Ailhon

commune française du département de l'Ardèche From Wikipedia, the free encyclopedia

Ailhon est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Ailhon
Ailhon
Ailhon : l'église Saint-André.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Aubenas
Maire
Mandat
Jean-Paul Lardy
2020-2026
Code postal 07200
Code commune 07002
Démographie
Gentilé Ailhonnais[1]
Population
municipale
553 hab. (2023 en évolution de −0,18 % par rapport à 2017)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 56″ nord, 4° 20′ 34″ est
Altitude Min. 258 m
Max. 544 m
Superficie 7,8 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Aubenas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aubenas-2
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Ailhon
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Ailhon
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Ailhon
Liens
Site web ailhon.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    Situation et description

    Située à une altitude de 406 mètres, Ailhon est une commune située dans le canton d'Aubenas-2 ainsi que dans l’arrondissement de Largentière. Les habitants se dénomment les Ailhonais. Son habitat essentiellement rural est caractérisé par un regroupement de nombreux hameaux disséminés au sein de son territoire.

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 057 mm, avec 7,5 jours de précipitations en janvier et 4,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aubenas à km à vol d'oiseau[8], est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 061,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Hydrographie

    Plusieurs ruisseaux sont présents sur la commune :

    • les ruisseaux de Léouzède et du Gay prennent leur source sur la commune et se jettent dans La Lande qui borde la commune à l'ouest[12],[13],[14] ;
    • le ruisseau d'Ailhon se jette dans le ruisseau Auzon qui borde la commune[15]. La commune est aussi bordée par le ruisseau de Valcroze[16],[17],[18].

    Voies de communication

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Ailhon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 2],[I 3].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (82,7 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %), prairies (2,1 %)[20].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques naturels et technologiques

    Risques sismiques

    Autres risques

    Toponymie

    Histoire

    Préhistoire

    Le plateau du Daüs, situé sur la commune d'Ailhon, a été occupé depuis le paléolothique comme le montrent les artefacts moustériens retrouvés sur le plateau[21].

    Henri Saumade, un instituteur de Mercuer, effectue de 1936 à 1964 des fouilles le long de la falaise de grès qui sépare Ailhon et Lentillères et recueille de nombreux silex taillés et pointes de flèches à proximité d'une grotte, la Baume de l'Oli, qui pourrait avoir abrité un habitat préhistorique daté du magdalénien.

    Dès 1943, l'agriculteur Yvon Court, de Meygris, découvre des gravures rupestres en forme de fer à cheval sur le plateau du Daüs[22]. Il signalera à Henri Saumade la présence de nombreuses gravures le long des rochers du plateau du Daüs[23].

    Le spécialiste de la préhistoire Paul Bellin y relèvera des gravures en fer à cheval, croix, marelle, et divers motifs géométriques ainsi que des motifs en relief évoquant des mains humaines[24]. Elle seront expertisées plus tard par le paléontologue Albert-Félix de Lapparent[22] et André Blanc comme des contre-empreintes de Chirotherium (en), un reptile de l'Ère Secondaire connu uniquement par les traces fossiles qu'il a laissées dans les couches du Trias (environ 200 millions d'années)[23]. Une centaine de traces de ce théropode sont présentes sur ces dalles de grès, témoignant d'une époque où Ailhon était une plage marine soumise à un climat semi-tropical.

    Les gravures se trouvent en bord de plateau le long d'un ancien camin ferrat (chemin empierré), le chemin de Monferou qui reliait Largentière à Montpezat en longeant la rive gauche de la Lande qui sépare Ailhon et Lentillères. Elle comportent de nombreux motifs géométriques et antropomorphes. Le Rocher des Croix au lieu-dit le Meygris, comporte une gravure en forme d'archer. D'autres gravures rupestres ont été découvertes sur les lieux-dits du Grand-Bois-Chaune, de Vidal-Guérin et de Barsac[21].

    On y trouve aussi des bassins en forme de cupules creusés dans le rocher et reliés par des canaux qui pourraient avoir été des lieux de culte[21].

    Les restes d'une tour ronde en pierre sèche de six mètres de diamètre sur le plateau du Lauthier, sur le bord sud-ouest du plateau de Daus, pourraient témoigner de la présence d'un oppidum celte à cet endroit d'où l'on aperçoit d'autres oppidums comme ceux de Jastres, Pléoux et le Rocher de Sampzon[21].

    Antiquité

    Des objets gallo-romains (pièces de monnaie, bijoux, céramique) ont été découverts sur le plateau du Daüs et sont déposés au Musée Crozatier du Puy[25].

    Moyen Âge

    La paroisse d’Ailhon apparaît dans les textes à la fin du XIIIe siècle dans une sentence arbitrale de l’archevêque de Vienne, légat du pape. Des contestations s’étaient élevées entre l’évêque de Viviers, le chapitre cathédral et l’université des prêtres au sujet de leurs possessions respectives. La question est réglée en 1289 par une sentence attribuant la paroisse d’Ailhon au corps du chapitre[26].

    C'est en 1298 qu'apparaît pour la première fois le nom de la famille noble d'Ailhon (prononcé Ailhou en occitan et Alho en latin), lorsque Pierre d'Ailhon vend une maison fortifiée voisine du château de Mirabel.

    En 1464, Ailhon a deux procureurs du mandement, Jean Soboul et Jean Ruf[27].

    Temps modernes

    Lors des guerres de Religion, le château d'Ailhon, considéré comme une menace pour Aubenas, est pris en août 1591 par les protestants[27]. Les catholiques engagent des tractations pour faire évacuer le fort. Olivier de Serres demande l'amnistie pour les belligérants[28]. Il n'en reste plus qu'une tour noyée dans la maison Chabert au sud du village. En 1593, un ormeau est planté sur la place de l’église pour commémorer la conversion d’Henri IV au catholicisme. Il est foudroyé en 1989. Une partie du tronc de 5,50 mètres de circonférence est conservée au fond de l’église[26].

    En 1598, Pilhoty, commandant de la garnison d'Aubenas, rançonne les consuls d'Ailhon[27].

    En 1670, après la participation d'Ailhon à la révolte de Roure, la commune est privée du droit de consulat et ramenée au régime syndical[27].

    Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la paroisse d'Ailhon forme le mandement de Chazeaux. Elle est constituée de quatre communes : Ailhon, Chazeaux, Fons et Lentillères[27].

    Époque contemporaine

    Les désordres suivant la Révolution permettent à la bande de brigands de Fourniquet de Chassiers (exécuté à Saint-Cirgues-de-Prades en mai 1800) d'écumer les environs.

    Politique et administration

    Administration municipale

    Liste des maires

    Mairie d'Ailhon en mars 2023.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1793 1794 Antoine Gourdon   Officier public
    1794 1798 François Fulachier   Officier public
    1798 1808 Antoine Chabert    
    1808 1810 Jean Roudil   Adjoint
    1810 1815 Jean Roudil   Maire
    1815 1825 Claude Darlix    
    1825 1830 Jean-Pierre Jaussen    
    juillet 1830 1831 Jacques Jaussen    
    1832 1834 François Veyrent    
    1834 1848 Jacques Jaussen    
    1848 1864 Louis Plantevin    
    1864 1870 André Daygues    
    1870 1873 Louis Jaussen    
    1873 1875 Prosper Roure    
    1876 1881 Henri Veyrent    
    1881 1890 Gaston Ricard    
    1890 1892 Cyprien Arlaud    
    1892 1896 Pierre Guibourdenche    
    1896 1900 Auguste Roudil    
    1900 1904 Xavier Fulachier    
    1904   Victorin Reynaud    
      2001 Roger Naud    
    Michel Gilbert    
    [Note 3] en cours
    (au [30])
    Jean-Paul Lardy PS Journaliste
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    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].

    En 2023, la commune comptait 553 habitants[Note 4], en évolution de −0,18 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    522447516543646659660667668
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    639616592533600518493514523
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    468437408326331308268248199
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    159140134173290336446462535
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    554553553------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,7 % dans la commune, ce qui est égal à la moyenne départementale. À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,1 % la même année, alors qu'il est de 32,8 % au niveau départemental.

    En 2021, la commune comptait 278 hommes pour 275 femmes, soit un taux de 50,27 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,78 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2021 en pourcentage[I 4]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,7 
    90 ou +
    0,7 
    7,8 
    75-89 ans
    5,4 
    23,4 
    60-74 ans
    22,2 
    22,3 
    45-59 ans
    20,3 
    17,3 
    30-44 ans
    20,5 
    12,0 
    15-29 ans
    13,2 
    16,5 
    0-14 ans
    17,7 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2022 en pourcentage[I 5]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    1 
    90 ou +
    2,5 
    9,3 
    75-89 ans
    11,6 
    20,9 
    60-74 ans
    21,2 
    21,1 
    45-59 ans
    20,3 
    16,9 
    30-44 ans
    16,5 
    14,1 
    15-29 ans
    12,5 
    16,7 
    0-14 ans
    15,3 
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    Enseignement

    L'école du village.

    La commune est rattachée à l'académie de Grenoble. L'école accueillait quarante élèves pour l'année scolaire 2021-2022[35].

    Médias

    La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

    Cultes

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Daüs (élévation, tertre en celtique) : site préhistorique.
    • Château de Rochemure.
    • Église Saint-André. L'église date du XIe siècle pour les parties les plus anciennes. Agrandie et remaniée jusqu'au début du XVIe siècle, elle abrite de nombreuses sculptures. On y trouve au fond le tronc monumental d'un ormeau planté en 1593  comme dans de nombreuses paroisses  sur ordre de Sully pour célébrer l'adhésion de Henry IV à la religion catholique.

    Héraldique

    Ailhon possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

    Vue générale d'Ailhon, côté sud.
    Vue générale d'Ailhon, côté nord.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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