Baudoncourt

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Localisation

Le village et son église, vus depuis la pont de la Lanterne.

Baudoncourt est un village des Vosges saônoises situé dans la région culturelle et historique de la Franche-Comté, en périphérie sud-ouest de Luxeuil-les-Bains.

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Luxeuil-les-Bains, ainsi que dans son unité urbaine et dans son bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Vesoul[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Breuches, Brotte-lès-Luxeuil, La Chapelle-lès-Luxeuil, Éhuns, Saint-Sauveur et Visoncourt.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 7,57 km2 ; son altitude varie de 258 à 294 mètres[1].

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.

La commune est drainée par la Lanterne, un affluent de la Saône et donc un sous-affluent du fleuve Rhône.

Quelques plans d'eau sont présents à l'extrémité nord-ouest du territoire communal et sont limitrophes de la base aérienne 116 ; il s'agit d'anciennes gravières[2],[3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 058 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 10,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Sauveur à 4 km à vol d'oiseau[10], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 977,3 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −25,9 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Baudoncourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].

Elle appartient à l'unité urbaine de Luxeuil-les-Bains[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[15],[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxeuil-les-Bains, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 41 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,2 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (29,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (20,9 %), forêts (18,2 %), zones agricoles hétérogènes (14 %), terres arables (8,3 %), zones urbanisées (6,5 %), eaux continentales[Note 5] (2,5 %)[18].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 242, alors qu'il était de 239 en 2016 et de 246 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 90 % étaient des résidences principales, 1,7 % des résidences secondaires et 8,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,2 % des appartements[I 3]. Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Baudoncourt en 2022 en comparaison avec celle de la Haute-Saône et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,7 %) par rapport au département (6,2 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Baudoncourt en 2022.
Typologie Baudoncourt[I 3] Haute-Saône[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 90 83,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,7 6,2 9,7
Logements vacants (en %) 8,3 10,3 8

Voies de communication et transports

Plaque de cocher sur la RN 57

La commune est desservie par la route nationale 57 qui lui donne un accès aisé à Luxeuil-les-Bains et à Vesoul.

Toponymie

Histoire

Ancien Régime

Un moulin, attesté sur la carte de Cassini (1760), est établi sur la dérivation de la Lanterne et aurait appartenu à l'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Luxeuil[19].

Époque contemporaine

Le moulin, acquis en 1817 par François-Xavier Henry, est transformé en 1849 par son fils Cyrille Henry en féculerie, qui est partiellement incendiée en 1871 lors de la guerre franco-allemande de 1870, La féculerie, qui avait repris son activité en 1875, est rachetée par Frédéric Perney en 1891 puis exploitée par ses fils Abel Joseph et Paul Perney. En 1937, la féculerie traite annuellement 2 500 tonnes de pomme de terre, pour une capacité de production maximale de 500 t de fécule, destinée à l'industrie textile et alimentaire (glucoserie). L'activité cesse en 1969. La féculerie emploie 7 hommes en 1875, 4 en 1931, 6 à 7 personnes dans les années 1950[19].

La Base aérienne 116 Luxeuil-Saint-Sauveur

Meeting aérien en 1922.

En , des monoplans modèles Blériot XI et Deperdussin Monocoque ainsi que des biplans modèle Breguet Type IV R.U1 survolent la Haute-Saône lors des grandes manœuvres de l'Est en improvisant une piste au lieu-dit « la Zouzette » à Froideconche (actuelle zone commerciale). Ces exercices se déroulent une année après les manœuvres de Picardie qui sont les premières au monde avec des avions[o 1],[o 2],[20]. L'année suivante, en 1912, l'aérodrome déménage à l'emplacement actuel de la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint-Sauveur, qui se trouve en partie sur le territoire de la commune[o 1],[o 2],[20] ce qui en fait l'un des plus anciens terrains d'aviation militaire de France. Un terrain de 200 hectares est aménagé[o 1],[21]. Le terrain est utilisé par l'Armée française durant la Première Guerre mondiale, car le site est stratégiquement placé pour surveiller la frontière vosgienne de l'Empire allemand[o 1],[o 2],[20],[21]

Durant la Seconde Guerre mondiale, le terrain est utilisé par l'armée de l'air française à partir du , et est bombardé le par la Luftwaffe[22]. Des combats ont lieu entre les pilotes de la base et les pilotes allemands[20]. Après l’armistice du 22 juin 1940, le terrain est utilisé par la Luftwaffe qui y implante une école destinée à former ses futurs pilotes, au mois de juillet. Elle cumule une centaine d'accidents d’avions ayant entrainé la mort de plus 60 Allemands et des dizaines de blessés durant l'Occupation

En 1950, sous l’impulsion du ministre de l’Air, André Maroselli (également maire de Luxeuil-les-Bains) est prise la décision de construire une base aux normes de l'OTAN à l'emplacement du terrain. Un programme d’infrastructure est lancé pour installer une grande base aérienne moderne dont la construction démarre l'année suivante[o 3],[20],[23].

Lors de la réorganisation des forces armées françaises entreprise en 2008, la BA 116, un temps menacée de fermeture, est maintenue comme base aérienne[24]. Ses 1 700 emplois en font le deuxième employeur du département, après l'usine Stellantis de Vesoul (4 000 salariés). Ses 38 millions d'euros de dépenses annuelles de fonctionnement (dont 60 % dédiées à la solde des militaires) en font un facteur économique important du Pays de Luxeuil, notamment dans le secteur de l'immobilier (les militaires sont très majoritairement propriétaires) et du commerce. Avec les familles, ils représentent alors une communauté de 4 900 personnes[o 4],[25].

Politique et administration

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes du Pays de Luxeuil.

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Luxeuil-les-Bains, puis, lors de sa scission en 1985, la commune a été rattachée au nouveau canton de Saint-Sauveur[1].. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Luxeuil-les-Bains[I 1], qyu compte désormais 12 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

Intercommunalité

Baudoncourtest membre fondateur de la communauté de communes du Pays de Luxeuil[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2001 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

La mairie.
Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1906 1908 Jules Grosjean    
1908 1928 Joseph Bourgogne    
1928 1944 Charles Jeanparis    
1945 1953 Henri Favret    
1953 1965 Charles Burgey    
1965 1971 Robert Burgey    
1971 1983 Robert Chrétien DVG  
1983 1994 Jacques Simonin    
1994 mars 2001 Xavier Eck    
mars 2001 mars 2008 Guy Chrétien[27],[28]   Chauffeur-livreur, ancien combattant, fils de Robert Chrétien
mars 2008 juillet 2017 Christophe Lejeune[29],[30] DVG
puis REM
Député de la Haute-Saône (2e circ) (2017[31] → 2022)
Démissionnaire à la suite de son élection comme député
octobre 2017[32] mai 2020[33] Jean-Sébastien Bresson    
mai 2020[34] en cours Gérard Grosjean[35]   Agriculteur
Démissionnaire pour raison de santé
mars 2025[36] en cours
(au 13 juin 2025)
Gaël Suty   Caviste aux Ets Burgey

Équipements et services publics

Justice, sécurité, secours et défense

La base aérienne 116 Luxeuil-Saint-Sauveur est établie, pour une grande partie de sa superficie, au nord du territoire communal.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].

En 2023, la commune comptait 482 habitants[Note 6], en évolution de −9,57 % par rapport à 2017 (Haute-Saône : −1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530635615702850827825853867
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831842824824833818821767712
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
739755716616593577545532520
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
490476502547532539534529551
2014 2019 2023 - - - - - -
552500482------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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