Anne Caprile

actrice, dramaturge, metteuse en scène et réalisatrice française From Wikipedia, the free encyclopedia

Anne Caprile, née le à Nice et morte le à Saint-Cloud[1], est une actrice, dramaturge, réalisatrice et metteuse en scène française.

Naissance
Décès
Nom de naissance
Anna Pauline CaprileVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Directrice Théâtre du Vieux-Colombier, 1971-1972 ...
Anne Caprile
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Directrice
Théâtre du Vieux-Colombier
-
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Naissance
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Biographie

Née Anna Pauline Caprile[2],[3] à Nice de parents italiens (Pierre Bonifasse Caprile, né à Dolcedo, et Elvire Potenti, née à Sanremo) ayant fui l'Italie de Mussolini, c'est sous le pseudonyme de Anna Paglieri[4] qu'elle commença sa carrière au cinéma en 1946 ; puis en 1947, au Théâtre national de Chaillot[5] et lors du premier Festival d'Avignon en faisant partie de la première troupe de Jean Vilar[6],[7] alors composée, entre autres, par Jeanne Moreau, Silvia Monfort, Laurence Badie, Philippe Noiret et Jean Négroni[8].

Parallèlement à sa carrière théâtrale elle se fait connaitre à la radio en 1957 pour son rôle de La Esmeralda donnant la réplique à Michel Bouquet (jouant le rôle de Claude Frollo) dans les 64 épisodes de Notre-Dame de Paris ; lors de nombreuses pièces radiophoniques de la série Les Maîtres du mystère diffusée sur France Inter de 1952 à 1974 ; et, de 1966 à 1974, en étant la comparse de Pierre Dac, Paul Préboist, Roger Carel, Jean Piat, Maurice Biraud et Héléna Bossis lors des 740 épisodes du feuilleton radiophonique Bons baisers de partout de Pierre Dac et Louis Rognoni.

Au cinéma elle interpréta la fille de Louis de Funès en 1954 dans Escalier de service de Carlo Rim ; joua en 1960 avec Annie Girardot, Daniel Gélin et Christian Marquand dans La proie pour l'ombre d'Alexandre Astruc ; et, en 1964, partagera l'affiche des deux volets du diptyque La Vie conjugale d'André Cayatte (Jean-Marc ou la Vie conjugale et Françoise ou la Vie conjugale) avec Jacques Charrier, Marie-José Nat, Macha Méril et Giani Esposito.

De par ses origines, et sa facilité à prendre l’accent italien, elle fut pour certains films la doublure voix française d'Elsa Martinelli, de Monica Vitti, d'Anna Magnani, de Pier Angeli, de Lea Massari et de Sophia Loren.

En 1970, elle fonda la compagnie de théâtre et de marionnettes Théâtre de tous les temps[9] ; dirigea le Théâtre du Vieux-Colombier de 1971 à 1972, et fut également l'assistante et l'interprète du cinéaste Roberto Rossellini[10].

Vie privée et famille

Tombe d'Anne Caprile au cimetière du Montparnasse (division 15).

Anne Caprile était l'épouse de Claude Baks[11], décédé en 1986, qui fut :

Elle avait une fille, Joan Paglieri, décédée à 53 ans[28],[29], et pour petit-fils le photographe évènementiel[30] Benoît Éon[31],[32].

Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse (division 15, 5e ligne est, tombe 68 sud).

Théâtre (liste non exhaustive)

Filmographie

Cinéma (liste non exhaustive)

Doublage (liste non exhaustive)

Télévision (liste non exhaustive)

Radio (liste non exhaustive)

Feuilleton radiophonique Maria la petite provinciale diffusé sur Radio Luxembourg :

  • du au  : Maria la petite provinciale, de Robert Morel ; rôle de Maria.

Adaptation radiophonique en 58 épisodes Les Mystères de Paris diffusé sur la Radiodiffusion française :

Feuilleton radiophonique Monsieur Lecoq diffusé sur la Radiodiffusion française :

Feuilleton radiophonique en 64 épisodes Notre-Dame de Paris diffusé sur France Inter :

Série de pièces radiophoniques Les Maîtres du mystère diffusée sur France Inter :

Feuilleton radiophonique en cinq épisodes Gil Blas de Santillane diffusé sur France II-Régional :

Feuilleton radiophonique en 54 épisodes Les Exploits de Nick Carter diffusé sur France Inter :

Série de pièces radiophoniques Hitchcock sélection diffusée sur France Inter :

  • 1963 : De quoi mourir de rire, de Robert Arthur ; avec notamment Antoine Marin ; adapté par Philippe Hébert.

Série de pièces radiophoniques Théâtre de l'étrange diffusée sur France Inter :

Série radiophonique de 131 épisodes Les Mystères de Londres de Paul Féval diffusée sur France Inter :

Feuilleton radiophonique de 740 épisodes Bons baisers de partout de Pierre Dac et Louis Rognoni diffusé sur France Inter :

Autres :

Réalisation

  • 1976 : Les contes de la petite vache ; court métrage d'animation.
  • 1986 : Abel ; moyen métrage documentaire, sur lequel André Bonzel était directeur de la photographie avant qu'il devienne 6 ans plus tard co-réalisateur (avec Benoît Poelvoorde et Rémy Belvaux) du long métrage C'est arrivé près de chez vous.
  • 1989 : Mendigots Blues ; court métrage.
  • 1990 : Bronislaw ; moyen métrage documentaire présenté à la Bibliothèque Nationale de France le [36] et au Mémorial de la Shoah le [37] ; adapté du livre « Et l'homme blanc écrivait son histoire » de Bruno Durocher.
  • 1990 : Le jeu du renard  ; long métrage.
  • 1993 : L'Opéra ; court métrage.
  • 1995 : Le mystère de la création ; moyen métrage documentaire.
  • 1998 : Le voyage de la souris ; court métrage d'animation.

Disques (liste non exhaustive)

Livres

Anecdotes

Alors qu'elles jouent avec Jean Vilar lors du tout premier Festival d'Avignon en septembre 1947, Anne Caprile et Jeanne Moreau partagent la même chambre d'un hôtel vétuste grouillant de punaises. Les deux jeunes starlettes (âgées de 26 ans pour la première et de 19 ans pour la seconde), peu argentées, se nourrissent alors principalement de tomates ou de melons et s'amusent régulièrement à s'échanger leurs vêtements pour laisser croire qu'elles possèdent un semblant de garde-robe[42].

Procédure contre Maurice Pialat

Anne Caprile, autrice sous le pseudonyme d'Antony Capa de la pièce « Les Guss » qu'elle interprète en 1970[43] au Théâtre du Vieux-Colombier avec pour partenaire Roger Hanin sur une mise en scène de Roberto Rossellini, intente en 1972 un procès pour contrefaçon à Maurice Pialat car le film de celui-ci, « Nous ne vieillirons pas ensemble », présente des similitudes avec sa pièce.

Elle gagne en première instance le [44], le tribunal reconnaissant dans le scénario du film « Nous ne vieillirons pas ensemble » une quinzaine de similitudes constitutives de plagiat et de contrefaçon partielle avec l'œuvre dramatique antérieure dénommée « Les Guss ». Il condamne Maurice Pialat à verser à Anne Caprile la somme de 80 000 francs à titre de dommages-intérêts et met hors de cause Jean-Pierre Rassam, producteur délégué du film. Maurice Pialat fait appel de ce jugement le  ; la Cour d'appel considère que c'est à tort que le tribunal a retenu les similitudes relevées comme constituant l'indice d'une contrefaçon, et décharge Maurice Pialat des condamnations prononcées contre lui[45].

Au terme d'un pourvoi en cassation engagé par Anne Caprile la première Chambre civile de la Cour de Cassation conclut le  :

« que si, effectivement, on peut penser que M. Pialat s'est inspiré à cet égard de l'œuvre de Madame Caprile, et a transposé la scène de violence dans son propre film, il n'en reste pas moins que cette transposition s'est faite dans des conditions telles que la scène relatée par M. Pialat est différente de celle de la pièce de théâtre »

 Cour de Cassation, Anne Caprile c/ Maurice Pialat, 17 mars 1982[46].

La Cour déboute Anne Caprile de son pourvoi et la condamne aux dépens envers Maurice Pialat. Son livre « Le Jugement », publié en 1986, est inspiré de cette affaire[47].

Bibliographie

Hommages

  • Anne Caprile, le parcours d’une disciple d’Henri Langlois ; Fondation Jean-François & Marie-Laure de Clermont-Tonnerre ; 2014[48].
  • [vidéo] « Ma vie est un rêve », sur YouTube ; documentaire de Marie Cipriani et José Albertini sur la vie d'Anne Caprile ; 2014.

À son sujet

Notes et références

Liens externes

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