Villers-la-Montagne

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Villers-la-Montagne
Villers-la-Montagne
L'église paroissiale Saint-Sylvestre.
Blason de Villers-la-Montagne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Intercommunalité [CA Grand Longwy Agglomération
Maire
Mandat
Fabien LECLERCQ
Élections municipales de 2026 en Meurthe-et-Moselle
Code postal 54920
Code commune 54575
Démographie
Gentilé Magins
Population
municipale
1 570 hab. (2023 en évolution de +4,6 % par rapport à 2017)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 17″ nord, 5° 49′ 20″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 423 m
Superficie 18,12 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Villers-la-Montagne
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Villerupt
Législatives 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle
Localisation
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Villers-la-Montagne
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Villers-la-Montagne
Liens
Site web https://www.villerslamontagne.fr/

Villers-la-Montagne est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Localisation

Située dans la région culturelle et historique de Lorraine, au sud de Longwy et de ses trois frontières, Villers-la-Montagne est la « porte » d'entrée vers les villages alentour car elle longe la voie rapide (RN 52).

La commune se trouve dans la zone d'emploi de Thionville et dans le bassin de vie de Longwy, et est la commune centre de son aire d'attraction[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Bréhain-la-Ville, Chenières, Haucourt-Moulaine, Hussigny-Godbrange, Laix, Morfontaine et Tiercelet.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 18,12 km2 ; son altitude varie de 295 à 423 mètres[1].

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Villers-la-Montagne[Note 1].

Réseau hydrographique

La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse.

Elle est drainée par le ruisseau la Moulaine[2],[Carte 1].

La Moulaine, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Tiercelet et se jette dans la Chiers à Longwy, après avoir traversé six communes[3].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur 2 418 km2. Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[4].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 904 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villette à 20 km à vol d'oiseau[11], est de 10,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 909,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,8 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Carte hydrographique et des infrastructures de transport de la commune en 2022.

Typologie

Au , Villers-la-Montagne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Villers-la-Montagne, dont elle est la commune-centre[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,4 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,3 %), forêts (23,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,9 %), prairies (5,6 %), zones urbanisées (4,8 %)[18].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Morphologie de la commune

Ancien village agricole typique, Villers-la-Montagne s’est durant les dernières décennies, profondément transformé. Le cœur originel préservé du village – soit 266 maisons agglomérées en 1889, rangées en deux rues parallèles-, est aujourd’hui entouré de lotissements de pavillons résidentiels[19].

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 775, alors qu'il était de 701 en 2016 et de 623 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 1,7 % des résidences secondaires et 8,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 73,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 26,2 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villers-la-Montagne en 2022 en comparaison avec celle de Meurthe-et-Moselle et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,7 %) par rapport au département (2,3 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Villers-la-Montagne en 2022.
Typologie Villers-la-Montagne[I 3] Meurthe-et-Moselle[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 89,8 88,6 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,7 2,3 9,7
Logements vacants (en %) 8,5 9,1 8

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Villare (926) ; Wilere (962) ; Willare (1096) ; Wilre (1235) ; Willarium (1236) ; Villiers (1571) ; Ville-la-Montagne (XVIIIe siècle) ainsi que Villari, et Villa ad Montem en bas-latin[20],[19].

La toponymie de Villers-la-Montagne , Bergweiler en allemand et Biergweiler en luxembourgeois standard, est la même que celle de Bergweiler (près de Trêves) :

  • Du latin médiéval carolingien Villare qui signifie « domaine rural/ferme ».
  • Du vieux haut allemand wīlāri qui signifie village.
  • Du moyen haut allemand wīler qui veut dire petit village.
  • Villers-la-Montagne se trouvait jadis du côté germanique de la frontière linguistique mosellane.
  • Berg a été traduit par erreur par « montagne » alors que la bonne traduction est « colline » (ce n'est pas une zone de montagne, c'est le haut-plateau lorrain avec ses collines).
  • Cette ville doit son origine à un camp retranché que les Romains avaient établi sur le plateau de Titelberg.

Histoire

Moyen Âge

Les premiers renseignements relatent la mise aux Assises de Villers en 1150 sous le règne de Henry Comte de Bar qui déterminaient les redevances de chaque bourgeois pour chaque cheval, les corvées, les amendes, les tailles et toutes formes d’impôts[19].

Ancien Régime

Villers la Montagne accueille une prévoté par Léopold Ier de Lorraine par un édit du . Cette Prévoté s'étendait sur une bonne quarantaine de villages[19].

Villers-la-Montagne est siège d'une châtellenie dépendant du château de Longwy qui appartenait au diocèse de Trèves.[réf. nécessaire]

En 1751, Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine depuis 1736, supprime la prévoté de Villers-la-Montagne et crée un bailliage[19].

Révolution française et Empire

Après le partage de la France en départements par décret de l’Assemblée Nationale du Villers la Montagne, tout comme Longwy fait partie de la « Mozelle » jusqu’au traité de Francfort de 1871, après lequel elle fait partie de la Meurthe-et-Moselle[19].

Époque contemporaine

En 1817, Villers-la-Montagne, village de l'ancienne province du Barrois, a pour annexes la ferme de Hussigny et le moulin de Signy. À cette époque on compte 826 habitants répartis dans 150 maisons. Dans la forêt de Selomont, ruines d'un ancien village[réf. nécessaire].

Politique et administration

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Val-de-Briey du département de Meurthe-et-Moselle.

Elle faisait partie de 1801 à 1973 du canton de Longwy, année où elle intègre le canton de Villerupt[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Villerupt porté à 14 communes

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de Meurthe-et-Moselle.

Intercommunalité

La commune est membre de la communauté d'agglomération dénommée depuis 2021 Grand Longwy Agglomération, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2017 sous le nom de communauté d'agglomération de Longwy par transformation de la communauté de communes de l'Agglomération de Longwy et auquel la commune a adhéré en 2014 en lui transférant un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette communauté de commune avait elle-même été créée en 2002 par transformation d'un district constitué en 1960 et qui avait progressivement intégré d'autres communes.

La commune est également membre de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 1989 Marcel Reuter[21] SE  
mars 1989[22] 2014[23] François Boudot Modem  
2014[24] 20 décembre 2014[25] François Barthélémy PS Mandat écourté par la démission d'une partie du conseil municipal
20 décembre 2014[26] juillet 2017 Xavier Paluszkiewicz LREM Chargé de communication d'une banque luxembourgeoise
Député de Meurthe-et-Moselle (3e circ.) (2017 → 2022)
Démissionnaire après son élection comme député
juillet 2017 mars 2026 Guy MICHEL    
20 mars 2026 en cours
(au 15 avril 2026)
Fabien LECLERCQ sans  

Équipements et services publics

Population et société

Les habitants sont les Magins et Maginnes[27].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].

En 2023, la commune comptait 1 570 habitants[Note 4], en évolution de +4,6 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
8127177949301 1711 1301 2661 2251 131
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 1471 1111 0691 0351 0521 016980972819
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
8748849127769291 0791 0601 0131 273
1990 1999 2006 2011 2016 2021 2023 - -
1 2261 3231 4421 4331 4991 5501 570--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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