Longs de 92,30 mètres et larges de 8,10, ils ont un tirant d'eau de 4,40 mètres et peuvent plonger jusqu'à 80 mètres. Ils déplacent en surface 1 572 tonnes et en plongée 2 082 tonnes. Propulsés en surface par deux moteurs diesel d'une puissance totale de 6 000 chevaux, leur vitesse maximum est de 18,6 nœuds. En plongée, la propulsion électrique de 2 250 chevaux leur permet d'atteindre 10 nœuds.
Appelés aussi « sous-marins de grandes croisières », leur rayon d'action en surface est de 10 000milles nautiques à 10 nœuds et en plongée de 100 milles nautiques à 5 nœuds.
Mis en chantier le avec le numéro de coque Q156, le Pégase est lancé le et mis en service le .
Les cinq officiers du sous-marin Pégase en 1934. Le futur contre-amiral Pierre Gabriel Daussy deuxième à gauche.
Le , le Monge et le Pégase quittent Bizerte pour Diego-Suarez, sur l'île de Madagascar. Après une escale à Oran, ils arrivent avec L'Espoir et le Vengeur à Diego-Suarez le . Formant la 22edivision, le Monge et le Pégase sont envoyés à Saïgon, où ils arrivent mi-mars. Le Pégase visite les ports indochinois de Cam Ranh, Tourane et Haiphong puis escorte un cargo français vers le Pacifique[3]. À son retour le , il trouve les Japonais maîtres de Saïgon, où ils sont arrivés le . Il entre en grand carénage pendant que le Monge quitte Saïgon, le , étant réaffecté à Diego-Suarez[4].
La fin du carénage du Pégase a lieu en , un mois après l'entrée en guerre des Japonais. Des négociations ont lieu pendant plusieurs mois pour permettre le retour du sous-marin en métropole, qui est finalement prévu le . Mais le débarquement allié en Afrique du Nord le pousse les Japonais à annuler puis à suspendre le départ[5]. Il est mis en disponibilité le puis est immobilisé en avril. Le Pégase est désarmé le puis abandonné sur une rive de l'arroyo de l'Avalanche, un des affluents de la rivière de Saïgon, formant la limite nord de Saïgon[6].