Linac

commune française du département du Lot From Wikipedia, the free encyclopedia

Linac est une commune française, située dans l'est du département du Lot en région Occitanie. Elle est également dans le Ségala lotois, une région naturelle constituant la frange occidentale de la Châtaigneraie, constituant le parent lotois du Ségala aveyronnais et tarnais.

Faits en bref Administration, Pays ...
Linac
Linac
Château de Puy-Launay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Intercommunalité Communauté de communes Grand-Figeac
Maire
Mandat
Jean-Claude Lacombe
2020-2026
Code postal 46270
Code commune 46174
Démographie
Population
municipale
233 hab. (2023 en évolution de +4,48 % par rapport à 2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 59″ nord, 2° 06′ 55″ est
Altitude 432 m
Min. 210 m
Max. 467 m
Superficie 12,3 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Figeac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Figeac-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Linac
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    Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Célé, le Veyre, la Burlande, le Bervezou, le ruisseau de Guirande et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

    Linac est une commune rurale qui compte 233 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 998 habitants en 1806. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Figeac. Ses habitants sont appelés les Linacois ou Linacoises.

    Géographie

    Commune de l'aire urbaine de Figeac située dans le Ségala lotois, Massif central. Elle est bordée à l'est par le Veyre, à l'ouest par le Bervezou et au sud par le Célé.

    Communes limitrophes

    La commune est limitrophe du département du Cantal. Les communes limitrophes sont Bagnac-sur-Célé, Maurs, Prendeignes, Saint-Cirgues, Saint-Jean-Mirabel et Viazac.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 059 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maurs à 8 km à vol d'oiseau[8], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 157,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 1].

    Milieux naturels et biodiversité

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[11] : les « environs de Pierres-Blanches » (182 ha), couvrant 3 communes dont une dans le Cantal et deux dans le Lot[12] et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[11] : le « Ségala lotois : bassin versant du Célé » (12 535 ha), couvrant 28 communes dont six dans le Cantal et 22 dans le Lot[13].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Linac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Figeac, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (50,5 %), forêts (47,4 %), prairies (2,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Linac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Célé, le Veyre, le ruisseau de Guirande, le Bervezou et la Burlande. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[17]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993 et 1999[18],[15].

    Linac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[19].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Linac.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain[20].

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 0 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 141 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 0 sont en aléa moyen ou fort, soit 0 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[22].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[15].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[23].

    Risque particulier

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Linac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[24].

    Toponymie

    Le toponyme Linac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Linus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[25].

    Le village était nommé Linars sur les cartes de Cassini.

    Histoire

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune se trouva en sur la route de la 2e division SS Das Reich avant sa remontée vers le front de Normandie.

    Le vers 10h30, les maquisards tendent une embuscade à 150 mètres du pont du Colombier à km en amont de Viazac. Deux voitures sont touchées. Dans l'une d'elles, une Peugeot qui se dirigeait par la RN 122 de Figeac à Aurillac, se trouvent trois SS de la division "Das Reich", dont le lieutenant Hohme, et l’épouse de ce dernier. Ces derniers et des soldats allemands sont tués, mais deux survivants réussissent à rejoindre Figeac à l'aide de bicyclettes récupérées à Viazac-Gare. Une demi-heure plus tard, des chenillettes et camions chargés de soldats viennent de Figeac. En chemin, dans Viazac, ils arrêtèrent au hasard huit hommes et une femme (Henri Bastide, François Darles, Mariano Ferrer, Robert Fournier, Frédéric Gibrat, Anne, dite Eugénie Sainte-Marie, Gaston Prévot, Henri Joseph Ringeval et Gilbert Valéro) cultivateurs ou mineurs de Saint-Perdoux et un employé de la SNCF. Ils les ramenèrent dans la soirée au lieu-dit La Rivière et les fusillent sur le lieu de l'embuscade[26]. Ils remontent ensuite le talus en tirailleurs vers le lieu-dit Le Cayla (commune de Linac) et tirent sur toutes les personnes qu'ils rencontrent. Ils reviennent le soir pour brûler le hameau et achever les blessés. Neuf personnes périssent dont le curé du village, le père Lacarrière, venu porter secours[27].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[28]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790 1798 Jean Lagane    
    1798 1801 Marc Prouzet    
    1801 1813 Etienne Andriol    
    1813 1815 Pierre Lagane    
    1815 1840 Etienne Lagane    
    1840 1842 Etienne Page    
    1842 1848 Etienne Lagane    
    1848 1852 François Noël Cormieu    
    1852 1859 Etienne Carreyrou    
    1859 1862 Etienne Lagane    
    1862 1865 François Courdurie    
    1865 1871 Jean Antraygues    
    1871 1878 Etienne Labro    
    1878 1887 Germain Carrayrou    
    1887 1892 Jean Baptiste Carrayrou    
    1892 1904 Auguste Antraygues    
    1904 1913 Philippe Carrayrou    
    1913 1935 Paul Courdurie    
    1935 1939 Célestin Lacombe    
    1939 1941 Théodore Labro    
    1941 1945 Justin Raffy    
    1945 1958 Eloi Lagarde    
    1958 1959 Paul Verdie    
    1959 1989 Georges Lacombe    
    1989   Jean-Claude Lacombe    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

    En 2023, la commune comptait 233 habitants[Note 5], en évolution de +4,48 % par rapport à 2017 (Lot : +1,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    924845998768762787759785866
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    893857660709736697661629580
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    524531493479459421414361351
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    300283264242220218195196215
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    218235233------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Revenus

    En 2018, la commune compte 95 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 196 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 080 [I 5] (20 740  dans le département[I 6]).

    Emploi

    Taux de chômage
    200820132018
    Commune[I 7]1,5 %10,5 %8,5 %
    Département[I 8]7,3 %8,9 %9,6 %
    France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 128 personnes, parmi lesquelles on compte 77,7 % d'actifs (69,2 % ayant un emploi et 8,5 % de chômeurs) et 22,3 % d'inactifs[Note 7],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Figeac, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 10]. Elle compte 30 emplois en 2018, contre 29 en 2013 et 24 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 90, soit un indicateur de concentration d'emploi de 33 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 50 %[I 11].

    Sur ces 90 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 26 travaillent dans la commune, soit 29 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 80,2 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,3 % les transports en commun, 3,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 13,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

    Activités hors agriculture

    15 établissements[Note 8] sont implantés à Linac au [I 14]. Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 33,3 % du nombre total d'établissements de la commune (5 sur les 15 entreprises implantées à Linac), contre 13,9 % au niveau départemental[I 15].

    Agriculture

    La commune est dans le Segala », une petite région agricole occupant la frange est du département du Lot[33]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

    1988200020102020
    Exploitations38221918
    SAU[Note 10] (ha)613604517448

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 38 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 22 en 2000 puis à 19 en 2010[35] et enfin à 18 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 53 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations[36],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 613 ha en 1988 à 448 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 16 à 25 ha[35].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

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