Élections législatives de 2024 dans la Haute-Vienne

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Typed’électionÉlections législatives
Inscrits263 679
Votants au 1er tour190 699
Votes exprimés au 1er tour182 287
Élections législatives de 2024 dans la Haute-Vienne
3 sièges de députés à l'Assemblée nationale
et
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 263 679
Votants au 1er tour 190 699
72,32% en augmentation 19
Votes exprimés au 1er tour 182 287
Votes blancs au 1er tour 4 829
Votes nuls au 1er tour 3 583
Votants au 2d tour 191 844
72,74% en augmentation 21,1
Votes exprimés au 2d tour 180 656
Votes blancs au 2d tour 7 059
Votes nuls au 2d tour 4 129
Nouveau Front populaire
Voix au 1er tour 66 285
36,36%
en augmentation 2,3
Voix au 2e tour 84 487
46,77%
Députés élus 3 en stagnation
Rassemblement national
Voix au 1er tour 63 753
34,97%
en augmentation 15,6
Voix au 2e tour 70 143
38,83%
Députés élus 0 en stagnation
Ensemble pour la République
Voix au 1er tour 32 481
17,82%
en diminution 3
Voix au 2e tour 13 453
7,45%
Députés élus 0 en stagnation
Union de la droite et du centre
Les Républicains
Voix au 1er tour 14 768
8,10%
en diminution 0,7
Voix au 2e tour 12 573
6,96%
Députés élus 0 en stagnation
Députés sortants par circonscription
Carte
Députés élus par circonscription
Diagramme

Les élections législatives françaises de 2024 dans la Haute-Vienne se déroulent les et . Dans le département, trois députés sont à élire dans le cadre de trois circonscriptions, à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron[1].

Le choix de cette dissolution est pris après la défaite de la liste Renaissance aux élections européennes qui ont eu lieu le 9 juin 2024[1].

Forces en présence

Ce scrutin anticipé, avec une campagne courte de moins de trois semaines, est marqué par le faible nombre de candidatures dans chacune des circonscriptions, respectivement 5, 4 et 5 candidats, soit 14 au total[2], contre 8, 9 et 10 lors du scrutin précédent en 2022.

Les différents camps politiques s'organisent différemment des élections de juin 2022.

Ainsi, la gauche, à l'exception de Lutte ouvrière, se présente unie, sous la bannière du Nouveau Front populaire, derrière les trois députés sortants de la NUPES, les insoumis Damien Maudet (1re circonscription) et Manon Meunier (3e) et le socialiste Stéphane Delautrette (2e). Deux ans plus tôt, la gauche était déjà unie dans la 1re circonscription, mais comprenait deux autres candidatures dans la 2e, et une autre dans la 3e.

Le RN présente à nouveau Sabrina Minguet dans la 2e circonscription, seule candidate du parti à avoir atteint le second tour en 2022, ayant alors bénéficié da la division du camp macroniste. Albin Freychet, responsable départemental du RN, est à nouveau candidat lui aussi dans la 3e, tandis que c'est la cheffe du RN en Creuse, Camille Dos Santos de Oliveira, qui remplace Christiane Gédoux dans la 1re.

Par ailleurs, la droite et le centre adoptent une posture, originale en France, en s'entendant pour ne présenter qu'une seule candidature par circonscription, réunissant la majorité présidentielle sortante et la droite républicaine, à l'image du rassemblement réalisé au conseil municipal de Limoges depuis 2014. Cette « alternative républicaine »[3] présente Isabelle Négrier, élue Renaissance à Panazol, dans la 1re circonscription, l'élue MoDem de Limoges Marie-Ève Tayot dans la 2e, et le LR Gilles Toulza, adjoint au maire de Couzeix, dans la 3e. En 2022, macronistes, centristes et républicains s'étaient présentés séparément (ce camp était représenté par 3 candidatures distinctes dans la 2e circonscription, et même 4 dans la 3e ; dans ces deux circonscriptions, le candidat officiel de La République en marche faisait face à une dissidence).

Outre Lutte ouvrière, qui propose des candidats historiquement habitués aux scrutins législatifs (Claudine Roussie était déjà candidate en 1978, Daniel Mournetas en 1981), Debout la France est également présent dans chacune des circonscriptions.

Enfin, à la différence de 2022, Reconquête !, le Parti animaliste et Le Mouvement de la ruralité sont absents du scrutin en Haute-Vienne.

Résultats aux élections européennes

Résultats des principales listes aux élections européennes par circonscription[4]
Circonscription RN ENS PS - PP LFI LR
1re 30,62 % 12,58 % 17,66 % 9,9 % 5,83 %
2e 32,48 % 12,88 % 16,48 % 6,73 % 6,68 %
3e 31,5 % 13,86 % 17,33 % 8,2 % 6,11 %

Campagne

Premier tour

La campagne est marquée par la prise de position de Guillaume Guérin, président de Limoges Métropole, qui critique le Nouveau Front populaire et défend les candidats d'union droite-centre, ce qui est dénoncé par des élus de l'agglomération[5].

Plusieurs réunions publiques se tiennent durant cette courte campagne. La plus importante est celle qui se déroule le en plein air sur le Champ de Juillet, à Limoges, à l'initiative des candidats de la gauche, et qui réunit quelques figures politiques nationales comme Clémentine Autain ou Johanna Rolland[6].

Second tour

Entre les deux tours de scrutin, le mont Gargan, lieu d'une importante bataille entre maquisards et nazis en 1944, accueille un rassemblement politique en réaction à la forte hausse de l'extrême-droite au premier tour.

Le premier tour voit les candidats du RN se qualifier pour le second tour dans les trois circonscriptions, résultat inédit, augurant des triangulaires dans tous les cas, une première dans le département depuis 1932[7]. Malgré la pression exercée par la gauche en faveur de retraits au nom du « front républicain », les candidats de l'Alternative républicaine choisissent de se maintenir[8], avant que la candidate MoDem dans la 2e circonscription, Marie-Ève Tayot, finisse par se désister, sans pour autant appeler à soutenir le sortant socialiste Stéphane Delautrette[9].

Le , dans l'entre-deux tours, un rassemblement d'opposition à l'extrême-droite est organisé sur le mont Gargan à l'initiative des députés sortants et candidats du Nouveau Front populaire, du président socialiste du Conseil départemental et de l'Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance. Cet événement invoque l'héritage du Conseil national de la Résistance pour justifier sa tenue sur place[10], à l'endroit du déroulement d'une importante bataille en 1944.

Système électoral

Les élections législatives ont lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans des circonscriptions uninominales[11].

Est élu au premier tour le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits dans la circonscription, soit 25 %. Si aucun des candidats ne satisfait ces conditions, un second tour est organisé entre les candidats ayant réuni un nombre de voix au moins égal à un huitième des inscrits, soit 12,5 %. Les deux candidats arrivés en tête du 1er tour se maintiennent néanmoins par défaut si un seul ou aucun d'entre eux n'a atteint ce seuil. Au second tour, le candidat arrivé en tête est déclaré élu[12],[13].

Le seuil de qualification basé sur un pourcentage du total des inscrits et non des suffrages exprimés rend plus difficile l'accès au second tour lorsque l'abstention est élevée. Le système permet en revanche l'accès au second tour de plus de deux candidats si plusieurs d'entre eux franchissent le seuil de 12,5 % des inscrits. Les candidats en lice au second tour peuvent ainsi être trois, un cas de figure appelé « triangulaire ». Les second tours où s'affrontent quatre candidats, appelés « quadrangulaire » sont également possibles, mais beaucoup plus rares[11],[14].

Partis et nuances

Les résultats des élections sont publiés en France par le ministère de l'Intérieur, qui classe les partis en leur attribuant des nuances politiques. Ces dernières sont décidées par les préfets, qui les attribuent indifféremment de l'étiquette politique déclarée par les candidats, qui peut être celle d'un parti ou une candidature sans étiquette[15].

Seuls le Parti communiste français (COM), La France insoumise (FI), le Parti socialiste (SOC), le Parti radical de gauche (RDG), Les Écologistes (VEC), Renaissance (RE), le Mouvement démocrate (MDM), Horizons (HOR), l'Union des démocrates et indépendants (UDI), Les Républicains (LR), le Rassemblement national (RN) et Reconquête (REC) se voient attribuer en 2024 des nuances propres. Les coalitions Ensemble et Nouveau front populaire, ainsi que les candidats de l'alliance LR-Ciotti-RN, en bénéficient également indirectement, les nuances Ensemble ! (Majorité présidentielle) (ENS), Union de la gauche (UG) et Union de l'extrême-droite (UXD) étant attribuables aux candidats bénéficiant respectivement du soutien de deux partis du centre, de deux partis de gauche ou de deux partis d'extrême-droite[16],[17].

Tous les autres partis se voient attribuer l'une ou l'autre des nuances suivantes : EXG (extrême gauche), DVG (divers gauche), ECO (écologiste), REG (régionaliste), DVC (divers centre), DVD (divers droite), DSV (droite souverainiste) et EXD (extrême droite). Des partis comme Debout la France ou Lutte ouvrière ne disposent ainsi pas de nuances propres, et leurs résultats nationaux ne sont pas publiés séparément par le ministère, car mélangés avec d'autres partis (respectivement dans les nuances DSV et EXG)[18].

Élus

Références

Voir aussi

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