Groupe fortifié Lorraine

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Type d’ouvragefort de type Biehler (ouvrage à organes dispersés)
Dates de construction1899-1903
Dates de modernisation1912-1914
Groupe fortifié Lorraine
Feste Lothringen
Image illustrative de l’article Groupe fortifié Lorraine
Description
Ceinture fortifiée seconde ceinture fortifiée de Metz
Type d’ouvrage fort de type Biehler (ouvrage à organes dispersés)
Dates de construction 1899-1903
Dates de modernisation 1912-1914
Garnison 1 400 hommes
Armement 12 pièces d’artillerie
(6 × 150 mm, 6 × 100 mm)
Usage actuel Deux antennes et leurs locaux électriques
Protection Barrières anti-véhicules, 2 rangées de grillages de barbelés, alarme anti-intrusion (dans le bâtiment principal)
Coordonnées 49° 10′ 17,08″ nord, 6° 05′ 32,28″ est
Géolocalisation sur la carte : Moselle
(Voir situation sur carte : Moselle)
Groupe fortifié Lorraine
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
(Voir situation sur carte : Grand Est)
Groupe fortifié Lorraine

La Feste Lothringen, rebaptisé groupe fortifié Lorraine après 1919, est un ouvrage militaire situé près de Metz. Il fait partie de la seconde ceinture fortifié des forts de Metz et connut son baptême du feu, fin 1944, lors de la bataille de Metz.

Pendant l’Annexion, Metz, dont la garnison allemande oscille entre 15 000 et 20 000 hommes au début de la période[1] et dépasse 25 000 hommes avant la Première Guerre mondiale[2], devient progressivement la première place forte du Reich allemand[3]. La Feste Lothringen complète la Seconde ceinture fortifiée de Metz composée des Festen Wagner (1904-1912), Kronprinz (1899 - 1905), Leipzig (1907-1912), Kaiserin (1899-1905), Lothringen (1899-1905), Freiherr von der Goltz (1907-1916), Haeseler (1899-1905), Prinz Regent Luitpold (1907-1914) et Infanterie-Werk Belle-Croix (1908-1914).

Construit au début du XXe siècle, le groupe fortifié fait alors partie d’un programme de fortifications plus vaste, appelé « Moselstellung », et englobant des forteresses disséminées entre Thionville et Metz, dans la vallée de la Moselle. L’objectif de l’Allemagne était de se protéger contre une attaque française visant à reprendre l'Alsace-Lorraine, soit l’Alsace et la Moselle, à l’Empire allemand. Le système de fortification fut conçu pour s’adapter aux progrès grandissants de l’artillerie depuis la fin du XIXe siècle. Basé sur de nouveaux concepts défensifs, tels que la dispersion et la dissimulation, le groupe fortifié devait constituer, en cas d’attaque, un barrage infranchissable pour les forces françaises.

Conception d’ensemble

Le périmètre de protection du groupe fortifié Lorraine est assuré par un ensemble de positions d’infanterie, de casernes fortifiées et de batteries d’artillerie, disséminés sur une vaste superficie et dissimulés par la topographie naturelle. À partir de 1899, le Plan Schlieffen de l’état-major allemand conçut les fortifications de la Moselstellung, entre Metz et Thionville, comme un verrou destiné à bloquer l’avance éventuelle des troupes françaises en cas de conflit[4]. Ce concept de ligne fortifiée sur la Moselle constituait une innovation significative par rapport au système Séré de Rivières développé par les Français. Il inspirera plus tard les ingénieurs de la ligne Maginot[5].

Construction et aménagements

Le groupe fortifié Lorraine a été construit sur les hauteurs de Saulny. Il devait renforcer le front nord-ouest de la première ceinture fortifiée. Il contrôlait l’axe ferroviaire Metz-Verdun, passant par Amanvillers, et l’axe routier Metz-Briey. D’une superficie de 385 ha, le Feste Lothringen a été construit de 1899 à 1903. Il est composé d’une fortification principale et de deux points d’appui, au nord et à l’ouest. Il est doté de 6 obusiers de 150 mm et de 6 canons longs de 100 mm[4]. Il dispose de 14 coupoles d’observation et de 24 postes de guet. Il est doté de deux casernes bétonnées, l’une pour 1 000 hommes, l’autre pour 400 hommes. Il était en effet prévu pour accueillir quatre compagnies d’Infanterie, en plus des artilleurs. La Feste possédait une ligne téléphonique et une centrale électrique dotée de 4 moteurs diesel de 35 CV. 600 m de galeries souterraines relient les différentes positions[4].

Affectations successives

À partir de 1890, la relève dans les forts est assurée par les troupes du XVIe Corps d’Armée stationnées à Metz et à Thionville. À l’arrière des lignes allemandes pendant la Grande guerre, le fort ne connut pas l’épreuve du feu. En , le fort est de nouveau occupé par l’armée française. Après le départ des troupes françaises en , l’armée allemande réinvestit les lieux. Après guerre, l'armée française reprend le groupe fortifié. Le bâtiment principal a été utilisé jusqu'en 1985 par le GRET 806[6], puis la 1re compagnie du 43e régiment de transmissions[7]. L'ouvrage principal est depuis le début des années 2000, utilisé comme support et poste électrique pour deux antennes de communication de l'armée. Ce bâtiment reste protégé par trois enceintes avec barbelés, grillage et grilles en fer forgé, dont deux d'époque. La troisième enceinte, la plus au centre, a été installée récemment afin d'interdire l'accès aux antennes de communications. L'ouvrage est équipé d'une alarme afin d'éviter toute intrusion. Tous les autres blocs restent cependant accessibles sans avoir à franchir l'enceinte centrale.

Seconde Guerre mondiale

Notes et références

Voir aussi

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