Équipe de Belgique de football en 1940
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1 victoire, 1 défaite
| Entraîneur |
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| Matchs amicaux |
2 matchs 1 victoire, 1 défaite |
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| Meilleur buteur | Jules Van Craen (4) |
Maillots
Chronologie
Le front de la Seconde Guerre mondiale s'étendant rapidement, l'équipe de Belgique de football joue en 1940 jusqu'à l'extrême limite des possibilités.
C'est ainsi qu'après avoir remporté mi-mars leur victoire la plus plantureuse (7-1) jusqu'alors face à leurs voisins du nord[1], les Belges se rendirent encore à Amsterdam pour y affronter une seconde fois les Pays-Bas le , soit deux semaines seulement avant que l'armée allemande n'envahisse la Belgique, déclenchant la campagne des dix-huit jours qui se termine par la reddition de l'armée belge le .

Déjà pour la rencontre à Deurne, les difficultés d'organisation avaient été importantes, beaucoup de joueurs avaient en effet déjà été appelés sous les drapeaux à la suite de la « Mobilisation générale des troupes » décrétée par le gouvernement belge, à l'instar de ses alliés français et anglais, et les autorités belges compétentes ayant refusé l'octroi de facilités pour le passage de la frontière des ressortissants néerlandais désirant assister au match[2]. Par conséquent, outre un Belgique-Zwaluwen (nl), déjà reporté à la suite de conditions climatiques défavorables[3]et planifié le à Liège[4], ainsi qu'un Suisse-Belgique au programme le à Lausanne[5], un match face à la France prévu à l'origine le [6] fut également annulé[7]. Le Comité Exécutif de la fédération avait suivi l'exemple de la fédération néerlandaise et pris la décision de ne pas autoriser de rencontres face à des nations en guerre : « Après un examen attentif et approfondi de la situation résultant des événements internationaux, le Comité Exécutif étend à l'extérieur des frontières l'interdiction pour la Fédération et ses clubs de rencontrer des équipes appartenant à des nations belligérantes. Attendu toutefois que l'URBSFA était liée depuis bien longtemps avant les hostilités par un engagement formel vis-à-vis de la Fédération Française pour la conclusion d'une rencontre France-Belgique à disputer au cours de la saison 1939-1940, le Comité Exécutif considère qu'il a le strict devoir de le respecter et, conséquemment, donne exceptionnellement son accord au maintien de la dite rencontre, à une date restant à fixer[8]. » La rencontre allait effectivement avoir lieu, mais quatre ans plus tard.
Le déplacement aux Pays-Bas, lui, s'avéra en définitive nettement moins compliqué, un train spécial fut mis en place à la suite d'une collaboration entre les chemins de fer belges et néerlandais afin de permettre aux supporters noir-jaune-rouge d'effectuer le voyage en une seule journée[9], ou périlleux, la Princesse Juliana et le Prince Bernhard des Pays-Bas figuraient d'ailleurs parmi les spectateurs[10] qui assistèrent à la revanche des Oranje (4-2). Oscar Van Kesbeeck, alors président de la fédération belge, fut nommé Officier de l'Ordre d'Orange-Nassau par la Reine Wilhelmine et la distinction lui fut remise avant l'entame de la rencontre[11].
Toute activité sportive officielle sur le plan international allait ensuite, une nouvelle fois, être mise en veille et ce pendant toute la durée du conflit…