Reilhac (Lot)
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Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Le Bastit, Durbans, Flaujac-Gare, Gramat, Issendolus et Lunegarde.
Accès
Hydrographie
Géologie
La commune est située sur des terrains de l'ère secondaire, du jurassique moyen et supérieur. La partie Ouest, en limite de la commune de Lunegarde est attribuée à l'Oxfordien, étage du jurassique supérieur vers 157-163 millions d'années. Le centre de la commune de Reilhac serait attribué au Callovien, étage du jurassique moyen vers 163-166 millions d'années, l'on y trouve les principales cavités : la grotte des Bugadous explorée jusqu'à 101 mètres de profondeur ; l'igue de l'Angelie (prononcer angelio) profonde de 90 mètres; l'igue de Maligue, et la grotte Roussignol (Borel 1971). Un peu plus à l'est, le Bathonien âgé d'environ 166-168 millions d'années et tout à l'Est en limite des communes de Flaujac-gare et d'Issendolus, l'on trouve le Bajocien, environ 168-171 millions d'années, ces dates sont des indications. La vallée sèche qui se dirige vers le Bastit contient des dépôts de sédiments du quaternaire. Près de la ferme la Croix d'aval, côté sud, lors de travaux dans les 1970, on a constaté que la roche encaissante est à 6 mètres de profondeur.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 057 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lunegarde à 3 km à vol d'oiseau[8], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 828,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13 °C, atteinte le [Note 1].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[11],[12].
La commune fait partie du parc naturel régional des Causses du Quercy, un espace protégé créé en 1999 et d'une superficie de 183 039 ha, qui s'étend sur 102 communes du département du Lot[13]. La cohérence du territoire du Parc s’est fondée sur l’unité géologique d’un même socle de massif karstique, entaillé de profondes vallées. Le périmètre repose sur une unité de paysages autour de la pierre et du bâti (souvent en pierre sèche), de l’empreinte des pelouses sèches et du pastoralisme et de l’omniprésence des patrimoines naturels et culturels[14],[15]. Ce parc a été classé Géoparc en sous la dénomination « géoparc des causses du Quercy », faisant dès lors partie du réseau mondial des Géoparcs, soutenu par l’UNESCO[16],[17].
La commune fait également partie de la zone de transition du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de 1 880 258 ha reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en [18],[19].
Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « zone centrale du causse de Gramat »[21], d'une superficie de 6 413 ha, un site comprenant diverses espèces remarquables d'orthoptères (Stenobothrus nigromaculatus, Arcyptera fusca, Oedaleus decorus), de lépidptères (Brenthis hecate, Chazara briseis, Polyommatus dorylas) et de coléoptères (Cyrtonus dufouri, Chrysolina femoralis, Chrysolina obscurella)[22].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[23] : la « zone centrale du causse de Gramat » (7 127 ha), couvrant 11 communes du département[24].
Urbanisme
Typologie
Au , Reilhac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gramat, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (70,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (48,4 %), forêts (26,5 %), zones agricoles hétérogènes (24,1 %), prairies (0,9 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Reilhac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[26]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[27].
Reilhac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[28].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[29]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[30].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 59,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 122 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 37 sont en aléa moyen ou fort, soit 30 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[31],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[30].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1989 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[26].
Toponymie
Histoire
Préhistoire
De nombreux sites préhistoriques ou protohistoriques sont présents sur le territoire de la commune de Reilhac. Citons-en quelques- uns :

Grotte Roussignol
En 1870, Jean-Pierre Roussignol (1825-1894), Roussignol en Occitan, agriculteur de la commune, voulut amender un de ses terrains pour y planter une vigne. Il entreprit donc, à temps perdu, de transférer des terres issues de terriers de blaireaux situés immédiatement sous le plateau calcaire du Jurassique moyen surplombant son terrain. À la suite de la crise du phylloxera de 1875-1876 la vigne ne sera jamais plantée.
Il décida alors de créer un jardin à quelques dizaines de mètres de là mais, plus près des terriers de blaireaux. En 1884, après avoir déplacé un minimum de 360 mètres cubes de sédiments, il découvrit fortuitement l'entrée d'une cavité jusqu'alors inconnue, de 35 mètres de longueur et de 9 à 2 mètres de largeur, laquelle allait rapidement se révéler être un site préhistorique majeur. Dès lors, il exploita les très riches niveaux archéologiques contenant des objets monnayables (environ 400 mètres cubes qu'il déposa à quelques dizaines de mètres de la grotte). Des amateurs de toute la France et de l'étranger vinrent à Reilhac acheter des collections, notamment Louis-Alfred Paysant, préfet du Lot en 1886-1888 et Thomas Wilson, consul des États-Unis à Bordeaux, qui achetait des objets pour des musées de son pays. En 1888 Félix Bergougnoux, membre très actif de la Société des études du Lot, amateur averti d'archéologie, visita la grotte (Bergougnoux 1889). Cette même année, le préhistorien Émile Cartailhac (1845-1921) et le paléoanthropologue Marcellin Boule (1861-1941, futur directeur du Muséum d'histoire naturelle de Paris) vinrent à Reilhac étudier les témoins archéologiques restant. Ils publièrent en 1889 un ouvrage « La Grotte de Reilhac, Causses du Lot ». Les auteurs y signalent les civilisations moustérienne, solutréenne, magdalénienne et néolithique. D'après les récents travaux de Claude Lemaire, les civilisations préhistoriques suivantes étaient présentes : au paléolithique moyen, le Moustérien et le Châtelperronien civilisations des hommes de néandertal ; au paléolithique supérieur (période généralement très froide) apparaît l'homo sapiens sapiens plus connu sous le vocable de Cro-Magnon. Ces hommes sont, dans ce site, les auteurs des civilisations suivantes : Aurignacien (autour de 35 000 ans) ; Gravettien ; Solutréen ; Badegoulien ; Magdalénien ancien, moyen, supérieur et final. Vers 12000 avant le présent le climat se réchauffe (c'est l'Holocène), à Roussignol nous trouvons l'Azilien ancien et évolué ; Sauveterrien ; Mésolithique évolué ; Néolithique ; Âges du bronze ancien, moyen, et final (vers 800 ans avant notre ère). Cette stratigraphie était réellement unique dans la partie sud de la France !

La qualité et la quantité de l'industrie lithique étaient exceptionnelles, l'industrie osseuse également. Malgré les ventes réalisées par Jean-Pierre Rossignol, nous connaissons 42 harpons magdaléniens, 21 harpons aziliens, (15 inventoriés par Jacques Jaubert en 1979, plus 6 inventoriés par Claude Lemaire, soit : 1 déposé à la mairie de la commune et 5 actuellement dans 3 collections privées) - information Claude Lemaire en ; plus de 100 sagaies : de Lussac-Angle, sagaies courtes à biseau simple, sagaies à double biseau, sagaies à base conique, sagaies de Lespugues, sagaie aurignacienne à base fendue. Poinçons, alènes, aiguilles à chas, baguettes rondes et demi-rondes, la partie distale d'une seconde spatule en os. Les photos ci-dessous sont de Pierre Billiant.


L'art mobilier : bâtons perforés, l'un décoré de 2 bouquetins, un second étant "une véritable miniature", 1 ramure de cervidé décorée de 2 écrevisses, 1 poignard dont le manche représente une tête de cervidé, une spatule avec gravure, 1 bois de renne sculpté (Bergougnoux 1889), une dizaine de fragments osseux gravés dont un représente un bison et un second une tête de renne. Découverte récente dans la collection Claude Douce (Aubas, Dordogne) d'un os long gravé d'un mammouth, la provenance de Reilhac ne faisant pas de doute. Ce support est issu d'un os de grand herbivore, probablement un fragment de côte de boviné ou d'équidé, sa longueur est de 125 mm (Lemaire et Raux 2017) Quatre os profondément encochés sont datables du Solutréen supérieur.
Une pendeloque gravée dans un os hyoïde de cheval est probablement magdalénienne (Lemaire et Séronie-Vivien 1995). Une figure féminine stylisée sur galet aménagé de grès fin, peut-être datée du Magdalénien supérieur (Raux et Lemaire 2014). Sept dents percées sont actuellement connues : une canine de renard, deux incisives d'équidé, une incisive d'un probable cervidé, une incisive de boviné, deux craches de cervidé, elles devaient faire partie d'un collier, ce type de parure est connu au Paléolithique supérieur.
Lu dans le Journal du Lot en date du : ".. de nombreux amateurs d'objets préhistoriques arrivent de toute part pour visiter la splendide grotte Rossignol, située à 1 500 mètres de la commune de Reilhac. Nos indigènes sont ahuris de voir ces collectionneurs enragés revenir de la grotte, heureux d'emporter des chargements complets d'os énormes, cornes (préhistoriques), bâtons de commandeurs, flèches, harpons, poinçons etc. et les poches bourrées de silex remarquables..."
La grotte contenait de grandes quantités d'ossements d'animaux et des squelettes humains. Par recoupement, nous savons que, au minimum, 6 tonnes d'os (Cartailhac et Boule indiquent que, avant leurs venues, 30 quintaux ont été vendus par Jean-Pierre Rossignol pour la fabrication du noir animal). D'importantes quantités ont, entre 1889 et la fin du XXe siècle, été emportées par les nombreux visiteurs. Nous connaissons également 2 canines d'un lion des cavernes (Léo panthera spelaea), découvertes il y a plusieurs décennies dans les déblais déposés à l'extérieur de la cavité, ce spécimen était probablement jeune. D'après Cartailhac et Boule, les carnivores de la grotte lynx et loup, étaient de taille exceptionnelle.
Claude Lemaire constate que malgré le vandalisme subi par le site, nous connaissons dans des collections publiques (musées d'Angoulême, Cabrerets, Cahors) ou privées, plus de 4 200 objets lithiques ainsi que plus 17 000 déchets de taille généralement en silex. L'industrie osseuse connue comprend plus de 200 pièces, ce qui représente certainement moins de 1 % de ce que la grotte contenait. C'est peu, cependant cela, permet de reconstituer les occupations de la grotte par les hommes préhistoriques. Les origines des matières premières sont à rechercher : dans le jurassique lotois ; dans le bassin d'Aurillac ; en Dordogne, région de Bergerac ; Lot-et- Garonne, région de Fumel ; en Charente ; le jaspe, en limite du Cantal et de l'Aveyron et le sud de la Corrèze (?) etc.
Autres grottes
La grotte du Sanglier[34], partiellement vidée à la fin du XIXe siècle, a été étudiée par Claude Lemaire en 1988 lors d'une fouille de sauvetage urgent. Ces travaux montrèrent une occupation, allant du Magdalénien moyen au Mésolithique, mais principalement à l'Azilien moyen daté de 11 100 ans avant le présent. Marie-Roger Séronie-Vivien, avec une équipe multidisciplinaire, continua les fouilles entre 1990 et 1995 inclus, particulièrement devant la cavité. En 2001 il publia un ouvrage intitulé " La grotte du sanglier Reilhac (Lot). Du Magdalénien au Néolithique ancien."
La grotte Claumargil (Lemaire 2014) est un site du Néolithique récent et protohistorique ; à signaler la découverte d'un poignard en silex de type Charavines, objet connu dans la civilisation dite Saône et Rhône, associé à de la céramique dite de Ferrières (Languedoc). Le silex proviendrait de la commune de Barrou, rive droite du Cher près du Grand Pressigny (Indre et Loire), étude de Marie-Roger Séronie-Vivien (1994). Nous pouvons émettre l'hypothèse suivante : le poignard serait issu d'un contexte commercial étrangement moderne : extraction en Touraine, fabrication à 350 km vers l'est, vente ou échange aboutissant à Reilhac à 360 km en droite ligne, ou 500 km par un itinéraire sud. Le vase de la civilisation de Ferrières à cordons multiples témoigne d'un courant commercial avec le Languedoc, ou d'un déplacement d'individus ou groupes du couloir rhodanien vers le causse de Gramat en passant par le sud. En effet il peut y avoir contemporanéité entre la fabrication du poignard et la céramique typique de la civilisation de Ferrières, dans une fourchette comprise entre 2 800 et 2 600 ans avant notre ère. Sans que cela puisse être démontré, il est donc possible que les deux objets principaux de ce gisement soient parvenus ensemble à Reilhac dans la première partie du troisième millénaire (Lemaire et Maynard 1994).
Autres gisements : la grotte Soldengroule, site protohistorique; le trou Pélaprat, site néolithique et protohistorique ; le trou Milhomme, gisement moustérien, ont eux aussi, révélé un riche mobilier archéologique.
Mégalithes
Cinq dolmens, dont quatre ruinés, ont été découverts[35].
En 1831, dans son monumental ouvrage, Jacques-Antoine Delpon écrivait : "Un tumulus, dans la commune de Reilhac, a présenté 12 squelettes placés régulièrement en rayons, les pieds au centre et la tête à la circonférence. (Il est probable qu'il s'agissait d'un dolmen sous tumulus avec des tombes adventives). Un autre, dans la même commune, renfermait 3 squelettes disposés parallèlement".
Georges Depeyrot, enseignant à l'École Normale supérieure et chercheur au CNRS (Depeyrot 1985) signale la découverte en 1870 de monnaies antiques dans la commune. Une de ces pièces, en argent, est visible au musée Labenche de Brive-La-Gaillarde. Datée de 88-78 avant notre ère, elle est à l'effigie de Kalétoudou. La date et le lieu de la découverte est confirmée par une lettre de Philibert Lalande datée du , adressée à l'Hôtel des monnaies de Paris.Archéologie historique : à différentes périodes, lors de travaux effectués dans le bourg vers 1852 (construction de la route départementale D.14), et en 1970 au cours des travaux d'adduction d'eau, des tombes contenant chacune un squelette, ont été découvertes Elles étaient toutes construites en forme de coffres rectangulaires ; approximativement, leurs dimensions étaient : longueur de 1,45 m à 1,80 m, largeur de 0,35 m à 0,50 m, profondeur de 0,30 m à 0,40 m. Des dallettes de calcaire formaient le sol de chaque tombe, d'autres étaient disposées de champ sur les quatre côtés. La couverture du "coffre" était faite de dalles généralement épaisses de 35 à 45 millimètres ; les squelettes étaient allongés sur le dos, têtes vers l'ouest, ce seraient donc des tombes chrétiennes. Quelques tessons de poterie pourraient faire penser à une période comprise entre le Ve et le VIIIe siècle de notre ère (c'est une probabilité).[réf. nécessaire]
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].
En 2022, la commune comptait 173 habitants[Note 5], en évolution de −1,7 % par rapport à 2016 (Lot : +1,31 %, France hors Mayotte : +2,11 %).


