Vierge de la Révélation
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| Vierge de la Révélation | |
L'image de la Vierge de la Révélation | |
| Apparition mariale | |
|---|---|
| Vénérée à | Santuario Vergine della Rivelazione à Tre Fontane, Rome |
| Vénérée par | l'Église catholique |
| Fête | 12 avril |
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La Vierge de la Révélation est l'appellation par laquelle l'Église catholique vénère la Vierge Marie qui serait apparue à Bruno Cornacchiola le , près de l'abbaye Tre Fontane, dans le sud de Rome.
L'apparition de Tre Fontane n'a pas fait l'objet d'une reconnaissance officielle par l'Église, mais en 1956 le pape Pie XII a autorisé la construction d'un sanctuaire marial et le culte à la Vierge de la Révélation a été autorisé.
Annonce de l'apparition
Le , dix ans avant l'apparition, Luigina Sinapi (it) (1916-1978), aurait vu la Vierge Marie dans la grotte de Tre Fontane. Elle lui aurait annoncé que dans dix ans, elle apparaîtrait ici à un anticatholique et qu'il se convertirait. Elle lui aurait annoncé également l'élection du cardinal Pacelli, futur Pie XII[1].
Apparition du 12 avril 1947
Bruno Cornacchiola
Bruno Cornacchiola ( - ) participe en 1936 à la guerre d'Espagne comme volontaire parmi les Républicains.
Il devient protestant après avoir été convaincu par un militaire allemand luthérien. Dès lors, il projette de tuer le pape, afin de « libérer le monde d'un tyran ». Fanatique anticatholique, il bat sa femme Iolanda (1909-1976) qui se distingue par sa piété. Elle récite plusieurs neuvaines pour obtenir la conversion de son mari. Après l'avoir supplié à genoux, elle obtient de lui qu'il suive la dévotion des neuf vendredis consacrés au Sacré-Cœur de Jésus.
Cette biographie a été en partie imaginée par Bruno Cornacchiola. Il a prétendu qu'il était un fidèle d'une église adventiste, or il n'a qu'occasionnellement fréquenté une église baptiste proche du Teatro Valle, essentiellement pour y quémander de l'argent. Sa « conversion au protestantisme » s'est arrêtée à partir du moment où il en a été éconduit. Il s'est engagé en 1936 comme volontaire, mais du côté fasciste[2].
Apparition dans la grotte

Le , Bruno Cornacchiola se promène avec ses trois enfants — Gianfranco (4 ans), Carlo (7 ans) et Isola (10 ans) — dans le lieu-dit de Tre Fontane, situé en dehors de la ville de Rome, que la tradition chrétienne désigne comme le lieu de la décapitation de l'apôtre Paul, vers l'an 67. Pendant que les enfants jouent à la balle, Bruno Cornacchiola prépare une conférence contre le dogme catholique de l'Immaculée Conception. Alors que ses enfants l'appellent pour retrouver la balle qu'ils viennent de perdre, Bruno Cornacchiola découvre Gianfranco, à genoux, les mains jointes et en extase devant une grotte. L'enfant répète : « La belle dame ! la belle dame ! ». Ses autres enfants, Carlo et Isola, tombent eux aussi en extase. Leur père tente de les déplacer, mais il n'y parvient pas. Selon son propre témoignage, « on aurait dit du plomb ». Il entre dans la grotte pour voir cette dame, mais il ne voit rien[3].
Soudain, il aurait vu deux mains blanches se poser sur ses yeux, et après une vive douleur, il perd la vue pendant quelques instants. C'est alors qu'il voit une jeune femme, vêtue d'une tunique blanche, d'un long voile vert recouvrant ses cheveux noirs et serrant contre elle une bible. La dame se serait ainsi adressée à Bruno Cornacchiola[3] :
« Je suis celle qui est dans la divine Trinité. Je suis la Vierge de la Révélation. Tu me persécutes; arrête maintenant ! Entre dans le troupeau élu, cour céleste sur la terre »
Elle lui aurait annoncé sa rencontre avec deux prêtres destinés à l'aider dans sa conversion. Quelques jours plus tard, Bruno Cornacchiola se lie d'amitié avec Don Sfoggia et Don Frosi.
Puis elle lui aurait dit[réf. nécessaire] :
« Tu te rendras ensuite chez le Saint-Père, le Pasteur suprême de la chrétienté, et tu lui remettras personnellement mon message. Quelqu'un que je t'indiquerai, te conduira chez le pape. Parmi ceux qui t'entendront raconter cette vision, il y en aura qui ne te croiront pas, mais ne te laisse pas décourager. Qu'on prie beaucoup et qu'on récite le rosaire quotidien pour la conversion des pécheurs, des incrédules et pour l'unité des chrétiens. Les Ave Maria que vous dites avec foi et amour sont autant de flèches d'or qui rejoignent le Cœur de Jésus. »
Après l'apparition
De retour chez lui, Bruno Cornacchiola fait le récit de cette apparition à sa femme et lui demande pardon de l'avoir frappée par le passé. Dès lors, il devient un catholique convaincu. Le [réf. nécessaire], il fonde la « Société des Ardents du Christ Roi Immortel », pour la propagation de la spiritualité et des messages donnés par la Vierge de la Révélation[2].
Rencontre avec Pie XII
Entré en contact avec la sœur du pape Pie XII, Bruno rencontre ce dernier le [4] auquel il remet le poignard destiné à le tuer. Il lui transmet le message que la Dame lui avait confié[3] :
« Mon corps ne s'est pas corrompu, car il ne pouvait se corrompre. Mon divin Fils et les anges sont venus à ma rencontre à l'heure de ma mort. »
Bruno Cornacchiola rencontrera par la suite le pape Paul VI et le pape Jean-Paul II[réf. nécessaire].
Autres faits
Le , pour le 33e anniversaire de l'apparition, plusieurs milliers de personnes réunies aux Tre Fontane auraient assisté à un « miracle du soleil ». L'astre se serait mis en mouvement et le ciel serait devenu bleu, violet puis rose[réf. nécessaire].
Le , la Dame serait à nouveau apparue à Bruno Cornacchiola et lui aurait demandé la construction d’un sanctuaire. Elle lui aurait dit[réf. nécessaire] :
« Viendront y prier les assoiffés, les égarés. Ils y trouveront l’amour, la compréhension, la consolation : le vrai sens de la vie. Ici, dans cet endroit de la grotte où je suis apparue plusieurs fois, ce sera le sanctuaire de l’expiation, comme si c’était le purgatoire sur la Terre. Il y aura une porte au nom significatif de porte de la Paix. Tous devront entrer par cette porte. »
D'autres apparitions auraient suivi, jusqu'à vingt-huit en 1986, dont il a tiré toutes sortes de messages apocalyptiques[2].
Tout au long de sa vie, Bruno Cornacchiola aurait eu des songes et des visions prophétiques. On a retrouvé dans ses notes personnelles l'annonce de la tragédie de Superga (1949), la guerre du Kippour (1973), l'assassinat d'Aldo Moro (1978), l'attentat contre Jean-Paul II (1981), la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (1986) ou encore les attentats du 11 septembre 2001[réf. nécessaire].