Équipe de Belgique de football en 2025

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Entraîneur Rudi Garcia
Coupe du monde Éliminatoires
8 matchs
5 victoires, 3 nuls
Ligue des nations Barrages
2 matchs
1 victoire, 1 défaite
Meilleur buteur Kevin De Bruyne (6)
Équipe de Belgique
2025
Généralités
Entraîneur Rudi Garcia
Résultats
Coupe du monde Éliminatoires
8 matchs
5 victoires, 3 nuls
Ligue des nations Barrages
2 matchs
1 victoire, 1 défaite
Meilleur buteur Kevin De Bruyne (6)

Maillots

Domicile
Extérieur
Troisième

Chronologie

L'équipe de Belgique de football dispute en 2025 les barrages de promotion/relégation de la Ligue des nations ainsi que les éliminatoires pour la Coupe du monde 2026.

Le premier objectif de l'année est de remporter les barrages de promotion/relégation de la Ligue des nations face à l'Ukraine afin de se maintenir en Ligue A. Ensuite, grâce à un tirage particulièrement clément[1], les Belges se doivent de se qualifier pour leur quatrième Coupe du monde consécutive.

Résumé de la saison

Le , la fédération belge annonce le licenciement de Domenico Tedesco au poste de sélectionneur national, ce qui devenait depuis plusieurs semaines une tendance qui semblait se dessiner de manière inexorable[2]. Selon l'ancien Diable Rouge Philippe Albert, le départ de l'italo-allemand était inévitable, la faute notamment à des résultats calamiteux en 2024[3] auxquels la presse ajoute quatre autres raisons potentielles : des choix tactiques et des essais parfois surprenants, malgré les réticences de certains cadres ; des sélections devenues illisibles et parfois contradictoires, appelant certains profils, dans le cadre de la refonte du noyau et de la chance donnée aux jeunes, ignorant d'autres pourtant assez évidents aux yeux du public ; la fracture avec les supporters qui trouve son paroxysme au mois d'octobre, au soir de la défaite contre l'équipe de France en Ligue des nations, lorsque des « Tedesco, démission ! » résonnent en tribune au stade Roi Baudouin ; ainsi que l'arrivée de Vincent Mannaert au poste de directeur technique, qui jouit d'une excellente réputation, principalement acquise lors de sa période au Club Bruges KV perçue comme un grande réussite[4], et qui est vu comme un homme fort, un décideur, mettant ainsi fin à une longue période de trouble et d'instabilité à la tête de la fédération[5].

Les barrages de promotion/relégation de la Ligue des nations se jouent au Stade Enrique-Roca à Murcie à l'aller (à gauche) et à la Cegeka Arena de Genk au retour (à droite).

L'Union belge annonce par le biais d'un communiqué, le , que la rencontre retour des barrages de promotion/relégation de la Ligue des nations face à l'Ukraine se jouera à Genk, à la Cegeka Arena[6]. Ce choix s'inscrit dans le cadre d'une campagne « Tour de Belgique » imaginée par l'URBSFA : « Dans leur quête de maintien en Ligue A, de qualification pour la Coupe du Monde 2026 et de reconquête des cœurs des supporters de football belges, les Diables disputeront leurs matches dans différents stades », explique la fédération belge dans ce même communiqué[6]. Un message qui cache probablement une raison beaucoup plus pragmatique car la pelouse du stade Roi Baudouin est à ce moment de l'année dans un état déplorable[7], qui ne risque pas de s'améliorer car l'Union Saint-Gilloise, qui y joue ses matchs européens, s'est qualifiée pour minimum deux rencontres supplémentaires[8]. La rencontre initiale des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026 contre le pays de Galles du aura quant à elle bien lieu dans l'antre habituelle des Diables, les stades désignés pour les autres rencontres à domicile seront eux annoncés ultérieurement[6]. Plus tard, dans la même journée, l'agence Belga diffuse l'information que le match aller de ces mêmes barrages se déroulera à Murcie, en Espagne[9].

Rudi Garcia est nommé comme sélectionneur le .

Le , le nouveau sélectionneur de l'équipe belge est annoncé et présenté officiellement lors d'une conférence de presse, il s'agit de Rudi Garcia, auteur notamment d'un doublé « Coupe de France - Championnat de France » en 2011 avec le Lille OSC, lançant par la même occasion la carrière d'Eden Hazard, mais qui n'a encore jamais pris la tête d'une sélection[10],[11] et dont le plus grand défi sera sans aucun doute d'unir à nouveau l'équipe et de redonner l'envie et le plaisir du maillot aux joueurs[12]. Le Français se montre d'emblée amibitieux avec pour objectifs de se maintenir en Ligue A de la Ligue des nations et de se qualifier pour la Coupe du monde 2026[13], en comptant notamment sur l'adhérence des cadres que sont Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku à son projet, ainsi que sur le retour de Thibaut Courtois[14].

La période de Carnaval est le théâtre d'une nouvelle polémique qui éclate autour des joueurs binationaux lorsque, coup sur coup, Konstantínos Karétsas, Chemsdine Talbi et Ilay Camara, choisissent respectivement de représenter la Grèce, le Maroc et le Sénégal après avoir évolué dans les catégories de jeunes de la Belgique[15],[16],[17]. Ces trois changements d'allégeance s'ajoutent à ceux déjà actés lors des années précédentes de Bilal El Khannouss et Zakaria El Ouahdi, qui font à présent les beaux jours du Maroc ; de Noah Sadiki et Ngal'ayel Mukau, tous deux alignés aujourd'hui par la république démocratique du Congo ; de Noah Fadiga, qui a opté pour le Sénégal, ou encore de Matias Fernandez-Pardo, qui rève de la Roja[18],[19]. La perte de deux futurs grands talents évidents, selon les observateurs, que représentent Karétsas et Talbi, tous deux nés en Belgique, fait réagir Vincent Mannaert qui annonce que « Désormais, nous avançons avec ceux qui choisissent pleinement la Belgique. Plus avec ceux qui hésitent encore. »[20] et licencie Kevin Vermeulen qui, en tant que responsable des talents à la fédération, est chargé des dossiers des jeunes joueurs possédant la double nationalité[21]. Selon Mohamed Ouahbi, actuel sélectionneur des moins de 20 ans du Maroc, lui-même binational et ancien entraîneur chez les jeunes du RSC Anderlecht, la Belgique aurait beaucoup à apprendre de l'approche de la fédération marocaine qui a entrepris depuis quelques années un travail en profondeur menant, entre autres grâce à l'apport de plusieurs binationaux, au parcours exceptionnel et à la quatrième place décrochée lors de la Coupe du monde 2022, confirmé par la médaille de bronze récoltée par les espoirs marocains lors des Jeux olympiques de Paris[22]. Confrontée à un nombre important de jeunes espoirs en mesure d'effectuer un choix entre plusieurs sélections nationales, dont notamment Jorthy Mokio et Rayane Bounida, qui ont récemment fait leurs premiers pas avec l'équipe première de l'Ajax Amsterdam, ou Stanis Idumbo, l'ailier supersonique et polyvalent du Sevilla FC, il semble évident que la fédération belge aura fort à faire à l'avenir pour parvenir à convaincre une série de joueurs multinationaux, tiraillés entre des considérations tant personnelles que professionnelles, d'évoluer pour les Diables Rouges[23].

Vexé par le retour de Thibaut Courtois, Koen Casteels annonce sa retraite internationale le .

Vexé par le rappel très probable de Thibaut Courtois, qui figure déjà dans la préselection du nouveau sélectionneur, Rudi Garcia, qui n'a pas caché sa volonté d'en refaire son gardien titulaire, Koen Casteels annonce le qu'il renonce désormais à l'équipe nationale[24].

Rudi Garcia dévoile sa première sélection le , en vue des barrages de promotion-relégation de la Ligue des nations face à l'Ukraine et, si sa préselection ratissait large, comptant entre 50 et 55 joueurs[25] en incluant certains anciens joueurs de la « génération dorée » tels Dries Mertens, Axel Witsel ou Christian Benteke[26], ils sont toutefois absents de sa liste finale de 26 joueurs qui comprend néanmoins quatre novices : Senne Lammens, titulaire à l'Antwerp depuis le départ de Jean Butez; Bryan Heynen, que d'aucuns estiment qu'il aurait déjà dû être appelé de longue date ; Jorthy Mokio, la pépite de l'Ajax que la Belgique désire visiblement sécuriser ; ainsi que Nicolas Raskin, auteur d'une excellente saison chez les Glasgow Rangers[27]. Outre ces quatre nouveaux appelés, Brandon Mechele et Hans Vanaken font leur retour après une longue absence mais, en dehors de ces six heureux élus, la liste du sélectionneur français n'offre pas réellement de grandes surprises, compte tenu des blessés comme Amadou Onana[28] et Orel Mangala[29], même si en sont écartés notamment Johan Bakayoko, en indélicatesse du côté du PSV Eindhoven[30] ; Arthur Vermeeren, toutefois repris chez les espoirs[31] ; et Axel Witsel, déjà absent du groupe depuis l'Euro 2024[32] ; et est considérée de manière générale comme logique et équilibrée par plusieurs spécialistes, dont l'ancien joueur de l'Excelsior Mouscron, Alex Teklak[33]. Lors du rassemblement, Malick Fofana et Arthur Theate se révèlent très incertains à la suite de blessures et, dès lors, Ameen Al-Dakhil et Michy Batshuayi sont appelés en renfort pour les suppléer[34]. Le forfait des deux premiers cités pour les deux rencontres est entériné le jour du départ des Diables pour l'Espagne[35]. Visiblement pas encore convaincu de l'identité définitive de son capitaine, au vu des différents leaders potentiels au sein du groupe, Rudi Garcia décide, lors des deux rencontres face à l'Ukraine, d'opter pour Romelu Lukaku à l'occasion du match aller et pour Kevin De Bruyne lors du match retour[36].

La première rencontre de Rudi Garcia à la tête de l'équipe belge est un fiasco, les Diables Rouges s'inclinent trois buts à un face à l'Ukraine. Malgré l'ouverture du score par l'inévitable Romelu Lukaku, les Belges s'effondrent en seconde mi-temps en concédant trois buts en un quart d'heure[37]. S'appuyant sur une charnière défensive inédite et inexpérimentée en sélection, composée de Koni De Winter et Brandon Mechele qui totalisent ensemble quatre capes, protégée au poste de milieu défensif par Zeno Debast, qui occupe dorénavant ce poste au Sporting Clube de Portugal mais manque visiblement d'expérience dans ce rôle, le tacticien français est immédiatement confronté à l'énorme chantier que représente le secteur défensif[38],[39]. Big Rom, quant à lui, résume la faillite collective par le trop peu de duels gagnés et un mental défaillant, qui n'est pas sans lui rappeler les débuts de sa génération dans les années 2010[40]. Seules lueurs dans la grisaille, les montées au jeu de Nicolas Raskin et de Jorthy Mokio qui ouvrent tous deux leur compteur de sélections, le dernier en profitant au passage pour marquer l'histoire en devenant le cinquième plus jeune Diable Rouge derrière, notamment, son capitaine du soir[41].

La FIFA accepte le changement de nationalité sportive de Diego Moreira, du Portugal vers la Belgique, et il est appelé pour la première fois le .

Lors du match retour, le tacticien français opère pas moins de six changements : Wout Faes fait son retour en défense centrale en lieu et place de Koni De Winter, aux côtés de Zeno Debast repositionné dans un rôle qui lui est plus familer en suppléant ainsi Brandon Mechele, Timothy Castagne revient de suspension et remplace Maxim De Cuyper sur le flanc gauche, Nicolas Raskin est titularisé au poste de milieu défensif, tout comme Hans Vanaken plus haut sur l'échiquier, Jérémy Doku retrouve sa place sur l'aile gauche et Leandro Trossard passe à droite pour remplacer Charles De Ketelaere[42]. Thibaut Courtois, quant à lui, jette l'éponge lors de l'échauffement en raison d'une surcharge musculaire au profit de Matz Sels[43]. La première mi-temps est largement dominée par les Belges, néanmoins ceux-ci pèchent au niveau de l'efficacité, ne cadrant qu'une seule frappe et le repos est atteint sur un score vierge. Les débats reprennent en seconde période sur le même schéma, les Diables Rouges campent dans la partie ukrainienne et parviennent enfin à ouvrir la marque à la 70e minute par Maxim De Cuyper, monté au jeu quelques minutes auparavant. Un nouveau doublé de Romelu Lukaku, grâce à une reprise acrobatique du pied gauche et, lancé en profondeur par une passe décisive de Hans Vanaken, d'un tir au ras du poteau du pied droit, entérine le succès de l'équipe belge qui assure ainsi son maintien en Ligue A de la Ligue des nations[44]. Si Hans Vanaken et Jérémy Doku sont tous deux à créditer d'une excellente prestation, le joueur qui marque des points aux yeux du sélectionneur lors de cette rencontre est sans conteste Nicolas Raskin, qui fête sa première titularisation, et à qui le public réserve une ovation lors de son remplacement[45].

La sélection pour les deux premières rencontres des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026 est dévoilée le [46]. Rudi Garcia appelle 26 joueurs, pour la plupart déjà présents face à l'Ukraine en mars, avec toutefois quelques modifications, dont Amadou Onana et Arthur Theate qui font leur retour au détriment de Bryan Heynen et de Timothy Castagne, opéré de la cheville[47]. Ameen Al-Dakhil, blessé, et Michy Batshuayi sont également absents de la liste qui voit le retour de Malick Fofana et accueille un nouveau venu : Diego Moreira, un joueur belgo-portugais qui joue au RC Strasbourg et qui a finalement choisi de défendre les couleurs de la Belgique après avoir évolué avec les équipes d'âge lusitaniennes[48]. Souffrant d'une blessure au dos, Thibaut Courtois déclare forfait le pour le diptyque de rencontres de qualification et Nordin Jackers est appelé à sa place pour compléter le groupe des gardiens[49].

La Belgique démarre mal sa campagne de qualifications sur la pelouse de la Macédoine du Nord, invaincue depuis huit rencontres à domicile et qui force les Belges au partage (1-1)[50]. Si le début de match est nettement à l'avantage des joueurs belges qui acculent les Macédoniens dans leur camp et forcent coup de coin sur coup de coin, sans toutefois se montrer concrets dans la finition. Le secteur défensif s'avère fébrile et démontre encore une fois où le chantier principal de Rudi Garcia se situe[51],[52] et sur une erreur de Wout Faes, la Belgique s'en sort bien car Eljif Elmas envoie une grosse frappe sur le poteau de Matz Sels, Ezǵan Alioski est présent au rebond mais touche lui aussi le montant[53]. Sur l'action qui suit, la Belgique parvient à ouvrir le score par Maxim De Cuyper à la suite d'un petit cafouillage dans la défense macédonienne et le repos est atteint avec cet avantage. En deuxième période, la Macédoine se montre la plus dangereuse et cueille les joueurs belges à froid sur une reconversion offensive mais le but est annulé pour un léger hors-jeu. À la 87e minute, la Macédoine du Nord se voit récompensée de ses efforts : servi en profondeur, Alioski réussit une magnifique volée en ciseau qui trompe Sels et permet d'égaliser à quelques minutes de la fin de la rencontre.

À l'image de ce qui avait déjà été fait en 2022 face à la Pologne, la fédération annonce le que les Diables Rouges porteront le maillot extérieur des Red Flames face au pays de Galles, en soutien aux joueuses belges qui prennent part à l'Euro 2025 féminin du au [54]. C'est donc sous le maillot jaune de l'équipe féminine que les Diables Rouges entrent sur la pelouse du stade Roi Baudouin pour affronter les Dragons gallois et déclenchent un véritable festival offensif, menant trois buts à rien avant la demi-heure en étouffant totalement l'opposition. Un penalty généreux, sur lequel la VAR se penche pendant de nombreuses minutes avant de le confirmer, permet aux Gallois de revenir à la marque juste avant la pause. Entré au jeu à la mi-temps, Dodi Lukébakio se voit offrir la balle du knockout définitif à la 47e minute mais il manque l'objectif avant que l'équipe belge ne prenne l'eau et s'effondre, encaissant deux buts en moins de vingt minutes pour permettre aux Gallois de revenir à égalité. Ceux-ci ne sont toutefois pas rassasiés et continuent de harceler des Belges devenus alors totalement méconnaissables et l'on semble se rapprocher de plus en plus d'une éventuelle victoire galloise quand Kevin De Bruyne fait enfin trembler les filets à la 88e minute, permettant ainsi aux Diables d'émerger[55].

Rudi Garcia désigne Youri Tielemans comme nouveau capitaine des Diables Rouges le .

Le , poursuivant l'idée de faire évoluer l'équipe belge aux quatre coins du pays, la fédération belge annonce que celle-ci recevra le Kazakhstan début septembre au Lotto Park, à Anderlecht[56]. Dans cette même continuité, la fédération annonce, le , par voie de presse que la rencontre à domicile face à la Macédoine du Nord aura lieu à Gand, à la Planet Group Arena, renommée pour l'occasion « KAA Gent Arena » en raison des restrictions de l'UEFA en matière de naming. Si les Diables Rouges ont déjà évolué par le passé dans l'ancien stade de La Gantoise, le Stade Jules Otten, à trois reprises en 2003, 2009 et 2011, ce sera toutefois le premier match à prendre place dans leur nouvelle arène[57].

Fin juillet, et toujours dans le cadre de la campagne « Tour de Belgique », la fédération annonce le retour de l'équipe belge dans le stade du Standard de Liège pour recevoir le Liechtenstein le , après huit ans d'absence et une large victoire face à Gibraltar (9-0) en 2017[58]. Néanmoins, et bien que la vente des tickets ait déjà débuté, les instances communales liégeoise, par l'intermédiaire de son bourgmestre Willy Demeyer, déclarent ne pas avoir donné leur accord pour la tenue du match à Liège[59]. La RBFA déclare avoir eu l'aval du club du Standard, pensant que tout était dès lors en ordre avec les autorités locales, et vouloir mettre tout en œuvre pour trouver une solution avec la ville[60].

Le , Rudi Garcia dévoile sa sélection pour le diptyque de qualifications, au Liechtenstein, le jeudi à Vaduz, et contre le Kazakhstan trois jours plus tard à Anderlecht. Il opte en attaque pour Michy Batshuayi, rappelé pour pallier l'absence de Romelu Lukaku, et convoque pour la première fois Charles Vanhoutte et Joaquin Seys alors que Wout Faes, confiné à un rôle de remplaçant à Leicester, n'est lui pas sélectionné alors qu'il faisait partie des incontournables depuis 2022[61]. La veille de la première rencontre, le sélectionneur, accompagné de Youri Tielemans en conférence de presse, annonce que celui-ci sera le nouveau capitaine des Diables car « Il fait très bien le lien entre les jeunes et les plus anciens. Il coche toutes les cases »[62].

Face au Liechtenstein, la Belgique livre un première mi-temps assez terne, la faute à un milieu de terrain imprécis et un Loïs Openda fantômatique en zone de finition, et le repos est atteint avec un seul petit but à l'avantage des Belges mais au retour des vestiaires les Diables ont enfin accéléré le rythme et, grâce notamment aux premiers buts sous la vareuse nationale d'Arthur Theate et de Malick Fofana, remportent assez aisément la rencontre (0-6)[63]. Avertis par le sélectionneur que le Kazakhstan serait nettement plus récalcitrant, ce sont des joueurs belges consciencieux et séduisants qui disputent cette rencontre et l'emporte néanmoins tout aussi facilement que face au petit poucet du groupe. Les Kazakhstanais se regroupent dans leur camp en tablant sur d'éventuelles contre-attaques mais les assauts belges sont incessants et, si ceux-ci font montre dans un premier temps de trop de déchet à la concrétisation, le verrou lâche finalement juste avant le repos et les Diables Rouges font immédiatement le break, d'abord par Kevin De Bruyne à la 42e minute puis par Jérémy Doku à la 44e minute. En seconde période, les Belges poursuivent sur leur élan et Nicolas Raskin inscrit son premier but en équipe nationale à la 52e minute avant que Doku ne s'offre un doublé d'un tir croisé puissant à la 60e minute et qu'Alexis Saelemaekers, entré à l'heure de jeu, ne serve deux passes décisives aux 83e et 87e minutes, respectivement à KDB et Thomas Meunier pour sceller le score final (6-0). Une victoire qui permet à ce moment aux Belges de revenir à un point du leader du groupe, la Macédoine du Nord, toutefois avec un match disputé en moins[64].

Le sélectionneur annonce le sa liste de joueurs sélectionnés pour les deux rencontres, qui risquent d'être déjà décisives, face à la Macédoine du Nord et au pays de Galles, les deux plus sérieux adversaires de la Belgique dans la course à la qualification. Celle-ci présente une surprise de taille car Axel Witsel fait son retour dans le noyau, Rudi Garcia ayant longuement discuté avec le joueur dont l'expérience doit être un atout majeur lors de ces éliminatoires. Amadou Onana, absent pour blessure lors du rassemblement précédent et toujours incertain est bien présent, contrairement à Youri Tielemans, dont l'absence relance la question du brassard, et numériquement remplacé par Charles Vanhoutte[65].

Romeo Vermant dispute ses premières minutes avec le noyau A face au Kazakhstan le .

La première rencontre est l'occasion pour la Belgique de prendre la tête du groupe mais, malgré une possession du ballon de 74%, un but annulé pour hors-jeu de De Bruyne ainsi qu'une énorme opportunité par Saelemaekers sauvée sur la ligne et plusieurs autres occasions franches, celle-ci n'est pas parvenue à trouver le chemin des filets macédoniens (partage, 0-0). Face à la disette d'Openda, Rudi Garcia opte pour l'option d'aligner Leandro Trossard en « faux-neuf », option déjà testée à plusieurs reprises par Mikel Arteta, son entraîneur à Arsenal, un rôle que celui-ci a rempli honorablement. Et si Nicolas Raskin a systématiquement éteint les timides tentatives de reconversion adverses et laissé Thibaut Courtois au chômage technique, on ne peut en dire autant de son homologue, Stole Dimitrievski qui annihile toutes les tentatives belges, frustrant ainsi les Diables Rouges qui se voient dès lors interdits du moindre faux pas trois jours plus tard à Cardiff sous peine de se compliquer la tâche pour décrocher leur ticket pour les Amériques[66],[67]. Face au pays de Galles, alors que la Belgique ne s'est plus imposée depuis treize ans dans la capitale galloise, les Dragons prennent l'avance très rapidement, dès la 8e minute, face à des Diables totalement inoffensifs. Il faut attendre la fin du premier quart d'heure pour les voir émerger et égaliser sur penalty par Kevin De Bruyne à la 18e minute avant d'inverser la tendance, de prendre l'avance par Thomas Meunier à la 24e minute et de rater de peu de prendre le large à quelques reprises. En seconde période, les Belges contrôlent la partie et alourdissent le score, à nouveau sur penalty et par De Bruyne, à la 76e minute. Les Gallois tentent alors un baroud d'honneur lors des quinze dernières minutes et, après une perte de balle de Leandro Trossard, Nathan Broadhead réduit l'écart à la 89e minute avant que l'attaquant d'Arsenal ne se rachète et crucifie leurs derniers espoirs à la 90e minute, fixant le score final (2-4). Cette victoire permet alors aux Belges de prendre la tête du groupe alors que la Macédoine du Nord, qui n'a plus qu'un seul match à jouer, est tenue en échec par le Kazakhstan (partage, 1-1)[68].

La fédération annonce le que les Diables Rouges disputeront deux rencontres amicales au printemps lors d'un mini-stage qui aura lieu aux États-Unis, l'une face à l'équipe locale, à Atlanta le , et l'autre face au Mexique, à Chicago le , toutes deux organisatrices, en collaboration avec le Canada, de la Coupe du monde 2026[69],[70]. Le , l'Union belge dévoile ensuite la nouvelle tenue « domicile » des différentes équipes nationales et que devraient, sauf énorme surprise alors qu'il ne leur reste qu'à engranger deux petits points lors des deux dernières rencontres, porter les Diables Rouges lors de la prochaine Coupe du monde[71]. Un maillot qui sera étrenné à Astana, face au Kazakhstan.

La liste des 26 joueurs chargés de valider la qualification de la Belgique lors des deux dernières rencontres des éliminatoires, au Kazakhstan et face au Liechtenstein à Sclessin, est rendue publique le . Si le capitaine Youri Tielemans effectue son retour, pour façonner cette utlime liste de l'année, le sélectionneur français doit à nouveau composer avec des blessures, cette fois de Zeno Debast, Kevin de Bruyne et Malick Fofana, et afin de compenser leurs absences, il décide d'appeler Nathan Ngoy et Romeo Vermant pour la première fois et écarte cette fois Michy Batshuayi, toujours en manque de temps de jeu à l'Eintracht Francfort[72]. Rudi Garcia, suspendu face au Kazaksthan, est quant à lui remplacé par son adjoint Claude Fichaux sur le banc de touche[73]. Blessé à l'adducteur, Thibaut Courtois doit déclarer forfait le . Alors que celui-ci est consenti pour le remplacer, Gill Swerts, le sélectionneur des Diablotins, annonce que Mike Penders reste avec le groupe des espoirs[74]. Après le match des espoirs, il rejoint toutefois le groupe des Diables pour l'ultime rencontre face au Liechtenstein[75], prenant même place sur le banc des réservistes en renvoyant Maarten Vandevoordt en tribunes[76]

Face au Kazakhstan, la Belgique se casse les dents sur une défense solide et un gardien de but, Temirlan Anarbekov qui fête à peine sa seconde sélection, en état de grâce[77]. Cueillis à froid après dix minutes seulement par Dastan Satpaev, le petit prodige kazakhstanais, sur une erreur d'Arthur Theate à la relance, les joueurs belges peinent à se rebiffer et, s'ils se procurent des opportunités, pêchent à la finition. En deuxième période, les Diables rétablissent rapidement l'égalité par Hans Vanaken à la 48e minute, capitaine pour l'occasion alors que Tielemans est sur le banc et le reste de la rencontre est largement à l'avantage des Belges sans que ceux-ci ne parviennent toutefois à faire la différence (partage, 1-1)[78]. Trois jours plus tard, c'est dans un stade de Sclessin comble et entièrement acquis à la cause des Diables Rouges[79] que ceux-ci compostent définitivement leur billet pour la Coupe du monde dans le dernier match, devenu entretemps décisif, face au Liechtenstein en ne faisant, logiquement, qu'une bouchée de leur adversaire alors que même un partage leur était désormais suffisant (victoire, 7-0). Menée par un Jeremy Doku des grands soirs, l'équipe belge mène déjà trois buts à zéro à la pause et, au retour des vestiaires, celle-ci se déchaîne, inscrivant quatre buts en sept minutes. À l'heure de jeu, Rudi Garcia sort tous ses cadres et multiplie les changements, le rythme s'essouffle et il ne se passe plus grand chose, au grand désespoir de Loïs Openda qui espére profiter de l'aubaine pour relancer sa confiance en inscrivant un petit but. La Belgique est enfin rassurée, elle participera bien au Mondial 2026[80].

L'année se clôture par le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde, le à 12h (heure locale) au Kennedy Center à Washington D.C., aux États-Unis[81]. Les Diables Rouges sont têtes de série et se voient versés dans le groupe G en compagnie de l'Égypte et de deux adversaires inédits : l'Iran et la Nouvelle-Zélande[82].

Bilan de l'année

La première mission de Rudi Garcia est accomplie le lorsqu'en retournant une situation compromise à l'aller, la Belgique remporte la manche retour face à l'Ukraine et sécurise son maintien en Ligue A de la Ligue des nations[44].

Le second objectif est lui aussi atteint le alors que, après leur victoire contre le Liechtenstein (7-0), les Belges terminent en tête de leur groupe et se qualifient directement pour la phase finale de la Coupe du monde 2026.

Au classement de la FIFA, la Belgique conserve sa 8e place qui lui a permis d'être tête de série lors du tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde, toujours devant l'Allemagne et la Croatie qui progressent toutes les deux, au détriment de l'Italie, alors qu'en tête l'Espagne consolide sa 1re place ravie à l'Argentine en septembre[83].

Ligue des nations 2024-2025

Barrages de promotion-relégation

ÉquipeAllerTotalRetourÉquipe
Ligue A contre Ligue B
Turquie 3 - 16 - 13 - 0 Hongrie
Ukraine 3 - 13 - 40 - 3 Belgique
Autriche 1 - 11 - 30 - 2 Serbie
Grèce 0 - 13 - 13 - 0 Écosse
  • Promotion en ligue supérieur
  • Maintien dans sa ligue
  • Maintien dans sa ligue
  • Relégation en ligue inférieur

Coupe du monde 2026

Éliminatoires (zone Europe, Groupe J)

Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc DiffRésultats (▼ dom., ► ext.)
1 Belgique 18 8 5 3 0 29 7+22 Belgique4-30-06-07-0
2 Pays de Galles 16 8 5 1 2 21 11+10 Pays de Galles2-47-13-13-0
3 Macédoine du Nord 13 8 3 4 1 13 10+3 Macédoine du Nord1-11-11-15-0
4 Kazakhstan 8 8 2 2 4 9 13-4 Kazakhstan1-10-10-14-0
5 Liechtenstein 0 8 0 0 8 0 31-31 Liechtenstein0-60-10-30-2

Classement mondial FIFA

Classement Équipe Score total (déc. 2025) Points précédents (déc. 2024) Évolution Position
6 Portugal 1 760,38 1 756,12 +4,26 en stagnation
7 Pays-Bas 1 756,27 1 747,55 +8,72 en stagnation
8 Belgique 1 730,71 1 740,62 -9,91 en stagnation
9 Allemagne 1 724,15 1 703,79 +20,36 en augmentation
10 Croatie 1 716,88 1 691,59 +25,29 en augmentation

Source : FIFA[stats 1].

Les matchs

Ligue des nations 2024-2025
Barrages de promotion/relégation
Ukraine 3 - 1 Belgique Stade Enrique-Roca de Murcie
Murcie, Espagne

20:45 heure locale
Historique des rencontres
Hutsulyak But inscrit après 66 minutes 66e
Vanat But inscrit après 73 minutes 73e
Zabarnyi But inscrit après 78 minutes 78e
(0 – 1) Lukaku But inscrit après 40 minutes 40e Spectateurs : 8 767
Arbitrage : Sandro Schärer
Arbitre vidéo : Fedayi San
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Note : En raison de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'Ukraine est obligée de jouer ses matches à domicile dans des lieux neutres jusqu'à nouvel ordre[84].


Ligue des nations 2024-2025
Barrages de promotion/relégation
Belgique 3 - 0 Ukraine Cegeka Arena
Genk, Belgique

20:45 heure locale
Historique des rencontres
De Cuyper But inscrit après 70 minutes 70e
Lukaku But inscrit après 75 minutes 75e But inscrit après 86 minutes 86e
(0 – 0) Spectateurs : 19 446
Arbitrage : Daniel Siebert
Arbitre vidéo : Pascal Müller
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Coupe du monde 2026
Éliminatoires - Groupe J
Macédoine du Nord 1 - 1 Belgique Stade national Toše-Proeski
Skopje, Macédoine du Nord

20:45 heure locale
Historique des rencontres
Alioski But inscrit après 86 minutes 86e (0 – 1) De Cuyper But inscrit après 28 minutes 28e Spectateurs : 23 070
Arbitrage : Chris Kavanagh
Arbitre vidéo : Stuart Attwell
Rapport (FIFA)
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Coupe du monde 2026
Éliminatoires - Groupe J
Belgique 4 - 3 Pays de Galles Stade Roi Baudouin
Laeken, Belgique

20:45 heure locale
Historique des rencontres
Lukaku But inscrit après 15 minutes 15e (pen.)
Tielemans But inscrit après 19 minutes 19e
Doku But inscrit après 27 minutes 27e
De Bruyne But inscrit après 88 minutes 88e
(3 – 1) Wilson But inscrit après 45+7 minutes 45+7e (pen.)
Thomas But inscrit après 51 minutes 51e
Johnson But inscrit après 70 minutes 70e
Spectateurs : 33 653
Arbitrage : Irfan Peljto (en)
Arbitre vidéo : Alen Borošak (de)
Rapport (FIFA)
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Coupe du monde 2026
Éliminatoires - Groupe J
Liechtenstein 0 - 6 Belgique Rheinpark Stadion
Vaduz, Liechtenstein

20:45 heure locale
Historique des rencontres
(0 – 1) De Cuyper But inscrit après 29 minutes 29e
Tielemans But inscrit après 46 minutes 46e But inscrit après 70 minutes 70e (pen.)
Theate But inscrit après 60 minutes 60e
De Bruyne But inscrit après 62 minutes 62e
Fofana But inscrit après 90+1 minutes 90+1e
Spectateurs : 3 158
Arbitrage : Morten Krogh (da)
Arbitre vidéo : Jonas Hansen (da)
Rapport (FIFA)
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Note : Première rencontre officielle entre les deux nations.


Coupe du monde 2026
Éliminatoires - Groupe J
Belgique 6 - 0 Kazakhstan Lotto Park
Anderlecht, Belgique

20:45 heure locale
Historique des rencontres
De Bruyne But inscrit après 42 minutes 42e But inscrit après 84 minutes 84e
Doku But inscrit après 44 minutes 44e But inscrit après 60 minutes 60e
Raskin But inscrit après 51 minutes 51e
Meunier But inscrit après 87 minutes 87e
(2 – 0) Spectateurs : 15 119
Arbitrage : Radu Petrescu (en)
Arbitre vidéo : Cătălin Popa (de)
Rapport (FIFA)
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Coupe du monde 2026
Éliminatoires - Groupe J
Belgique 0 - 0 Macédoine du Nord Planet Group Arena
Gand, Belgique

20:45 heure locale
Historique des rencontres
(0 – 0) Spectateurs : 18 583
Arbitrage : Umut Meler
Arbitre vidéo : Fedayi San
Rapport (FIFA)
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Coupe du monde 2026
Éliminatoires - Groupe J
Pays de Galles 2 - 4 Belgique Cardiff City Stadium
Cardiff, Pays de Galles

19:45 heure locale
Historique des rencontres
Rodon But inscrit après 8 minutes 8e
Broadhead But inscrit après 89 minutes 89e
(1 – 2) De Bruyne But inscrit après 18 minutes 18e (pen.) But inscrit après 76 minutes 76e (pen.)
Meunier But inscrit après 24 minutes 24e
Trossard But inscrit après 90 minutes 90e
Spectateurs : 32 803
Arbitrage : Daniel Siebert
Arbitre vidéo : Pascal Müller
Rapport (FIFA)
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Coupe du monde 2026
Éliminatoires - Groupe J
Kazakhstan 1 - 1 Belgique Astana Arena
Astana, Kazakhstan

19:00 heure locale
Historique des rencontres
Satpaev But inscrit après 9 minutes 9e (1 – 0) Vanaken But inscrit après 48 minutes 48e Spectateurs : 28 012
Arbitrage : Donatas Rumšas (nl)
Arbitre vidéo : Jeroen Manschot (nl)
Chesnokov (en) Carton rouge 79e Rapport (FIFA)
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Coupe du monde 2026
Éliminatoires - Groupe J
Belgique 7 - 0 Liechtenstein Stade Maurice Dufrasne
Liège, Belgique

20:45 heure locale
Historique des rencontres
Vanaken But inscrit après 3 minutes 3e
Doku But inscrit après 34 minutes 34e But inscrit après 41 minutes 41e
Mechele But inscrit après 52 minutes 52e
Saelemaekers But inscrit après 55 minutes 55e
De Ketelaere But inscrit après 57 minutes 57e But inscrit après 59 minutes 59e
(3 – 0) Spectateurs : 26 253
Arbitrage : Mohammed Al-Hakim (en)
Arbitre vidéo : Andrew Dallas (en)
Rapport (FIFA)
Rapport (UEFA)
Rapport (RBFA)

Note : Dodi Lukébakio est contraint de quitter la pelouse sur blessure à la 86e minute, tous les changements autorisés ayant été effectués, la Belgique termine la rencontre à dix.

Les joueurs

Aspects socio-économiques

Sources

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