Longs de 92,30 mètres et larges de 8,10, ils ont un tirant d'eau de 4,40 mètres et peuvent plonger jusqu'à 80 mètres. Ils déplacent en surface 1 572 tonnes et en plongée2 082 tonnes. Propulsés en surface par deux moteurs diesel d'une puissance totale de 6 000 chevaux, leur vitesse maximum est de 18,6 nœuds. En plongée, la propulsion électrique de 2 250 chevaux leur permet d'atteindre 10 nœuds. Appelés aussi «sous-marins de grande croisière», leur rayon d'action en surface est de 10 000 nautiques à 10 nœuds et en plongée de 100 nautiques à 5 nœuds.
Mis en chantier le avec le numéro de coque Q150, l'Achéron est lancé le et mis en service le .
Seconde Guerre mondiale
Il est affecté, au début de la Seconde Guerre mondiale, à la 3edivision de sous-marins, basée à Toulon, qu'il forme avec le Protée, le Fresnel et l'Actéon[1]. En , il est envoyé à la recherche du cargo ravitailleur allemand Altmark (10 000 tonneaux) au centre de l'Atlantique avec le Fresnel, le Redoutable et Le Héros[2]. Au début de , la 3eDSM est brièvement transférée à Casablanca pour surveiller les Canaries, où se trouvent quelques cargos allemands. La division est affectée au théâtre méditerranéen le , d'abord à Bizerte puis, le Fresnel excepté, à Beyrouth, sous l'autorité du commandant en chef britannique à Alexandrie[3]. L'Achéron patrouille dans les atterrages de Beyrouth, où il rentre le , avec l'entrée en vigueur de l'armistice[4]. L'Actéon et l'Achéron quittent Beyrouth le pour entrer en gardiennage à Toulon[5].