Groupe fortifié La Marne

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Type d’ouvragefort de type Biehler (ouvrage à organes dispersés)
Dates de construction1907-1916
Garnison800 hommes
Groupe fortifié La Marne
Feste Freiherr von der Goltz
Illustration du fort.
Description
Ceinture fortifiée seconde ceinture fortifiée de Metz
Type d’ouvrage fort de type Biehler (ouvrage à organes dispersés)
Dates de construction 1907-1916
Dates de modernisation
Garnison 800 hommes
Armement 8 pièces d’artillerie
(6 x 100 mm, 2 × 77 mm)
Usage actuel désaffecté
Protection néant
Coordonnées 49° 05′ 15,4″ nord, 6° 15′ 22,07″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Groupe fortifié La Marne
Géolocalisation sur la carte : Lorraine
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Groupe fortifié La Marne
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(Voir situation sur carte : Moselle)
Groupe fortifié La Marne

La Feste Mercy, rebaptisée Feste Freiherr von der Goltz en 1911, puis groupe fortifié La Marne en 1919, est un ouvrage militaire situé près de Metz, dans le bois entre Jury, Mercy et Ars-Laquenexy. Il fait partie de la seconde ceinture fortifié des forts de Metz et connut son baptême du feu, fin 1944, lors de la bataille de Metz.

Pendant l’Annexion, Metz, dont la garnison allemande oscille entre 15 000 et 20 000 hommes au début de la période[1] et dépasse 25 000 hommes avant la Première Guerre mondiale[2], devient progressivement la première place forte du Reich allemand[3]. La Feste Mercy complète la Seconde ceinture fortifiée de Metz composée des Festen Wagner (1904-1912), Kronprinz (1899 - 1905), Leipzig (1907-1912), Kaiserin (1899-1905), Lothringen (1899-1905), Freiherr von der Goltz (1907-1916), Haeseler (1899-1905), Prinz Regent Luitpold (1907-1914) et Infanterie-Werk Belle-Croix (1908-1914).

Le groupe fortifié, construit au début du XXe siècle, faisait partie d’un programme de fortifications plus vaste, appelé « Moselstellung », et englobant des forteresses disséminées entre Thionville et Metz, dans la vallée de la Moselle. L’objectif de l’Allemagne était de se protéger contre une attaque française visant à reprendre l'Alsace-Lorraine, soit l’Alsace et la Moselle, à l’Empire allemand. Le système de fortification fut conçu pour s’adapter aux progrès grandissants de l’artillerie depuis la fin du XIXe siècle. Basé sur de nouveaux concepts défensifs, tels que la dispersion et la dissimulation, le groupe fortifié devait constituer, en cas d’attaque, un barrage infranchissable pour les forces françaises.

Conception d’ensemble

Le périmètre de protection du groupe fortifié La Marne est assuré par un ensemble de positions d’infanterie, de casernes fortifiées et de batteries d’artillerie, disséminés sur une vaste superficie et dissimulés par la topographie naturelle. À partir de 1899, le Plan Schlieffen de l’état-major allemand conçut les fortifications de la Moselstellung, entre Metz et Thionville, comme un verrou destiné à bloquer l’avance éventuelle des troupes françaises en cas de conflit[4]. Ce concept de ligne fortifiée sur la Moselle constituait une innovation significative par rapport au système Séré de Rivières développé par les Français. Il inspirera plus tard les ingénieurs de la ligne Maginot[5].

Construction et aménagements

D’une superficie de 205 ha, la Feste Freiherr von der Goltz est construite de 1907 à 1916, dans le bois entre Jury, Mercy et Ars-Laquenexy. Le groupe fortifié est constitué de trois parties indépendantes, reliées entre-elles par des galeries souterraines. L'ouvrage de jury, au sud, l'ouvrage de Mercy au centre, et le point d'appui d'Ars-Laquenexy, au nord[6]. Le point d'appui d'Ars-Laquenexy comprend deux batteries cuirassées de 100 mm , une caserne et un poste de commandement d'artillerie[7]. Les trois casernes fortifiées peuvent recevoir un total de 800 hommes[4].

Le groupe fortifié est doté au total de huit pièces d’artillerie, six de 100 mm et deux de 77 mm. Il dispose de treize coupoles d’observation et de vingt postes de guet. Les différents postes sont reliés par 2 000 m de galeries souterraines[8]. Dans ses citernes, il dispose de 860 m3 d’eau. L’énergie nécessaire à son fonctionnement est assurée par quatre moteurs diesel de 22 CV chacun[4].

C'est le seul groupe fortifié dont l'usine ne se trouve pas dans une caserne, mais dans un ouvrage dédié, entre le point d'appui d'Ars-Laquenexy et l'ouvrage d'infanterie de Mercy. L'usine, équipée de 10 moteurs diesel de 35 chevaux, est reliée aux ouvrages par des galeries souterraines et dispose en outre d'une sortie de secours pouvant recevoir une grue de levage pour le matériel[7].

Affectations successives

À partir de 1890, la relève dans les forts est assurée par les troupes du XVIe Corps d’Armée de l'armée allemande stationnées à Metz et à Thionville. En 1919, le fort est occupé par l’armée française et baptisé "Groupe fortifié La Marne". Après le retrait des troupes françaises en , l’armée allemande réinvestit les lieux pour quatre années. Comme le Groupe fortifié l'Aisne et d'autres forts de Metz, le fort sert de dépôt de munitions, puis de lieu de stockage pour des têtes de torpilles aériennes[9]. Les alliés reprennent le groupe fortifié fin 1944, lors de la bataille de Metz. Toujours propriété du ministère de la Défense, le groupe fortifié et son terrain militaire ne sont pas accessibles au public.

Seconde Guerre mondiale

Notes et références

Voir aussi

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