Welcome Home (Sanitarium)
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Sweet Silence Studios
Copenhague
| Face A | Master of Puppets |
|---|---|
| Face B | Welcome Home (Sanitarium) |
| Sortie | 1986 |
| Enregistré |
Septembre / Sweet Silence Studios Copenhague |
| Durée | 6:27 |
| Genre | Thrash metal |
| Format |
CD Single LP |
| Compositeur |
James Hetfield Lars Ulrich Kirk Hammett |
| Producteur |
Metallica Flemming Rasmussen |
| Label | Elektra Records |
Singles de Metallica
Pistes de Master of Puppets
Welcome Home (Sanitarium) est la quatrième chanson de Master of Puppets, album de Metallica sorti en 1986.
La structure progressive de ce morceau peut rappeler la ballade Fade To Black : une introduction lente en son clair utilisant les harmonies naturelles, progressivement remplacée par un riff agressif de James Hetfield.
Du point de vue des paroles, ce titre peut être comparable à Escape, titre présent sur l'album Ride The Lightning, dans lequel le narrateur scande qu'il veut vivre sa vie comme il l'entend et échapper à la manipulation.
Le morceau a été inspiré par le film Vol au-dessus d'un nid de coucou[1], lui-même inspiré du roman du même nom de Ken Kesey.
Le premier couplet raconte l'histoire d'un homme qui vient d'être interné dans un asile psychiatrique : « Just labelled mentally deranged ». Dans cet endroit, le temps "s'arrête" et rien ne change : « Moon is full, never seems to change »[2].
Pourtant, selon le personnage, rien ne semble donner l'impression qu'il est "malade" : « No lokced doors, no windows barred/ No things to make my brain seem scarred ». Selon lui, c'est parce qu'on le garde enfermé que son esprit est malade : « They keep me locked up in this cage/ Can't they see it's why my brain says rage ? ». Mais une certaine confusion entre le rêve et la réalité ne permet pas de donner complètement raison au narrateur[3].
Dans le second couplet, le personnage décrit son isolement progressif dans cet asile, et peut être même dans son propre cerveau[4]. On lui murmure qu'il est fou : « Whisper things into my brain/ Assuring me that I'm insane » parallèlement, sa peur du monde extérieur grandit : « Build my fear of what's out there ». Il dénonce la violence dont font preuve les personnes qui le tiennent enfermé parce qu'elles pensent que cela permet aux internés d'échapper à "l'enfer" de leur propre pensées : « Keep him tied, it makes him well ». Puis il remet en question son enfermement, assurant qu"ils" ne peuvent plus le retenir : « No more can they keep us in/ Listen, damn it, we will win »[5].
Le morceau prend un tournant plus agressif lors de la section rythmique de James Hetfield, qui débouche sur la partie finale de la chanson. La fureur meurtrière du narrateur "explose" littéralement dans ce troisième et dernier couplet : « Natives getting restless now/ Mutiny in the air/ Got some death to do/ Mirror stares back hard/ Kill, it's such a friendly word »[6].
Le journaliste Chris Ingham écrit dans son livre au sujet de ce morceau[7] :
« Fait remarquable, en trois petites années seulement, Metallica passe de textes brutaux et militaires à une illustration d'une grande complexité des atrocités du monde réel dans son ensemble »
Il ajoute ensuite :
« La maturité de Metallica et sa capacité à aborder des sujets aussi vastes que la maladie mentale et l'internement lui donne du galon et plus de visibilité; il faut désormais les prendre au sérieux en tant qu'artistes. »
Musiciens
- James Hetfield : Chants, Piano & Guitare Rythmique
- Lars Ulrich : Batterie
- Cliff Burton : Basse
- Kirk Hammett : Guitare Solo