Verchina (raïon de Bokhan)
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| Verchina (ru) Верши́на (pl) Wierszyna | |||
Vue du village. | |||
| Administration | |||
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| Pays | |||
| Région économique | Sibérie orientale | ||
| District fédéral | Sibérien | ||
| Sujet fédéral | |||
| Raïon | Bokhan | ||
| Municipalité | Charaldaï | ||
| Code postal | 669323 | ||
| Code OKTMO | 25209000010 | ||
| Code OKTMO | 25609450121 | ||
| Démographie | |||
| Population | 328 hab. (2021) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 53° 15′ 02″ nord, 104° 25′ 04″ est | ||
| Fuseau horaire | UTC+08:00 (IRKT) |
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| Divers | |||
| Fondation | 1910 | ||
| Statut | Village | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Russie
Géolocalisation sur la carte : Oblast d'Irkoutsk
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| modifier |
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Verchina (en russe : Верши́на, en polonais : Wierszyna) est un village du raïon de Bokhan en Bouriatie-Oust-Orda de l'oblast d'Irkoutsk en Russie. Sa population s'élevait à 328 habitants au recensement de 2021.
Géographie
Situation
La village de Verchina se situe dans l'oblast d'Irkoutsk, un sujet de la Sibérie orientale en Russie, qui fait partie du district fédéral sibérien. La commune fait partie du raïon de Bokhan, un raïon de l'oblast de Bouriatie-Oust-Orda, avec Oussolie-Sibirskoïe comme centre administratif. Elle fait partie de l'établissement rural de Charaldaï, une municipalité du raïon, avec Doundaï comme chef-lieu[1].
Verchina, comme tout l'oblast d'Irkoutsk, est située dans le fuseau horaire MSK+5 (heure d'Irkoutsk). Le décalage horaire appliqué par rapport au temps universel coordonné est +08:00[2].
Localités limitrophes
Histoire
Fondation et premières années
La fondation du village est liée aux initiatives du premier ministre russe Piotr Stolypine de coloniser les terres inhabitées de Sibérie. Le Premier ministre avait promis le couvrement de trois-quarts des frais de transport, une enveloppe de 100 roubles et 16 hectares de terres, et des baisses d'impôts pour plusieurs années. Au même moment, le sud de la Pologne subissait une crise économique. Le village de Verchina fut fondé en 1910 par des colons volontaires composés de paysans et de travailleurs miniers issus d'origine paysanne, de Petite-Pologne et du bassin de la Dąbrowa[3],[4].
En arrivant en Sibérie, les migrants furent accueillis avec une réception froide des autorités, qui leur allouèrent des terres de la communauté rurale bouriate. Malgré le choc culturel entre les fondateurs de Verchina, la coopération avec les locaux fut nécessaire pour survivre. Les Bouriates, eux, étaient intéressés par les pratiques et le savoir des nouveaux arrivants, et apprirent grâce aux colons polonais la culture de la pomme de terre[5]. Les premières années furent difficiles en raison des conditions climatiques, et les colons tâchèrent de reconstruire un village typique polonais. Ces colons possédaient une identité très forte, préservant leurs traditions et empêchant le mixage avec les natifs Bouriates. Le polonais était très utilisé, le russe l'étant seulement avec l'administration et le bouriate dans les échanges avec les locaux[6]. En 1915, l'église Saint-Stanislas fut inaugurée dans le village[7].
Période soviétique

L'église resta en service jusqu'en 1928 ou 1929, date à laquelle l'administration soviétique décida de la démolir. Mais grâce aux protestations de la population locale, la démolition n'eut pas lieu, mais l'église demeura fermée et son intérieur fut dévasté[7].
Au début des années 1930, les habitants furent forcés par les autorités soviétiques de rejoindre le kolkhoze, avec leur bétail et leurs machines confisqués. Au moment des Grandes Purges, l'église fut fermée, 30[6] Polonais furent arrêtés par des agents du NKVD, accusés de fomenter un coup contre l’URSS, et après une parodie de procès, fusillés peu après[6].
Après la Seconde Guerre mondiale et en raison de ses morts, les premiers mariages avec des Russes eurent lieu, mais les Polonais continuèrent de ne pas vouloir se marier avec des Bouriates. Le processus de soviétisation se poursuivit et l'usage du russe progressa[6]. La population fut également contrainte à la russification, obligée de dissimuler son parler polonais et sa pratique du catholicisme[8]. Notamment, malgré les résistances des habitants, le kolkhoze fut fusionné avec ceux de Doundaï et de Kharagoun en 1957, gérés par des Bouriates. La même année, Verchina fut électrifiée, et à partir des années 1960 et 1970, l'arrivée des moyens de transport désenclava le village, le connectant plus à la société soviétique[9].
Depuis 1991
La perestroïka et la fin de l'URSS permit aux habitants de regagner leurs droits, avec l'enseignement du polonais à l'école[10]. En 1992, l'église du village Au début du XXIe siècle, pour les 100 ans de sa fondation, le village a attiré l'attention de célébrités et personnalités politiques polonaises. Le village attirait avant la guerre en Ukraine de nombreux touristes polonais, fascinés par la présence d'une communauté polonaise en Sibérie[8]. En 2019, une plaque commémorative portant les noms des premiers habitants du village a été apposée en leur mémoire. En 2021, Krzysztof Krajewski, ambassadeur de Pologne en Russie, s'y est rendu[11].

