Attigny (Ardennes)
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| Attigny | |
Place Charlemagne. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Vouziers |
| Intercommunalité | CC des crêtes préardennaises |
| Maire Mandat |
Chantal Henriet 2020-2026 |
| Code postal | 08130 |
| Code commune | 08025 |
| Démographie | |
| Gentilé | Attignatiens |
| Population municipale |
1 094 hab. (2023 |
| Densité | 95 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 28′ 42″ nord, 4° 34′ 42″ est |
| Altitude | Min. 77 m Max. 133 m |
| Superficie | 11,46 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Attigny (bureau centralisateur) |
| Législatives | 3e circonscription des Ardennes |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.attigny.fr/ |
| modifier |
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Attigny est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.
Ce bourg a connu une certaine importance au Haut Moyen Âge, lieu de résidence de rois mérovingiens, de rois et empereurs carolingiens et où se sont tenus des conciles.
Localisation
La commune est située entre Rethel et Vouziers, dans une région naturelle appelée le Vallage ardennais[1].
Communes limitrophes
| Charbogne | Saint-Lambert-et-Mont-de-Jeux | Rilly-sur-Aisne | ||
| Givry | N | Chuffilly-Roche | ||
| O Attigny E | ||||
| S | ||||
| Vaux-Champagne | Sainte-Vaubourg |
Hydrographie
La commune fait partie de la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le canal des Ardennes (versant Aisne), l'Aisne, le ruisseau de Saint-Lambert, le cours d'eau 01 des Gaises, le cours d'eau 02 de la commune d'Attigny et le cours d'eau 01 de la commune d'Attigny[2],[Carte 1].
Le canal des Ardennes (versant Aisne), d'une longueur de 57 km, est un chenal et un cours d'eau naturel navigable au départ de Dom-le-Mesnil qui se jette dans le canal latéral à l'Aisne à Vieux-lès-Asfeld, après avoir franchi 24 communes[3]. Il traverse Attigny dans sa partie centrale d'est en ouest sur près de 4,9 km.
L'Aisne est un cours d'eau naturel navigable de 256 km de longueur, traversant les cinq départements Meuse, Marne, Ardennes, Aisne, Oise. Elle est un affluent de rive gauche de l'Oise, ce qui en fait un sous-affluent de la Seine[4]. Elle traverse la commune dans sa partie centrale d'est en ouest sur environ 5,7 km.
Le ruisseau de Saint-Lambert, d'une longueur de 21 km, prend sa source à Baâlon et se jette dans l'Aisne à Attigny, après avoir traversé neuf communes[5].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau 1 de la commune d'Attigny (0 ha)[Carte 1],[6].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 742 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulces-Champenoises à 6 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,6 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Attigny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (84,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,6 %), prairies (12,5 %), zones urbanisées (10,3 %), forêts (2,7 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Habitat et logement
En 2019, le nombre total de logements est de 607, alors qu'il était de 608 en 2014 et de 578 en 2009[I 2].
84,9 % de ces logements sont des résidences principales, 2,1 % sont des résidences secondaires et 13 % sont des logements vacants. 85,2 % d'entre eux sont des maisons individuelles et 13 % sont des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Attigny en 2019, comparativement à celle des Ardennes et de la France. Une caractéristique marquante du parc de logements est la proportion de résidences secondaires et de logements occasionnels (2,1 %) inférieure à celle du département (3,5 %), mais supérieure à celle de la France (9,7 %). Concernant le statut d'occupation, 62,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (63,4 % en 2014), contre 60,5 % pour les Ardennes et 57,5 pour la France[I 4].
| Typologie | Attigny[I 2] | Ardennes[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 84,9 | 84,8 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 2,1 | 3,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 13 | 11,7 | 8,2 |
Voies de communication et transports
La ville est traversée par les anciennes routes nationales RN 387, du nord au sud, la RN 383 (actuelles RD 987 et 983) d'ouest à l'est, ainsi que par la RD 25 du nord-est au sud-ouest.
L'ancienne Route nationale 387 permet de relier Charleville-Mézières à Châlons-en-Champagne, et à plus grande échelle, la Belgique au sud de la France.
L'ancienne Route nationale 383 relie Rethel à Vouziers par la vallée de l'Aisne.
Toponymie
Le nom de cette localité est d'origine gallo-romaine et correspond à celui d'une personne, Attinius, ce qui aurait donné Attiniacum, selon Ernest Nègre et Octave Guelliot[21],[22]. On retrouve le nom de Attiniacum ou Attiniacus dans les actes, relativement nombreux, dans la fin de la période mérovingienne et dans la période carolingienne[22].
La forme française connaît ensuite quelques variantes : Attigni, du XIe au XIVe siècle, Atigni en 1324, Atigny en 1428, Ateingny en 1253, Actigny en 1450, mais aussi Attegni-sur-Esne dans les chroniques de Jean Froissart[22].
Histoire
Moyen Âge
Au haut Moyen Âge, Attigny a une certaine importance. Chilpéric II, un des derniers rois mérovingiens, y meurt en 721. Le bourg devient le lieu d'une résidence royale, puis impériale, carolingienne. Pépin le Bref y préside, en tant que maire du palais, une cour plénière en , y revient en 751 et y réside plusieurs fois après son couronnement. Son fils, Carloman Ier y vient également et y signe plusieurs actes en . La présence de Charlemagne y est citée à cinq reprises, essentiellement lors de fêtes de Noël ou de Pâques[22].

Le bourg est aussi choisi pour la tenue de plusieurs conciles. Le premier concile d'Attigny a lieu en 765, convoqué par Pépin le Bref. Une assemblée générale de la nation franque est en effet prolongée d'un concile synodal. D'autres suivent en 822, 834 et 870[22]. Au cours du concile de 822, l'empereur d'Occident Louis le Débonnaire y fait pénitence publique, acte dit pénitence d’Attigny[22].
Charles II le Chauve est le souverain qui effectue le plus de séjours à Attigny : , , avril et , , , avril, juin et , et en 865, pendant le carême et en juillet et août[22].
Le duc saxon Wittekind, ennemi principal de Charlemagne pendant ses guerres contre les Saxons (772-805), y reçoit le baptême en 786 par Charlemagne.
En 880, la bataille d'Attigny oppose une coalition carolingienne à une armée de Boson, roi auto-proclamé de Provence.
En 916, Charles le Simple fait transporter à Attigny les reliques de sainte Walburge et y fonde une chapelle desservie par douze chanoines[23], son intention étant qu'elle soit soumise à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne[24].
Les Carolingiens abandonnent la résidence avant 931 et le palais disparaît après le Xe siècle. Attigny était aussi un domaine royal et le resta bien que n'étant plus une résidence royale des Carolingiens. Au début du Xe siècle, il englobe au moins trois mille cinq cents hectares. Les donations de terre faites à l'Église restent limitées. Le domaine passe ainsi, à peu près intact, dans le maigre domaine royal capétien et constitue la dot de Constance de France, fille de Philippe Ier, lors de son mariage vers 1093 avec Hugues Ier, comte de Champagne. Démembré par ce prince, en particulier au profit de l'église de Reims, il est à l'origine des seigneuries ecclésiastiques d'Attigny et de Sainte-Vaubourg[25].
De ces séjours royaux et impériaux subsistent des monnaies frappées à Attigny[22].
Une maladrerie est citée au XIVe siècle, au lieu-dit les Maziaux, au nord du bourg[22].
- Vue depuis Givry, dessin de Pierre Savart, 1780.
Temps modernes
Des tanneries ont existé à Attigny au XVIIIe siècle[26].
Époque contemporaine
Une filature de laine est citée au XIXe siècle[27].

Il existait une sucrerie, située à proximité du canal des Ardennes et desservie également par voie ferrée. Elle a été créée en 1864 par Eugène Frère, ingénieur de l'École centrale des arts et manufacture, sous le nom de Société Frère et Cie. À sa mort en 1877, cette sucrerie est dirigée par Ferdinand Lepointe, vice-président du Syndicat des fabricants de sucre, qui développe et modernise l'activité. À la fin de la Première Guerre mondiale, cette sucrerie est vidée de ses matériels et endommagée. L'activité reprend en 1923. Une distillerie lui est associée en 1934 pour la production d'éthanol par fermentation alcoolique. L'établissement est à nouveau endommagé au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1940. L'activité redémarre avec une mécanisation accrue. La cheminée, datant du XIXe siècle, est abattue en 1962. La société Say, détenue par les héritiers de Louis Say, devient actionnaire majoritaire en 1966. La sucrerie devient Béghin-Say en 1970. Les bureaux datent de cette époque. L'activité de sucrerie s'arrête en 1996, avec un plan social qui se traduit par une réaction vive des salariés concernés et ponctuellement, la séquestration de quelques cadres de l'entreprise. Les locaux sont occupés dès 1998 par la société Guerletub, spécialiste des échafaudages[28],[29].
Le premier hôtel de ville a été bâti de 1885 à 1887, en partie grâce au don du sculpteur Jules-Rémy Baudon. Cette imposante construction, due à l'honorable rémois Charles Boësch (1864-1924), en collaboration avec Émile Deveaux, a malheureusement fait partie des nombreuses ruines qu'ont laissées les Allemands lors du bombardement de la ville le .
Au nord du bourg, de l'autre côté de l'Aisne, un quartier s'appelle le Faubourg du Moulin. Un moulin a existé sur le ruisseau de Saint-Lambert, utilisé pour une minoterie. Elle appartenait aux Morel, une famille protestante apparentée aux Demolon (famille de meuniers des Ardennes). Le moulin a été détruit le [30].
Deux brasseries ont été également détruites durant la Première Guerre mondiale, et non reconstruites[31].
Une briqueterie a existé, créée par Léon Papy dans les années 1860, profitant de la qualité des argiles de la région. Elle était située le long du canal des Ardennes, à La Donchère. Lors de la Première Guerre mondiale, les bâtiments ont été détruits. Reconstruite par la famille Dautel de 1919 à 1922, avec une cheminée de 40 mètres de haut, l'entreprise redémarre sous la dénomination Dautel Frères et Fontaine. Les briques ont l'estampille D.F. et sont utilisées sur le marché local, mais aussi en région parisienne. La société devient Fontaine et Jeanlin en 1927; les briques sont dès lors estampillées F.J. L'activité y est saisonnière avec une vingtaine de salariés et la production journalière est de plus de 20 000 briques. De nouveau endommagé au début de la Seconde Guerre mondiale, le site rouvre après le conflit. L'entreprise devient Boizart et Cie après son rachat en 1964 par Robert et Jean Boizart. Elle ferme définitivement vers 1969-1970[32].
En 1873, est mise en service la gare d'Attigny sur la ligne d'Amagne - Lucquy à Revigny, ligne concédée à la compagnie des chemins de fer de l'Est dont le service voyageurs cesse en 1969. Un des chefs de cette station fut Allain Poher (1827-1903) - et sans doute le premier -, grand-père d'Alain Poher, puisque c'est sous cette profession qu'il déclare le à la mairie d'Attigny, la naissance de son fils Rémy Clovis Ernest Poher, né la veille au domicile, faubourg du moulin. Les deux témoins présents lors de la déclaration, François Victor Faivre et François Rémy Clovis Duchêne, sont également employés au chemin de fer. Allain Poher a été précédemment chef de gare à Poix-Terron. Né le à Ploudaniel, il est décédé à Attigny le . Nous lui devons plusieurs ouvrages professionnels : Petit manuel à l'usage des jeunes employés des chemins de fer de l'Est ; Dictionnaire à l'usage des jeunes employés des chemins de fer dont il a fait don aux Archives départementales des Ardennes, ainsi que deux cahiers manuscrits in-4° d'un Cours élémentaire de blason, dont il est l'auteur. Il était ami d'Édouard de Flamanville. Son fils Ernest Poher (1875-1936), père d'Alain Poher, ingénieur agronome aux chemins de fer de Paris-Orléans, a eu la responsabilité commerciale à la gare d'Austerlitz dans les années 1930.
Déclarée d'utilité publique par le préfet le , la ligne Attigny - Bâalons des chemins de fer départementaux des Ardennes, n'ouvre qu'en 1904. L'inauguration a lieu à Poix-Terron le . Cette ligne de chemin de fer secondaire à voie étroite desservait les communes de Charbogne, Suzanne, Tourteron, Guincourt, Saint-Loup-Terrier. Le dernier train circula le [33].
À la fin du XIXe siècle et jusqu'à son décès en 1911, Jean Nicolas Frédéric Rimbaud, frère aîné du poète, est conducteur d'omnibus (voiturier) attaché à la gare d'Attigny[34]. Sur son acte de décès, Frédéric Rimbaud est déclaré camionneur.
La ville est très endommagée par les deux guerres mondiales.
Du au , lors de la bataille de France, le 18e régiment d'infanterie de Pau combat vaillamment à Attigny. Pendant 25 jours consécutifs, il repousse victorieusement les attaques d’un ennemi supérieur en nombre et en moyens. Il quitte sa position sur ordre, ses flancs étant menacés par l'avance allemande.
Ville détruite en 1914[35] et 1940, Attigny est titulaire de deux Croix de guerre. Un monument au 18e régiment d'infanterie est inauguré le près du pont du canal. Une plaque célébrant la réconciliation franco-allemande y est ultérieurement apposée par les amicales du 18e R.I. et du 20e Infanterie Regiment de Ratisbonne. Ce régiment faisait partie des forces allemandes assaillantes à Attigny.
La commune a été le site d'une industrie-agroalimentaire, une laiterie-fromagerie. Cette installation industrielle dépend tout d'abord de la société Maggi. Ce groupe s'est développé dans le domaine laitier en se proposant notamment de répondre à la demande parisienne par la collecte et la distribution d’un produit contrôlé et sûr, avec une vingtaine de laiteries dans la partie septentrionale de la France et un acheminement par camions ou par wagons isothermes, avec des bidons de lait avant que les bouteilles de lait ne s'imposent. En 1947/1948, Maggi appartient au groupe Alimentana qui fusionne avec Nestlé sous le nom de Nestlé-Alimentana. L'établissement d'Attigny est rattachée à la Société des Produits d'Alimentation Diététiques (la SOPAD), filiale du groupe Nestlé. La laiterie Sopad/Nestlé, qui collecte le lait sur une large zone, fabrique du beurre pasteurisé et du lait en poudre, et à certaines périodes également du fromage. Un conflit social important la traverse entre mai et , à la suite du licenciement de vingt-huit salariés qui avaient fait grève. Elle ferme définitivement ses portes en 1977, au profit de la laiterie de Challerange appartenant au même groupe[36],[37],[38].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Vouziers du département des Ardennes.
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton d'Attigny[39]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton d'Attigny
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription des Ardennes.
Intercommunalité
Attigny est membre de la communauté de communes des Crêtes Préardennaises, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1995 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans les Ardennes, la liste DVD menée par le maire sortant Noël Bourgeois obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 394 voix (73,50 %, 13 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant très largement celle DVG menée par Georges De Kocker (142 voix, 26,49 %, 2 conseillers municipaux élusà.
Lors de ce scrutin, 30,43 % des électeurs se sont abstenus[40]
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans les Ardennes, la liste DVD menée par Chantal Henriet obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 243 voix (60,59 %, 12 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant très largement celle menée par Emmanuel Payer (158 voix, 39,40 %, 3 conseillers municipaux élus dont communautaire).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 48,17 % des électeurs se sont abstenus[41].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
Une école publique maternelle et primaire existe, nommée école (ou pôle scolaire) André-Dhôtel. La commune compte également un collège, le collège Eva-Thomé.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[59].
En 2023, la commune comptait 1 094 habitants[Note 2], en évolution de −3,01 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Une zone d'activité accueille notamment une chaudronnerie, Ardennes Métal Concept[61].
Tourisme
Attigny bénéficie d'un tourisme florissant, dû à sa localisation dans le département des Ardennes, non loin de la Belgique et des Pays-Bas. De plus, c'est un point de passage entre la Belgique et le sud de la France, mais aussi entre la Seine et la Meuse, grâce au Canal des Ardennes. En effet, le tourisme à Attigny est principalement fluvial. On y trouve une halte fluviale, et la Voie Verte Sud-Ardennes, qui longe le canal, ouverte depuis 2022. L'association Sud Ardennes Canoë propose aussi de faire du canoë sur l'Aisne au départ de la ville.
Attigny compte également un camping qui reprend le nom de la région naturelle que forme la vallée de l'Aisne ; le Vallage.
Enfin, l'ancienne Gare d'Attigny abrite le CFTSA (Chemin de Fer Touristique du Sud des Ardennes), qui fait circuler des rames historiques des années 1950 et 1970 sur la ligne d'Attigny à Amagne-Village en été. Au cours de l'année, l'association propose également des allers-retours sur le réseau ferré national, à destination des plages du Nord ou encore de l'Alsace.
