Chassiers
commune française du département de l'Ardèche
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Chassiers est une commune française située dans le département de l’Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Chassiers | |||||
Le village de Chassiers vu depuis Uzer. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ardèche | ||||
| Arrondissement | Largentière | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Val de Ligne | ||||
| Maire Mandat |
Hélène Mouterde 2020-2026 |
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| Code postal | 07110 | ||||
| Code commune | 07058 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Chassiérois | ||||
| Population municipale |
989 hab. (2023 |
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| Densité | 81 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 33′ 05″ nord, 4° 17′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 193 m Max. 603 m |
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| Superficie | 12,26 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Aubenas (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Aubenas (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Vallon-Pont-d'Arc | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | chassiers.fr | ||||
| modifier |
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Ses habitants sont appelés les Chassiérois.
Géographie
Situation et description
Chassiers est un village situé à 3 kilomètres de Largentière au sein du parc naturel régional des Monts d'Ardèche. Elles est également rattachée à la communauté de communes Val de Ligne.
Communes limitrophes
Chassiers est limitrophe de sept communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties de la façon suivante :
Géologie et relief
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 145 mm, avec 7,7 jours de précipitations en janvier et 4,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prunet à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 590,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 37 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
Le territoire de la commune est longé par la Lande, un ruisseau affluent de la Ligne, celle-ci étant un affluent de l'Ardèche et donc un sous-affluent du Rhône.
Voies de communication
Le territoire communal est traversé par les RD103 et RD223.
Urbanisme
Typologie
Au , Chassiers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aubenas, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (71,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,2 %), prairies (16,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,4 %), zones urbanisées (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), cultures permanentes (0,3 %)[17].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques naturels et technologiques
Risques sismiques
Autres risques
Toponymie
Le nom traditionnel des habitants est Los Chasseirencs en occitan.
Histoire
Il semblerait qu’un monastère fut à l’origine du village. La première mention écrite date de 549, et il est cité comme faisant partie du périmètre de protection des mines de Largentière.
Des fortifications érigées au XVIe siècle ont aujourd’hui disparu.
Dans une région en proie aux guerres de religion, ce fut un bastion du catholicisme.
Jacques de Vernade, coseigneur des lieux, y fonda la confrérie des pénitents bleus.
En 1790, Tauriers est détaché de Chassiers.
La tradition qui donne une origine monastique au village de Chassiers semble s'être fixée vers la fin du XIXe siècle. L'historien Albin Mazon la soutenait, mais il signale, dans des documents du Fonds Mazon aux archives départementales de l'Ardèche, que le texte de 549 a disparu, qu'il a été repris dans la Charta Vetus du Xe siècle, mais qu'il est très difficilement lisible, au point que le père Colombi, qui semble avoir été le premier à l'étudier au XVIIe siècle, n'y lisait, lui, aucune allusion ni à Chassiers ni à un monastère qui, de toute façon, ne semble pas avoir laissé sur place quelque vestige que ce soit.
Quant à la création de la confrérie des Pénitents Bleus, c'est Louis de La Vernade qui en est l'instigateur en 1584. Il y a apparemment confusion avec Jacques de Chalendar qui, en 1396 probablement, décida de faire entreprendre la construction ou la reconstruction de l'église paroissiale de Chassiers[18].
Politique et administration
Administration municipale
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].
En 2023, la commune comptait 989 habitants[Note 3], en évolution de −3,23 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
Chassiers accueillait tous les ans un festival d'orgues de Barbarie[25]. Le comité des fêtes du village avait réussi à mettre en place un remarquable festival en , qui n'a pas été reconduit depuis en raison des conditions sanitaires défavorables aux rassemblements.[réf. nécessaire]
Enseignement
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Médias
La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :
- Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et couvrant l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
- Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition d'Aubenas, Privas et la Vallée du Rhône.
La commune est également située dans la zone de diffusion de la radio Ici Drôme Ardèche.
Cultes
La communauté catholique et l'église (propriété de la commune) sont rattachées à la paroisse de Saint Joseph en Pays de Ligne, elle-même rattachée au diocèse de Viviers[26].
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- La chapelle de Saint-Benoît ou des Pénitents, XIe et XIIe siècles, de style roman.
- L'église paroissiale de Saint-Hilaire, fortifiée, remarquable construction gothique.
- Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Rencontre de Joux.
- Chapelle Saint-Joseph de Coulens.
- Chapelle Notre-Dame-de-Béthanie de Chassiers.
- Le château de la Mothe (appelé aussi de la Motte ou de Lamothe), dont les parties les plus anciennes remontent sans doute au XVe siècle.
- Le château de la Vernade, actuellement mairie de Chassiers.
- Une crèche, créée il y a 120 ans par Adrienne Bressac (1850-1937).
- Église Saint-Hilaire et sa flèche à crochets.
- La Chapelle Saint-Benoît.
- Une tour du château de Lamothe.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Chassiers possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Pour approfondir
Bibliographie
- Henri Denis, « Les jardins des Fourniols à Chassiers, enracinement d'un projet dans une histoire locale : dans cahier consacré aux Jardins en Ardèche... espaces paysagers témoins de leur temps », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 108,

