Vert-le-Petit
commune française du département de l'Essonne
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Vert-le-Petit[1] (prononcé [vɛʁ lǝ pǝt̪i] ⓘ) est une commune française située à trente-quatre kilomètres au sud de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.
| Vert-le-Petit | |||||
L’hôtel de ville. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Essonne | ||||
| Arrondissement | Évry | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val d’Essonne | ||||
| Maire Mandat |
Vincent Bernier 2026-2032 |
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| Code postal | 91710 | ||||
| Code commune | 91649 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Vertois | ||||
| Population municipale |
2 714 hab. (2023 |
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| Densité | 397 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 33′ 04″ nord, 2° 21′ 58″ est | ||||
| Altitude | Min. 47 m Max. 77 m |
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| Superficie | 6,83 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Vert-le-Petit (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Ris-Orangis | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Essonne
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | vertlepetit.fr | ||||
| modifier |
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Ses habitants sont appelés les Vertois[2].
Géographie
Situation

Vert-le-Petit est située à trente-quatre kilomètres au sud de Paris-Notre-Dame[3], point zéro des routes de France, onze kilomètres au sud-ouest d'Évry[4], sept kilomètres au nord de La Ferté-Alais[5], dix kilomètres au sud-est d'Arpajon[6], onze kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes[7], douze kilomètres au sud-est de Montlhéry[8], dix-huit kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[9], vingt kilomètres au nord-est d'Étampes[10], vingt kilomètres au sud-est de Palaiseau[11], vingt-six kilomètres au nord-est de Dourdan[12].
Communes limitrophes
| Leudeville | Vert-le-Grand | Écharcon | ||
| Saint-Vrain | N | Fontenay-le-Vicomte | ||
| O Vert-le-Petit E | ||||
| S | ||||
| Saint-Vrain | Itteville | Ballancourt-sur-Essonne |
Hydrographie

L'Essonne coulant à l'est de la commune, de grands étangs s'étendent et offrent plusieurs attraits. Cela attire beaucoup de pêcheurs. Des sentiers de promenades entourent les étangs.
Ce lieu est attrayant aussi par le fait qu'il propose un espace de restauration, des bancs pour se reposer. Cela permet d'attirer des gens qui recherchent la détente et le calme. Il est possible d'y observer des hérons cendrés et des oies domestiques.
Relief et géologie
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 656 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Brétigny-sur-Orge à 8 km à vol d'oiseau[15], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 628,9 mm[16],[17]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [18].
Voies de communication et transports
La ligne de bus 4301 du réseau de bus Essonne Sud Est dessert la commune.
Lieux-dits, écarts et quartiers
La commune de Vert-le-Petit présente plusieurs secteurs :
- Le bourg, autour de l'église et de la mairie ;
- Le Bouchet, au sud de la commune ;
- Misery, au nord, à proximité de Vert-le-Grand ;
- Jalais, au sud-est du bourg ;
- La Planchette, Les Vingt-Huit Arpents sont d'autres lieux-dits.
Urbanisme
Typologie
Au , Vert-le-Petit est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Vert-le-Petit[Note 1], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[21]. Cette aire regroupe 1 929 communes[22],[23].
Occupation des sols

Toponymie
Histoire
Préhistoire
Les traces d’un foyer magdalénien (−12 000 ans environ), accompagnées de quelques silex taillés et d’éclats de taille, au bord de l’ancien sentier muletier de la Ferté-Alais à Corbeil, et un morceau de hache en silex poli (environ −5 000 ans), ramassé dans un champ, au-dessus du cimetière, témoignent très modestement d’une présence humaine, vraisemblablement temporaire, sur le territoire de la commune.
Haut Moyen-Âge
Une pointe de framée, une lame d’épée rouillée, trouvées à proximité de l’antique chemin d’Étampes à Corbeil qui coupait en travers le territoire communal, attestent que les Mérovingiens connaissaient les lieux, mais sans trace d'un habitat permanent. Toutefois, en 829, la mention du lieu-dit Miseriacum dans un cartulaire de l’abbaye de Saint-Denis, se rapporte probablement aux « ruines », d'une ancienne villa mérovingienne, dont les ruines étaient encore visibles au début du IXe siècle.(Misery maintenant)
Moyen Âge
Au début du XIIe siècle, le cartulaire du prieuré Notre-Dame de Longpont, mentionne une paroisse appelée Ver parvum, autour d'une église. En latin roman,Ver parvum signifie Ver le petit. Le premier terme vient du gaulois Verna, qui signifie Aulne.
Au XIIe siècle également, le Bouchet est mentionné comme lieu habité sous le nom de Bocheto .
Le territoire est alors le domaine de seigneurs ecclésiastiques. Les archives des communautés religieuses témoignent qu’au début du XIIe siècle, les trois sites habités de l’actuelle commune avaient pour seigneurs des établissements tenus par des religieux :
- Le chapitre Saint-Marcel et aussi la collégiale Saint-Spire de Corbeil, à Misery ;
- Le prieuré de Longpont dans le village, où quelque temps plus tard, on rencontre aussi les sœurs de Sainte-Catherine du Val des écoliers ;
- Les maîtres et frères de l’hôtel-Dieu de Paris au Bouchet.
L’église paroissiale, dédiée à Saint-Martin de Tours, était le lien entre les habitants des différents sites. Construite sous le règne de Saint Louis (2e moitié du XIIIe siècle), c’est l'actuelle église du bourg.
À l'issue de la guerre de Cent Ans, au début du règne de Louis XI, la paroisse ne compte plus que huit foyers, soit une quarantaine d’habitants.
Renaissance
Au milieu du XVIe siècle, l’hôtel-Dieu de Paris vend ses possessions au Bouchet à un seigneur laïc, Michel Tambonneau, un des présidents de la chambre des comptes de Paris.
Lui et ses descendants, membres de la noblesse de robe, procèdent à de nombreuses acquisitions de terres situées à Verlepetit, pour agrandir leur propriété du Bouchet, profitant en particulier de la misère du temps, liée aux guerres de religion. De nombreux petits cultivateurs se retrouvent ainsi locataires, là où ils étaient propriétaires auparavant.
Cette même famille fait construire, vers la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle, un château de plaisance, comprenant un corps de bâtiment central, encadré de quatre pavillons d’angle, ceinturé de douves d’eaux vives, alimentées par la Juine.
À la même époque, Misery devint la propriété de riches bourgeois, tandis que François Jacquelot, procureur au Parlement, fait l’acquisition du fief de Sainte-Catherine.
Temps Modernes
En 1637, Pierre Boucher, sieur d’Essonville, contrôleur de l’artillerie (à Brétigny), achete le Bouchet à la famille Tambonneau, ainsi que les privilèges qui s’y rattachent, en particulier le droit de haute justice.
En 1640, Pierre Boucher échange, avec le prieuré de Longpont, des biens qu’il possède à Brétigny contre ce que les moines détiennent à Ver-le-Petit, dont certains droits féodaux. Il réunit ainsi en une seule main, les fiefs du Bouchet et de Verlepetit. Quelques années plus tard, il acheta les biens de la famille Jacquelot dont ce qui composait le fief Sainte-Catherine. À partir du milieu du XVIIe siècle, les différents fiefs de la paroisse sont tenus par des laïcs.
À la fin de l'année 1652, pendant les troubles de la Fronde qui ravagent la région, Pierre Boucher décède criblé de dettes. Sa succession, saisie, en particulier tout ce qu’il possède à Vert le petit, est adjugée par décret, à messire Roland Gruyn, fils d’un riche cabaretier parisien, mais noble parce que « secrétaire du Roi », charge anoblissante, et déjà détenteur de fiefs à Verlegrand.
En octobre 1658, messire Roland Gruyn obtient du roi Louis XIV, l’érection de ses différents fiefs, en « baronnie du Bouchet-Valgrand »[29]. Verlepetit devient, à cette occasion, Valpetit, du moins dans les divers documents émanant des seigneurs. Pour les Petits-Vertois, et pour longtemps encore, ce fut toujours : Verlepetit.
Le nouveau baron fait réaliser d’importants travaux d’amélioration au château et dans son parc. Quelques années plus tard, il revend « la baronnie du Bouchet avec ses circonstances et dépendances » au prince de Conti et à sa femme, Anne Martinozzi, une des nièces du cardinal Mazarin. Celle-ci en fait l'échange, dès 1670, avec un ancien fidèle de son oncle, Henri de Guénégaud, "ci-devant secrétaire d'État" de la Maison du Roi, et commandeur et garde des sceaux des Ordres du Roi[30], en semi-disgrâce, contre son gigantesque hôtel parisien (l'ancien hôtel de Nevers).
Le magnifique château du Bouchet-Valgrand, que l’on compare alors au premier Versailles, construit dans un superbe parc de 60 ha, n'est pourtant jamais une demeure à laquelle se soit attachée une famille. Il s’agit d’une résidence campagnarde, pour de riches et puissants seigneurs possédant déjà un grand hôtel particulier à Paris, qui ne font que de courts séjours au Bouchet avant de revendre l’ensemble de la baronnie.
Après la mort de Guénégaud, le plus célèbre des propriétaires est Abraham Duquesne, lieutenant général des armées navales, à qui une royale dotation de 300 000 livres permit d’acquérir la baronnie du Bouchet-Valgrand, en récompense des « éminents services » rendus à sa majesté Louis XIV qui, pour les mêmes raisons, érige la baronnie en marquisat du Quesne (lettres patentes de )[31]. Mais, malgré ses mérites ainsi reconnus, Abraham Duquesne n'est jamais promu amiral, parce que protestant. N'ayant jamais abjuré, après son décès en 1688, il est enterré secrètement dans le parc de son château du Bouchet, sans aucun monument funéraire.
Ses héritiers émigrent en Suisse ; sa veuve ne peut conserver la propriété qu'au prix de son abjuration. En 1697, la propriété est vendue à Marc-Antoine Bosc, beau-frère d'Henri Duquesne, le fils aîné d’Abraham, qui lui non plus n’en reste pas très longtemps propriétaire, ses biens ayant été saisis pour dettes.
En 1718, Le Quesne est vendu, une nouvelle fois, sur décret par adjudication du [32]. Le nouveau propriétaire, Claude Lebas de Montargis, époux de Catherine-Henriette Hardouin-Mansart, bénéficie à son tour du titre de marquis du Bouchet-Valgrand (LP d')[33]. Plus attaché à son domaine que la plupart de ses prédécesseurs, il reprit une politique d’extension de son marquisat. À son décès, en 1741, celui-ci s’était accru des Renouillères à Saint-Vrain, de l’Épine à Itteville et de la ferme de Montaubert à Verlegrand. Sa veuve meurt en 1748, laissant une unique héritière, Anne-Charlotte, épouse de Louis d'Arpajon.
Par le mariage de sa petite-fille et unique héritière, Anne Claude Louise d’Arpajon, avec un membre de la famille de Noailles-Mouchy, le marquisat du Bouchet entre alors dans le patrimoine de celle-ci.
En 1784, le château, inhabité depuis des années, est cédé par la famille de Noailles-Mouchy, puis démoli.
Révolution
Plusieurs événements importants marquent la vie du village. En 1792, le curé de la paroisse, meurt, victime des massacres de Septembre 1792. En 1794, de l’ancien marquis du Bouchet, le duc de Mouchy est guillotiné, ainsi que sa femme. Charles-Henri Sanson, bourreau de la Révolution, rachète le presbytère, vendu comme bien national[34]. Le marquisat du Bouchet est démembré, certaines parties vendues comme biens nationaux, d’autres séquestrées et utilisées par l’État (comme le moulin de Gommiers, transformé en manufacture d’armes, ainsi qu'une usine de salpêtre). La plus grande partie est vendue volontairement par les Noailles après leur retour d’émigration, sous le Consulat. Les Vertois profitent peu de ces ventes qui bénéficièrent essentiellement à de riches bourgeois.
XIXe siècle
En 1801, Verlepetit compte 463 habitants dont plus de 400 dans le bourg, qui se présente sous la forme d’un village-rue dont les chaumières, bordées de potagers s’étirent de part et d’autre de la rue du Bouchet (actuelle rue du Général-Leclerc), de la rue de la Croix (rue de la Liberté) et de la rue d’Enfer (rue Amand-Louis).
De place en place, apparaissent des bâtiments plus importants, tels la Grande Ferme, la ferme de la Croix, anciennement propriétés du seigneur et l’église.
La commune connaît d’importantes mutations. Le nom du village change d’orthographe. Vert-le-Petit remplace peu à peu Ver-le-Petit ; tout lien avec l’étymologie Ver = aulne, disparaissant alors. Ce changement est définitif à partir de 1830.
En 1820, une explosion détruit le moulin à poudre d’Essonne et une bonne partie du bourg de Corbeil. Le gouvernement décide alors le transfert de l’établissement au Bouchet. Il achète une partie de l’ancien parc du château, l’emplacement de celui-ci et ce qui constituait la manufacture d’armes du Bouchet pendant la Révolution et l’Empire soit environ 25 ha. Au cours du siècle, d’autres acquisitions suivirent, portant la superficie de la poudrerie à plus de 60 ha en 1900.
En 1835, l’exploitation commerciale de la tourbe dans le fond de la vallée de l’Essonne transforme, en une soixantaine d’années, la prairie marécageuse en une succession d’étangs entourés d’espaces boisés[35]. Une bonne partie de ces tourbières est créée dans des marais appartenant, de temps immémorial, à la communauté des habitants, avant de devenir propriété privée de la commune. Les ventes successives du droit d’extraire la tourbe, consenti à des entreprises, est alors une véritable manne pour Vert-le-Petit qui, pendant plusieurs décennies « vit de ses rentes ».
La main-d’œuvre employée dans les tourbières, le nombre croissant de Vertois travaillant à la poudrerie donnent à la commune un visage particulier. Les petits cultivateurs et vignerons cessent leur activité, tandis que beaucoup d’anciens bâtiments à usage agricole sont transformés en logements. La tuile remplace le chaume sur les toitures.
Sans que le périmètre construit se soit beaucoup agrandi, la population de la commune passe à 849 habitants en 1901 (dont une compagnie de 152 artilleurs à la caserne du Bouchet).
XXe siècle
La poudrerie nationale constitue un important centre militaire.
Pendant la Première Guerre mondiale, 5 000 travailleurs, autant femmes qu’hommes produisent au Bouchet des quantités énormes de poudre et de munitions pour les besoins du front. La poudrerie accueille aussi le 232e Régiment d'infanterie territoriale, normalement caserné à Argentan[36].
De 1920 à 1940, sans pour autant interrompre totalement la fabrication de munitions classiques, l’établissement oriente une grande partie de son activité vers de nouvelles technologies liées à l’hypothèse d’un conflit où seraient mis en œuvre des procédés chimiques, biologiques et bactériologiques. Pendant cette période, l’emprise des terrains utilisés pour les besoins de la poudrerie et de la station d’essais atteint 100 ha.
Dans le même temps, les étangs de Vert-le-Petit attirent des pêcheurs de toute région.
De 1946 à 1971, l'usine du Bouchet, située dans une enclave de la poudrerie du Bouchet est la première usine française de traitement de minerai et de raffinage et conversion de l’uranium.
Dans les années 2000, la commune est connue par l’existence de plusieurs établissements au Bouchet, tant de recherches que de fabrication de produits à haute valeur ajoutée qui regroupent un peu moins de 800 personnes (au lieu de 1 200, il y a une vingtaine d’années). Elle est connue aussi par le site pittoresque de la vallée de l’Essonne, dont une bonne partie, propriété de la commune, accueille, surtout à la belle saison, de nombreux promeneurs et randonneurs.
La population, d'environ 2 500 habitants au recensement de 1999, a pratiquement triplé en un siècle, le taux d’emploi s’avère très insuffisant et le village devient une commune-dortoir.
Le , le conseil municipal est dissout en Conseil des ministres[37].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[39].
En 2023, la commune comptait 2 714 habitants[Note 3], en évolution de −2,72 % par rapport à 2017 (Essonne : +3,27 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,9 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 15,3 % la même année, alors qu'il est de 20,1 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 380 hommes pour 1 420 femmes, soit un taux de 50,71 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,02 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Politique et administration
Politique locale
La commune de Vert-le-Petit est rattachée au canton de Ris-Orangis, représenté par les conseillers départementaux Hélène Dian-Leloup (EELV) et Stéphane Raffalli (PS), à l'arrondissement d’Évry et à la deuxième circonscription de l'Essonne, représentée par le député Franck Marlin (UMP).
L'Insee attribue à la commune le code 91 2 16 649[43]. La commune de Vert-le-Petit est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 106 499. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[44].
Liste des maires
Tendances et résultats politiques
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours
- Élection présidentielle de 2002 : 85,30 % pour Jacques Chirac (RPR), 14,70 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 79,69 % de participation[58].
- Élection présidentielle de 2007 : 54,22 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 45,78 % pour Ségolène Royal (PS), 87,26 % de participation[59].
- Élection présidentielle de 2012 : 50,00 % pour François Hollande (PS), 50,00 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 83,91 % de participation[60].
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours
- Élections législatives de 2002 : 57,33 % pour Franck Marlin (UMP), 42,67 % pour Gérard Lefranc (PCF), 57,38 % de participation[61].
- Élections législatives de 2007 : 42,90 % pour Franck Marlin (UMP) élu au premier tour, 28,60 % pour Marie-Agnès Labarre (PS), 60,89 % de participation[62].
- Élections législatives de 2012 : 51,15 % pour Béatrice Pèrié (PS), 48,85 % pour Franck Marlin (UMP), 56,10 % de participation[63].
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores
- Élections européennes de 2004 : 31,59 % pour Harlem Désir (PS), 13,62 % pour Patrick Gaubert (UMP), 41,81 % de participation[64].
- Élections européennes de 2009 : 21,98 % pour Michel Barnier (UMP), 18,82 % pour Daniel Cohn-Bendit (Europe Écologie), 40,57 % de participation[65].
- Élections européennes de 2014 : 26,22 % pour Aymeric Chauprade (FN), 16,95 % pour Alain Lamassoure (UMP), 45,06 % de participation[66].
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores
- Élections régionales de 2004 : 51,15 % pour Jean-Paul Huchon (PS), 34,83 % pour Jean-François Copé (UMP), 66,32 % de participation[67].
- Élections régionales de 2010 : 63,81 % pour Jean-Paul Huchon (PS), 36,19 % pour Valérie Pécresse (UMP), 47,22 % de participation[68].
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours
- Élections cantonales de 2001 : données manquantes.
- Élections cantonales de 2008 : 50,00 % pour Patrick Imbert (UMP), 50,00 % pour Christian Richomme (PS), 67,58 % de participation[69].
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours
- Élections municipales de 2001 : données manquantes.
- Élections municipales de 2008 : 577 voix pour Magali Chauvet (?), 575 voix pour Jackie Gargadennec (?), 68,96 % de participation[70].
- Élections municipales de 2014[71] : 904 voix (79,02 %) pour la liste « Renouveau Vertois », déclarée sans étiquette (qualifiée « Union Démocrates et Indépendants » par le ministère de l'Intérieur) conduite par Laurence Budelot, 240 voix (20,97 %) pour la liste « Vert l'avenir » (Divers gauche) conduite par Luc Borg.
Référendums
- Référendum de 2000 relatif au quinquennat présidentiel : 70,54 % pour le Oui, 29,46 % pour le Non, 29,23 % de participation[72].
- Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe : 54,15 % pour le Non, 45,85 % pour le Oui, 70,32 % de participation[73].
Enseignement
Les élèves de Vert-le-Petit sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire de l'école maternelle Jules Ferry et de l'école élémentaire Alain Savary[74].
Santé
Services publics
La commune disposait sur son territoire d'une agence postale[75]. Aujourd'hui fermée, la commune est rattachée a l'agence postale de Ballancourt-sur-Essonne.
Jumelages et partenariat
La commune de Vert-le-Petit n'a développé aucune association de jumelage. Elle est engagée depuis 1974 dans un programme d'aide au développement avec la commune d'Ayorou au Niger[76].
Vie quotidienne à Vert-le-Petit
Culture
Plusieurs événements culturels ont lieu ou ont eu lieu à Vert-le-Petit :
- La Danse des Parapluies est un carnaval de printemps ;
- La fête de Vert-le-Petit[77], en plein air ;
- Des animations et des expositions sont régulièrement organisées à la médiathèque Jean-Louis Barrault[78].
Sports
Plusieurs structures sportives existent à Vert-le-Petit :
- Stade Vertois Football[79] :
- Stade Vertois Tennis ;
- Équitation, à la ferme de Misery ;
- Stade Vertois Athlétisme Pierre marques ;
- Gymnastique ;
- Pétanque Vertoise (Boules) ;
- Ladjal Boxing Club, MMA, Boxe ;
- Danse.
Des activités de marche sportive peuvent être pratiquées le long des étangs.
Lieux de culte
La paroisse catholique de Vert-le-Petit est rattachée au secteur pastoral de Brétigny et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Saint-Martin[80].
Médias
L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.
Économie
Vert-le-Petit est le site d'accueil d'un centre de recherche dirigé par la Direction générale de l'Armement (DGA), DGA Maîtrise NRBC (anciennement connu comme Centre d'étude du Bouchet - CEB), regroupant un ensemble de laboratoires chargés de l'étude des risques NRBC. Par ailleurs, la SNPE y possède deux sites.
Emplois, revenus et niveau de vie
En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 017 €, ce qui plaçait la commune au 1 381e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au cent vingt-et-unième rang départemental[81].
| Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006. | ||||||
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d’entreprise |
Cadres et professions intellectuelles supérieures |
Professions intermédiaires |
Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vert-le-Petit | 1,3 % | 3,7 % | 25,0 % | 34,1 % | 16,7 % | 19,2 % |
| Zone d’emploi d’Évry | 0,3 % | 4,0 % | 20,2 % | 29,6 % | 28,2 % | 17,7 % |
| Moyenne nationale | 2,2 % | 6,0 % | 15,4 % | 24,6 % | 28,7 % | 23,2 % |
| Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006. | ||||||
| Agriculture | Industrie | Construction | Commerce | Services aux entreprises |
Services aux particuliers | |
| Vert-le-Petit | 1,9 % | 21,1 % | 4,7 % | 6,8 % | 40,9 % | 5,5 % |
| Zone d’emploi d’Évry | 0,9 % | 13,5 % | 5,4 % | 14,6 % | 16,2 % | 6,9 % |
| Moyenne nationale | 3,5 % | 15,2 % | 6,4 % | 13,3 % | 13,3 % | 7,6 % |
| Sources : Insee[82],[83],[84] | ||||||
Culture locale et patrimoine
Patrimoine environnemental
Les berges de l'Essonne à l'est, les bosquets boisés et les champs répartis sur le territoire ont été recensés au titre des Espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[85].
Patrimoine architectural
Le territoire de la commune abrite plusieurs éléments architecturaux ou monumentaux :
- Caserne militaire ;
- Ferme de Misery ;
- Église Saint-Martin ;
- Buste d'Abraham Duquesne. En souvenir de cet illustre résident fut inauguré en grande pompe, le , un monument à sa mémoire placé sur la place d’armes de la caserne des Artilleurs de la poudrerie du Bouchet (actuelle place Abraham Duquesne)[86],[87]. Le buste de bronze du monument a disparu en 1942, enlevé au titre de la récupération des métaux au profit de l'occupant ; seul subsiste le socle de pierre[88]. Le , un nouveau buste, de pierre, est inauguré sous la présidence du directeur de la poudrerie[89].
- Ancien presbytère ;
- Puits ;
- Lavoir.
Personnalités liées à la commune
Naissances à Vert-le-Petit
- Auguste Jubé de La Perelle (1765-1824), général, homme politique et historiographe, y est né.
- Eugène Delamain (1874-1914), peintre et lithographe, y est né.
Inhumations sur la commune
- Abraham Duquesne (1610-1688), propriétaire du château du Bouchet de 1681 à 1688, secrètement inhumé dans le parc de son château, parce que protestant.
- Jean Desailly (1920-2008), comédien.
- Simone Valère (1921-2010), comédienne.
Autres personnes
- Charles-Henri Sanson (1739-1806), bourreau, acheta le presbytère.
- Gabriel Pérès (1920-2004), physiologiste, y exerça.
- Marie-Agnès Labarre (1945-), femme politique, en fut maire.
Héraldique
Vert-le-Petit dans les arts et la culture
Voir aussi
Bibliographie
- Le patrimoine des communes de l'Essonne - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1053 p. (ISBN 2-84234-126-0), « Vert-le-Petit », p. 621–623
Articles connexes
- Liste des communes de l'Essonne
- Centre d'étude du Bouchet (ancienne poudrerie)
Liens externes
- « Site de la mairie », sur Vert-le-Petit
- Ressources relatives à la géographie :

