Église de Jésus-Christ à Madagascar

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Nom localFiangonan'i Jesoa Kristy eto Madagasikara
OrientationRéformée
TerritoireDrapeau de Madagascar Madagascar
Église de Jésus-Christ à Madagascar
Généralités
Nom local Fiangonan'i Jesoa Kristy eto Madagasikara
Branche Christianisme protestant
Orientation Réformée
Territoire Drapeau de Madagascar Madagascar
Président Zaka Hary Masy Andriamampianina
Affiliation Conseil des Églises Chrétiennes de Madagascar (FFKM), Conseil des Églises Protestantes de Madagascar (FFPM)
Fondation
Date 18 août 1968
Lieu Madagascar
Origine et évolution
Fusion de London Missionary Society (LMS), Friends Foreign Mission Association (FFMA), Mission Protestante Française (MPF)
Séparations Fiangonana Protestanta Vaovao eto Madagasikara
Chiffres
Membres 7 millions
Ministres 1 500
Temples 5 800
Congrégations 7 200
Écoles primaires 550
Écoles secondaires 200
Universités Oniversity FJKM Ravelojaona (OniFRa)
Divers
Siège Antananarivo
Site Web Site officiel

L'Église de Jésus-Christ à Madagascar (en malgache : Fiangonan'i Jesoa Kristy eto Madagasikara, ou FJKM) est la seconde plus grande église chrétienne de Madagascar[1], c'est une église protestante réformée. Elle compte plus de 7 millions de fidèles inscrits mais son influence autour du cercle familial est beaucoup plus importante, à rapporter à la population du pays, 27 millions d'habitants. Elle est organisée en environ 5 800 églises locales, groupées en 39 synodes régionaux.

Au-delà des activités confessionnelles, la FJKM œuvre aussi au développement de Madagascar (à travers le SAF FJKM), contribue au système de soins à travers différents dispensaires rattachés à diverses églises locales éparpillées dans toute l'île. La FJKM a également un réseau d'enseignement allant du primaire à un institut universitaire. Elle gère près de 550 écoles[2],[3] et dispose de l'université Ravelojaona (qui forme jusqu'aux diplômes de 3e cycle - "Doctorat").

La FJKM croit :

Organisation

Les Synodes Régionaux

La FJKM se répartit dans les 39 synodes régionaux ou Synodamparitany (SP) suivants [5], [6]:

  • SP1 : Afovoany Andrefana
  • SP2 : Afovoany Atsinanana Vaovao
  • SP3 : Alaotra Chrome
  • SP4 : Ambalavao Tsienimparihy
  • SP5 : Ambatondrazaka Vaovao
  • SP6 : Amoron'i Mania Ambositra
  • SP7 : Ambovombe Kristy Ranovelona
  • SP8 : Andrefana Atsimon' Ankaratra Miaradia
  • SP9 : Androna Atsinanana Miara-Mifoha
  • SP10 : Antananarivo Andrefana
  • SP11 : Antananarivo Atsimo
  • SP12 : Antananarivo Atsinanana
  • SP13 : Arivonimamo Vaovao
  • SP14 : Atsimo Atsinanana
  • SP15 : Atsimon'Iarivo miray
  • SP16 : Kristy Fihavanantsika Avaratra Atsinanana
  • SP17 : Boina Vaovao
  • SP18 : Faritany Voalohany Antsiranana
  • SP19 : Iarivo Avaradrano
  • SP20 : Maevatsara
  • SP21 : Bemaraha
  • SP22 : Mananara Firaisana
  • SP23 : Mananjary Pangalana
  • SP24 : Mangoro Moramanga
  • SP25 : Matsiatrasoa
  • SP26 : Mevarano Miray
  • SP27 : Miarinarivo Fahazavana
  • SP28 : Miray Faritra Antongyl
  • SP29 : Mandrindrano Mpiambina Soavinandriana Itasy
  • SP30 : Sofia Andrefana
  • SP31 : Toamasina Vavahadin'ny Filazantsara
  • SP32 : Kristy Fanantenantsika Toamasina Atsimo
  • SP33 : Toliara Fihavaozana
  • SP34 : Tsiroanomandidy
  • SP35 : Vonizongo Vavolombelona
  • SP36 : Fahazavan'Atsimo Andrefana
  • SP37 : Vatofehizoro Ampitandranomasina
  • SP38 : Atsinanan'Ankaratra Fahazavana
  • SP39 : Amerika Avaratra

Histoire

Grâce à plusieurs décennies de collaboration entre trois missions protestantes à Madagascar, la FJKM est officiellement née le 18 août 1968 par l'unification de trois Églises réformées. La plus grande avait été fondée par la London Missionary Society, la deuxième par la Société des missions évangéliques de Paris, et la troisième par la Société des Missions étrangères des Amis (aujourd'hui Paix et témoignage social quaker)[7]. La FJKM fait donc partie des églises pionnières et précurseurs en matière d'œcuménisme.

L'histoire de Madagascar est intimement liée à l'histoire de la FJKM. Les premiers missionnaires de la London Missionary Society, les Révérends Thomas Bevan et David Jones sont arrivés à Toamasina, une ville portuaire de l'Est de Madagascar, en août 1818. Pour des raisons de santé, ils n'ont pas pu aller jusqu'en Imerina, ils ont dû aller à l'Ile Maurice pour se soigner. Revenant à Toamasina à partir de novembre 1818, ils ont pu rester un peu plus longtemps sur l'île pour entreprendre leurs œuvres d'évangélisation. Ils ont pu aller jusqu'en Imerina rencontrer le roi Radama Ier [8]. Ces évangélisateurs britanniques ont gagné la sympathie du roi Radama Ier et ils ont pu fonder la première école vers 1819-1820. Ils ont aidé le roi Radama Ier à établir les bases écrites de la langue malgache : ils ont aidé Radama Ier à transformer cette langue (jusque-là orale) en langue écrite. Ils ont établi ensemble l'alphabet malgache et les règles d'orthographe et d'écriture. Ainsi, l'histoire de la langue malgache (langue officielle) est intimement liée à l'histoire des missions évangéliques fondatrices de la FJKM.

À partir de 1868, le protestantisme (tel qu'évangélisé par les missions qui ont fondé la FJKM) est devenu une religion d'État marquée par la conversion de la reine Ranavalona II, et de son époux, le Premier Ministre Rainilaiarivony, lors du couronnement de la reine. Le courant protestant a été extrêmement influent sur la politique de l'île durant la royauté et durant l'administration de l'île par le Premier Ministre Rainilaiarivony. En témoignage de cette histoire, une dizaine d'églises FJKM construites au XIXe siècle (durant la tenure de Rainilaiarivony) sont présentes dans les quartiers de la Haute Ville d'Antananarivo (quartiers du pouvoir durant la royauté) et autour, sur les collines où se trouve le palais de la Reine (Rova Manjakamiadana).

L'arrivée de la colonisation de Madagascar de 1896 à 1960 a mis un frein à cette influence car les missions protestantes et les fidèles protestants (ancêtres de la FJKM) ont été marginalisés/délaissés ("dépriorisés") durant la colonisation. Juste après l'indépendance de Madagascar en 1960, le courant protestant a regagné de la vigueur notamment par la fusion des trois missions protestantes en une seule église, d'où la naissance de la FJKM.

En 2002, à la suite de différends entre un pasteur (officiant à l'époque à la FJKM Andravoahangy Fivavahana) et la structure dirigeante de la FJKM, ce pasteur devient dissident et décide de quitter la FJKM et fonder la Fiangonana Protestanta Vaovao eto Madagasikara (FPVM ou Nouvelle Église protestante de Madagascar) qui se développe d'années en années avec environ 300 000 membres [9].

En août 2018, la FJKM célèbre en grande pompe le 200e anniversaire du début de l'évangélisation de l'île (août 1818 - août 2018) et son cinquantenaire (18 août 1968, 18 août 2018) à Toamasina, sur la côte est de l'île[10].

La FJKM est une Église membre de la Communion mondiale d'Églises réformées et du Conseil œcuménique des Églises. Avec l'Église luthérienne malgache, elle forme la Communauté des Églises protestantes à Madagascar (FFPM)[11]. Avec les autres Églises chrétiennes de Madagascar, catholique, luthérienne et anglicane, elle forme la Fiombonan'ny Fiangonana Kristianina eto Madagasikara (FFKM) ou Conseil des Églises Chrétiennes de Madagascar. La FFKM joue un rôle majeur de facilitateur et d'intermédiaire entre les différents protagonistes (tenants du pouvoir et opposants) durant les crises politiques que la Grande Ile a traversé. La FFKM se positionne en garant de la paix lors de crises politiques.

Dirigeants

Depuis sa création, des nombreux presidents se sont succédé :

Personnalités

Notes et références

Annexes

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