Amiral Nomy (frégate)
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| Amiral Nomy | |
| Type | Destroyer |
|---|---|
| Classe | Frégate de défense et d'intervention |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Commanditaire | DGA |
| Commandé | |
| Mise en service | Prévu 2031 |
| Équipage | |
| Équipage | 125 + 25 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 121,6 m |
| Maître-bau | 17,7 m |
| À pleine charge | 4 460 t |
| Propulsion | CODAD |
| Puissance | 32 MW |
| Vitesse | 27 nœuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 4 SYLVER A50 avec 32 Aster 8 MM40 block 3c 1 canon 76mm SuperRapid 4 tubes lance-torpilles MU90 2 canons Narwhal 20mm Mitrailleuses de 12,7 mm et de 7,62 mm |
| Électronique | Radar multifonctions SeaFire Sonar de coque Sonar remorqué Systèmes optronique Leurres anti-torpille |
| Rayon d'action | 5 000 nautiques à 15 nœuds 45 jours |
| Embarcations | 2 EDO |
| Aéronefs | 1 H160M Guépard 1 drone VSR700 ou 2 S-100 |
| Carrière | |
| Port d'attache | Arsenal de Toulon |
| Indicatif | D663 |
| modifier |
|
L'Amiral Nomy (indicatif visuel D663) est un frégate de la Marine française commandé en 2025. Quatrième unité de sa classe, elle tient son nom de Henri Nomy, pilote de chasse, officier de la Marine nationale[1].
Classée comme destroyer mais appelée « frégate de premier rang » dans la Marine nationale, une frégate de défense et d'intervention (FDI) comme l'Amiral Nomy a pour mission la lutte anti-navire, la lutte anti-aérienne, la lutte anti-sous-marine, la cyberdéfense et la projection de commando marine[2].
Caractéristiques
Générales
L'Amiral Nomy est un navire en acier déplaçant 4 460 tonnes à pleine charge. Long de 121,6 m, large de 17,7 m il est équipé de deux hélices à 5 pales variables alimentées par quatre moteurs Diesel 16V 8000 M91L de 8 000 kilowatts (10 877 ch) produit par MTU lui permettant d'atteindre la vitesse de 27 nœuds. 6 générateurs Scania assurent la production électrique et un propulseur d'étrave facilite les manœuvres. Son autonomie en mer est de 45 jours sans ravitaillement, il peut franchir 5 000 nautiques à 15 nœuds avec 150 personnes à bord incluant 111 marins, 14 de plus pour le détachement aérien et 25 places supplémentaires[3].
Armement
Contrairement aux trois premières unités de la classe Ronarc'h, l'Amiral Nomy sera dès sa construction équipée de 4 systèmes de lancement vertical permettant d'embarquer 32 missiles anti-aérien Aster 15 ou 30 [4]. 8 missiles Exocet dans leur dernière version MM40 Block3c assurent l'armement pour la lute anti-navire et la frappe contre terre jusqu'à 200 km quand 4 tubes lance-torpilles (2 par bord) embarquant des torpilles légères MU90 Impact complétés par deux lances leurres Contralto (Canto-V) permettent la défense anti-sous-marine de la frégate. L'artillerie est composée d'un canon OTO Melara 76mm SuperRapid et de deux Narwhal 20mm téléopérés.
Elle est également armée de plusieurs affûts manuels pour mitrailleuses de 12,7 et 7,62 mm ainsi que de deux systèmes non léthal (combinant ultrasons et stroboscopes) fournit par Exavision pour la défense rapproché[3].
Électronique
Le système de direction de combat entièrement numérique est le SETIS 3.0 développé par Naval Group intégré à deux centres de données redondants. Opéré depuis les consoles multifonctions du Central Opérations situés à la base du mât intégré (appelé le PSIM, Panoramic Sensors and Intelligence Module), le SETIS 3.0 assure la gestion du radar multifonctions à 4 panneaux fixes Sea Fire 500 offrant une détection aérienne à plus 300 km et navale de 80 km[5] , du sonar de coque Kingklip Mk2 d'une portée de 65 km, ainsi que la version compacte du sonar remorqué à profondeur variable CAPTAS-4 (UMS4249) tous les trois fournis par Thales. L'identification visuelle à longue distance est assurée par deux systèmes PASEO XLR de Safran et un système à 360 degrés de Bertin Technologies permet la surveillance de proximité du navire. Un interrogateur ami-ennemi BlueGate, des systèmes d'écoute radars Sentinel et d'interceptions des communications Altess-H et un système de conduite de tir STIR 1.2 EO Mk2 également de Thales complètent la suite électronique du navire[3].
Ces équipements peuvent aussi être opérés depuis un autre PC situé juste derrière la passerelle : le PC-LCMA (Poste de Commandement et de Lutte Contre les Menaces Asymétriques)[6].
Aéronefs et embarcations
Les niches latérales abritent deux bossoirs permettant d'embarquer chacune un bateau semi-rigide d'intervention jusqu'à 9,5 m de long comme des EDO NG ou ECUME NG pour commando, voir des drones naval. Son hangar aviation peut accueillir un hélicoptère de classe 10 t comme le NH90 Caïman ou le H160 Guépard ainsi qu'un drone à voilure tournante comme le VSR700 ou bien deux Camcopter S-100[7].