Bricquebosq

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Bricquebosq (nom officiel) ou Bricqueboscq (nom parfois utilisé localement par les collectivités locales[1] et la presse locale[2]) [bʁikbo] est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 638 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bricquebosq
Bricquebosq
L'église Saint-Michel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Hubert Collas
2020-2026
Code postal 50340
Code commune 50083
Démographie
Gentilé Bricquebosais
Population
municipale
638 hab. (2023 en évolution de +8,5 % par rapport à 2017)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 09″ nord, 1° 43′ 02″ ouest
Altitude Min. 59 m
Max. 128 m
Superficie 8,05 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Pieux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Bricquebosq
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Bricquebosq
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Bricquebosq
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Bricquebosq
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Géographie

Localisation

La commune est située à huit kilomètres des Pieux.

Les communes limitrophes sont Breuville, Couville, Grosville, Rauville-la-Bigot, Saint-Christophe-du-Foc et Sotteville.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Diélette, la Divette, le Marvis[3] et un autre petit cours d'eau[4],[Carte 1].

La Diélette, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le golfe de Saint-Malo à Tréauville, après avoir traversé cinq communes[5].

La Divette, d'une longueur de 28 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Manche à Cherbourg-en-Cotentin, après avoir traversé huit communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bricquebosq[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 916 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 21 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Bricquebosq est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].

Elle est située hors unité urbaine[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (100 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,4 %), prairies (26,6 %), zones agricoles hétérogènes (14,8 %), zones urbanisées (3,2 %)[20].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Brikobot entre 998 et 1008[21], Brickebo en 1224[22], Briquebosc vers 1280[22], Briqueboc en 1351 et en 1352[23], Briquebosc en 1555[24] et 1560[25], Briquebost en 1560[26], Briquebosc entre 1612 et 1636[27], Bricqueboscq en 1677[27], Bricqueboscq en 1677[27].

L'explication du premier élément du toponyme, la plus répandue est celle de l'ancien norrois brekka « pente, colline », elle a été initialement proposée par Auguste Vincent pour expliquer la première partie de Bricquebec[28]. François de Beaurepaire adopte cette explication, sans exclure une interprétation par le scandinave brucg, « pont », rendu possible par le passage de la Divette à cet endroit (il faut bien sûr comprendre « l'ancien norois bryggja »).

Le deuxième élément -bos(c)q est issu de l'ancien norois de l'est bóð « habitation », comme le démontrent toutes les premières attestations en -bot, puis -bo après l'amuïssement régulier de la consonne finale.

Histoire

Moyen Âge

Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte[29].

L'église sous le vocable de saint Michel, désignée dans les vieilles charte sous le nom d'ecclesia de Bricobost, avait pour patron les abbés de Lessay. On trouvait à Bricquebosq deux chapelles, celle du prieuré voisin d'Étoublon de Sotteville, et l'autre au château[30].

Geoffroy d'Harcourt et ses partisans dont Jean Guiffre, seigneur de Gatteville, et ses frères Geoffroy et Julien, après avoir marché contre le château de Chiffrevast qu'ils mettent à feu et à sang le , feront subir le même sort aux moulins d'Huberville et de Banville, ainsi qu'aux manoirs du Val de Sie (Le Valdécie), de Bricquebosq et de Prêtreville[31].

Temps modernes

En 1536, parmi les personnes notables habitants Bricquebosq on trouve Robert de Thieuville qui avait pour armes : d'argent à deux bandes de gueules, accompagnées de sept coquilles de même[30].

En 1567, Eustace de Thieuville, sieur de Bricquebost, du Bosc de Pirou et du Saulxey à Vesly et de Trassy à Canville-la-Rocque, est taxé pour ces fiefs de 24 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Bricquebosc, connu anciennement sous le nom de Psamonville, qui valait un huitième de fief de haubert, était tenu du roi sous la vicomté de Valognes[32].

En 1692, deux curés se succédèrent à la cure, Jean Henry et Daniel Levavasseur, tous deux nommés par l'abbé de Lessay[30]. En 1719, réside à Bricquebosq, Hervieu de Gourmont qui avait pour armes : d'azur au chef d'argent chargé d'un lion passant de gueules[30].

Révolution française et Empire

Pendant la Révolution, Jean-Jacques Scelles (1751-1843), curé de Bricqueboscq, prêta serment en 1790 et 1791, mais en 1793, il refusa de remettre ses lettres de prêtrises et fut emprisonné. L'histoire fut utilisé par Louis Costel dans 1 000 ans sont comme un jour[33].

Économie

Le principal employeur de la commune est l'entreprise d'autocars, touristiques et scolaires, Collas, avec 60 salariés[34].

Politique et administration

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2001 Gaston Mahieu   Agriculteur
mars 2014 Yves Lebatard SE  
mars 2014[35] en cours Hubert Collas[36] SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.
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Population et société

Les habitants de la commune sont appelés les Bricquebosais.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].

En 2023, la commune comptait 638 habitants[Note 4], en évolution de +8,5 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
507569657627657654647580551
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
492464507472503428435437423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
426410429406401413404436425
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
380389366386414447476480555
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
588638638------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes

L'église est rattachée à la nouvelle paroisse Notre-Dame du doyenné de Cherbourg-Hague[41].

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La Grande Maison de Bricquebosq.
  • Grande Maison de Bricquebosq des XVIe – XVIIe siècles, ancienne propriété des seigneurs de Thieuville, classée aux monuments historiques en 1982 pour son logis principal et sa chapelle, la cheminée du logis, les communs et le colombier étant inscrits[42]. La chapelle, construite en 1640, a été transformée en remise[33].
  • Église Saint-Michel des XVIe – XVIIIe siècles, avec tour en façade et cadran solaire du XVIIIe. L'édifice abrite un bas-relief du XIVe représentant le martyre de sainte Agathe, amputée des deux seins[43] ainsi que des fonts baptismaux exorcisant la princesse Théodora du XVIe[33]. Un autre bas-relief sur le mur sud de la nef en pierre calcaire avec des traces de polychromie représentant le martyre de saint Sébastien[44], de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle[33], ainsi qu'un ciboire des malades, sont classés au titre objet aux monuments historiques[45].
  • La Chesnaie des XVIe – XIXe siècles.
  • Bouillon des XVIe – XIXe siècles.
  • Manoir d'Hertot, avec une tour d'escalier du XVIe siècle.
  • Oratoire Notre-Dame-de-France, reine de la paix (1939-1945), près de l'église.
  • Croix de cimetière du XVIe siècle, et dalles funéraires à croix nimbée[33].
  • Croix de chemin dites La Croix Rose du XVIIe siècle et la Croix des Roux du XVIIe siècle.
  • L'ancien presbytère a été transformé par la commune en gîtes ruraux[33].
  • Source de la Divette.

Personnalités liées à la commune

  • Guy Deschamps (1933-2008), fondateur des éditions Des Champs, éditeur, entre autres ouvrages, des Cahiers de Gilles de Gouberville.
  • Pablo Servigne, agronome et chercheur, spécialiste des questions de collapsologie, y a commencé ses études primaires.

Pour approfondir

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Bibliographie

  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 40.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 116.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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