2012 au Mali

From Wikipedia, the free encyclopedia

Chronologie du Mali

2010 au Mali - 2011 au Mali - 2012 au Mali - 2013 au Mali - 2014 au Mali
2010 par pays en Afrique - 2011 par pays en Afrique - 2012 par pays en Afrique - 2013 par pays en Afrique - 2014 par pays en Afrique
Chronologies
2009 2010 2011  2012  2013 2014 2015
Décennies :
1980 1990 2000  2010  2020 2030 2040
Siècles :
XIXe XXe  XXIe  XXIIe XXIIIe
Millénaires :
Ier IIe  IIIe 
Chronologies géographiques
Antarctique
Chronologies thématiques
Calendriers

L’année 2012 est marquée par une rébellion touarègue initiée par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) à partir du . Ce mouvement armé attaque plusieurs camps militaires maliens dans le nord du pays.

Un coup d’État militaire, mené par des soldats reprochant au président et au gouvernement de ne pas donner les moyens à l’armée de vaincre la rébellion, a lieu le . Le président Amadou Toumani Touré, dont le second mandat s’achevait cette année, est renversé.

Profitant de la crise institutionnelle au sud et des défaillances de l’armée malienne, le MNLA et des mouvements djihadistes — Ansar Dine, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) — s’emparent des trois régions nord du Mali. Le MNLA proclame l’indépendance de l’Azawad le . Cette proclamation est condamnée par l’ensemble de la communauté internationale.

Les rivalités entre le MNLA et les mouvements djihadistes donnent lieu à des combats et Ansar Dine, le MUJAO et AQMI prennent le contrôle des principales villes du nord et y imposent la charia.

La communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), condamne le coup d'État et contraint les putschistes à rendre le pouvoir. Après la démission du président Amadou Toumani Touré, le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré devient président par intérim le . Il nomme Cheick Modibo Diarra Premier ministre. Son premier gouvernement, formé essentiellement de techniciens et de militaires, est rejeté par une partie de la classe politique. Alors que les putschistes continuent malgré la pression internationale à jouer un rôle politique de premier plan, le président par intérim est violemment agressé lors d’une manifestation le et se rend en France pour se faire soigner. À son retour au Mali, il rencontre les « forces vives de la nation » afin de nommer un gouvernement d’union nationale. Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra est reconduit mais un nouveau gouvernement intégrant des personnalités politiques est nommé le . Des négociations ont lieu entre le gouvernement malien et la Cédéao en vue de la mise en place d’une force militaire africaine qui, sous mandat des Nations unies, viendrait aider les soldats maliens à la reconquête du nord. La France soutient cette perspective mais n’envisage pas d’y participer. Sous l’égide du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao, des négociations tentent de se mettre en place entre le MNLA et Ansar Dine et le gouvernement malien qui défend, avec le soutien de la communauté internationale, l’intégrité de son territoire et la laïcité de l’État.

Le , le Premier ministre est contraint par les militaires putschistes à démissionner. Le président par intérim nomme Premier ministre Diango Cissoko, qui forme un nouveau gouvernement.

Sport

Chronologie

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI