La mise en service de la frégate est prévue en 2029-2030.
La commande a été annoncée le , en même temps que celle de son navire jumeau, l'Amiral Louzeau[1]. Initialement prévue en 2025[1] la mise en service a été repoussée à 2028[2]. Mais le , l'amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine nationale, révèle que la livraison de la frégate est encore reportée à 2029, voire 2030[3].
Caractéristiques
Générales
L'Amiral Castex est un navire en acier déplaçant 4 460 tonnes à pleine charge. Long de 121,6 m, large de 17,7 m il est équipé de deux hélices à 5 pales variables alimentées par quatre moteurs Diesel 16V 8000 M91L de 8 000kilowatts(10 877ch) produit par MTU lui permettant d'atteindre la vitesse de 27 nœuds. 6 générateurs Scania assurent la production électrique et un propulseur d'étrave facilite les manœuvres. Son autonomie en mer est de 45 jours sans ravitaillement, il peut franchir 5 000 nautiques à 15 nœuds avec 150 personnes à bord incluant 111 marins, 14 de plus pour le détachement aérien et 25 places supplémentaires[4].
Armement
L'Amiral Castex est équipé de 2 systèmes de lancement vertical permettant d'embarquer 16 missiles anti-aérien Aster 15 ou 30.
8 missiles Exocet dans leur dernière version MM40 Block3c assurent l'armement pour la lute anti-navire et la frappe contre terre jusqu'à 200 km quand 4 tubes lance-torpilles (2 par bord) embarquant des torpilles légères MU90 Impact complétés par deux lances leurres Contralto (Canto-V) permettent la défense anti-sous-marine de la frégate.
L'artillerie est composée d'un canon OTO Melara 76mm SuperRapid et de deux Narwhal 20mm téléopérés.
Elle est également armée de plusieurs affûts manuels pour mitrailleuses de 12,7 et 7,62 mm ainsi que de deux systèmes non léthal (combinant ultrasons et stroboscopes) fournit par Exavision pour la défense rapproché[4].
Lors de l'annonce du gouvernement français en du doublement des Sylver A50 embarqués sur les 4ème et 5ème unité de la classe Ronarc'h, il est également précisé que l'Amiral Castex recevra deux Sylver A50 supplémentaires lors de son premier arrêt technique majeur[5].
Électronique
Le système de direction de combat entièrement numérique est le SETIS 3.0 développé par Naval Group intégré à deux centres de données redondants. Opéré depuis les consoles multifonctions du Central Opérations situés à la base du mât intégré (appelé le PSIM, Panoramic Sensors and Intelligence Module), le SETIS 3.0 assure la gestion du radar multifonctions à 4 panneaux fixes Sea Fire 500 offrant une détection aérienne à plus 300 km et navale de 80 km[6]
, du sonar de coque Kingklip Mk2 d'une portée de 65 km, ainsi que la version compacte du sonar remorqué à profondeur variable CAPTAS-4 (UMS4249) tous les trois fournis par Thales.
L'identification visuelle à longue distance est assurée par deux systèmes PASEO XLR de Safran et un système à 360 degrés de Bertin Technologies permet la surveillance de proximité du navire. Un interrogateur ami-ennemi BlueGate, des systèmes d'écoute radars Sentinel et d'interceptions des communications Altess-H et un système de conduite de tir STIR 1.2 EO Mk2 également de Thales complètent la suite électronique du navire[4].
Ces équipements peuvent aussi être opérés depuis un autre PC situé juste derrière la passerelle: le PC-LCMA (Poste de Commandement et de Lutte Contre les Menaces Asymétriques)[7].