Élections législatives de 2024 en Polynésie française

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Typed’électionÉlections législatives
Inscrits au 1er tour212 049
Votants au 1er tour91 386
Votes exprimés au 1er tour89 951
Élections législatives de 2024 en Polynésie française
3 sièges de députés à l'Assemblée nationale
et
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits au 1er tour 212 049
Votants au 1er tour 91 386
43,10% en augmentation 0,9
Votes exprimés au 1er tour 89 951
Votes blancs au 1er tour 834
Votes nuls au 1er tour 601
Inscrits au 2d tour 138 295
Votants au 2d tour 67 059
48,49% en diminution 4,6
Votes exprimés au 2d tour 65 948
Votes blancs au 2d tour 623
Votes nuls au 2d tour 488
Alliance autonomiste (Amui Tatou)
Voix au 1er tour 43 448
48,30%
en diminution 15
Voix au 2e tour 34 554
52,40%
Députés élus 2 en augmentation 2
Nouveau Front populaire
Tavini huiraatira
Voix au 1er tour 35 888
39,90%
en augmentation 12,4
Voix au 2e tour 31 394
47,60%
Députés élus 1 en diminution 2
Rassemblement national et alliés
Voix au 1er tour 6 638
7,38%
en augmentation 6,7
Députés élus 0 en stagnation
Députés sortants par circonscription
Carte
Députés élus par circonscription
Diagramme

Les élections législatives françaises de 2024 en Polynésie française se déroulent les et . Trois députés sont à élire dans le cadre de trois circonscriptions, à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron[1].

Le choix de cette dissolution est pris après la défaite de la liste Renaissance aux élections européennes qui ont eu lieu le 9 juin 2024[1].

Résultats des principales listes aux élections européennes par circonscription[2],[3]
Circonscription ENS RN PS - PP LFI LR
1re 39,31 % 18,9 % 4,24 % 4,77 % 3,09 %
2e 38,54 % 21,66 % 3,79 % 6,17 % 2,82 %
3e 37,14 % 22,16 % 6,23 % 4,81 % 3,33 %

Système électoral

Les élections législatives ont lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans des circonscriptions uninominales[4].

Est élu au premier tour le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits dans la circonscription, soit 25 %. Si aucun des candidats ne satisfait ces conditions, un second tour est organisé entre les candidats ayant réuni un nombre de voix au moins égal à un huitième des inscrits, soit 12,5 %. Les deux candidats arrivés en tête du 1er tour se maintiennent néanmoins par défaut si un seul ou aucun d'entre eux n'a atteint ce seuil. Au second tour, le candidat arrivé en tête est déclaré élu[5],[6].

Le seuil de qualification basé sur un pourcentage du total des inscrits et non des suffrages exprimés rend plus difficile l'accès au second tour lorsque l'abstention est élevée. Le système permet en revanche l'accès au second tour de plus de deux candidats si plusieurs d'entre eux franchissent le seuil de 12,5 % des inscrits. Les candidats en lice au second tour peuvent ainsi être trois, un cas de figure appelé « triangulaire ». Les second tours où s'affrontent quatre candidats, appelés « quadrangulaire » sont également possibles, mais beaucoup plus rares[4],[7].

Partis et nuances

Les résultats des élections sont publiés en France par le ministère de l'Intérieur, qui classe les partis en leur attribuant des nuances politiques. Ces dernières sont décidées par les préfets, qui les attribuent indifféremment de l'étiquette politique déclarée par les candidats, qui peut être celle d'un parti ou une candidature sans étiquette[8].

Seuls le Parti communiste français (COM), La France insoumise (FI), le Parti socialiste (SOC), le Parti radical de gauche (RDG), Les Écologistes (VEC), Renaissance (RE), le Mouvement démocrate (MDM), Horizons (HOR), l'Union des démocrates et indépendants (UDI), Les Républicains (LR), le Rassemblement national (RN) et Reconquête (REC) se voient attribuer en 2024 des nuances propres. Les coalitions Ensemble et Nouveau front populaire, ainsi que les candidats de l'alliance LR-Ciotti-RN, en bénéficient également indirectement, les nuances Ensemble ! (Majorité présidentielle) (ENS), Union de la gauche (UG) et Union de l'extrême-droite (UXD) étant attribuables aux candidats bénéficiant respectivement du soutien de deux partis du centre, de deux partis de gauche ou de deux partis d'extrême-droite[9],[10].

Tous les autres partis se voient attribuer l'une ou l'autre des nuances suivantes : EXG (extrême gauche), DVG (divers gauche), ECO (écologiste), REG (régionaliste), DVC (divers centre), DVD (divers droite), DSV (droite souverainiste) et EXD (extrême droite). Des partis comme Debout la France ou Lutte ouvrière ne disposent ainsi pas de nuances propres, et leurs résultats nationaux ne sont pas publiés séparément par le ministère, car mélangés avec d'autres partis (respectivement dans les nuances DSV et EXG)[11].

Campagne

Coalition autonomiste

À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Emmanuel Macron le 9 juin 2024, les deux dirigeants autonomistes Gaston Flosse (Amuitahiraa o te nuna'a Maohi) et Édouard Fritch (Tapura Huiraatira) organisent une réunion le lendemain, le lundi 10 juin 2024. L'objectif est de parvenir à des candidatures autonomistes uniques sur les trois circonscriptions[12], un objectif soutenu par Teva Rohfritsch du Ia Ora te Nuna'a. Le jour même, l'ancien président autonomiste Édouard Fritch confirme également la construction d'une alliance avec A here ia Porinetia[13].

Le vendredi 14 juin 2024, les quatre partis autonomistes du Tapura huiraatira, Amuitahiraa o te nuna'a Maohi, A here ia Porinetia et Ia Ora te Nuna'a scellent leur accord électoral d'une candidature autonomiste unique sur les trois circonscriptions. Sur la 1re circonscription, Moerani Frébault (Tapura huiraatira) est candidat. Sur la 2e circonscription, Nicole Sanquer (A here ia Porinetia) est candidate, tandis que Pascale Haiti (Amuitahiraa o te nuna'a Maohi), la femme de Gaston Flosse, est candidate sur la 3e circonscription[14]. Dans l'accord signé, la coalition prévoit de crée une « dénomination unique » et choisit la couleur rose[15].

Candidatures indépendantistes

Le président indépendantiste Moetai Brotherson, en voyage à Paris le 10 juin, s'est dit « confiant » et soutient les trois députés sortants du parti : Tematai Le Gayic, Steve Chailloux et Mereana Reid Arbelot[16]. Le dimanche soir, après l'annonce de la dissolution, le Tavini huiraatira s'est réuni et a décidé de soutenir les trois députés sortants du parti[17].

Cependant, les trois députés n’auraient pas tous confirmé leur souhait de se représenter et certains pourraient être écartés au profit de cadres du parti. Les noms de Moetai Brotherson et d’Oscar Temaru ont circulé pendant quelques jours[17]. Le 14 juin, le parti, après quelques jours d'hésitations et de divisions, confirme l'investiture des trois députés sortants[18]. Les indépendantistes, comme avec la NUPES, sont soutenus par le Nouveau Front populaire, tandis que le député sortant Tematai Le Gayic estime que le Tavini « porte la voix du Front populaire »[19].

Résultats

Notes et références

Voir aussi

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