Avenue Raymond-Naves
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L'avenue Raymond-Naves vue de l'avenue de Lasbordes. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 35′ 51″ nord, 1° 28′ 32″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Guilheméry • Côte Pavée • Château-de-l'Hers |
| Début | no 70 bis avenue Camille-Pujol |
| Fin | no 2 avenue de Lasbordes |
| Morphologie | |
| Longueur | 2 115 m |
| Largeur | entre 9 et 11 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Chemin de Lasbordes (XVIIe siècle-1825) Avenue de Lasbordes (1825-1945) |
| Nom actuel | 1945 |
| Nom occitan | Avenguda Raymond Naves |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XVIe siècle |
| Notice | |
| Archives | 315554896038 |
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L'avenue Raymond-Naves (en occitan : avenguda Raymond Naves) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
L'avenue Raymond-Naves est une voie publique. Elle traverse les quartiers de Guilheméry, de la Côte Pavée et du Château-de-l'Hers.
La chaussée compte, entre l'avenue Camille-Pujol et le boulevard Deltour une seule voie de circulation automobile à double-sens, entre le boulevard Deltour et la rue Sainte-Claire une voie de circulation dans chaque sens, et entre la rue Sainte-Claire et l'avenue de Lasbordes à nouveau une seule voie de circulation automobile à double-sens. Elle appartient sur toute sa longueur à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.
Voies rencontrées
L'avenue Raymond-Naves rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Avenue Camille-Pujol
- Avenue Louis-Blériot (d)
- Rue Dominique-de-Pérignon (d)
- Rue du Général-Jean-Pierre-Travot (d)
- Rue Antoine-Pautard (g)
- Rue du Sergent-Vigné (d)
- Rue Victor-Basch (g)
- Avenue Louis-Blériot (d)
- Rue des Marronniers (d)
- Rue Laloubère (g)
- Rue Jean-Andrieu (d)
- Rue des Tilleuls (g)
- Rue Benjamin-Blanche (d)
- Rue Raymond-Naves (d)
- Rue du Lac-d'Oô (d)
- Rue Jean-Calas (g)
- Impasse de Douai (d)
- Rue Alexandre-Ducos (g)
- Boulevard Deltour
- Rue Esclarmonde (g)
- Rue Louis-Dhers (g)
- Rue Henriette-Achiary (g)
- Rue Mascard (g)
- Rue du Maréchal-Jean-Baptiste-Bessières (g)
- Rue Saint-Expédit (d)
- Rue Guillaume-Catel (g)
- Chemin de Lafilaire (d)
- Boulevard de la Falaise (g)
- Rue de l'Aubisque (g)
- Chemin de Duroux (d)
- Rue Lescot (g)
- Rue Lucien-Nonorgues (g)
- Rue Sainte-Claire (d)
- Rue Grandidier (g)
- Avenue de Lasbordes
Transports
L'avenue Raymond-Naves n'est pas directement desservie par les transports en commun. Elle se trouve cependant à proximité de l'avenue Camille-Pujol et de l'avenue de Castres, parcourues et desservies par la ligne L1 du Linéo. Au carrefour du boulevard Deltour se trouvent également les arrêts desservis par les bus 233751.
L'avenue et les rues adjacentes sont également équipées de plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse : les stations no 197 (6 avenue Louis-Blériot) et no 213 (129 avenue de Castres). Situées sur les pentes de la butte du Calvinet, elles sont depuis 2017 considérées comme des stations Bonus, qui permettent de cumuler du temps supplémentaire pour les abonnés qui y ramènent leur vélo[1].
Odonymie

Le nom de l'avenue rend hommage à Raymond Naves (1902-1944)[2]. Élève à l'École normale supérieure en 1920, agrégé de lettres en 1923, il devint professeur de littérature française à la faculté des lettres de l'université de Toulouse en 1937. Parallèlement, il s'engagea auprès de la SFIO. Durant la Seconde Guerre mondiale, il entra dans la Résistance à partir de 1941 et assura en 1942 la direction des groupes d'action et de renseignements de la SFIO. Il fut désigné en 1943 par le Comité départemental de libération pour prendre en main la direction de Toulouse à la Libération. Il fut cependant arrêté, le , et déporté au camp d'Auschwitz, où il mourut au mois de septembre[3].
Au XVIIe siècle, l'avenue était désignée comme le chemin de Lasbordes. Il menait effectivement au village de Lasbordes, qui s'était constitué au sud de Balma, au-delà de l'Hers, autour de l'église Saint-Martin de Boville[4]. Il fut cependant remplacé, à partir du XVIIIe siècle, par la nouvelle route de Castres (actuelles avenues Camille-Pujol et de Castres), d'où le nom de « vieux » chemin de Lasbordes qu'on lui donne à partir de cette époque[2]. Au XIXe siècle, le chemin devint avenue de Lasbordes, jusqu'à ce que la municipalité de Raymond Badiou, issue des rangs de la Résistance, décide en 1945 de lui donner le nom de Raymond Naves[5].