Albiac (Lot)
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| Albiac | |||||
Mairie | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Lot | ||||
| Arrondissement | Figeac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Grand-Figeac | ||||
| Maire Mandat |
Marie Berthoumieu 2020-2026 |
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| Code postal | 46500 | ||||
| Code commune | 46002 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Albiacois | ||||
| Population municipale |
95 hab. (2023 |
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| Densité | 25 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 46′ 00″ nord, 1° 48′ 43″ est | ||||
| Altitude | 386 m Min. 324 m Max. 430 m |
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| Superficie | 3,83 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Gramat (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Gramat | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Lot
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | albiac.fr | ||||
| modifier |
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Albiac est une commune française située dans le nord-est du département du Lot, en région Occitanie. Elle est également dans le causse de Gramat, le plus vaste et le plus sauvage des quatre causses du Quercy.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau du Morou et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le bassin de la Dordogne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un espace protégé (« géoparc des causses du Quercy ») et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Albiac est une commune rurale qui compte 95 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 332 habitants en 1806. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Gramat. Ses habitants sont appelés les Albiacois ou Albiacoises.
Communes limitrophes
Commune du Quercy située dans le Limargue.
Les communes limitrophes sont Aynac, Bio, Issendolus, Saignes et Thémines.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 121 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lunegarde à 13 km à vol d'oiseau[8], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 828,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13 °C, atteinte le [Note 1].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[11],[12].
La commune fait ainsi partie du parc naturel régional des Causses du Quercy, un espace protégé créé en 1999 et d'une superficie de 183 039 ha, qui s'étend sur 102 communes du département du Lot[13]. La cohérence du territoire du Parc s’est fondée sur l’unité géologique d’un même socle de massif karstique, entaillé de profondes vallées. Le périmètre repose sur une unité de paysages autour de la pierre et du bâti (souvent en pierre sèche), de l’empreinte des pelouses sèches et du pastoralisme et de l’omniprésence des patrimoines naturels et culturels[14],[15]. Ce parc a été classé Géoparc en sous la dénomination « géoparc des causses du Quercy, faisant dès lors partie du Réseau mondial des Géoparcs, soutenu par l’UNESCO[16],[17].
La commune fait également partie de la zone de transition du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de 1 880 258 ha reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en [18],[19].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[20] : le « Secteur bocager de bois de Valon, Font Rebonde et pech Mezo » (533 ha), couvrant 5 communes du département[21].
Urbanisme
Typologie
Au , Albiac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gramat, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (68,6 %), forêts (21,2 %), terres arables (10,2 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune d'Albiac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].
Albiac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[25].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des glissements de terrain[26].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 43 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 43 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[27],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[28].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[23].
Toponymie
Attestée sous la forme Albiaco en 967 dans une charte du cartulaire de l'abbaye de Beaulieu, Le Bias en 1835[29].
Le toponyme Albiac est basé sur l'anthroponyme gallo-romain Albinius, qui passe à Albius avec la terminaison -acum. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. C'est le nom du domaine d'Albinius[30].
Hypothèse alternative : une origine géo-linguistique liée à la voie antique
Une analyse fondée sur la phonétique historique de l'occitan quercynois et la micro-toponymie locale propose une lecture différente de l'origine du nom Albiac. Cette thèse, souvent transmise par la tradition orale et l'érudition locale (notamment dans le Figeacois), lie le nom à la fonction de communication du site[31].
Arguments linguistiques :
Le nom d'Albiac (prononcé localement [aul'bjat]) peut être analysé comme une évolution de la locution occitane Al Bia (« Au chemin » ou « Vers la voie »). Cette dérivation repose sur deux phénomènes phonétiques constants dans la région [32]:
- Le bétacisme : Le passage du v latin au b occitan (via - bia), trait caractéristique des parlers du Sud-Ouest et de la zone ibérique.
- La vocalisation du « l » : La transformation de la préposition al en au/aul devant une consonne.
Cohérence topographique et archéologique :
Cette étymologie est corroborée par un faisceau de preuves matérielles et de voisinages toponymiques :
- La Voie Antique : Le territoire de la commune est historiquement traversé par un diverticule de la voie romaine reliant Lyon à Cahors (Divona), confirmant le rôle de « lieu de passage » du plateau d'Albiac.
- Le complexe toponymique : Cette hypothèse s'inscrit dans un système local cohérent avec les communes et lieux-dits limitrophes, Albiac se situant à équidistance de :
- Bio (commune voisine), dont le nom dérive directement de La Bia (La Voie).
- Lestrade (lieu-dit proche au sud, commune de Thémines), issu de l'occitan L'Estrada (du latin strata : la route pavée).
Dans cette perspective, le suffixe -ac, s'il peut provenir du gallo-romain -acum, aurait été appliqué à un repère géographique fonctionnel (« le lieu du chemin ») plutôt qu'à un nom de propriétaire, une pratique fréquente dans la formation des noms de lieux en zone de passage.
Histoire
D'après Alain Trémoulet, des traces anciennes, au lieu-dit Goudounesque, attesteraient de la présence des Ligures à Albiac. Une villa et une voie romaine aurait aussi contribué au développement du village[33].
Une première chapelle primitive de christianisation aurait été érigée entre les VIIIe et IXe siècles. Elle se situe sous le chœur de l'église actuelle. Quatre piliers préromans ont été découverts lors de travaux d'assainissement en 1994, autour le l'abside de l'église. Les cartulaires de Cahors et de Beaulieu-sur-Dordogne nomme l'église « Sancti Petri de Albiaco »[33].
Cette chapelle a évolué en prieuré carolingien subordonné au monastère Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé[33]. Au milieu du Xe siècle, le prieuré fut vendu par les moines de Marcilhac à Hugues II, baron de Castelnau-Gramat qui en firent don à l'évêque de Cahors en 986. Le prieuré était rattaché à la vicairie d'Aynac (vicaria Aasnacencis). Il était dirigé par un prieur, secondé par un à trois abbés. Il fut remplacé par un prieuré gothique, régit par la règle de saint Benoît et construit entre 1250 et 1330, à côté de l'église Saint Pierre. L'approvisionnement en eau provenait de la fontaine du Théron et d'un puits de l'ancien château mentionné au Xe siècle. Les activités religieuses cessèrent avant 1370, à la suite des destructions de la guerre de Cent Ans[33].
Saint Pierre d'Albiac devient alors une simple église dépendante de l'archiprêtré de Thégra. La paroisse eut à subir des actes de violences et de destruction lors des guerres de religion. Le château appartenait à la famille de Roquemaurel vers 1670[33].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].
En 2023, la commune comptait 95 habitants[Note 4], en évolution de +35,71 % par rapport à 2017 (Lot : +1,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

