Cirey-sur-Vezouze
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| Cirey-sur-Vezouze | |||||
Ancien couvent des sœurs de la Charité de Strasbourg. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
| Arrondissement | Lunéville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Vezouze en Piémont | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Claude Bazin 2021-2026 |
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| Code postal | 54480 | ||||
| Code commune | 54129 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 555 hab. (2023 |
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| Densité | 95 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 34′ 54″ nord, 6° 56′ 54″ est | ||||
| Altitude | Min. 273 m Max. 393 m |
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| Superficie | 16,39 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Baccarat | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.mairiedecireysurvezouze.fr/ | ||||
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Cirey-sur-Vezouze est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. Ses habitants ont la particularité de s'appeler les Loups[réf. souhaitée].
Hydrographie

Cirey-sur-Vezouze se trouve sur le côté lorrain à l'ouest des pentes du Donon. La ville est traversée par le Val et le Châtillon qui, en se rejoignant sous la salle des fêtes, forment la Vezouze. Les villages alentour sont Frémonville, Tanconville, Bertrambois, Val-et-Châtillon, Petitmont, Parux, Harbouey (Meurthe-et-Moselle) et Lafrimbolle (Moselle). Le territoire communal comporte au Nord-Est le hameau de Haute-Seille qui fut, avant la Révolution, une importante abbaye.
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Vezouze, le ruisseau de Chatillon, le ruisseau de l'Étang Gresson, le ruisseau des Étangs Georgel et l'Herbas[1],[Carte 1].
La Vezouze, d'une longueur de 75 km, prend sa source dans la commune de Saint-Sauveur et se jette dans la Meurthe à Rehainviller, après avoir traversé 24 communes[2].
Le ruisseau de Châtillon, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Grandfontaine et se jette dans la Vezouze sur la commune, après avoir traversé cinq communes[3].

Quatre plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Vierge (3 ha), l'étang de Putance (1,6 ha), l'étang Dietmahe (3,5 ha) et l'étang Gresson, d'une superficie totale de 19,7 ha (11,6 ha sur la commune)[Carte 1],[4].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[7] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 969 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 10,2 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Quirin à 9 km à vol d'oiseau[11], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 091,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,4 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Cirey-sur-Vezouze est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,3 %), prairies (19,4 %), zones agricoles hétérogènes (8 %), zones urbanisées (7,9 %), terres arables (3,8 %), cultures permanentes (1,7 %), eaux continentales[Note 3] (1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sires (1155)[19] ; Syrey (1174)[19] ; Sylva versus Cireis (1184)[19] ; Sireys (1186)[19] ; Ecclesia de Cirey (1245)[19] ; Cireis (1352)[19] ; Syretingen (1363) ; Siré (1590)[19] ; Sirey ou Cirey (1719)[20] ; Cirey (1801) ; Cirey-les-Forges ; Cirey-sur-Vezouze (1961).
Pour l'anecdote, Dom Calmet écrit que Cirey viendrait du mot cire (cera) à cause de la cire que l'on produisait ici[21]. Cette affirmation est démentie par les travaux des linguistes du XXe siècle.
La Vezouze est une rivière qui coule dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.
Le hameau de Haute-Seille est attesté sous les formes Hatesalle (1273 ) ; Hautesalve (1282) ; Haultesalle (1433) ; Haultselle (1591) ; Haultseille (1592). En allemand Hochforst « haute forêt »[22].
Histoire
Alors que Bertholde était évêque de Toul vers l'an 1010, l'abbé de Saint-Sauveur avait le privilège de nommer les marguilliers de plusieurs communautés environnantes, dont celle de Cirey[21].
Henri, comte de Salm, attribua à l'évêché de Metz, ou plus précisément à la principauté épiscopale de Metz, l'abbaye de Haute-Seille et le village de Cirey en 1184. À cette époque, les communautés de Barbas, Barbezieux[Note 4], Herboye[Note 5], Blemerey et Cirey formaient une sorte de district sous la juridiction des abbés de Domêvre. Sur le plan religieux, Cirey était rattaché au diocèse de Toul et au doyenné de Salm tout en appartenant, au temporel, à l'évêché de Metz. Cette double tutelle épiscopale n'était pas rare.
Philippe-Othon de Salm abjura le luthéranisme en 1591 et expulsa de sa principauté tous les luthériens. À la suite de cette manœuvre, le comté et la principauté de Salm purent réintégrer le diocèse de Toul. Il fut alors créé le doyenné de Salm dont Cirey faisait partie[21].
Une délibération de la communauté de Cirey en date du accorde la jouissance d'un tiers des bois communaux au marquis Du Châtelet, seigneur de Cirey. Un arrêt du conseil d'État du condamne le marquis Du Châtelet à restituer les bois communaux[23].
Deux arrêts de 1760 et 1769 autorisent la création des forges et fonderies de Cirey. Ces industries cessèrent leur fonctionnement en l'an VIII (1800). L'année suivante, monsieur Malherbe installa en lieux et place une verrerie en glaces, miroirs et verres en table. Le 10 brumaire an XIV, un décret impérial confirme définitivement la transformation des forges et fonderie en un verrerie à trois fours. En 1845, Henri Lepage écrit que cette verrerie est l'un des plus beaux et des plus riches établissements d'Europe. Il emploie près de 1000 personnes.
Cirey-sur-Vezouze était un lieu faïencier créé en 1798 par Joseph Pacotte. Il vendit l'entreprise en 1807. Elle connut alors une période de faible activité jusqu'en 1816, date de rachat de l'entreprise par les fils du fondateur. Sous leur impulsion, l'usine se développa considérablement jusqu'en 1827 et connut une période de récession jusqu'en 1833[24]. La production s'est totalement arrêtée en 1850[25].
La Caisse d'Épargne de Cirey est créée officiellement le [26],[27].
Pendant la période 1871-1914, il y avait une brigade des douanes à Cirey[28].
L'association société d'éducation physique et de préparation militaire est déclarée à la sous-préfecture de Lunéville le [29].
Le parait au journal officiel la décision d'octroi à la commune de Cirey de la citation à l'ordre de l'armée[30].
Le parait un décret ministériel autorisant la création d'un hôpital à Cirey-sur-Vezouze[31].
Le , le président de la République Albert Lebrun fait escale à Cirey où il est l'hôte du maire Monsieur Mazerand[32].
Première Guerre mondiale
L'armée allemande traverse la frontière et s'approche du territoire de Cirey le alors que la guerre n'est pas officiellement déclarée[33],[34]. L'occupant resta dans la ville pendant toute la durée de ce conflit. Environ 400 habitants furent expulsés[35]. Le maire fut arrêté et déporté[36].
Seconde Guerre mondiale
En 1944, durant la Seconde Guerre mondiale, la ville est traversée par le Schutzwall West.

La « stèle des fusillés » dans la forêt Maîtrechet indique le lieu où ont été fusillés quatre résistants FFI de la guerre 1939-1945 par la Gestapo le . Charles Thomas, Jean Coupaye, Roger Roger et Édouard Morquin ont été exécutés à la suite d'une dénonciation. Charles Thomas est arrêté par la milice française le dimanche à son domicile situé à Val-et-Châtillon, livré à la Gestapo qui se trouve à la kommandantur localisée au château de Cirey-sur-Vezouze. Il y est torturé mais ne dénoncera et ne parlera jamais. Quant à Jean Coupaye, il est arrêté 9 jours plus tard à Blâmont. Il est lui aussi transféré à la kommandantur de Cirey-sur-Vezouze occupée par la Gestapo. Il y est lui aussi torturé. Quant à Roger Roger et Édouard Morquin aucune information n'a été trouvée.
Le , un Stolpersteine est inauguré à Cirey-sur-Vezouze à la mémoire du résistant Albert Toussaint dit André Toussaint. Arrêté à Cirey-sur-Vezouze, il a été déporté le à Schirmeck puis Buchenwald et fusillé à Dachau le à l'âge de 18 ans[37].
À propos de Voltaire
On sait que Voltaire s’exila au château de Cirey-sur-Blaise de 1734 à 1749 et cette commune n'a pas de rapport avec Cirey-sur-Vezouze. Cependant, l'illustre philosophe a bien séjourné quelque temps à Cirey-sur-Vezouze, si l'on en croit les notes de Nicolas Pacatte, receveur de la baronnie de Cirey[38]. Henri Lepage révèle d'autres informations. La marquise du Châtelet possédait le château de Cirey-sur-Vezouze. Plusieurs écrivains dont Voltaire et madame de Sévigné y séjournèrent en 1737 et 1738.
Histoire du gentilé
« Les loups » est l'un des sobriquets devenu, non officiellement, le gentilé des habitants de Cirey-sur-Vezouze. Bien qu'il ne soit pas original puisque de nombreuses communes de Lorraine romane le partagent, il intrigue quelque peu. Plusieurs hypothèses existent pour expliquer cette appellation mais il est difficile d'en connaître l'origine exacte. Ces surnoms remontant à plusieurs générations, il est généralement admis de donner aux sobriquets issus de noms d'animaux, le même sens que Jean De La Fontaine donnait aux héros de ses fables. Comme se plaît à le rappeler Jean Vartier dans son ouvrage sur les sobriquets lorrains, ils avaient pour but principal d'ensotter, de rendre sot, de se moquer, des habitants d'une commune[39]. Néanmoins, les habitants de Cirey évoquent les possibilités suivantes :
- Les charbonniers et les forêts : au Moyen Âge, la région était couverte de vastes forêts abritant des loups. Les charbonniers, qui vivaient dans des huttes au cœur de ces bois, avaient le visage noirci par leur travail et un caractère réputé peu sociable. Leur apparence et leur mode de vie auraient pu évoquer les loups, associant ainsi ce surnom aux habitants de Cirey.
- Le caractère des habitants : une autre version met en avant le tempérament des habitants de Cirey, décrit comme courageux et ombrageux. Ce trait, particulièrement manifeste lors des deux guerres mondiales où ils ont résisté à l’occupant, pourrait refléter l’image du loup, animal à la fois indépendant et attaché à son territoire.
- La fontaine du Loup : une anecdote locale raconte qu’en 1931, un loup serait venu s’abreuver à une fontaine du village (initialement appelée « Fontaine de la Paix ») avant d’être abattu. Cet événement aurait inspiré le changement de nom de la fontaine en « Fontaine du Loup », symbole aujourd’hui emblématique du gentilé.
- L’histoire des chèvres volées : une dernière explication relate une querelle ancienne avec les habitants de Val-et-Châtillon, commune voisine. Des chèvres ayant disparu, les habitants de Cirey furent accusés de vol. Ils se seraient défendus en imputant la faute aux loups rôdant dans les environs, ce qui aurait donné naissance à leur surnom par moquerie ou revendication.
Historique des premières associations
Le , l'Association catholique des chefs de familles du canton de Cirey-sur-Vezouze dépose officiellement ses statuts. Son objet est l'éducation. Son siège social est à Cirey[40].
Le journal officiel du publie la déclaration de création de l'association Football club Cirey-Val[41].
Le , l'association Le village en bois dépose ses statuts à la préfécture de Nancy. Son objet est de favoriser le jeu de boules[42].
Le , les statuts du Club des amis et supporters du football association de Cirey sont déposés à la sous-préfecture de Lunéville[43].
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[59].
En 2023, la commune comptait 1 555 habitants[Note 6], en évolution de −5,41 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
- Groupe scolaire Georges-Mazerand (école maternelle et école élémentaire)[62]
- Collège de la Haute-Vezouze[62]
Santé
L'hôpital Auguste-Bauquel (ancien directeur de la manufacture de glaces) est construit en 1934, aujourd'hui « hôpital local intercommunal 3H Santé ». Dans le hall est exposé un ancien autoclave à vapeur de 1935.
Sports
- Le parcours de santé a été remis en état en ; il avait été endommagé par la tempête en 1999.
- Un city stade a été mis en place au terrain de football, ainsi qu'une aire de jeux pour les plus petits sur la route du val.
La commune compte plusieurs clubs de sport[63] :
- Judo club créé en 1966 ;
- Club de tennis mis en place en 2006-2007 ;
- École de football ouverte en 2009 ;
- Club de savate et boxe française ouvert en 2012 ;
- Club de pétanque ;
- Club de VTT.


