Ailhon
commune française du département de l'Ardèche
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Ailhon est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Ailhon | |||||
Ailhon : l'église Saint-André. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ardèche | ||||
| Arrondissement | Largentière | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Bassin d'Aubenas | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Paul Lardy 2020-2026 |
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| Code postal | 07200 | ||||
| Code commune | 07002 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Ailhonnais[1] | ||||
| Population municipale |
553 hab. (2023 |
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| Densité | 71 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 35′ 56″ nord, 4° 20′ 34″ est | ||||
| Altitude | Min. 258 m Max. 544 m |
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| Superficie | 7,8 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Aubenas (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aubenas-2 | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | ailhon.fr | ||||
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Géographie
Situation et description
Située à une altitude de 406 mètres, Ailhon est une commune située dans le canton d'Aubenas-2 ainsi que dans l’arrondissement de Largentière. Les habitants se dénomment les Ailhonais. Son habitat essentiellement rural est caractérisé par un regroupement de nombreux hameaux disséminés au sein de son territoire.
Communes limitrophes
Géologie et relief
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 057 mm, avec 7,5 jours de précipitations en janvier et 4,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aubenas à 5 km à vol d'oiseau[8], est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 061,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
Plusieurs ruisseaux sont présents sur la commune :
Voies de communication
Urbanisme
Typologie
Au , Ailhon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 2],[I 3].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (82,7 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %), prairies (2,1 %)[20].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques naturels et technologiques
Risques sismiques
Autres risques
Toponymie
Histoire
Préhistoire
Le plateau du Daüs, situé sur la commune d'Ailhon, a été occupé depuis le paléolothique comme le montrent les artefacts moustériens retrouvés sur le plateau[21].
Henri Saumade, un instituteur de Mercuer, effectue de 1936 à 1964 des fouilles le long de la falaise de grès qui sépare Ailhon et Lentillères et recueille de nombreux silex taillés et pointes de flèches à proximité d'une grotte, la Baume de l'Oli, qui pourrait avoir abrité un habitat préhistorique daté du magdalénien.
Dès 1943, l'agriculteur Yvon Court, de Meygris, découvre des gravures rupestres en forme de fer à cheval sur le plateau du Daüs[22]. Il signalera à Henri Saumade la présence de nombreuses gravures le long des rochers du plateau du Daüs[23].
Le spécialiste de la préhistoire Paul Bellin y relèvera des gravures en fer à cheval, croix, marelle, et divers motifs géométriques ainsi que des motifs en relief évoquant des mains humaines[24]. Elle seront expertisées plus tard par le paléontologue Albert-Félix de Lapparent[22] et André Blanc comme des contre-empreintes de Chirotherium (en), un reptile de l'Ère Secondaire connu uniquement par les traces fossiles qu'il a laissées dans les couches du Trias (environ 200 millions d'années)[23]. Une centaine de traces de ce théropode sont présentes sur ces dalles de grès, témoignant d'une époque où Ailhon était une plage marine soumise à un climat semi-tropical.
Les gravures se trouvent en bord de plateau le long d'un ancien camin ferrat (chemin empierré), le chemin de Monferou qui reliait Largentière à Montpezat en longeant la rive gauche de la Lande qui sépare Ailhon et Lentillères. Elle comportent de nombreux motifs géométriques et antropomorphes. Le Rocher des Croix au lieu-dit le Meygris, comporte une gravure en forme d'archer. D'autres gravures rupestres ont été découvertes sur les lieux-dits du Grand-Bois-Chaune, de Vidal-Guérin et de Barsac[21].
On y trouve aussi des bassins en forme de cupules creusés dans le rocher et reliés par des canaux qui pourraient avoir été des lieux de culte[21].
Les restes d'une tour ronde en pierre sèche de six mètres de diamètre sur le plateau du Lauthier, sur le bord sud-ouest du plateau de Daus, pourraient témoigner de la présence d'un oppidum celte à cet endroit d'où l'on aperçoit d'autres oppidums comme ceux de Jastres, Pléoux et le Rocher de Sampzon[21].
Antiquité
Des objets gallo-romains (pièces de monnaie, bijoux, céramique) ont été découverts sur le plateau du Daüs et sont déposés au Musée Crozatier du Puy[25].
Moyen Âge
La paroisse d’Ailhon apparaît dans les textes à la fin du XIIIe siècle dans une sentence arbitrale de l’archevêque de Vienne, légat du pape. Des contestations s’étaient élevées entre l’évêque de Viviers, le chapitre cathédral et l’université des prêtres au sujet de leurs possessions respectives. La question est réglée en 1289 par une sentence attribuant la paroisse d’Ailhon au corps du chapitre[26].
C'est en 1298 qu'apparaît pour la première fois le nom de la famille noble d'Ailhon (prononcé Ailhou en occitan et Alho en latin), lorsque Pierre d'Ailhon vend une maison fortifiée voisine du château de Mirabel.
En 1464, Ailhon a deux procureurs du mandement, Jean Soboul et Jean Ruf[27].
Temps modernes
Lors des guerres de Religion, le château d'Ailhon, considéré comme une menace pour Aubenas, est pris en août 1591 par les protestants[27]. Les catholiques engagent des tractations pour faire évacuer le fort. Olivier de Serres demande l'amnistie pour les belligérants[28]. Il n'en reste plus qu'une tour noyée dans la maison Chabert au sud du village. En 1593, un ormeau est planté sur la place de l’église pour commémorer la conversion d’Henri IV au catholicisme. Il est foudroyé en 1989. Une partie du tronc de 5,50 mètres de circonférence est conservée au fond de l’église[26].
En 1598, Pilhoty, commandant de la garnison d'Aubenas, rançonne les consuls d'Ailhon[27].
En 1670, après la participation d'Ailhon à la révolte de Roure, la commune est privée du droit de consulat et ramenée au régime syndical[27].
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la paroisse d'Ailhon forme le mandement de Chazeaux. Elle est constituée de quatre communes : Ailhon, Chazeaux, Fons et Lentillères[27].
Époque contemporaine
Les désordres suivant la Révolution permettent à la bande de brigands de Fourniquet de Chassiers (exécuté à Saint-Cirgues-de-Prades en mai 1800) d'écumer les environs.
Politique et administration
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].
En 2023, la commune comptait 553 habitants[Note 4], en évolution de −0,18 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,7 % dans la commune, ce qui est égal à la moyenne départementale. À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,1 % la même année, alors qu'il est de 32,8 % au niveau départemental.
En 2021, la commune comptait 278 hommes pour 275 femmes, soit un taux de 50,27 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,78 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble. L'école accueillait quarante élèves pour l'année scolaire 2021-2022[35].
Médias
La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :
- L'Hebdo de l'Ardèche, journal hebdomadaire français basé à Valence et couvrant l'actualité de tout le département de l'Ardèche ;
- Le Dauphiné libéré, journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition d'Aubenas, Privas et la Vallée du Rhône.
Cultes
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Daüs (élévation, tertre en celtique) : site préhistorique.
- Château de Rochemure.
- Église Saint-André. L'église date du XIe siècle pour les parties les plus anciennes. Agrandie et remaniée jusqu'au début du XVIe siècle, elle abrite de nombreuses sculptures. On y trouve au fond le tronc monumental d'un ormeau planté en 1593 — comme dans de nombreuses paroisses — sur ordre de Sully pour célébrer l'adhésion de Henry IV à la religion catholique.
- Façade de l'église romane.
- Porche de l'église.
- Place du village d'Ailhon.
- Vue du village.
Héraldique
Ailhon possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |

Pour approfondir
Bibliographie
- Charles-Albin Mazon (1828-1908), Notice Historique sur l'Ancienne Paroisse d'Ailhon, Privas, Imprimerie centrale, .
- Michelle Pouzache, « Les mines de fer de Vinezac, Ailhon, Lachapelle et Fons : dans cahier consacré aux Terres d'industrie, hier en Ardèche. Éléments pour une archéologie industrielle », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 49, .
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :



