Alma Dufour
militante écologiste et femme politique française
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Alma Dufour, née le à Auch (Gers), est une militante écologiste et femme politique française, membre de La France insoumise. Depuis 2022, elle est députée de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime.
| Alma Dufour | |
Alma Dufour en 2022. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| En fonction depuis le (3 ans, 11 mois et 9 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Circonscription | 4e de Seine-Maritime |
| Législature | XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LFI-NUPES (2022-2024) LFI-NFP (depuis 2024) |
| Prédécesseur | Sira Sylla |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Auch |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LFI (depuis 2021) |
| Diplômée de | Université Panthéon-Sorbonne AgroParisTech |
| Profession | Lobbyiste de l'environnement chargée de campagnes |
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Biographie
Jeunesse et débuts professionnels
Alma Dufour est née le à Auch, dans le Gers, en France[1]. Elle grandit dans le 20e arrondissement de Paris, où sa mère vit en HLM[1]. Son père est haut fonctionnaire, rapporteur à la Cour nationale du droit d’asile[2],[3].
Au lycée, elle est scolarisée à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur, à Saint-Denis[4].
En 2012, elle est diplômée d’une licence de droit à l’université Panthéon-Sorbonne, formation qu’elle complète en commençant un master en géopolitique, puis par un mastère spécialisé en sciences de l’environnement à l’AgroParisTech jusqu’en 2015. Elle gagne sa vie comme employée chez Suez, puis comme serveuse, tout en travaillant auprès du Bureau européen de l'environnement (BEE) à Bruxelles sur l'économie circulaire (négociation de la directive cadre sur les déchets)[2].
Vie privée
Elle a grandi dans le quartier de Belleville à Paris et habite en Normandie depuis [4].
Elle choisit de ne pas politiser son orientation sexuelle lesbienne en faveur du mouvement LGBTQI[5].
Engagements politiques et écologistes
En 2012, elle vote pour François Hollande à l’élection présidentielle, puis s’engage en 2013 aux Amis de la Terre, au sein desquels elle est chargée de campagne[4].
En 2015, pendant la COP21 à Paris, elle rejoint le mouvement Alternatiba/Action non-violente COP21. Elle devient ensuite salariée des Amis de la Terre France en tant que porte-parole, de 2017 à [1].
À partir de la fin 2018, elle prend part au mouvement des Gilets jaunes au cours duquel elle déclare avoir été victime de violences policières[6].
Alma Dufour est condamnée par la justice pour avoir décroché le portrait d'Emmanuel Macron dans plusieurs mairies[4]. Elle affirme avoir réalisé ce geste pour alerter sur le non-respect des accords de Paris et la violence policière[4].
En parallèle de cet engagement, Alma Dufour mène également des actions de lobbying institutionnel. Sous son impulsion, les Amis de la Terre soutiennent les luttes locales contre une douzaine de projets d’implantation de méga entrepôts Amazon en France, notamment le projet de Petit-Couronne en Seine-Maritime. Entre 2019 et 2022, elle participe à des actions de blocage de sites Amazon et d’occupation de terrain, jusqu'à l’abandon de cinq de ces projets par la multinationale[6],[3]. Elle porte également sur le devant de la scène l’étude des économistes Ano Kuhanathan et Florence Mouradian, étude avançant que les multinationales du e-commerce sont responsables de la destruction de 82 000 emplois en France[7],[8].
Dans la droite ligne de cette expérience de lutte contre Amazon, elle décide de se spécialiser dans les interactions entre écologie et emploi. Elle combat l'idée que l’écologie pourrait être une cause de destruction d’emplois et lutte ainsi contre les délocalisations d’activités[1],[9] ; notamment au sein du collectif Plus Jamais ça !, qui associe Greenpeace, Les Amis de la Terre, ATTAC et des syndicats (CGT, Confédération paysanne, Solidaires, FSU[10]).
En , elle choisit de quitter ses fonctions de chargée de campagne et de porte-parole des Amis de la Terre pour rejoindre La France insoumise et soutenir la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon[1].
Députée
En , installée en Normandie, elle est désignée en mai candidate de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), dans la quatrième circonscription de la Seine-Maritime[1],[11] : elle est élue députée[12]. Elle devient membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale[13].
À partir de , elle est responsable de l’animation du pôle d'« agitprop » au sein de LFI[2].
Élections législatives de 2024
À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024, elle est de nouveau candidate, soutenue par le Nouveau Front populaire, toujours dans la quatrième circonscription de la Seine-Maritime. Elle semble distancée au premier tour, à 7 points derrière l’extrême droite[14]. Elle réunit 32,65 % des suffrages exprimés, contre 39,08 % pour son adversaire du Rassemblement national. Le candidat Horizons (majorité présidentielle) Laurent Bonnaterre, en troisième position, rassemble, quant à lui, 24,71 % des suffrages, soit 13 120 voix, rendant possible sa participation au second tour[15].
Elle est réélue lors du second tour, une semaine plus tard, le , bénéficiant d’un bon report de voix des soutiens de Laurent Bonnaterre, qui s'est volontairement retiré[14], ses électeurs ayant respecté la politique du front républicain pour faire barrage au RN. « Je connais l’homme et je sais que ses valeurs ne sont pas compatibles avec le RN. Nous avons nos différences, on s’affronte parfois, mais on se respecte », précise-t-elle[14]. Elle l'emporte ainsi avec 52,51 % des voix, passant de 17 335 à 26 194 voix sur son nom. Son adversaire obtient, lui, 47,49 % des suffrages exprimés[14].
Engagement pro-palestinien
Elle rejoint en la flottille Thousand Madleens to Gaza en direction de Gaza[16], avec pour objectif de rompre le blocus israélien, ouvrir un corridor humanitaire et d'alerter sur la « catastrophe humanitaire »[17].