Bicqueley

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Bicqueley
Bicqueley
L'église Saint-Martin.
Blason de Bicqueley
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Henri Le Masson
2026-2032
Code postal 54200
Code commune 54073
Démographie
Gentilé Bicquicantois[1]
Population
municipale
925 hab. (2023 en évolution de +2,55 % par rapport à 2017)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 38″ nord, 5° 54′ 46″ est
Altitude Min. 207 m
Max. 338 m
Superficie 16,82 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Toul
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Bicqueley
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Bicqueley
Liens
Site web http://www.bicqueley.fr

Bicqueley est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Hydrographie

Le village de Bicqueley, de type village-rue (zonage cadastral AB), est situé à quelques kilomètres au sud-est de Toul dans la basse vallée de la Bouvade (qui prend sa source à Crézilles), juste en amont du confluent de cette rivière avec la Moselle.

Le ban communal, d'une superficie de 1 682 hectares, est globalement de la forme d'un triangle dont l'un des côtés (ouest) est limité par la route départementale 674 (Toul - Colombey-les-Belles), le sud s'étendant jusqu'à l'affluence du ruisseau Le Poisson[2] avec la Bouvade. L'Est de la commune est bordé de massifs forestiers (zonage cadastral OD, OF) partagés avec les communes d'Ochey et Pierre-la-Treiche, ce dernier village délimite le nord de Bicqueley.

Bicqueley (ban communal).

Ce massif boisé est traversé (du sud au nord) par le ruisseau de l'Arot[3] (parfois orthographié Larot et Arrot[4]) qui se jette dans la Moselle.

L'altitude moyenne du territoire communal est de 220 mètres environ.

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Bouvade, la Moselle, le ruisseau de Chaudeau, le ruisseau de la Queue, le ruisseau de l'Arot, le ruisseau de Poisson, le ruisseau des Étangs et le ruisseau des Ormes[5],[Carte 1].

La Bouvade, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Bagneux et se jette dans la Moselle sur la commune, après avoir traversé sept communes[6].

La Moselle, d'une longueur totale de 560 kilomètres dont 314 kilomètres en France, prend sa source dans le massif des Vosges au col de Bussang et se jette dans le Rhin à Coblence en Allemagne[7]. Les caractéristiques hydrologiques de la Moselle sont données par la station hydrologique située sur la commune de Toul. Le débit moyen mensuel est de 62,3 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 1 110 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 1 190 m3/s, atteint le même jour[8].

L'Arot, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Thélod et se jette dans la Moselle à Pierre-la-Treiche, après avoir traversé sept communes[9].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bicqueley[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[13]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 838 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à 5 km à vol d'oiseau[16], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 810,4 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Bicqueley est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[20]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,7 %), terres arables (29 %), prairies (15,3 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), zones urbanisées (3,6 %), eaux continentales[Note 5] (0,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Anciennes mentions : Buculiaco en 922-962[24], Bucculiacum au Xe siècle (Hist. épiscopale de Toul), Buchuliacum (sans date), Bucheleium en 1127-1168, Buchaillei en 1184 (charte de l'abbaye de Clairlieu), Bicquilley en 1607[25].

Le toponyme est formé de l'anthroponyme latin Bucculius et du suffixe gallo-romain -acum, formation typique de l'Antiquité tardive et de l'époque mérovingienne[24].

Histoire

Origines

Au lieu-dit « Trait de la Meix », la carte archéologique de la Gaule[26] indique la découverte de vestiges d'habitations et tuiles à rebords trahissant une possible présence gallo-romaine. Vers 1860, découverte d'un vase antique, dans une propriété dépendant du château.

Jules Beaupré indique dans son répertoire archéologique :

Le chemin de grande communication de Toul à Colombey s'appelle encore La voie romaine. Elle reliait Langres à Toul par Neufchâteau. Il existe un vieux chemin, pavé en pierres debout, dit Vieille route, séparant le ban de Bicqueley de celui de Pierre-la-treiche, suivant une direction parallèle à la route n° 3, et à 1,500 mètres au Nord. Un chemin Charlemagne relie Bicqueley à la vieille route, dans la direction de Toul. Une ancienne voie dite Chemin de Charmes-la-Côte semble prolonger le Chemin Brabant[27].

La toponymie des cartes modernes mentionne encore une rue de la voie romaine 48° 37′ 49″ N, 5° 54′ 20″ E, mais les chemins ruraux dits chemin de Charlemagne[28] et chemin Brabant[29], n’apparaissent que sur d'anciennes feuilles cadastrales.

Époque moderne

En , au tout début de la Révolution française, les campagnes se plaignent de ne pas être tenues au courant des événements se déroulant à Paris. À l'instigation de Nicolas François de Neufchâteau, député suppléant aux États généraux, 45 délégués du Toulois s'assemblent à Bicqueley le chez Nicolas Chenin[30], à son domicile situé sur la droite de l'actuelle mairie[31]. Le but de la réunion est de discuter de ce défaut de nouvelles, mais aussi « du brigandage, de l'absence d'armes, de la milice champêtre, et de la formation de greniers publics[30] ». Mais le lieutenant de roi de Toul fait intervenir la maréchaussée pour interdire la réunion comme illégale, et quatre personnes, dont François et Chenin, alors délégué d'Harmonville, sont arrêtées. Conduites à la prison de Metz pour y être incarcérées, elles sont libérées en chemin par le marquis de Bouillé, commandant de la province[32]. Une nouvelle réunion tenue à Bicqueley le proposera de créer des milices communales et des « greniers d'abondance », une idée originale de François pour constituer des stocks de céréales évitant spéculation et disette[31].

Époque contemporaine

Bicqueley subit régulièrement des inondations[33]. Dans la nuit du 3 au , une crue exceptionnelle[34] de la Bouvade a inondé le village[35]. Selon un rapport du BRGM, cette inondation hors normes s'explique par une hauteur importante de la nappe souterraine dans le réseau karstique cette année-là, cumulée à une pluviométrie élevée mais non exceptionnelle[34]. L'état de catastrophe naturelle a été reconnu par arrêté du ministère de l'Intérieur du [36].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1977 Vagnier SE Instituteur
1977 1977 Lorrain SE Coopérateur
1977 1995 Narcisse Pasqualin SE Militaire et agriculteur
1995 2005 Jean Degrese SE Retraité commercial
2005 2008 Eric Nachtsheim SE Technicien supérieur
2008 2026 André Fontana   Ancien cadre
mars 2026 en cours Henri Le Masson SE Armée et artisanat

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].

En 2023, la commune comptait 925 habitants[Note 6], en évolution de +2,55 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446448531512543668640643660
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
608671585621630670665642711
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
705648498489479524521483523
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
513542681797792856883927911
2019 2023 - - - - - - -
918925-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

E. Grosse indique, en 1836, dans son dictionnaire statistique, quelques chiffres économiques :

«Surface territ. 1 722 hect., dont 813 en terres labourables, 607 en forêts et 87 en vignes peu renommées»[41] (cf. carte historique du vignoble lorrain).

Secteur primaire ou Agriculture

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[42]), la commune de Bicqueley était majoritairement orientée[Note 7] sur la polyculture et le poly-élevage (auparavant production de céréales et d'oléagineux) sur une surface agricole utilisée[Note 8] d'environ 224 hectares (inférieure à la surface cultivable communale) en baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est faiblement réduit de 169 à 155 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 4 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 5 unités de travail[Note 9] (10 en 1988).

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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