Visa pour l'image est un festival international de photojournalisme créé en 1989.
Dirigé par Jean-François Leroy, Visa pour l'image se déroule chaque année dans toute la ville de Perpignan, de fin août à mi-septembre pour une durée de quinze jours, plus une troisième semaine réservée aux scolaires.
Visa pour l’image est créé par Roger Thérond, le directeur de la rédaction de Paris-Match. Il en avait confié l'organisation à Michel Decron, directeur du journal Photo du groupe Filipacchi.
La ville de Perpignan et son maire Paul Alduy cherchait une manifestation culturelle pour sa cité en dehors du culte de Salvador Dalí et décide d’accueillir la manifestation.
L'association de Paris Match, Photo et d'autres partenaires (comme le groupe Hachette Filipacchi) ont progressivement décidé le ministère de la Culture et de la Communication, des partenaires locaux, mais aussi le partenaire historique Canon à soutenir cet événement. Des laboratoires photographiques sont également partenaires de l'événement: Central Color, Dupon et e-Center.
En , Renaud Donnedieu de Vabres succède à Jean-Paul Griolet en tant que président de l'association Visa pour l'image qui chapeaute le festival[1].
En 2023, la suppression de trois photographies de Marine Le Pen réalisées par Jordi Borràs, dans une série consacrée à l'extrême droite, suscite une polémique alors que le festival est hébergé dans une ville à majorité frontiste[2]. Jean-François Leroy, président du festival, déclare: «Je n’ai aucun problème à montrer l’extrême droite ou le Rassemblement national dans le festival, dit-il. J’ai reçu 72 images de Jordi Borras, et j’en ai enlevé 22, pas seulement celles montrant Marine Le Pen. Il a fait un travail profond et remarquable dans plein de pays d’Europe, et c’est pour ça que j’ai voulu montrer sa série. Mais ces trois pauvres images d’un meeting de Marine Le Pen 2017 n’avaient rien à voir avec les photos de l’ultradroite prises dans le reste de l’Europe, avec des défilés de néonazis, des croix gammées, des uniformes»[3].
Lieux
Le couvent des Minimes, principal lieu d'exposition du festival Visa pour l'image.
Le festival se déroule dans treize lieux de Perpignan. Les plus emblématiques sont le couvent des Minimes, qui accueille une quinzaine d’expositions et le Campo Santo où sont organisées les projections durant la semaine professionnelle.
Le Visa d’or de la Presse Quotidienne récompense les meilleures photographies de l’année parues dans un quotidien de la presse internationale. Il est doté de 8 000 euros par la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole.
Visa d’or humanitaire du Comité International de la Croix-Rouge (CICR)
Remise du Visa d'or humanitaire du CICR 2017 à la photographe Angela Ponce-Romero
Le Visa d’or humanitaire récompense le photojournaliste professionnel ayant couvert une problématique humanitaire en lien avec un conflit armé. Il est doté de 8 000 euros par le CICR.
Tyler Hicks, Julie Turkewitz et Manuela Andreoni[5].
Le fleuve amazone, source de vie, vecteur de pandémie. (The New York Times)
2020
La photographe Camille Gharbi et la cellule d’investigation sur les féminicides du Monde: Julie Bienvenu, Yann Bouchez, Magali Cartigny, Nicolas Chapuis, Lorraine de Foucher, Zineb Dryef, Jérémie Lamothe, Luc Leroux, Frédéric Potet, Richard Schittly et Faustine Vincent[10].
Féminicides: mécanique d’un crime annoncé[11]. (Le Monde)
2019
Michel Despratx, Mathias Destal, Tom Flanery, Aliaume Leroy, Geoffrey Livolsi et Lorenzo Tugnoli
Made in France
2018
Olivier Papegnies / Collectif Huma et Valentine Van Vyve (photographe indépendante)
Koglweogo - Miroir d’une faillite d’État
2017
Vlad Sokhin
Warm waters, Kamchatka
2016
Jenny Svenberg Bunnel et Magnus Wennman
Les Dessins de Fatima
Visa d’or d’honneur du Figaro Magazine
Le Visa d’or d’honneur récompense le travail d’un photographe confirmé et toujours en exercice pour l’ensemble de sa carrière professionnelle. Il doté de 8 000 euros par Le Figaro Magazine.
Le prix Rémi-Ochlik, en l'honneur du journaliste décédé en 2012 à Homs en Syrie récompense le ou la jeune photographe de l’année qui a produit le meilleur reportage publié ou non. Son travail est exposé au festival. Il est doté de 8 000 euros par la ville de Perpignan.
Le prix de l’Association nationale des iconographes récompense trois «coups de cœurs». Il est doté de 5 000 euros. Les lauréats seront exposés au festival ainsi qu’aux Gobelins, l’école de l’image à Paris.
2017: Pierre Faure, pour sontravail en noir et blanc sur la montée de la pauvreté dans la France rurale et périurbaine[17].
2018: Kasia Strek, pour son travail qui montre l’avortement dans un pays où la procédure est illégale[17].
2019: Thomas Morel-Fort, pour son reportage sur les employées domestiques philippines[17].
2020: Olivier Jobard, Agence MYOP, pour son projet de reportage sur une route de migration moins connue, de l’Éthiopie à l’Arabie saoudite, à travers le portrait de la famille de Moustafa, rencontré à Aden[6].
2021: Ana Maria Arevalo Gosen, pour lui permettre de poursuivre son reportage sur les conditions de détention des femmes en Amérique latine.
2023: Cinzia Canneri, pour lui permettre de poursuivre son travail sur les violences infligées aux femmes au Tigré et en Érythrée, en temps de conflit ou de paix[19].
Le prix photo soutient la réalisation d’un travail journalistique sur les problématiques liées à l’environnement, aux relations entre les humains et la terre, aux grands enjeux du développement durable. Il est doté de 8 000 euros par la fondation Yves-Rocher.
Le prix Carmignac soutient la production d’un reportage photographique et journalistique d’investigation sur les violations des droits humains dans le monde et les enjeux environnementaux et géostratégiques qui y sont liés. Le lauréat reçoit une bourse de terrain pour réaliser un reportage de fond qui fera l’objet d’une exposition itinérante et d’un livre monographique.
Bourse de la nouvelle photographie urbaine soutenue par Google
À travers cette bourse, le jury souhaite récompenser un talent émergent de la photographie française ayant une approche et un traitement innovants de thématiques urbaines.
Créé en 2020 en l'honneur de la photojournaliste Françoise Demulder, avec le ministère de la Culture, ce prix décerne annuellement deux bourses, dotées de 8 000 euros chacune, à des femmes photographes en reconnaissance de leur contribution au photojournalisme[22],[23]
↑ «Un photographe catalan accuse le festival Visa pour l’image d’avoir censuré ses photos d’un meeting de Marine Le Pen», Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
↑ «A propos», sur Visa pour l’image (consulté le )
1 2 3 4 5 «Photojournalisme: le Visa d’or News remis à un photographe anonyme birman», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).