Gorses est une commune rurale qui compte 345 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 1 350 habitants en 1851. Ses habitants sont appelés les Gorsois ou Gorsoises
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4°C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 369 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Latronquière à 4 km à vol d'oiseau[7], est de 11,0°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 361,3 mm[8],[9].
La température maximale relevée sur cette station est de 39,5°C, atteinte le ; la température minimale est de −22,5°C, atteinte le [Note 1].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Quatre ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[14]:
les «prairies humides et rivière de la Bave» (141ha), couvrant 11 communes du département[15];
les «zones humides du ruisseau de Combard et du ruisseau de Poutiac» (63ha), couvrant 2 communes du département[16];
les «zones humides du ruisseau de Goutepeyrouse et de l'amont du ruisseau du Bousquet» (180ha), couvrant 3 communes du département[17];
les «zones humides du ruisseau de Laborie et du ruisseau de Brullet» (150ha), couvrant 2 communes du département[18];
le «bassin de la Bave» (8 075ha), couvrant 22 communes dont une dans le Cantal et 21 dans le Lot[19];
le «Ségala lotois: bassin versant du Célé» (12 535ha), couvrant 28 communes dont six dans le Cantal et 22 dans le Lot[20].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Gorses.
Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Gorses est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].
Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,4% en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (57,4%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (33,4%), prairies (32,6%), zones agricoles hétérogènes (31,5%), terres arables (1,2%), zones urbanisées (0,7%), eaux continentales[Note 4] (0,5%)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Gorses est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier: le risque de radon[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Bave, le Bervezou et le Tolerme. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIeContrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[24]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999[25],[22].
Gorses est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature
de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[26].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Gorses.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain[27].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 2,2% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 274 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2 sont en aléa moyen ou fort, soit 1%, à comparer aux 72% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[22].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Gorses est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[30].
Toponymie
Attestée sous la forme Gorcias dans un manuscrit du XIesiècle[31].
Comprise entre la vallée de la Bave et du Tolerme, la commune doit son nom au gaulois gortia qui signifie haie, buisson épineux[32].
Histoire
La tradition orale affirme que les premiers habitants se rendirent célèbres lors de la conquête de la Gaule par Jules César en ayant vaillamment défendu Uxellodunum. La localité est mentionnée dans la charte apocryphe non certifiée de la fondation de l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac en 755. Son église dépendait de cette abbaye en 1156, puis en 1520, de la commanderie de Malte à Latronquière.
Au XIesiècle, Gorses fait partie de la baronnie de Cardaillac. Hugues 1er de Cardaillac rend hommage pour La terre de Gorses en 1064 à Raymond de Saint-Gilles (Raymond IV) comte de Toulouse, comte de Quercy et de Rouergue[33].
Seconde Guerre mondiale
Le des soldats de la 2edivision SS Das Reich, à la recherche de maquisards, envahissent le village et prennent neuf otages. Ils pillent les maisons et rassemblent tous les habitants, face au foirail, dans un pré. Ils relâchent aussitôt les vieillards, puis au bout de trois heures les femmes et les enfants. Ils vérifient et interrogent ensuite les hommes et en emmènent certains qui leur semblent suspects[34].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[37].
En 2023, la commune comptait 345 habitants[Note 5], en évolution de +6,15% par rapport à 2017 (Lot: +1,52%, France hors Mayotte: +2,36%).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 179 personnes, parmi lesquelles on compte 82% d'actifs (74,7% ayant un emploi et 7,3% de chômeurs) et 18% d'inactifs[Note 7],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 10]. Elle compte 83 emplois en 2018, contre 67 en 2013 et 79 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 136, soit un indicateur de concentration d'emploi de 60,7% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52,9%[I 11].
Sur ces 136 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 61 travaillent dans la commune, soit 45% des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 77% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,7% les transports en commun, 7,4% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 14,8% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].
Activités hors agriculture
43 établissements[Note 8] sont implantés à Gorses au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 9],[I 14].
Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
43
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
25
58,1%
(14%)
Construction
3
7%
(13,9%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
9
20,9%
(29,9%)
Information et communication
1
2,3%
(1,8%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
3
7%
(13,5%)
Autres activités de services
2
4,7%
(8,7%)
Fermer
Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 58,1% du nombre total d'établissements de la commune (25 sur les 43 entreprises implantées à Gorses), contre 14% au niveau départemental[I 15].
Agriculture
La commune est dans le Segala», une petite région agricole occupant la frange est du département du Lot[41]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est l'élevage bovin, orientation mixte lait et viande[Carte 4].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 67 lors du recensement agricole de 1988[Note 12] à 52 en 2000 puis à 35 en 2010[43] et enfin à 31 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 54% en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60% de ses exploitations[44],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune est restée relativement stable, passant de 1712 ha en 1988 à 1854 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 26 à 60 ha[43].
Édifice du XIIIesiècle, remanié à la fin du XIXesiècle, à nef unique. Il est remarquable par les vestiges de l'église romane d'origine et par son bénitier en serpentine rouge. Il abrite une Vierge à l'Enfant classée au titre objet en tant que monument historique[45] du XIIIesiècle provenant de la chapelle de Notre-Dame de Verdale[46].
La voûte en pierre de la nef est sensiblement ogivale, tandis que certaines ouvertures affectent la forme romane. C'est ainsi que la porte, la plupart des fenêtres et les arceaux qui soutiennent l'entrée des deux chapelles, sont en plein cintre.
Le retable est du commencement du XVIIesiècle, on distingue en arrière-plan la coquille de Saint-Jacques. La chapelle de droite montre à la clef de voûte des armoiries inconnues. Derrière le tabernacle, on aperçoit un tableau. Le bénitier Louis XIV, en serpentine rouge, viendrait selon certaines hypothèses de la chapelle du château de Lantuejoul.
Le Lot vers 1850: recueil de monographies cantonales et communales établies par les contrôleurs des contributions directes, Volume 2 Christiane Constant-Le Stum, Archives Départementales du Lot, Cahors, 2002, pages 425 à 427.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[42].
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy: Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127p. (ISBN2-910540-16-2), p.112.