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Aéroport de Bastia-Poretta

aéroport desservant Bastia (Haute-Corse, Corse, France) From Wikipedia, the free encyclopedia

L'aéroport de Bastia Poretta (code IATA : BIA • code OACI : LFKB) est un aéroport du département de la Haute-Corse. Il est situé à 16 km au sud de Bastia, à Lucciana.

Faits en bref Localisation, Pays ...
Bastia-Poretta
Image illustrative de l’article Aéroport de Bastia-Poretta
Vue aérienne de l'aéroport de Bastia-Poretta.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Lucciana
Coordonnées 42° 33′ 03″ nord, 9° 29′ 05″ est
Altitude 8 m (26 ft)
Informations aéronautiques
Code IATA BIA
Code OACI LFKB
Nom cartographique BASTIA
Type d'aéroport civil
Gestionnaire Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et de la Haute-Corse
Site web aéroport Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata
Pistes
Direction Longueur Surface
16/34 2 520 m (8 268 ft) béton bitumineux

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Histoire

Logo de l'aéroport de Bastia - Poretta.
L'aéroport de Bastia en 1978

Après la libération de la Corse en 1943, l'aérodrome a servi de base aérienne à la Twelfth Air Force de l'United States Army Air Forces, mais aussi aux No. 451 et No. 3 Squadrons de la Royal Australian Air Force, au No. 630 Squadron de la Royal Air Force ainsi qu'à des aviateurs de la France libre.

Il est alors l'un des 17 terrains d'aviation que compte ce qui fut surnommé le USS Corsica[1]. Les aviateurs du Commonwealth ayant péri lors de leur service depuis ce terrain d'aviation reposent maintenant au Biguglia War Cemetery[2].

Contrairement à ce que mentionne la stèle située à l'entrée de l'aérogare actuelle, ce n'est pas de Poretta que décollera Antoine de Saint-Exupéry pour sa dernière mission[3] mais du terrain juste au Nord, qui s'appelait Bastia-Borgo.

En 1947, l'aéroport voit passer plusieurs lignes commerciales régulières, c'est le début de l'aviation civile à Bastia.

La piste d'atterrissage est réalisée en 1954.

En 1959, la chambre de commerce et d'industrie de Bastia devient officiellement le concessionnaire de l'aéroport civil.

Dans les années 1960, Bastia est le poumon économique et industriel de la Corse par voie aérienne. L'aéroport de Bastia-Poretta surclasse nettement Ajaccio et les autres terrains insulaires en matière de fret et ceci s'explique par sa proximité immédiate avec la plaine orientale (en plein essor agricole à l'époque) et le dynamisme des commerçants bastiais. L'aéroport sert de plaque tournante pour exporter les productions locales (agrumes, primeurs) et importer les produits manufacturés et la presse quotidienne depuis le continent (notamment via les liaisons avec Marseille, Nice et Nîmes)[4].

L'aéroport de Bastia est la principale porte d'entrée des grands réseaux de villages de vacances (notamment le Club Méditerranée et les structures implantées sur la côte orientale). L'aéroport reçoit d'intenses chaînes de vols charters estivaux mais également des liaisons régulières utilisées par les travailleurs corses se rendant sur le continent (notamment vers la région marseillaise et les grands centres industriels) et le retour des familles[4].

C'est Air France qui a le monopole des liaisons régulières avec le continent (Marseille, Nice et Paris) jusqu'au 23 juin 1973 où Air Inter obtient le droit de desserte de Bastia en co-exploitation avec Air France[5].

D'autres compagnies françaises de "troisième niveau" atterrissent à Bastia. Europe Aéro Service (EAS) s'impose à Bastia, notamment pour les vols de nuit. C'est EAS qui gère les vols réguliers de fret (primeurs) et l'acheminement des journaux depuis Nîmes ou Perpignan. Rousseau Aviation / Touraine Air Transport (TAT) commencent à pointer le bout de leur nez sur des lignes transversales régionales[4].

Dans ce boom touristique de la Haute-Corse, de grandes compagnies charters allemandes et britanniques de l'époque comme Condor ou LTU International Airways qui acheminent massivement les clients étrangers vers les complexes de vacances de la plaine orientale, court-circuitant le réseau régulier d'Air France[4].

En 1971, La piste mesure 2 100 mètres de long sur 50 mètres de large. L'aérodrome est classé en catégorie B (liaison de moyenne distance).

Le 1er mai 1971, Air Alpes inaugure une liaison régulière directe entre l'aéroport de Toulon-Hyères et Bastia-Poretta.

Davantage d’informations Destination, Ajaccio ...
Ventilation par ligne du trafic régulier de 1971 en nombre de passagers[4]
DestinationAjaccio%Bastia%Calvi%Total Corse%
Marseille107 03218,9110 86719,517 6613,1235 56041,5
Nice72 99112,972 43112,821 8103,9167 23229,7
Toulon2 2960,42 6090,4——4 9050,8
Paris89 79515,867 64911,92 1010,4159 54528,1
TOTAL271 11448253 55644,641 5727,4567 242100
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La piste est allongée à 2 510 mètres en 1986.

En 1992, l'aérogare est agrandie portant la capacité d'accueil annuelle à 1,5 million de passagers.

En 2005, des travaux sont entrepris notamment en modernisant le traitement des passagers (gestion et filtrage) et des bagages.

En 2009, Bastia rentre dans le cercle des aéroports français millionnaires en accueillant pour la première fois 1 011 820 passagers.

Des travaux sont entrepris entre 2015 et 2016 pour agrandir la salle d'embarquement de 600 m² et moderniser l'aérogare.

En 2017, Bastia - Poretta obtient la certification européenne EASA permettant d'accueillir des avions plus gros comme les Boeing 747/777 ou Airbus A 350.

En 2018; Bastia - Poretta accueille 1 525 159 passagers.

Une nouvelle salle d'embarquement et un nouveau parking pour voitures sont réalisés en 2020-2021.

Trafic

Cet aérodrome est ouvert au trafic commercial national et international, régulier ou non, aux avions privés, aux IFR et aux VFR.

Il accueille tout type d’aéronef pouvant aller de l'avion de tourisme et d’école au Boeing 777 - utilisé par Air France depuis Paris-Orly en passant par les moyens courriers - famille A320 et Boeing 737 et court courrier - ATR72.

Cet aéroport accueille parfois des avions de la sécurité civile ainsi que de l’armée de l’air tel que l’A400M ou le A330 MRTT.

C'est le deuxième aéroport de Corse en nombre de passagers après l'Aéroport d'Ajaccio Napoléon Bonaparte et le quinzième aéroport français en 2013.

Le cap du million de passagers a été dépassé en 2009. La croissance de l'aéroport est positive, on note une évolution de +34 % entre 2000 et 2013.

En 2018, l'aéroport obtient plus de 1,5 millions de passagers annuels.

Localisation

Compagnies et destinations

Un grand nombre de destinations ne sont ouvertes que pour les périodes de vacances, notamment du mois d’Avril au mois d'Octobre. Cependant, les compagnies Air France et Air Corsica assurent des vols réguliers toute l'année.

Évolution du nombre de passagers

Davantage d’informations Année, Nombre de passagers ...
Évolution du nombre de passagers[6]
AnnéeNombre de passagersVariationMouvements
2000841 92133 444
2001877 438en augmentation + 4,2 %34 317
2002831 810en diminution - 5,2 %33 816
2003844 540en augmentation + 1,5 %37 020
2004834 792en diminution - 1,2 %32 005
2005829 568en diminution - 0,6 %34 615
2006822 823en diminution - 0,8 %43 055
2007860 046en augmentation + 4,5 %33 735
2008933 695en augmentation + 8,6 %34 563
20091 011 820en augmentation + 8,4 %35 601
20101 007 408en diminution - 0,4 %35 687
20111 025 346en augmentation + 1,8 %38 318
20121 003 728en diminution - 2,1 %35 353
20131 126 096en augmentation + 12,2 %35 983
20141 162 840en augmentation + 3,3 %35 772
20151 191 904en augmentation + 2,5 %35 517
20161 287 609en augmentation + 8 %38 770
20171 400 197en augmentation + 8,8 %39 243
20181 525 152en augmentation + 10,7 %41 249
20191 559 492en augmentation + 2,3 %41 684
2020812 424en diminution - 47,9 %24 929
20211 200 201▲ +47,73 %30 018
20221 489 038▲ +24,07 %37 020
20231 500 305▲ +0,76 %30 299
20241 490 617▼ −0,65 %20 679
20251 532 265▲ +2,79 %20 700
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Attentat et fusillade

  • Le vendredi 22 mars 1974 à 4 heures du matin, une Caravelle d'Air Inter qui stationnait sur l'aéroport de Bastia a été détruite. L'attentat est revendiqué par un groupe qui se dénomme " Justizia Paolina " du nom du patriote corse du dix-huitième siècle Pascal Paoli[7]. Ce groupe, qui s'inscrivait dans la mouvance nationaliste radicale naissante de l'époque proteste contre l'État français. L'affaire a donné lieu à un très long feuilleton judiciaire. Air Inter a poursuivi l'État pour « faute de sécurité » dans la protection de l'aéroport. Bien que le tribunal ait d'abord condamné l'État en 1974 à payer la somme de 11.503.676,66 Francs (2 653 940 euros en 2025) à la compagnie, le Conseil d'État a finalement annulé cette décision en 1982, estimant que la préfecture ne pouvait pas anticiper ce type de sabotage au vu de la situation générale de l'époque[8].
  • Le 5 décembre 2017, une fusillade éclate sur le parking de l’aéroport de Bastia. De retour sur le vol Paris - Bastia, Antoine Quilichini est tué sur le coup, Jean-Luc Codaccioni détenu de la prison de Borgo, de retour d’une permission à Paris, décède une semaine plus tard des suites de ses blessures. 29 balles de kalach AK74 ont été retrouvées sur la scène de crime[9]. Cette fusillade s’inscrit dans une lutte fratricide au sein du gang mafieux de la Brise de mer pour venger notamment l’assassinat des pères de plusieurs des accusés[10]. Le procès se tient à Aix-en-Provence en juin 2024 (Cour d'Assises des Bouches du Rhône). Dix-sept personnes sont jugées. Des peines allant de trois ans d’emprisonnement à 30 ans de réclusion criminelle avec 20 ans de sûreté ont été prononcées où fait rarissime, les principaux accusés ont refusé de comparaître et récusé leurs avocats, n’ayant ainsi pas de défense[11]. En mai 2026, la cour d’assises d’appel des Bouches-du-Rhône réexamine le procès de 1ère instance (11 personnes sont jugées)[12].

Accident

Le , l'avion Boeing 307 immatriculé F-BELZ de la compagnie Air-Nautic transporte 22 joueurs du club de basket-ball de Bastia (plus ses 3 membres d'équipage) entre Bastia et Nice via Ajaccio. Le Boeing heurte la paroi Sud du Monte Renoso à 2 300 mètres d'altitude, au-dessus de Ghisoni. Il était un peu plus de 13 heures, les conditions atmosphériques étant très mauvaises, les colonnes de secours ne parvinrent à atteindre l'épave que deux jours plus tard, le . Il n'y avait aucun survivant. Tous les corps ne furent pas identifiés. Une stèle en mémoire des 25 disparus se trouve dans le cimetière de Bastia et une autre à l'extérieur de l'église de Ghisoni[13]. Cette catastrophe fit une victime supplémentaire, un légionnaire de l'équipe de secours qui fit une chute mortelle en se rendant sur l'emplacement de l'impact sur la paroi rocheuse[14].

Galerie

Photographies

Vues aériennes

Références

Liens externes

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