your Yeah Be Yeah, enregistré plus tôt dans l'année par Cliff[2]. Il enregistre également le single “Battle of the Giants,” marked by a growing influence of American rhythm and blues, évoquant la famine liée à la guerre du Biafra[11]. La musique des Pioneers adopte alors une tonalité pop-reggae davantage orientée vers le public européen[7]. Au milieu de 1971, Let Your Yeah Be Yeah atteint la 5e place des charts britanniques[2].
Cette même année est marquée par le décès de leur producteur Leslie Kong, emporté par une crise cardiaque[1]. Le groupe poursuit ses tournées dans de nombreux pays, dont le Liban, l'Irlande et l'Égypte[12], et enregistre un nouvel album, Yeah[13].
Après leur installation au Royaume-Uni, les membres du groupe participent à diverses productions orientées vers le marché britannique et international. Dans les années 1980, certains d’entre eux collaborent notamment à des séries d’albums Reggae For Lovers destinées au public européen[14].
Discographie
Albums studio
- Greetings from the Pioneers (Joe Gibbs, fin années 1960)[7][15][note 2]
- Long Shot (Trojan, 1969)[15]
- Battle of the Giants (Trojan, Royaume-Uni, 1970)[15]
- Yeah (Trojan, années 1970)[15]
- Freedom Feeling (Trojan, début années 1970)[15]
- I Believe in Love (Trojan, début années 1970)[15]
- I'm Gonna Knock On Your Door (Trojan, 1974)[15]
- Feel the Rhythm (Mercury, Royaume-Uni, 1976)[15][6]
- Roll On Muddy River (Trojan, 1977)[15]
- Pusher Man (Trojan, 1978)[15]
Compilations
- More Reggae for Lovers, Vols. 1–4 (Vista, 1985)[15]
- Greatest Hits (Pioneer International, sans date)[15]
- Long Shot Kick de Bucket (Trojan, 1997)[15]
Singles notables
- Good Nanny / I'll Never Come Running Back to You (Caltone, 1962)[1]
- River Bed / Golden Opportunity (Wincox / Studio One, )[4]
- Sometime (Beverley's, 1965)[2]
- Dem a Laugh (Joe Gibbs, )[3]
- Give Me A Little Loving (Joe Gibbs / Amalgamated, )[7]
- Mother Rittie (Beverley's, 1969)[3]
- Samfie Man (Beverley's, 1969)[3]
- Jackpot (1968)[6]
- Long Shot (Beverley's, )[2]
- Long Shot (Kick De Bucket) (Beverley's, )[2]
- Starvation (, 1970)[2]
- Let Your Yeah Be Yeah (, 1971)[2]
- Give and Take (1972)[6]
Singles
- Sometime (1965)
- Good Nannie (1966)
- Too Late (1966)
- I love no other Girl (1966)
- Teardrops to a Smile (1966)
- Rudies Are The Greatest (1967)
- Some Of Them A Bawl (1967)
- Whip them (1967)
- Give Me Little Loving (1967)
- Having A Bawl (1967)
- Long Shot (1968)
- Pan Ya Machete (1968)
- Dem A Laugh (1968)
- Run Come Walla (1968)
- Catch the Beat (1968)
- No Dope Me Pony (1968)
- Me Nah Go A Bellevue (1968)
- Regga Beat (1968)
- Mama Look Deh (1968)
- Jackpot (1968)
- Things got to Change (1968)
- Easy Come Easy Go (1968)
- Long Shot Kick De Bucket (1969)
- Black Bud (1969)
- Poor Remeses (1969)
- Samfie Man (1969)
- Simmer Down Quashi (1969)
- Battle of the Giants (1970)
- Money Day (1970)
- Cherie Cherie (1970)
- Starvation (1970)
- I Need Your Sweet Inspiration (1970)
- Let Your Yeah Be Yeah (1971)
- Give and Take (1971)
- Time Hard (1972)