Unverre
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Situation
La commune est très étendue (seconde du département, en superficie, après Arrou), avec une vaste surface agricole, et compte près de 176 fermes et hameaux. Le bourg est partagé en deux parties par la Sainte-Suzanne : Unverre, au nord, et les Moulins d'Unverre, au sud.
- Situation géographique
- Unverre dans son arrondissement.
- Carte de la commune d'Unverre.
Communes limitrophes
Hydrographie
Unverre est arrosée par trois rivières : la Sainte-Suzanne, et son affluent en rive droite la Sonnette, et, plus au nord, la Mozanne. La Sainte-Suzanne et la Mozanne se rejoignent en aval d'Unverre pour former l'Ozanne.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 695 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Miermaigne à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 755,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,3 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Unverre est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brou, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (90,2 %), prairies (6,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,1 %), forêts (0,8 %), zones urbanisées (0,6 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune d'Unverre est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Sainte-Suzanne, l'Ozanne et la Sonnette. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1995 et 1999[17],[15].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines[18]. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[19].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 51,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 741 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 480 sont en aléa moyen ou fort, soit 65 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[15].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Inverria en 1128[22], Unveria en 1130[23], Unverrium en 1142[24], Unum vitrum en 1173[25], Ungverre en 1532[26], Unvers en 1676[27], Unguerre au Perche Gouet en 1678[28],[29].
Le dictionnaire géographique attribue à Unverre une origine mérovingienne (Ve siècle).
Selon Guy Villette, l'étymologie du nom serait gauloise : an(de) voberia, ce qui signifie « terre humide ». Unverre est un *Ande vara (« l'eau inférieure ») situé au confluent souvent inondé des deux Ozannes[30](Géoportail signale une autre source de l'Ozanne, au lieu-dit les Mézarbières)[31].
Unverre, unum vitrum au XIIe siècle, serait primitivement un vara gaulois, signifiant « lieu inondé »[32].
Histoire
Pendant l'Ancien Régime, la commune fait partie de la baronnie de Brou (la Noble) qui constitue jusqu'à la Révolution française l'ancienne province du Perche-Gouët, avec les baronnies d'Alluyes (la Riche), d'Authon (la Gueuse), de La Bazoche (la Pouilleuse) et de Montmirail (la Superbe).
En 1793, elle est rattachée au district de Châteaudun[33].
De 1908 à 1933, Unverre est desservi par les tramways d'Eure-et-Loir qui exploitent la ligne Brou-Nogent-le-Rotrou. L'ancienne gare du tramway présente aujourd'hui une scène extérieure permettant d'accueillir des manifestations culturelles[34].
En 2004, Unverre héberge le siège de la communauté de communes du Perche-Gouët avant de rejoindre le la communauté de communes du Grand Châteaudun.
Politique et administration
Liste des maires
Intercommunalité
- De 2004 à 2016, Unverre était le siège de la communauté de communes du Perche-Gouët qui regroupait 16 communes ;
- Depuis 2017, la commune fait partie de la communauté de communes du Grand Châteaudun, qui, en 2025, regroupe 23 communes.
Politique environnementale
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].
En 2023, la commune comptait 1 203 habitants[Note 3], en évolution de +0,84 % par rapport à 2017 (Eure-et-Loir : −0,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Manifestations culturelles et festivités
La fête de la Louée a lieu chaque année depuis 1991, le troisième dimanche de juin, sur la place de l'église, ainsi que dans le parc des Grand'Maisons. Elle a pour origine l'embauche des ouvriers agricoles qui, au début du XXe siècle, venaient deux fois par an (à la Saint-Jean pour les 4 mois d'été et à la Toussaint pour les 8 autres mois de l'année) "se louer" aux patrons sur la place du village. Un thème est choisi chaque année :
- En 2014, "Du blé au pain"
- En 2013, les voitures anciennes
- En 2012, les abeilles
- En 2011, les attelages de chevaux de course
- En 2010, la fauconnerie
- En 2009, "Il était une fois la libération"
- En 2008, la chasse
- En 2007, les pompiers
- En 2006, les voitures anciennes
- En 2005, le cheval Percheron
- En 2004, les tracteurs anciens
- En 2003, "Du labour aux semailles"
- En 2002, le travail du bois
- En 2001, la moisson "de la faucille à nos jours"
- En 2000, les chiens de race
- En 1999, le marché à l'ancienne
- En 1998, la ferme, ses animaux et ses produits
- En 1997, le mouton
- En 1996, le travail du chanvre
La Saint-Jean a lieu le samedi suivant la fête de la Louée, avec un rallye pédestre suivi d'une soirée musicale et dansante et du feu de Saint-Jean à la nuit tombée.
Un concert est traditionnellement organisé à l'église chaque année le dernier samedi du mois d'avril. Des artistes aux styles et répertoires variés se sont succédé :
- En 2014, orgue et bombarde par Florence Ladmirault et Jean Hauray
- En 2013, Harmonie Municipale de Vendôme
- En 2012, Orchestre d'Harmonie de Chartres
- En 2011, trompes de chasse du Rallye Saint-Hubert de Chartres et chorale des Ménestrels du Perche
- En 2010, gospels et negro spirituals par Rogers Esse
- En 2009, harpe paraguayenne et chants des Amériques par Hugo Pamcos et Claudette Lagacé
- En 2008, duo Iberia, composé d'une soprano accompagnée à la guitare

