Pulligny
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| Pulligny | |||||
Église Saint-Pierre-aux-Liens. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
| Arrondissement | Nancy | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Moselle et Madon | ||||
| Maire Mandat |
Denis Gardel 2020-2026 |
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| Code postal | 54160 | ||||
| Code commune | 54437 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pullinéens[1] | ||||
| Population municipale |
1 155 hab. (2023 |
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| Densité | 124 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 32′ 34″ nord, 6° 08′ 32″ est | ||||
| Altitude | Min. 225 m Max. 340 m |
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| Superficie | 9,3 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Nancy (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Neuves-Maisons | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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| Liens | |||||
| Site web | pulligny.fr | ||||
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Pulligny est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.
Localisation
La commune est à 10,3 km de Neuves-Maisons et 21,9 de Nancy.
Sismicité
Commune située dans une zone 1 de sismicité très faible[2].
Hydrographie
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Madon, le ruisseau de Ceval[3], le ruisseau de Chardonnot et le ruisseau de la Pachée[4],[5],[Carte 1].
Le Madon, d'une longueur de 97 km, prend sa source dans la commune de Vioménil et se jette dans la Moselle à Pont-Saint-Vincent, après avoir traversé 47 communes[6]. Les caractéristiques hydrologiques du Madon sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 10,2 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 284 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 371 m3/s, atteint le [7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[10] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[11]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 844 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à 15 km à vol d'oiseau[14], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 810,4 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Pulligny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32,9 %), forêts (29,1 %), prairies (24,7 %), cultures permanentes (7,2 %), zones urbanisées (6,1 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communications et transports
Voies routières
Autoroutes proches :
- A31 (aussi appelée autoroute de Lorraine-Bourgogne) : échangeur Colombey-les-Belles ;
- A33 ;
- A330 : échangeur Flavigny-sur-Moselle.

Transports en commun
Lignes SNCF
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Villa de Pullignei (1204) ; Lou chaistel de Puligney (1344) ; Pullegney (1345) ; Puligneyum (1378) ; Pulgneyum (1380) ; Pullegneyum (1402) ; Pulligney (1424) ; Poullegni (1457) ; Pullegny (1487)[22].
Histoire
Antiquité
Pulligny a des origines très anciennes selon l'abbé Eugène Martin[23]. Il évoque une villa romaine dont on aurait découvert "des restes de construction assez importantes dans les fossés du château", ainsi que des tuiles romaines, des pièces de monnaies, des restes de poteries. Toujours selon cette source, le nom de la commune pourrait dériver de Pullus, nom propre qui serait le premier possesseur de ce domaine.
Par ailleurs, une pétition de villageois à la fin du 19e siècle contre le nouveau tracé de la route de Flavigny comporte un plan sur lequel on peut lire la légende "voie romaine" sur le tracé de l'actuel chemin du Grand Mont, mention conforme à la tradition orale locale.
Moyen Âge
La plus ancienne source écrite mentionnant Pulligny est un parchemin en latin daté de 1264[24]. C'est une renonciation de Perrin d'Escrines [Acraigne, aujourd'hui Frolois, commune voisine de Pulligny], écuyer, à toutes les prétentions qu'il avait sur les biens de Pulligny appartenant à l'abbaye de Clairlieu, notamment sur des vignes. Un canton nommé "En moines" sur le cadastre de Pulligny garde sans doute la mémoire de ces possessions. Dans un parchemin de 1314, Gérard, chevalier, sire de Pulligny, fait une donation à cette abbaye pour sa sépulture future et pour la célébration de messes à son intention et gage la dépense sur les recettes de "nostre molin de Pulligney". Ces documents attestent la présence très ancienne de la vigne et du moulin à Pulligny.
Un pouillé [dénombrement des bénéfices et biens ecclésiastiques] du diaconné [doyenné] du Saintois, datant de 1743, indique que "Le bourg de Pulligny a donné son nom à une illustre famille de l'ancienne chevalerie qui a donné de grands hommes, ce pendant plusieurs siècles. Car Jehan de Pulligny fit bâtir le château en 1187." Ce document évoque aussi Vautier de Pulligny, qui prêta 1200 livres à la duchesse Marie de Blois (veuve de Raoul, duc de Lorraine) en 1338, et son fils, Jehan, qui fut doyen de la cathédrale de Toul.
On sait également que les Pulligny furent des alliés matrimoniaux de familles réputées comme les Joinville dont les armes figurent sur une des clé-de-voûte de l'église (15e s., inscrite au titre des monuments historiques en totalité). Une stèle funéraire dans la chapelle seigneuriale, ou Haute-Chapelle de l'église, est dédiée à Perrin de Pulligny dont une fille, Jeanne de Pulligny, fut la fondatrice du couvent des Cordeliers de la Chapelle-aux-Bois.
Les sires de Pulligny, portaient d'azur au lion d'argent, armé, lampassé et couronné d'or. La seigneurie comportait Pulligny, Ceintrey et Voinémont et ses sires obtinrent diverses possessions à Pierreville, Ochey, Dieulouard, Tonnoy... Cette famille est à l'origine de la construction de l'église au milieu du XVe siècle et s'est éteinte peu après 1466 selon l'abbé Martin[25].
Le Madon marquait la frontière entre le duché de Lorraine et le comté de Vaudémont, dont les princes furent souvent en conflit. Thiébaut II, duc de Lorraine, fut battu à Pulligny en 1306 par Henri III, comte de Vaudémont[26].
Renaissance
Le village souffrit aussi des guerres de religion qui agitaient le royaume de France. En septembre 1558 l'armée des Reitres protestants commandés par le duc de Bouillon, allié de Henri de Bourbon, futur roi Henri IV, campa à Pulligny et dans les environs. Elle commit des exactions et vida les caves de ces pays vignerons.
Après la mort du dernier sire de Pulligny, la seigneurie échut à six familles nobles, puis fut partagée entre seize "seigneurs de Pulligny, en partie" parmi lesquels on trouve les Rhingraf [les comtes du Rhin], une des deux Maisons qui régnaient en indivision sur la principauté de Salm, mais également des bourgeois anoblis comme les Berman et les Fériet, grands négociants de Saint-Nicolas de Port. Pour gérer une seigneurie aussi émiettée, un accord intervint entre les seigneurs qui nommèrent trois maires. On ignore le lien qui existe entre ces derniers et l'existence à Pulligny de trois grandes maisons seigneuriales du 16e s. (voir § patrimoine). Cette densité seigneuriale explique la présence dans les maisons du village ancien de Pulligny de linteaux à arc trilobé, de fenêtres à meneau, pietà, cheminées et escaliers en pierre, ainsi qu'un nombre élevé de chapelles : dix dans l'église et une en bordure du cimetière. Une douzième a été construite dans les vignes à la fin du 19e s. (voir § patrimoine).
Révolution et Empire
L'abbé Martin relate[27] les démêlés de M. Arnould, curé du village, avec les révolutionnaires du village. Il n'avait accepté la constitution civile du clergé qu'avec restriction et connut des injures, des menaces avant d'être incarcéré à Nancy et privé de tous ses biens. Il sauva sa tête, sans doute en raison de son grand âge, et parvint à s'exiler à Deux-Ponts [Zweibrücken]. De retour en Lorraine, il mourut peu après, le 9 septembre 1795, dans la misère.
Une tombe ancienne dans le cimetière conserve le souvenir de Jean-Pierre Robaine qui obtint de la main de Napoléon la Légion d'Honneur en reconnaissance de son courage lors du combat de Méry-sur-Seine (Aube) en 1814 contre les Russes qui marchaient vers Paris. On retrouve le nom des Robaine dans la liste des maires de Pulligny, dans le nom des donateurs des vitraux de l'église et dans l'histoire du bâtiment actuel de la mairie.
Guerre de 1870-1871
Le monument aux morts de Pulligny, situé dans le cimetière, est antérieur à la guerre de 14-18. Il rend hommage à trois Pullinéens qui moururent pendant la guerre de 1870-1871. Le capitaine Dautel, Camille Crépey et Eugène Simon perdirent la vie au sein des Corps-Francs qui tentaient de résister à l'invasion prussienne. Les citoyens de Pulligny érigèrent ce monument par souscription en leur honneur et, après les autres guerres, on fixa de nouvelles plaques portant le nom des enfants de la commune morts pour la France.
Seconde Guerre mondiale
Le , la 212e division d'infanterie allemande du Generalleutnant Theodor Endres dont le poste de commandement se trouve à Ceintrey prend possession du village, les transmissions ayant signalé des francs-tireurs qui auraient abattu un gradé allemand sur la route de la gare. Émile Jacquemin, un ouvrier aux aciéries de Neuves-Maisons, dont Roger Bruge indique qu'il a été désigné comme asocial (terminologie nazie pour désigner ceux qui étaient considérés comme bolchéviques) par le maire de la commune, sommé de faire une liste d'otages[28], est fusillé devant la maison de M. Menet sur l'ordre du général Endres.
Après avoir fait évacuer les habitants sur les hauteurs d'Autrey, les Allemands incendient Pulligny. Cinquante-huit maisons sont totalement détruites, quarante-deux sont très endommagées[29]. Un odonyme local (Rue du 21-Juin-1940) rappelle ces événements.
Pulligny a reçu la Croix de guerre le des mains du ministre Paul Ramadier[30].
Politique et administration
Liste des maires
Budget et fiscalité 2021

En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi[33] :
- total des produits de fonctionnement : 797 000 €, soit 678 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 701 000 €, soit 596 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 104 000 €, soit 88 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 129 000 €, soit 110 € par habitant ;
- endettement : 317 000 €, soit 270 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 10,50 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 28,14 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,17 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 24 820 €[34].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[36].
En 2023, la commune comptait 1 155 habitants[Note 5], en évolution de −0,86 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture et élevage
- Élevage d'ovins et de caprins.
- Élevage d'autres animaux.
Tourisme
- Hébergements et restauration à Voinémont, Méréville, Pont-Saint-Vincent, Haroué.
Commerces
- Commerces et services de proximité.





