Élections municipales de 2020 à Nancy
From Wikipedia, the free encyclopedia
| ||||||||||||||
| Élections municipales françaises de 2020 à Nancy | ||||||||||||||
| (1er tour) (2d tour) |
||||||||||||||
| Type d’élection | Élections municipales | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Postes à élire | 55 sièges au conseil municipal | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Population | 105 382 | |||||||||||||
| Inscrits | 50 914 | |||||||||||||
| Votants au 1er tour | 18 891 | |||||||||||||
| 37,10 % | ||||||||||||||
| Votants au 2d tour | 21 496 | |||||||||||||
| 42,22 % | ||||||||||||||
| Mathieu Klein – PS | ||||||||||||||
Nancy en grand
| ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 6 930 | |||||||||||||
| 37,88 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 11 435 | |||||||||||||
| 54,53 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 43 | |||||||||||||
| Laurent Hénart – MR | ||||||||||||||
Nancy positive
| ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 6 348 | |||||||||||||
| 34,70 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 9 533 | |||||||||||||
| 45,46 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 12 | |||||||||||||
| Laurent Watrin – EELV | ||||||||||||||
Nancy écologie citoyenne
| ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 1 873 | |||||||||||||
| 10,24 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | Élus sur la liste Klein | |||||||||||||
| Françoise Hervé – SE | ||||||||||||||
| « Résistance est espérance » | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 1 121 | |||||||||||||
| 6,12 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 0 | |||||||||||||
| Composition du Conseil Municipal élu | ||||||||||||||
| Maire de Nancy | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Laurent Hénart MRSL[1] |
Mathieu Klein PS | |||||||||||||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
Le premier tour des élections municipales françaises de 2020 à Nancy a lieu le . Le second tour, initialement prévu le , est reporté au en raison de la pandémie de maladie à coronavirus. Il s'agit du renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain. Comme dans toutes les communes de 1 000 habitants et plus, les élections à Nancy sont municipales et intercommunales. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[2].
Alors que l'autre métropole lorraine, Metz, bascule à droite, Nancy voit l'élection d'un maire de gauche, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après un échec en 2014, la liste menée par Mathieu Klein, socialiste et président du Conseil départemental, bat celle du maire sortant, l’ancien ministre Laurent Hénart, président du Mouvement radical, soutenu par LR et LREM. Mathieu Klein a bénéficié d'une fusion d’entre-deux-tours avec la liste écologiste de Laurent Watrin[3].
L'élection se déroule dans un contexte inédit, marqué par la pandémie de Covid-19 en France, qui explique le report de la date du second tour et en partie la forte abstention. Un intérêt croissant pour l'écologie des électeurs des métropoles s'observe lors de ces élections municipales dans plusieurs grandes villes françaises comme Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Annecy ou Poitiers[4]. Un reportage du quotidien Le Monde évoque un « petit vent de dégagisme (qui) semble souffler sur Nancy », au détriment de Laurent Hénart qui apparaît comme l'héritier d'André Rossinot, ancien maire (1983-2014) et président de la Métropole du Grand Nancy depuis 2001[5]. Laurent Hénart est en outre soutenu par le parti du président de la République, Emmanuel Macron, peu populaire, or les élections municipales sont en France une « sévère déroute électorale » pour La République en marche (LREM)[6].
| Tête de liste | Liste | Premier tour | Second tour | Sièges | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | ||||
| Laurent Hénart | UMP-UDI-MoDem | 11 744 | 40,47 | 15 418 | 52,91 | 42 | |
| Aimer Nancy | |||||||
| Mathieu Klein | PS-PCF-EELV-PRG | 10 377 | 35,76 | 13 721 | 47,09 | 13 | |
| Une ville meilleure | |||||||
| Pierre Ducarne | FN | 2 007 | 6,92 | ||||
| Rassemblement bleu Marine pour Nancy | |||||||
| Frank-Olivier Potier | DVD | 1 793 | 6,18 | ||||
| Nancy2014.eu | |||||||
| Bora Yilmaz | FG | 1 580 | 5,44 | ||||
| À Nancy, osons la gauche ! | |||||||
| Denis Gabet | DVD | 1 170 | 4,03 | ||||
| Nancy ville humaine | |||||||
| Christiane Nimsgern | LO | 348 | 1,20 | ||||
| Lutte ouvrière faire entendre le camp des travailleurs | |||||||
| Inscrits | 50 690 | 100,00 | 100,00 | ||||
| Abstentions | 21 023 | 41,47 | |||||
| Votants | 29 667 | 58,53 | |||||
| Blancs et nuls | 648 | 2,18 | |||||
| Exprimés | 29 019 | 97,82 | 29 139 | ||||
Listes en présence
Huit listes sont en compétition[8].
Lutte ouvrière
Lutte ouvrière présente une liste conduite par Christiane Nimsgern[9].
La France insoumise
Le , Nordine Jouira et Alice Gauthier-Python annoncent qu'ils conduiront la liste citoyenne « Nancy en commun ». Cette liste est soutenue par La France insoumise. « Nancy en commun » est un collectif citoyen qui propose un programme répondant aux urgences écologique, sociale et démocratique auxquelles la ville de Nancy et la métropole du Grand Nancy doivent faire face. Il est animé par le besoin de faire vivre « l’esprit des communs », tant à l’échelon communal que métropolitain, et d’impulser une profonde transition, avec, en perspective, « Une ville pour tou·te·s ! » [10].
Europe Écologie Les Verts
Le , le journaliste de France Bleu Sud Lorraine Laurent Watrin annonce sa candidature à la tête de la liste « Nancy écologie citoyenne (NEC) », qui est soutenue par Europe Écologie Les Verts (EELV), Génération.s et le collectif Nancy'nov en remplacement de Frédéric Maguin, récemment exclu. La liste reçoit le soutien de Patrick Hatzig, ancien vice-président aux transports régional de Lorraine en rupture du Parti communiste français, ainsi que d'Areski Sadi, conseiller municipal d'opposition et jusque-là fidèle lieutenant de Mathieu Klein[11]. Laurent Watrin est placé en retrait éditorial de la radio[11].
Parti socialiste - Parti communiste français - Nancy Écolo
Le , le socialiste Mathieu Klein, président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et candidat aux municipales de 2014 à la mairie, annonce sa candidature[12] après avoir refusé de devenir ministre du gouvernement Philippe[13] ; dans sa communication, l'appartenance au PS n’apparaît nulle part[14].
Le le Parti communiste français rallie Mathieu Klein[15]. Nancy écolo, un mouvement réunissant des exclus d'Europe Écologie Les Verts, fait de même en [16].
Pour le second tour, la liste de Watrin fusionne avec la liste de Mathieu Klein.
Résistance
Le , Françoise Hervé, ancienne adjointe au patrimoine de Laurent Hénart, annonce une liste « Résistance »[17].
Mouvement radical - Les Républicains - La République en marche
Le , Laurent Hénart, maire sortant et président du Mouvement radical, annonce sa candidature avec dans sa liste des membres de Les Républicains[18]. Le maire sortant reçoit le soutien de La République en marche, ce qui n'est pas apprécié par beaucoup de Républicains de l’équipe sortante, alors que Jean-François Husson et Valérie Debord devaient se retrouver dans la liste conduite par Laurent Hénart.
Le , eu égard à la présence de Valérie Debord (LR), Malika Dati, d'autres membres LR sur la liste de Laurent Hénart et les militants LR de Nancy émettent des doutes sur la stratégie de leur parti[19]. Patricia Melet, cheffe de file LR, déclare que « Laurent Hénart et Mathieu Klein, c'est Dupond et Dupont »[réf. nécessaire]. Le , Les Républicains annoncent leur soutien à Laurent Hénart. Des dissidents refusent toutefois ce ralliement et rejoignent la liste « Unis pour Nancy »[20].
Unis pour Nancy
Le , Debout la France, présidé par Nicolas Dupont-Aignan, annonce le lancement d'une liste visant à rassembler « toutes les droites »[21].
Cette candidature n'ira finalement pas au bout mais confluera dans une liste d'union appelée « Unis pour Nancy », dans laquelle se trouvent des dissidents des Républicains, des membres de Debout la France, de Sens commun, du Parti chrétien démocrate[22] et de la Lorraine royaliste[23], avec le soutien du Centre national des indépendants et paysans. La tête de liste est Patricia Melet[24]
À la veille du second tour, Patricia Melet soutient Laurent Hénart sans en informer ses colistiers, qui réagissent en la désavouant publiquement[25].
Rassemblement national
Grégoire Eury annonce sa volonté de faire une liste Rassemblement national en [26]. Il est soutenu par le Parti de la France[27].
Candidatures abandonnées
Alexis Jaros
Alexis Jaros, musicien, est un temps candidat à la mairie de Nancy[22].
Gilets jaunes
Le , Denis Gabet président de « Nancy Ville humaine » annonce son intention d'être de nouveau candidat[28]. Il qualifie Mathieu Klein et Laurent Hénart d'« héritiers » ; Laurent Hénart étant selon lui « l’héritier d’André Rossinot » et Mathieu Klein « celui de Michel Dinet », et que surtout, ce sont des candidats « macronistes ». Le souhait de Denis Gabet et des autres membres qui l’accompagnent est d’œuvrer à l’émergence d’une liste qui soit une « union anti-macronistes opposée à la politique de Laurent Hénart ». Il n'ira toutefois pas au bout de l'initiative et aucune liste ne sera déposée.
Union populaire républicaine
Le , l'Union populaire républicaine (UPR) lance sa candidature portée par Jason Vanoni (son référent départemental) avec la liste Nancy, c'est vous!. Comme toutes les listes de l'UPR, elle intègre les 30 propositions de l'association Anticor dans son programme, avec notamment l'exigence d'un casier judiciaire vierge pour chaque membre de la liste. Cette candidature se veut « hors système ». À l'occasion de la venue de François Asselineau à la mi-janvier, ils rappellent à la presse l'enjeu national de ces élections de mi-mandat et que l'UPR est « le seul parti véritablement en faveur du Frexit et pour la sortie de l'Otan »[29]. Localement, Jason Vanoni propose le référendum d'initiative locale) et une solution de trolleybus bi-articulé pour le renouvellement de la ligne 1 permettant d'économiser environ 200 millions d'euros qu'il soumettrait à référendum[30].
Cette liste ne sera toutefois pas candidate puisqu'elle a été invalidée par la préfecture en raison de deux cas d’inéligibilité[31].
Sondages
Premier tour
| Source | Date de réalisation | Échantillon | LO | LFI | PS-PCF | EELV | MR-LREM-LR | LR | DVD | RN | UPR | Autres | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nimsgern | Jouira | Klein | Maguin | Watrin | Hénart | Morano | Hervé | Melet[32] | Eury | Vanoni | ||||
| Ipsos | - | 600 | 1 | 5 | 34 | – | 12 | 34 | – | 3 | 4 | 6 | 1 | – |
| Ifop (commandé par le PS) |
13- | 603 | – | 8 | 25 | 20 | – | 28 | 8 | 2 | – | 8 | – | 1 |
| – | 8 | 24 | 20 | – | 36 | 3 | – | 9 | – | – | ||||
| 1 | 8 | 41 | – | 37 | 3 | – | 10 | – | – | |||||
N.B. : en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage.
Second tour
| Source | Date de réalisation | Échantillon | Union de la gauche-EELV | MR-LREM-LR |
|---|---|---|---|---|
| Klein | Hénart | |||
| IFOP (commandé par le PS) |
13- | 603 | 53 | 47 |