Éréac
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Éréac [eʁeak] ⓘ (Erya en gallo) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Éréac | |||||
La nouvelle mairie d'Éréac. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Lamballe Terre et Mer | ||||
| Maire Mandat |
Christophe Marchand 2026-2032 |
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| Code postal | 22250 | ||||
| Code commune | 22053 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Eréacais, Eréacaise | ||||
| Population municipale |
675 hab. (2023 |
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| Densité | 32 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 16′ 29″ nord, 2° 20′ 47″ ouest | ||||
| Altitude | 140 m Min. 91 m Max. 179 m |
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| Superficie | 21,21 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.ereac.fr | ||||
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Géographie
Situation
Éréac est située à mi-parcours de Rennes et de Saint-Brieuc via l'accès à la RN 12 distante d'une dizaine de kilomètres.
Sur toute la limite sud de la commune, la Rance, petit fleuve côtier, forme une frontière naturelle avec les communes de Lanrelas et Saint-Launeuc.
Une autre petite rivière, la Rosette, prend sa source sur la commune d'Éréac pour former, une vingtaine de kilomètres en aval, un lac d'une centaine d'hectares à Jugon-les-Lacs.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, la Rosette, le ruisseau de la Plançonnais[1] et un autre petit cours d'eau[2],[Carte 1].
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[3].
La Rosette, d'une longueur de 31 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé huit communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 786 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Éréac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,6 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), prairies (12,2 %), zones urbanisées (1,5 %), forêts (1 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Eccl. de Yriac (vers 1330), Eréac en 1352, Yriac en 1388, Yrreac en 1405, Irriac en 1407, Ereac en 1451[20].
Selon Bernard Tanguy, le toponyme pourrait procéder de l'anthroponyme latin Irrius et du suffixe gaulois -acos[20].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[21], Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Eria[20]. La prononciation du nom de la localité a été rapportée par Henri-François Buffet sous la forme Erya dans une publication de 1954[22].
La forme Erieg est donnée comme forme bretonne de la localité par Roparz Hemon dans la cinquième édition de son Nouveau dictionnaire breton-français publiée en 1973[23]. La forme normalisée recommandée par la Commission de Toponymie de l'ICB et par l'Office public de la langue bretonne est Erieg [24],[25].
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,2 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[26].
Histoire
Le Moyen Âge
Jusqu'à la veille de la création des communes en 1790, Éréac était sous la juridiction de la seigneurie du Châtelier. L'un des sires du Châtelier est mentionné en 1352 comme témoin apposant son sceau à une lettre de la duchesse, épouse de Charles de Blois[27].
Un compte de bénéfice du diocèse de Saint-Malo mentionne l'église d'« Yriac » en 1330[20]. Éréac est citée comme paroisse dès 1440 dans une lettre du duc Jean V[27].
Le XXe siècle
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts porte les noms de 67 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale[28].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts porte les noms de 14 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[28].
L'après Seconde Guerre mondiale
Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc.. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l’ordinaire de leur famille restée au pays[29].
Politique et administration
Appartenant à la communauté de communes du Pays de Du Guesclin jusqu'au 31 décembre 2016, Éréac est rattachée depuis le 1er janvier 2017 à la communauté de communes de Lamballe Terre et Mer.
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Éréac, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[30]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[31].
Une seule liste, menée par Isabelle Douard, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 60,5 %[32],[33]. Christophe Marchand est élu maire le [34],[Note 4].
Liste des maires
Démographie
Lieux et monuments
La chapelle du Châtelier
- La chapelle du Châtelier (XVe et XVIIIe siècles) est édifiée au centre du hameau du même nom et dédiée à Saint-Jean-Baptiste. Elle a été bénite le 29 janvier 1775. On peut noter aussi que cet édifice se trouve à proximité d'une motte castrale très bien conservée, au Bois-des-Buttes[27].
La chapelle des Rothouers
- La chapelle des Rothouers a été érigée en 1765. Elle était de construction médiocre et fut reconstruite en 1858[27]. Elle est entourée d'un espace planté d'arbres. Devant cette chapelle, deux arbres remarquables : « Cryptomeria japonica » qui ont atteint une grande taille.
L'église Saint-Pierre
- L'église a été reconstruite de 1900 à 1904. Comme la plupart des églises de la région, elle est de style néo-gothique. Elle conserve à l'intérieur une cuve baptismale en granit du XVe siècle[27].
Personnalité liée à la commune
- Bertrand Marchand, entraîneur français de football, a joué dans l'équipe d'Éréac de 1965 à 1971.
Héraldique
| Blasonnement :
D'or au chef de sable.
Commentaires : Les armoiries de la famille du Chastelier, jadis maître des lieux, étaient : D'or au chef de sable, chargé d'un lambel de trois pièces d'argent[44]. |
