Baladou

commune française du département du Lot From Wikipedia, the free encyclopedia

Baladou est une commune française, située dans le nord du département du Lot en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Baladins et les Baladines. Elle est également dans le causse de Martel, une région naturelle constituant le plus septentrional des quatre causses du Quercy, entre Limousin, vallées de la Tourmente et de la Dordogne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Baladou
Baladou
Blason de Baladou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Intercommunalité Communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne
Maire
Mandat
Jean Delvert
2020-2026
Code postal 46600
Code commune 46016
Démographie
Population
municipale
396 hab. (2023 en évolution de −0,75 % par rapport à 2017)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 26″ nord, 1° 33′ 24″ est
Altitude 283 m
Min. 160 m
Max. 301 m
Superficie 15,74 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Souillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Martel
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Baladou
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Baladou
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    Exposée à un climat océanique altéré, aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune. Incluse dans le bassin de la Dordogne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

    Baladou est une commune rurale qui compte 396 habitants en 2023. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Souillac. Ses habitants sont appelés les Baladins ou Baladines.

    Géographie

    Commune située dans le Quercy sur la ligne Souillac - Viescamp-sous-Jallès.

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Creysse, Cuzance, Lachapelle-Auzac, Martel et Mayrac.

    Communes limitrophes de Baladou[1]
    Cuzance
    Lachapelle-Auzac Baladou Martel
    Mayrac Creysse

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 021 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nespouls à 15 km à vol d'oiseau[8], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 836,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le [Note 1].

    Milieux naturels et biodiversité

    Espaces protégés

    La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[11],[12].

    Un espace protégé est présent sur la commune : le bassin de la Dordogne, réserve de biosphère, zone de transition, d'une superficie de 1 880 257,7 ha[13].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[14] : les « coteaux de Creysse » (250 ha), couvrant 2 communes du département[15] et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[14] : la « vallée de la Dordogne quercynoise » (8 758 ha), couvrant 28 communes[Note 4] : deux en Corrèze, deux en Dordogne et vingt-quatre dans le Lot[16].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Baladou est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Souillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (58,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,6 %), forêts (38,8 %), prairies (15 %), terres arables (2,7 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Baladou est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].

    Baladou est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[20].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Baladou.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs, des glissements de terrain et des tassements différentiels[21]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[22].

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 88,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 237 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 185 sont en aléa moyen ou fort, soit 78 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 2].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[22].

    La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[18].

    Toponymie

    Son nom serait issu du latin ballatorium, qui désigne un endroit où l'on danse[24], dans le sens de fouler, piétiner[25]. Pour Ernest Nègre en revanche le nom du village proviendrait de l'occitan valat avec le sens de fossé ajouté du suffixe diminutif -on, l'ensemble signifiant petit fossé[26].

    Histoire

    Elle est créée à l'époque contemporaine, auparavant les communes de Creysse et Baladou ne faisaient qu'une. La commune de Baladou sera créée par ordonnance no 2565 de Louis-Philippe roi des Français le 14 juin 1841.

    En 1889, la commune est traversée par la ligne de Cazoulès à Saint-Denis-près-Martel de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), deux arrêts sont établis son territoire : la gare du Pigeon, au lieu-dit du même nom, et l'arrêt de Baladou au passage à niveau près du bourg[27]. La ligne, la gare et l'arrêt sont fermés le 1er juin 1980 par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF)[28].

    Héraldique

    Blason de Baladou

    blason de la commune :

    De gueules au chevron accompagné en chef de deux croix cléchées, vidées et pommetées de douze pièces (croix occitane), et en pointe d'une lyre, tous d'or.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[29]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1842 1848 Joseph Chambon    
    1848 1871 Jean Baptiste Castagné    
    1871 1876 Jean Baptiste Ladet    
    1876 1877 Jean Baptiste Cassagnade    
    1878 1903 Jean Baptiste Ladet    
    1903 1910 Léonard Laval    
    1910 1920 Antoine Bialgue    
    1920 1921 Daniel Jean Verdier    
    1921 1941 Eloi Lascoux    
    1944 1971 Eloi Lascoux    
    1971 1983 Jean Marie Lestrade    
    1983 2008 Jean-louis Clédel    
    2008   Jean-philippe Pageot PS  
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

    En 2023, la commune comptait 396 habitants[Note 6], en évolution de −0,75 % par rapport à 2017 (Lot : +1,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
    642651672680654650626628676
    1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
    600563546563570532417403413
    1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
    401354321310286271256295323
    Davantage d’informations - ...
    2004 2006 2009 2014 2019 2023 - - -
    379397404403386396---
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Revenus

    En 2018, la commune compte 162 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 359 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 670 [I 5] (20 740  dans le département[I 6]).

    Emploi

    Taux de chômage
    200820132018
    Commune[I 7]6,6 %7,3 %6,8 %
    Département[I 8]7,3 %8,9 %9,6 %
    France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 226 personnes, parmi lesquelles on compte 78,4 % d'actifs (71,6 % ayant un emploi et 6,8 % de chômeurs) et 21,6 % d'inactifs[Note 8],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Souillac, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 10]. Elle compte 74 emplois en 2018, contre 57 en 2013 et 56 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 171, soit un indicateur de concentration d'emploi de 43,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 54,8 %[I 11].

    Sur ces 171 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 42 travaillent dans la commune, soit 24 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 88,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,6 % les transports en commun, 5,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

    Activités hors agriculture

    33 établissements[Note 9] sont implantés à Baladou au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 14].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble33
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    412,1 %(14 %)
    Construction515,2 %(13,9 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    1648,5 %(29,9 %)
    Activités immobilières39,1 %(3,5 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    39,1 %(13,5 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    13 %(12 %)
    Autres activités de services13 %(8,7 %)
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    Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 48,5 % du nombre total d'établissements de la commune (16 sur les 33 entreprises implantées à Baladou), contre 29,9 % au niveau départemental[I 15].

    Agriculture

    La commune est dans les Causses », une petite région agricole occupant une grande partie centrale du département du Lot[34]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

    1988200020102020
    Exploitations35251718
    SAU[Note 12] (ha)8811 1551 0971 146

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 35 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 25 en 2000 puis à 17 en 2010[36] et enfin à 18 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 49 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations[37],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune est restée relativement stable, passant de 881 ha en 1988 à 1146 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 25 à 64 ha[36].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Guy Leymarie, CEO de De Beers LV[38]. Il a inspiré le personnage principal de "Lost in Dubaï" de Christophe Masson (Editions Baudelaire, 2011).

    Voir aussi

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