Tramway en Suisse

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Le tramway en Suisse a une histoire qui remonte à 1862. La quasi-totalité des tramways de Suisse sont (ou ont été) à écartement métrique et à traction électrique, courant continu (entre 500 et 900 V pour la plupart). Dans les premières années, on a également vu apparaitre le cheval, la vapeur, le gaz de ville ou encore l'air comprimé comme moyen de propulsion.

Tramway zurichois "Cobra" à la station Milchbuck (VBZ ligne 9), à la sortie du prémétro (voir ci-dessous)

Au début des années 1920, Genève a possédé pendant quelques années le plus grand réseau de tramways d'Europe.

Historique

  •  : inauguration du premier tramway (Genève-Carouge). Voies à écartement standard de 1 435 mm et traction hippomobile.
  • 1877 : premier tramway à vapeur de Suisse (Genève).
  •  : deuxième tramway électrique (Tramway Vevey-Montreux-Chillon) du monde entre Vevey, Montreux et Chillon. Tension 480 volts courant continu, ligne de contact bipolaire Siemens formée de deux conducteurs en tubes et prise de courant par navettes captrices tirées par les automotrices. Cette ligne de contact est remplacée en 1913 par un système plus conventionnel (ligne unipolaire, archet sur les véhicules et tension portée à 600 volts).
  • Août 1893 -  : essais de traction au gaz à Neuchâtel.
  • 1890 - 1902 : à Berne, exploitation de tramways à vapeur et à air comprimé (système Mekarski)[1].
  • -  : à Genève, exploitation de la ligne de la Cité (Rue de la Monnaie - Bourg de Four - Rue Verdaine - Rue d'Italie), avec une rampe maximale de 118 ‰, la plus raide de Suisse en adhérence ; cette contrainte entraîna la fermeture de la ligne trois mois après son ouverture.
  • 1923-1924 : extension maximale du réseau genevois, alors le plus grand d'Europe, avec 119,7 km de lignes, dont 15,6 km sur territoire français.
  •  : renaissance du tramway à Lausanne après 27 ans d'absence. Cependant, le TSOL (Tramway du Sud-Ouest Lausannois) s'apparente davantage au métro léger : tracé en site propre, gabarit large et véhicules accessibles au public par quais surélevés.

Tramways urbains

Davantage d’informations Canton, Mise en service ...
Les tramways urbains en Suisse
Ville / réseau Canton Mise en service Mise hors service Long. max. du réseau Rampe max.
Bâle / Tramway de Bâle BS / BL / SO en service 51,66 km (1958) 73 
Berne / Tramway de Berne BE en service 18,20 km (1932-1935) 65 
Bienne / Tramway de Bienne BE 7,97 km (1924-1940) 48 
La Chaux-de-Fonds NE 5,34 km (1937-1949) 79 
Fribourg / anciens tramways de Fribourg FR 6,78 km (1936-1951) 93 
Genève / Tramway de Genève GE en service 119,71 km (1923-1924) 74 [2]
Lausanne / ancien tramway de Lausanne VD 66,13 km (1933-1934) 113 
Locarno TI 4,61 km (1914-1926) 78 
Lucerne / Tramway de Lucerne LU 11,51 km (1928) 60 
Lugano TI 7,48 km (1927-1954) 93 
Martigny VS 1,90 km (1906-1956) 13 
Neuchâtel / Tramway de Neuchâtel NE [3]
et
27,32 km (1921-1926) 89 
Saint-Gall SG 12,20 km (1916-1935) 78 
Schaffhouse SH 8,96 km (1913-1914) 77 
Winterthour ZH 11,14 km (1931-1934) 44 
Zurich / Tramway de Zurich ZH en service 68,74 km (1931-1933) 77 
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Tramways urbains actuels

De nos jours, quatre villes suisses exploitent des tramways :

Contrairement au tableau ci-dessus, la longueur comprend la totalité des lignes, et non du réseau. Ainsi, les tronçons parcourus par plusieurs lignes sont comptés plusieurs fois.

Zurich : le plus grand réseau actuel

Avec 68,45 km de voies et 109,30 km de lignes, Zurich possède aujourd'hui le plus vaste réseau de tramways de Suisse[4].

Le réseau possède aussi la plus forte rampe pour une ligne ferroviaire suisse à adhérence (sans avoir recours à la crémaillère) avec 77  sur la ligne 13 (Frankental – Albisgütli) entre Utohof et Albisgütli.

Autre curiosité : sur les lignes 7 (Bahnhof Stettbach – Wollishofen) et 9 (Hirzenbach – Triemli), entre les stations Schwamendingerplatz et Milchbuck, les tramways empruntent un tunnel long de 2 213 m qui comprend 3 stations souterraines (Tierspital, Waldgarten et Schörlistrasse). Il s'agit d'un prémétro[5], comparable à ceux que l'on rencontre notamment à Bruxelles, Vienne, Rouen, Strasbourg ou dans plusieurs villes allemandes telles que Cologne, Düsseldorf, Frankfort, Munich). À l'origine, ce tunnel était une étude de l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ-EPFZ) pour le futur métro zurichois. À la suite de l'abandon du projet à la suite d'une votation populaire pour des raisons de coûts[6], il fut décidé de réutiliser le tunnel pour la desserte par tramway des quartiers au nord du Zürichberg. Les tramways y circulent depuis 1986.

Avec l'entrée en vigueur du nouvel horaire le , les VBZ ont ouvert à l'exploitation la première partie du réseau de tramways de la Vallée de la Glatt au nord de Zurich. La ligne 11 est ainsi prolongée de Messe/Hallenstadion à Auzelg, soit trois kilomètres et cinq stations supplémentaires. Depuis le , avec l'extension de la ligne no 10, les tramways circulent jusqu'à l'aéroport de Zurich[7].

Ouverte en , la ligne 20 relie l'ouest de Zürich à sa périphérie située dans le canton d'Argovie. Elle est exploitée par Limmattalbahn AG, filiale de l'entreprise de transport cantonale Aargau Verkehr (AVA). À Dietikon, la ligne 20 partage son infrastructure pendant 300 mètres avec la ligne ferroviaire de Dietikon à Wohlen (Argovie), également exploitée par AVA.

Le réseau appartient à quatre sociétés publiques : les Verkehrsbetriebe Zürich (VBZ) pour le réseau urbain de Zürich ; les Verkehrsbetriebe Glattal AG (VBG) pour la périphérie nord ; la Forchbahn AG (FB) pour la ligne de chemin de fer métrique de Zürich Rehalp à Esslingen ; et Aargau Verkehr AG (AVA), via sa filiale Limmattalbahn AG (LTB), pour la ligne du même nom dans la périphérie ouest, située dans le canton d'Argovie.

Le VBG ainsi que le Tram-Museum Zürich (TMZ) déléguant l'exploitation de leurs lignes, celles-ci sont assurées par les VBZ, à l'exception des lignes S18 et 20, exploitées par leur propriétaires respectifs.

Davantage d’informations Ligne, Concession attribuée à ...
Ligne Concession attribuée à Exploitant Propriété de l'infrastructure Itinéraire Nombre de stations Temps de parcours en minutes Remarques
2 VBZ VBZ Jusqu'à Farbhof: VBZ

Après Farbhof: LTB

Bahnhof Tiefenbrunnen – Schlieren, Geissweid 31 40 / 40 Axe nord-ouest – sud-est
3 VBZ VBZ VBZ Albisrieden – Klusplatz 21 31 / 30 Axe est – ouest
4 VBZ VBZ VBZ Bahnhof Tiefenbrunnen – Bahnhof Altstetten Nord 26 33 / 33 Axe nord-ouest – sud-est
5 VBZ VBZ VBZ Laubegg – Bahnhof Enge – Kirche Fluntern (– Zoo) 14 + 04 22 / 22 Axe sud-ouest – est
6 VBZ VBZ VBZ Bahnhof Enge – Hauptbahnhof – Zoo 16 26 / 26 Axe sud – est
7 VBZ VBZ VBZ Wollishoferplatz– Bahnhof Stettbach 31 41 / 40 Axe nord-est – sud
8 VBZ VBZ VBZ Klusplatz – Hardturm 24 34 / 33 Axe nord-ouest – est
9 VBZ VBZ VBZ Hirzenbach – Heuried (– Triemli) 32 + 02 44 / 43 Axe ouest – Nord-est
10 Jusqu'à Oerlikon Ost: VBZ

Depuis Oerlikon Ost: VBG

VBZ Jusqu'à Leutschenbach: VBZ

Depuis Leutschenbach: VBG

Hauptbahnhof – Zürich Flughafen 27 / 26 38 / 37 Axe centre – nord
11 VBZ VBZ Jusqu'à Messe: VBZ

Depuis Messe: VBG

Rehalp – Auzelg 34 47 / 47 Axe nord-est – sud-ouest
12 VBG VBZ VBG Bahnhof Stettbach – Zürich Flughafen 16 25 / 27 Axe nord – nord-est (tangentielle)
13 VBZ VBZ VBZ Albisgütli – Frankental 30 40 / 39 Axe nord-ouest – sud-ouest
14 VBZ VBZ VBZ Triemli – Seebach 27 39 / 38 Axe ouest – nord-est
15 VBZ VBZ VBZ Bucheggplatz – Bahnhof Stadelhofen 13 16 / 16 Axe centre – centre
17 VBZ VBZ VBZ Werdhölzli – Hauptbahnhof (– Albisgütli) 17 + 12 21 / 21 Axe nord-ouest – sud-ouest
S18 FB FB Depuis Rehalp: VBZ

Jusqu'à Rehalp: FB

Stadelhofen – Rehalp – Esslingen 20 35 / 35 Axe centre – sud (RER depuis Rehalp, d'où le S18 de S-Bahn)
20 AVA AVA LTB Bahnhof Altstetten – Bahnhof Killwangen-Spreitenbach 27 34 Axe ouest – périphérie ouest
21 TMZ VBZ VBZ (Rehalp –) Burgwies – Hauptbahnhof / Usteristrasse – Burgwies (– Rehalp) 13 + 03 19 / 21 Ligne musée (circulations historiques le week-end)
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Bâle : paradis du tramway suburbain

Troisième ville de Suisse après Zurich et Genève, la cité rhénane dispose d'un dense réseau de tramways urbains et suburbains. Les premiers, de couleur verte, sont exploités par les Basler Verkehrs-Betriebe(BVB) ; les seconds, jaunes à bande rouge, appartiennent aux Baselland Transport (BLT), opérateur du demi-canton de Bâle-Campagne, l'autre étant Bâle-Ville).

De nos jours, les 8 lignes urbaines des BVB totalisent 65,9 km et les véhicules circulent sur 46,58 km de voies.

Pendant le Fasnacht, le carnaval de Bâle, lorsque le centre-ville est entièrement bloqué par les festivités, les BVB mettent en service des lignes spéciales à itinéraires détournés, identifiées par des numéros de la vingtaine (21, 24…).

À partir de 1907, la campagne bâloise est sillonnée de lignes de tramways vicinaux. Fait rare dans l'histoire des transports ferroviaires, toutes ces lignes sont encore en service. Les quatre compagnies fusionnent le pour devenir les transports de Bâle-Campagne. Les agglomérations de Bâle, Birsfelden et Pratteln se sont étendues au point de se rejoindre. De ce fait, l'exploitation de la ligne de Pratteln, entièrement située en site urbain, a été cédée aux BVB, tandis que la concession demeure entre les mains de la BLT.

Les trois lignes des BLT (lignes 10, 11 et 17) traversent également la ville en empruntant les voies des BVB ; à ce titre, elles constituent elles aussi des tramways urbains.

La ligne 17 des BLT a la particularité de desservir le village français de Leymen. La gare se situe elle-même en territoire français et, à la sortie de la station de Flüh, un panneau signale la sortie du territoire fédéral : le tramway circule alors pendant quelques minutes en France. Le terminus, Rodersdorf, se trouve de nouveau en territoire Suisse.

Une dernière ligne excentrée du réseau, la ligne 19, est exploitée par les BLT. Il s'agit de l'ancien Waldenburgerbahn, reliant Liestal à Waldenburg, rattaché aux BLT depuis 2016. Pour des raisons techniques, la ligne est exploitée comme une ligne de tramway depuis . Toutefois, son infrastructure demeure officiellement classée comme une voie de chemin de fer, sous la désignation de ligne 502, en raison de son héritage ferroviaire.

Davantage d’informations Ligne, Parcours ...
Ligne Parcours Mise en service Tracé actuel
depuis le
Longueur
en km
Nombre de
stations
Fréquentation
en millions (2011)
Exploitant
1 Dreirosenbrücke ↔ Bahnhof SBB / Badischer Bahnhof1 6 mai 1895 14 octobre 2002 6,852 20 8,54 BVB
2 Binningen Kronenplatz ↔ Eglisee / Riehen Dorf1 14 avril 1897 14 octobre 2002 5,871 22 8,77 BVB
3 Gare de Saint-Louis ↔ Birsfelden Hard 10 mai 1897 9 décembre 2017 9,5 25 9,62 BVB
6 Allschwil ↔ Riehen Grenze 1er juillet 1905 1er août 2002 12,491 35 18,41 BVB
8 Neuweilerstrasse ↔ Weil-am-Rhein 5 juillet 1912 14 décembre 2014 10,35 30 19,80 BVB
10 Rodersdorf ↔ Flüh ↔ Ettingen ↔ Dornach Bahnhof 6 octobre 1902 30 septembre 2002 25,974 40 15,986 BLT
11 St-Louis Grenze ↔ Aesch 7 décembre 1907 14 octobre 2002 14,235 34 20,942 BLT
12 Reinach-Süd ↔ Theater 14 octobre 2002 14 octobre 2002 9,85 29 ? BLT
14 Dreirosenbrücke ↔ Muttenz ↔ Pratteln 1918 14 octobre 2002 12,578 31 14,81 BVB
15 Messeplatz ↔ Bruderholz 17 décembre 1910 30 septembre 2002 5,351 21 5,35 BVB
16 Bruderholz ↔ Schifflände 15 mai 1930 30 septembre 2002 5,364 18 6,87 BVB
17 Wiesenplatz ↔ Ettingen 1914 1er août 2002 12,215 26 2,040 BLT
21 Bahnhof St. Johann ↔ Badischer Bahnhof 18 février 2002 9 mars 2009 3,170 10 0,16 BVB
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1 : À certaines heures seulement

Genève : la renaissance des tramways

Un tramway de la ligne 16 Les Avanchets - gare Cornavin - Moillesulaz.
Stadler Tango à gauche et Bombardier Flexity Outlook Cityrunner à droite.

Genève voit en 1862 l'arrivée des premiers tramways suisses. Dans les années 1920, la ville et le canton disposent du plus grand réseau européen de tramways, urbains et suburbains confondus[8],[9].

En 1904, durant près de trois mois, la Compagnie genevoise des tramways électriques (CGTE) exploite la ligne la plus raide de Suisse en adhérence. La rampe atteint 118 , mais le danger que représentait une telle pente entraîna rapidement la fermeture de la ligne.

Dans les années 1960, le transport routier prend l'avantage et, de l'ensemble du réseau de tramways, seule subsiste la ligne 12 Carouge-Moillesulaz. Cette situation n'est toutefois pas définitive : le tramway entame sa renaissance en 1995. De nos jours, cinq lignes (12, 14, 15, 17 et 18) sillonnent la ville de Genève. La ligne 17 se prolonge d'ailleurs jusqu'à Annemasse, renouant ainsi avec la tradition transfrontalière qu’avait incarnée la ligne 12 jusqu’aux années 1950.

Introduits à partir de 2004, les tramways Cityrunner constituent une part importante du parc genevois. Au total, 39 rames sont en service sur le réseau. Fabriqués dans les usines viennoises du canadien Bombardier, ils mesurent 42 mètres de long et peuvent transporter environ 300 voyageurs. Lors de leur mise en service, les Cityrunner étaient les seuls tramways urbains bidirectionnels de Suisse, avec des portes disposées de part et d’autre et une cabine de conduite à chaque extrémité. Cette configuration permet, en cas d’interruption du trafic, un redémarrage immédiat dans le sens inverse et a conduit à l’abandon des boucles de retournement aux terminus des lignes récentes. Depuis 2011, l’arrivée des tramways Stadler Tango à Genève a étendu cette caractéristique à d’autres séries de matériel roulant.

Entre 2009 et 2011, une nouvelle double voie de près de km est réalisé entre la gare Cornavin et le CERN, via Meyrin-Village. Le tronçon Cornavin - Meyrin-Gravière est mis en service en 2009 et constitue alors le plus long tronçon continu réalisé depuis la reconstruction du réseau de tramways genevois.

La ligne 16 est prolongée entre la gare Cornavin et Les Avanchets dès , atteint Meyrin-Gravière en , puis le CERN en . Un prolongement ultérieur sur le territoire français, vers Saint-Genis-Pouilly, a été envisagé.

L'absence de boucle de rebroussement à Meyrin-Gravière, ainsi que la présence d'un quai central à certains arrêts, imposent l'utilisation de matériel bidirectionnel. Lors de la mise en service de la ligne, seuls les tramways Cityrunners répondaient à cette contrainte ; ils sont aujourd'hui épaulés par les rames Stadler Tango.

Le , une nouvelle voie reliant la gare de Cornavin à Bernex-Est est mise en service, via les Ponts-de-l'Île, la Jonction, le Petit-Lancy et Onex. Le terminus provisoire de Bernex ne dispose pas de boucle de retournement ; seuls les tramways bidirectionnels peuvent s'y rendre.

À la même date, le réseau de tramways de Genève est profondément réorganisé et passe de six à seulement trois lignes.

La prolongation de Moillesulaz à Annemasse est mise en service en , simultanément à l'ouverture du Léman Express. À cette occasion, la ligne devient la ligne 17 ; elle relie la gare de Lancy-Pont-Rouge au parc Montessuit, à Annemasse, en empruntant, dans le canton de Genève, les voies des lignes 15 et 12. Un second prolongement, toujours sur le territoire annemassien, est en cours de construction pour une mise en service prévue en .

Deux nouvelles concessions ont été demandées : l'une pour une extension du réseau de Bernex-Est à Bernex-Ouest, incluant le prolongement de la ligne 14 ; l'autre pour la création d'une ligne reliant la place des Nations au Grand-Saconnex, avec deux branches, l'une vers Palexpo, l'autre vers la frontière en direction de Ferney-Voltaire. Une extension ultérieure sur le territoire français en direction de Ferney-Voltaire est également envisagée.

D'autres extensions sont à l'étude, notamment un tramway en direction de Plan-les-Ouates, avec un prolongement possible jusqu'à Saint-Julien-en-Genevois, ainsi qu'une desserte du futur quartier de Mon-Idée, prolongeable jusqu'à Puplinge. Une prolongation vers Saint-Genis-Pouilly est acquise côté suisse, mais reste conditionnée aux décisions des autorités françaises, le tracé se situant intégralement en territoire français.

Davantage d’informations Ligne, Parcours ...
Ligne Parcours Mise en service Longueur en km Stations
(12) Lancy-Bachet, gare ↔ Thônex, Moillesulaz 1862[Note 1] 9,105 km 25
(14) Bernex, Vailly ↔ Meyrin, Gravière 2007 14,785 km 30
(15) Plan-les-Ouates, ZIPLO ↔ Genève, Nations 2004 6,779 km 23
(17) Lancy-Pont-Rouge, gare ↔ Annemasse, Parc Montessuit 2019[Note 2] 9,847 km 26
(18) Grand-Lancy, Palettes ↔ Meyrin, CERN 2012[Note 3] 13,028 km 31
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Berne : le réseau de la capitale

Avec une longueur actuelle de 13,43 km de double voie, le réseau de tramways de Berne a peu évolué depuis son apogée dans les années 1930[10]. Les évolutions visibles concernent davantage le matériel roulant que le tracé, la traditionnelle livrée verte et crème ayant récemment cédé la place au rouge foncé et noir de Bernmobil.

Le , tandis que le peuple vaudois se prononçait en faveur du futur métro lausannois m2, les Bernois refusaient par votation cantonale la prolongation du tramway vers Bümpliz et Bethlehem. Les crédits fédéraux initialement prévus pour la construction du tramway Berne-Ouest furent alors réaffectés à la construction du métro lausannois.

Un nouveau projet fut toutefois élaboré et, le , le peuple bernois accepta les prolongations vers Bümpliz et Brunnen, mises en service en 2011.

Lignes exploitées par les SVB
parcours
3 Weissenbühl – Bern Hauptbahnhof
6 Fischermätteli – Bern Hauptbahnhof – ZytgloggeWorb Dorf
7 Bümpliz – Bern Hauptbahnhof – Zytglogge – Ostring
8 Brünnen Westside Bahnhof – Bern Hauptbahnhof – Zytglogge – Saali
9 Wabern – Gurtenbahn – Bern Hauptbahnhof – Zytglogge – Guisanplatz (BEA Expo)

Neuchâtel : une ligne restante

En service depuis la fin du XIXe siècle, le réseau neuchâtelois a compté jusqu'à sept lignes, dont la majeure partie était à voie unique. Durant toute la durée d'exploitation des lignes urbaines, le matériel utilisé demeura celui d'origine, à l'exception de trois motrices (81-83) acquises ultérieurement[11].

La vétusté des appareils de voie, l'ancienneté du matériel roulant et la présence de nombreux tronçons à contre-sens en voie unique constituèrent les principaux arguments en faveur de la fermeture du réseau de tramways, les lignes étant progressivement reconverties en lignes de trolleybus. La dernière ligne de tramway urbain fut supprimée en 1976.

Actuellement, seule la ligne 215, qui longe le lac de Neuchâtel en direction du sud-ouest, reste en service. Elle a toutefois été amputée de sa branche Areuse - Cortaillod en 1984, celle-ci ayant été cédée à l'autobus à la suite des nombreuses plaintes des habitants de Cortaillod. La station de tramway se situait en effet à environ un kilomètre du village et, de surcroit, au bas d'une pente particulièrement sévère.

La ligne 5, ouverte en 1892, est d'abord exploitée par le NCB (Neuchâtel-Colombier-Boudry) au moyen de deux petites locomotives à vapeur. Elle relie alors Boudry et Cortaillod à Areuse, Colombier, Serrières, puis à Neuchâtel, le terminus des trains étant situé sur la place d'Armes. Un tronçon à crémaillère, empruntant la rue des Terreaux et l'avenue de la Gare, permettait aux trains du NCB de poursuivre jusqu'à la gare. Dès 1898, ce tronçon est toutefois converti en tramway électrique, la crémaillère étant supprimée à cette occasion. En 1901, Le NCB est racheté par les TN, et la ligne est raccourcie jusqu'à la place Pury, nœud du réseau en étoile de la ville.

En 1981, le matériel roulant, datant de l'électrification de 1902, est remplacé par des rames neuves de type Be 4/4, livré par la Schweizerische Wagons- und Aufzügefabrik Schlieren. Les boucles de retournement de la Place Pury et de Boudry sont ensuite supprimées, respectivement en 1990 et 1984 ; un block automatique lumineux est installé et la vitesse de ligne portée à 75 km/h. Ces améliorations permettent de porter la cadence des trains à vingt minutes, contre trente depuis les débuts du NCB. La ligne acquiert alors le statut de ligne ferroviaire à part entière, comme l'indique l'indicateur officiel de l'époque avec le code "213", et porte le nom de Littorail, en référence au littoral qu'elle longe. Les rames continuent toutefois d'afficher le numéro 5.

Depuis 2012 et la création des Transports publics neuchâtelois (transN), issue de la fusion des transports publics du littoral neuchâtelois (TN) et des transports régionaux neuchâtelois (TRN), la ligne 5 est devenue la ligne 215. Aujourd'hui, elle s'apparente davantage à une ligne de trains légers suburbains qu'à un tramway au sens strict du terme ; d'ailleurs, TransN classe le matériel roulant sous la catégorie "Trains". Néanmoins, les usagers continuent de la désigner simplement comme le "Tram".

Ligne exploitée par transN
parcours
215 Neuchâtel-Place Pury – Port de Serrières – Auvernier – Colombier – Areuse – Boudry

Tramways suburbains ou interurbains

À l'instar des autres pays européens tels que la Belgique, les Pays-Bas ou la France, la Suisse possédait autrefois de nombreux réseaux de tramways régionaux, parfois qualifiés de « vicinaux ». Comme dans le reste de l'Europe, l'essor de l'automobile entraina la disparition de la majorité de ces lignes régionales, si bien qu’aujourd’hui seuls quelques tramways suburbains subsistent en Suisse.

Dans la liste ci-dessous, les lignes en gras sont toujours existantes, en totalité ou en partie. Celles en texte normal ont cessé l'exploitation de leur tronçon de tramway, mais leur section ferroviaire demeure en service, tandis que les lignes en italique sont entièrement fermées.

Sauf indication contraire, toutes ces lignes sont à écartement métrique et à traction électrique.

Suisse romande

  • AAG (Allaman-Aubonne-Gimel) : d’abord exploitée sous l’appellation AA (Aubonne–Allaman) durant ses deux premières années. Ligne de 9,93 km exploitée entre 1896 et 1952. Elle est ensuite remplacée par une ligne d'autobus, exploitée jusqu'au 31 décembre 2023 par SEFA Mobilité Sàrl (Société électrique des forces de l'Aubonne), puis reprise par CarPostal sous l'indice 10.720.
  • AL (Aigle-Leysin) : exploitation d'un tramway entre 1900 et 1946, utilisé pour tracter les trains à crémaillère sur le tronçon en adhérence Aigle-Gare - Dépôt, avec prolongation jusqu'au Grand-Hôtel jusqu'en 1945. La ligne est aujourd'hui exploitée sur l'ensemble de son parcours par des trains des TPC, sous l'indice R70 (Regio).
  • BVB (Bex-Villars-Bretaye) – à ne pas confondre avec les Basler Verkehrsbetriebe – anciennement BGVC (Bex–Gryon–Villars–Chesières) : Exploitation de tramways dès 1898 sur les tronçons en adhérence Bex-Bévieux et Gryon-Chesières. Le tronçon Villars-Chesières est supprimé en 1961 et déferré deux ans après. Une exploitation subsiste encore au début des années 2000, avec un aller-retour entre la gare de Bex et Bévieux observé en 2006. Le parcours complet Bex – Bévieux – Gryon – Villars – Bretaye est toutefois assuré par des compositions mixtes à adhérence et à crémaillère, dans le cadre d’une exploitation de type ferroviaire et non plus tramway. La ligne est aujourd'hui exploitée comme ligne Regio R74 par les TPC, au même titre que les lignes AL et AOMC.
  • CCB (Clarens–Chailly–Blonay) : ligne de sur 5,63 km exploitée entre 1911 et 1955. Elle est reliée à son terminus aval au VMCV et, à Fontanivent, au Chemin de fer Montreux-Oberland Bernois (MOB), qui assure l'entretien du matériel roulant. En revanche, aucune jonction directe n'existe à Blonay avec les Chemins de fer électriques veveysans (CEV), bien que les voies et courant de traction, pourtant identiques, n'étaient séparés que de quelques mètres. Après sa fermeture, la ligne est remplacée par un service d'autobus des VMCV.
  • CGTE (Compagnie genevoise des tramways électriques) : compagnie créée en 1900, elle englobe dès la même année les Tramways suisses (TS) et la Société genevoise de chemins de fer à voie étroite (VE). Les tramways genevois desservent alors l'ensemble du canton, notamment Veyrier, Chancy, Chevrier et Hermance, ainsi que plusieurs localités de la France voisine, dont Annemasse, St-Julien-en-Genevois, Ferney-Voltaire et Gex. Les tramways ont depuis disparu de la campagne genevoise et la CGTE devient les TPG le .
  • GB (Gland-Begnins) : petite ligne de 3,73 km, exploitée entre 1906 et 1954, construite en seulement 4 mois et passant par Vich. Son parc est resté remarquablement réduit durant toute son existence, se limitant à deux automotrices, une remorque, deux wagons à marchandises et un petit fourgon. Après sa fermeture, la ligne est remplacée par un service d’autobus, aujourd’hui exploité par CarPostal sous l’indice 10.830.
  • MCM (Monthey-Champéry-Morgins, puis AOMC Aigle-Ollon-Monthey-Champéry à partir de 1946) : chemin de fer à l'origine, Il exploite toutefois un tronçon routier à travers Monthey entre 1909 et 1976. Aujourd'hui, le reste de la ligne est exploitée par les TPC comme ligne R72 (Regio) et est connectée à la ligne de l'AL.
  • NCB (Neuchâtel-Cortaillod-Boudry) : mis en service dès 1892, le réseau est rattaché aux TN (Tramways de Neuchâtel) en 1901. À l'exception du tronçon d'Areuse à Cortaillod, fermé en 1984, la ligne circule toujours aujourd'hui comme ligne Regio R15 de transN, sous l'appellation "Littorail".
  • REJ (Régionaux électriques du Jorat) : mis en service en 1902 et rattachés dès 1910 aux TL (Tramways lausannois). Relièrent Moudon, Savigny et Montheron au chef-lieu vaudois. Mise hors service du dernier tronçon (Lausanne-Mézières) en 1963. La ligne est alors remplacée par le bus 62 des TL puis repris le par CarPostal comme ligne 10.362.
  • RG (Rolle-Gimel) : ligne exploitée entre 1898 et 1938, reliant les rives du Léman au plateau de Gimel, important village déjà desservi par l'AAG. Ces deux tramways, pourtant compatibles en tous points, ne furent jamais reliés entre eux, bien que leurs voies respectives ne soient séparées que de quelques mètres. La ligne est remplacée par l'actuelle ligne d’autobus 10.840 de CarPostal.
  • TP (Trait-Planches) : tramway à crémaillère reliant deux quartiers de Montreux entre 1898 et 1912, d'une longueur de seulement 392 mètres. La ligne ne fut jamais remplacée par un service d'autobus ; toutefois, les arrêts des VMCV « Montreux, Casino » et « Montreux, Planches » se situent aujourd’hui à l’emplacement de ses anciens terminus.
  • VMCV (Vevey-Montreux-Chillon-Villeneuve) : réseau issu de la VMC (Vevey-Montreux-Chillon), ouverte dès 1888, et de la CBV (Chillon-Byron-Villeneuve), mise en service en 1903 ; les deux lignes fusionnent en 1913. Long de 12,99 km, le réseau est exploité dès l'origine à la traction électrique. le tramway est remplacé par un trolleybus entre 1957 et 1958, relation qui demeure en service aujourd'hui sous l'indice de ligne 10.204.
  • VR (Tramway du Val-de-Ruz) : relia Les Hauts-Geneveys à Villiers entre 1903 et 1948. Remplacé par un trolleybus, puis par un autobus. Aujourd'hui, la ligne est partagée entre les bus 21.422 et 21.423 de transN, société héritière.

Suisse alémanique

  • ABB (Altstätten-Berneck-Bahn), devient RhStB (Rheintalische Strassenbahn) en 1915, puis enfin RhV (Rheintaler Verkehrsbetriebe) dès 1958 : réseau de tramway qui se développa à partir de 1897 dans la vallée du Rhin en amont du lac de Constance et desservit les localités d'Altstätten (SG), Berneck, Diepoldsau et Heerbrugg. L'autobus remplacera définitivement le tramway en 1973, aujourd'hui toujours exploité par l'entreprise Bus Ostschweiz AG (BOS).
  • AF (Altdorf-Flüelen) : tracé parallèle à la ligne CFF du Gothard, exploité entre 1906 et 1951. Aujourd'hui remplacée par la ligne de bus 1 de l'entreprise Auto AG Uri (AAGU) après le changement d'exploitation.
  • ARB (Arth-Rigi-Bahn) : tronçon exploité par tramway à voie normale entre Arth et Arth-Goldau (1875-1959). Électrifié en 1906 et fermé en 1959, aujourd'hui le reste de la ligne à crémaillère entre Arth-Goldau et Rigi Klum est exploité par les Rigi Bahnen (RB).
  • BEB (Birseckbahn) : Bâle Dreispitz-Dornach dès 1902. Aujourd'hui ligne 10 des BLT.
  • BLT (Baselland-Transport) : fusion au des compagnies BEB, BTB, BUeB et TBA.
  • BMGWB (Bern-Muri-Gümligen-Worb-Bahn), puis BWB (Bern-Worb-Bahn), VBW (Vereinigte Bern-Worb-Bahnen), et enfin ligne G du réseau RBS (Regionalverkehr Bern-Solothurn) dès 1984 : en service dès 1897, aujourd'hui exploité comme ligne 6 du réseau de tramway de Berne, exploité par Bernmobil (SVB) sur l'infrastructure appartenant toujours au RBS.
  • BTB (Birsigtalbahn) : Bâle Steinen-Therwil dès 1902, puis Rodersdorf dès 1910 (dessert le village de Leimen en territoire allemand, puis français dès 1918). Aujourd'hui lignes 10 et 17 des BLT.
  • BUeB (Basellandschaftliche Überlandbahn) : Bâle Schänzli-Muttenz dès 1922, puis Pratteln (1923). Aujourd'hui ligne 14 des BVB.
  • ESZ (Elektrische Strassenbahnen im Kanton Zug : Tramways électriques dans le canton de Zoug). Réseau en exploitation de 1913 à 1955 puis remplacé par des bus. Toujours exploité aujourd'hui par la même société entre-temps renommée Zugerland Verkehrsbetriebe AG (ZVB).
  • MRA (Meiringen-Reichenbach-Aareschlucht) : en service de 1912 à 1956. À la fermeture de la ligne, l'entreprise fut dissoute et aucun remplacement ne prit son relai.
  • RiT (Riffelalp-Tramway) : relia entre 1899 et 1960 le chemin de fer du Gornergrat au Grand-Hôtel Riffelalp, au-dessus de Zermatt. Longueur de 675 m, voie étroite de 80 cm et courant triphasé de 550 V. Remis en service dès 2001, les voitures originales sont aujourd'hui dotées d'accumulateurs. Considéré comme le tramway le plus haut d'Europe. Actuelle ligne T580.
  • SG (Sissach-Gelterkinden) : mis en service en 1891, il circule pour la dernière fois la veille de l'ouverture de la ligne CFF Bâle-Olten par le tunnel de base de l'Hauenstein et qui dessert les deux localités (1916).
  • SSS (Strassenbahn Schwyz-Seewen), devenu SStB (Schwyzer Strassenbahnen) : un réseau développé autour du chef-lieu du canton du même nom (Schwyz) entre 1900 et 1963, allant jusqu'à Brunnen, au bord du lac des Quatre-Cantons.
  • STI (Steffisburg-Thun-Interlaken) : construit entre 1913 et 1914, circulait sur la rive nord du lac de Thoune avant d'être remplacé entre 1939 et 1958 par un trolleybus. Aujourd'hui, le trolleybus a à son tour cédé sa place à un autobus, actuelle ligne 31.001 toujours exploitée par les STI.
  • StSS (Strassenbahn Schaffhausen-Schleitheim) : relia dès 1905 le chef-lieu à la localité de Schleitheim située à proximité de la frontière allemande. Supprimé en 1964 pour être remplacé par une ligne de bus, l'actuelle 71.021 toujours exploité par l'entreprise entre-temps renommée Regionale Verkehrsbetriebe Schaffhausen (RVSH).
  • StSt (Strassenbahn Stansstad-Stans) : construit en 1893, ce petit tramway eut une courte existence et fut supprimé dès 1903 en raison de la concurrence de la ligne Lucerne - Stans - Engelberg de l'actuel Zentralbahn.
  • SVB (Spiezer-Verbindungsbahn) ; tramway de liaison de Spiez, à ne pas confondre avec les Städtische Verkehrsbetriebe Bern, les tramways de Berne, voir ci-dessus) : circula entre 1905 et 1960 entre le débarcadère et la gare BLS située sur les hauteurs de la ville. À la suite de sa fermeture, un service de bus fut mis en place. Aujourd'hui elle est incorporée dans la ligne 31.061 de CarPostal.
  • TBA (Trambahn-Basel-Aesch) : Bâle Ruchfeld-Aesch dès 1907. Aujourd'hui ligne 11 des BLT.
  • UOe (Uster-Oetwil) : tramway de l'arrière-pays zurichois, en service entre 1909 et 1949. Il offrait une correspondance avec le FB (Forchbahn) à Esslingen, et avec le WMB à Langholz, son terminus sud. À la fermeture de la ligne, plusieurs sociétés de transports de la région fusionnent pour donner naissance à Verkehrsbetriebe Zürichsee und Oberland (VZO) qui continue aujourd'hui d'exploiter la ligne de bus 70.842, remplaçante du tramway.
  • WMB (Wetzikon-Meilen-Bahn) : en service entre 1903 et 1950 dans l'Oberland (arrière-pays) zurichois. Tout comme le UOe, à la fermeture de la ligne, la société fusionne pour donner naissance à Verkehrsbetriebe Zürichsee und Oberland (VZO) et exploite un service de remplacement de bus qui aujourd'hui n'existe plus en l'état.
  • ZBB (Zuger Berg- und Strassenbahn) : amena entre 1907 et 1959 les touristes venant de Zoug à Schönegg, au départ du funiculaire qui mène au Zugerberg.

Tessin et Grisons

  • TEM (Tram elettrici mendrisiensi) : Riva San Vitale-Mendrisio-Chiasso Confine (1910-1950)
  • TLo (Tranvie locarnesi) : Locarno-Solduno - Minusio (1908-1960) Ouvert en 1908 pour relier la gare de Locarno-St-Antonio du chemin de fer du Valmaggia (LPB) à Minusio via la gare de la Gotthardbahn (aujourd'hui Locarno FFS. En 1923, avec l'ouverture du chemin de fer des Centovalli, il fut prolongé jusqu'à Locarno-Solduno.

Petits tramways devenus grands

Plusieurs chemins de fer, établis sur la chaussée lors de leur construction, ont lentement "immigré" sur le bas-côté devant la toute puissante automobile. Autrefois entièrement sur route, ces trains circulent aujourd'hui en site propre, et leur gabarit s'est quelque peu élargi. Ce ne sont donc plus des tramways. (Tous sont situés en Suisse alémanique.)

  • BD (Bremgarten-Dietikon) : relie la "banlieue" zurichoise à Wohlen dans le Freiamt depuis 1902. Actuelle ligne S17 du S-Bahn Zurich.
  • FB (Forchbahn) : part du centre de Zurich et dessert les localités de Forch et d'Esslingen. Actuelle ligne S18 du S-Bahn Zurich. Le FB formait avec le UOe et le WMB (voir ci-dessus) un dense réseau desservant tout l'Oberland zurichois. Aujourd'hui, seul le Forchbahn subsiste. À noter qu'entre son terminus de Zurich Stadelhofen et Zurich-Realp, il emprunte les voies des tramways zurichois VBZ. Plus loin, les stations "Zumikon" et "Maiacher" sont établies en souterrain, dans un tunnel à double voie long de 1 758 m.
  • FW (Frauenfeld-Wil (Saint-Gall)) : en service depuis 1887, il relie en 17,44 km le chef-lieu du canton de Thurgovie à Wil dans le canton de Saint-Gall.
  • TB (Trogenerbahn) : sur, 1,75 km, ce train parcours encore le centre-ville de St-Gall à la façon tramway : double voie et véhicules au gabarit étroit. Construit en 1903, c'est aujourd'hui le chemin de fer à adhérence le plus raide de Suisse avec 75 .
  • WSB (Wynental- und Suhrentalbahn) : né de la fusion en 1957 des compagnies AS (Aarau-Schöftland ; 1901) et WSB (Wynentalbahn ; 1904), cette ligne de 32 km a perdu en novembre 2010 son dernier tronçon routier entre Aarau et Suhr. En effet, le nouveau tracé emprunte la plateforme libérée par la suppression de la ligne CFF parallèle.
    La traversée de St. Gallen par le Trogenerbahn s'effectue en régime de circulation tramway, donnant un véritable air de tramway avec le matériel roulant atypique de la ligne ferrovaire...

Visions du futur

De nos jours, Zurich, Genève et Berne construisent et projettent de nouvelles lignes de tramways. La cinquième agglomération suisse, Lausanne, a mis sur pied un projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) qui inclut une réintroduction de ce mode de transport pour 2023, entre Lausanne (Le Flon) et Villars-Sainte-Croix. Avec déjà le premier métro à infrastructure lourde de Suisse, Lausanne pourra se targuer de posséder le réseau de transports d'agglomération le plus complet du pays[12]. Aussi, Lugano devrait se doter d'un tramway avec l'extension du chemin de fer des FLP.

Musées et associations

Le pays compte de nombreux musées et associations dédiés aux tramways. On peut citer notamment le TCB Tramclub Basel à Bâle ; la Berner Tramway-Gesellschaft et le Tramverein Bern à Berne ; le Verein Freunde des Berner Dampftrams de Fribourg ; l'Association Genevoise du Musée des Tramways et l'Association du Tram 70 (AT70) à Genève ; le Musée suisse des transports à Lucerne ; l'Association Neuchâteloise des Amis du Tramway à Neuchâtel ; le Chemin de fer-musée Blonay-Chamby à Blonay ; enfin, à Zurich, les associations Aktion Pro Sächsitram, Tram Museum Zürich et Verein zur Förderung historischer Forchbahnfahrzeuge.

Notes

  1. Ligne 12 : Ouverture le de la ligne de la Place Neuve jusqu'au Rondeau de Carouge
  2. Ligne 17 : Ouverture le de la ligne, supprimée le puis rouverte en 2019.
  3. Ligne 18 : Ouverture le de la ligne de Coutance au CERN, supprimée le puis rouverte en 2012.

Références

Bibliographie

Voir aussi

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