Équipe de Belgique de football en 1952

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Entraîneur William Gormlie
Matchs amicaux 7 matchs
4 victoires, 3 défaites
Meilleur buteur José Moës (2)
Léopold Anoul (2)
Rik Coppens (2)
Jef Mermans (2)
Équipe de Belgique
1952
Généralités
Entraîneur William Gormlie
Résultats
Matchs amicaux 7 matchs
4 victoires, 3 défaites
Meilleur buteur José Moës (2)
Léopold Anoul (2)
Rik Coppens (2)
Jef Mermans (2)

Maillots

Domicile
Extérieur

Chronologie

L'équipe de Belgique de football présente un bilan très mitigé en 1952 avec quatre victoires et trois défaites.

La première victoire est remportée contre le cours du jeu, le , face à l'Italie (2-0)[1] dans une rencontre dominée de bout en bout par des Azzuri en panne de concrétisation, et grâce à un Meert dont la prestation fut saluée par la presse, tant néerlandaise qui estima qu'il n'avait jamais atteint auparavant de tels sommets, que transalpine qui le surnomma Il portiere magnifico.

Les capitaines respectifs Henri Meert et Louis Biesbroeck échangent les fanions sous les yeux de l'arbitre britannique John W. Topliss lors de Belgique-Pays-Bas (4-2) à Deurne le .

Les Belges s'inclinent ensuite en Autriche, sans Jef Mermans victime d'une fracture du bras en championnat[2], de façon beaucoup moins surprenante, si ce n'est par le score (2-0)[3] qui aurait pu être beaucoup plus important sans une nouvelle très bonne performance d'Henri Meert. Les supporters autrichiens avaient d'ailleurs sifflé leurs représentants à la pause, ceux-ci ayant quitté le terrain sur un score vierge.

Trois semaines plus tard, à Anvers, les Pays-Bas doivent s'avouer vaincus (4-2)[4] face à des Diables Rouges avec lesquels ils avaient pu rivaliser jusqu'à la mi-temps avant de s'effondrer et encaisser deux buts en deuxième période.

Le , la France vient s'imposer (1-2)[5] au Heysel sur un score déjà acquis au repos.

Pas moins de 24 nations[6] sont inscrites pour prendre part aux Jeux olympiques qui se déroulent du au dans cinq villes finnoises : Helsinki, Turku, Tampere, Kotka et Lahti[7]. La Belgique, ainsi que la Suisse, la Tchécoslovaquie, l'Uruguay et le Brésil, renoncent à participer à un tournoi remporté par la Hongrie, qui empoche la médaille d'or au terme d'un parcours sans faute après avoir éliminé la Roumanie (2-1), l'Italie (3-0), la Turquie (7-1), la Suède (6-0) et enfin, en finale, la Yougoslavie (2-0)[8]. Le monde découvre alors cette équipe, cette génération du « Onze d'Or », qui décrochera deux nouveaux titres olympiques en 1964 et 1968, finira troisième au Championnat d'Europe 1964 et, surtout, sera finaliste de la Coupe du monde 1954, à l'occasion de laquelle ils étaient archi-favoris à la victoire finale, et qui voit les Allemands triompher à la surprise générale et déjouant alors tous les pronostics dans ce qui fut baptisé le « Miracle de Berne ».

Le derby des plats pays du est retransmis en direct à la télévision[9], ce qui est loin d'être une banalité à l'époque, et voit les Diables Rouges s'imposer (2-1)[10],[11] en toute fin d'une rencontre d'un niveau très moyen sur une erreur du portier batave, Piet Kraak.

Fin novembre, la Belgique est invitée à se produire en Angleterre pour le Match of the year qui se transforme en véritable démonstration, les Three Lions infligeant un sévère score de forfait (5-0)[12] aux Belges dans une partie supervisée par un trio arbitral néerlandais[13]. La presse britannique estima que les Diables Rouges avaient souillé la pelouse sacrée de Wembley et, s'il est vrai que la traversée d'Ostende à Douvres s'était effectuée en pleine tempête, cela ne suffisait pas à expliquer la déroute encourue.

L'année finit toutefois sur une note positive, la Belgique s'imposant face à la France (0-1)[14] en déplacement à Colombes, le jour de Noël.

Les matchs

Les joueurs

Sources

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