Cazaubon

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Cazaubon
Cazaubon
Porte de Barbotan, adjacente à l'église Saint-Pierre.
Blason de Cazaubon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Armagnac
(siège)
Maire
Mandat
Isabelle Tintané
2026-2032
Code postal 32150
Code commune 32096
Démographie
Population
municipale
1 665 hab. (2023 en évolution de +2,21 % par rapport à 2017)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 08″ nord, 0° 04′ 14″ ouest
Altitude Min. 92 m
Max. 183 m
Superficie 55,64 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Grand-Bas-Armagnac
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Cazaubon
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Cazaubon
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Cazaubon
Liens
Site web http://www.mairie-cazaubon.fr

Cazaubon (Casaubon en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Bas-Armagnac, ou Armagnac noir, un pays s'inscrivant entre les vallées de l'Auzoue, la Gélise, la Douze et du Midou.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Douze, l'Estampon, le Bergon, l'Uby et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « étangs d'Armagnac ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Cazaubon est une commune rurale qui compte 1 665 habitants en 2023. Ses habitants sont appelés les Cazaubonnais ou Cazaubonnaises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église Saint-Pierre de Barbotan, inscrite en 1925, et la porte de Barbotan, inscrite en 1926.

Localisation

La commune de Cazaubon est située à l'extrême nord-ouest du Gers, près de la forêt des Landes. Elle est limitrophe du département des Landes.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Ayzieu, Campagne-d'Armagnac, Eauze, Gabarret, Labastide-d'Armagnac, Lagrange, Larée, Marguestau, Monclar, Parleboscq et Réans.

Géologie et relief

Cazaubon se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Cazaubon.

Situé dans le bassin versant de l'Adour, le territoire de la commune est traversé[3] par la Douze, un affluent de la Midouze, et par ses tributaires (rive droite), l'Estampon (et par l'affluent de celui-ci, le fossé Bernet), le Bergon, le Maignan, le ruisseau de las Naouhounts et l'Uby, et les affluents de ce dernier, les ruisseaux de Saint-Cricq, de la Carpoulère, de Barbotan et de Cabé.

La commune comprend la station thermale de Barbotan-les-Thermes.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[7]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 933 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Créon-d'Armagnac à 7 km à vol d'oiseau[10], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 865,3 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Réseau Natura 2000

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : les « étangs d'Armagnac »[14], d'une superficie de 1 028 ha, un site éclaté composé de plusieurs étangs et leurs abords, d'une zone bocagère, d'une zone forestière et marécageuse, dans le bassin versant de l'Armagnac comprenant les principales populations de la Cistude d'Europe (présence de la plus grande population pour Midi-Pyrénées)[15].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[16] : les « bois du château du marais » (890 ha), couvrant 5 communes dont une dans le Gers et quatre dans les Landes[17], et la « vallée de la Douze et bocage du château de Tourné » (411 ha), couvrant 4 communes du département[18] et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[16] : « la Douze et milieux annexes » (11 575 ha), couvrant 29 communes dont 26 dans le Gers et trois dans les Landes[19].

Urbanisme

Typologie

Au , Cazaubon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (33,1 %), forêts (25,1 %), terres arables (20,3 %), cultures permanentes (7,9 %), prairies (7,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %), zones urbanisées (2 %), eaux continentales[Note 5] (1,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

Transports

Par train : les gares de Barbotan et de Cazaubon étaient situées sur la ligne secondaire Nérac - Mont-de-Marsan, construite entre 1890 et 1897 par la Compagnie des chemins de fer du Midi. Le train présidentiel d'Armand Fallières, originaire de Mézin, située sur la ligne, parcourut cette dernière régulièrement entre 1906 et 1913. À partir des années 1930 apparut un nouveau type d'autorails rapides sur pneus, la Micheline. Malgré cela, la faiblesse du trafic conduisit la SNCF à fermer la totalité de la ligne au trafic voyageurs en 1938 et à l'abandonner aux autocars. En 1940, la pénurie de carburant incita la SNCF à rouvrir la ligne aux voyageurs, desservie par trains à vapeur, ce jusqu'en 1944, date à laquelle elle est de nouveau fermée. La ligne demeurera toutefois partiellement ouverte au trafic marchandises jusqu'en 1969, sera déclassée en 1972 puis déferrée entre Mézin et Mont-de-Marsan de 1973 à 1975, la section Nérac-Mézin demeurant intacte et ouverte en 2004 à l'exploitation du Train touristique de l'Albret. Aujourd'hui, la gare la plus proche de Barbotan et de Cazaubon est Mont-de-Marsan (38 km, TER uniquement), ralliée par autocars, les gares TGV d'Agen et de Bordeaux (via Marmande) l'étant également.

Avec la décision gouvernementale du , Mont-de-Marsan bénéficiera d'une desserte directe par les TGV Paris-Toulouse, qui la placera à deux heures et demie de Paris à l'horizon 2025, Barbotan et Cazaubon, par correspondance d'autocars, se trouvant ainsi reliées à la capitale en un peu plus de trois heures.

  • Par avion : l'aéroport le plus proche est celui de Tarbes-Lourdes-Pyrénées (85 km).
  • Par la route : bon réseau secondaire. Les liaisons par autocars Paris-Barbotan, essayées il y a quelques années pendant la période de cure, jugées inconfortables et lentes par rapport au TGV, sont aujourd'hui abandonnées.

La ligne 952 du réseau liO relie la commune à Condom.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Cazaubon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Douze, l'Estampon, le Bergon et l'Uby. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[23]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1993, 1999, 2003 et 2009[24],[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Cazaubon.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 64,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 874 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 398 sont en aléa moyen ou fort, soit 46 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1992, 1993, 2002, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[21].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Cazaubon est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[27].

Toponymie

Les Gallo-Romains auraient découvert les bienfaits de l'eau, et auraient donné au lieu le nom de leur divinité des eaux thermales (Borvo) d'où le nom de Barbotan-les-Thermes sur la commune de Cazaubon[28].

Le nom de la station, autre explication, pourrait venir de la famille Barbotan qui s'implanta dans le pays vers 1220.

Histoire

Couvert de vastes forêts et parsemé de marais inabordables, le pays fut d'abord habité par les Ibères, venus d'Espagne. Les Romains et les Barbares avaient apporté leur lot de ravages et de progrès, quand en 581, les Basques ou Vascons descendirent des sommets des Pyrénées pour aider leurs frères à repousser la domination des Francs. Devenus maîtres de la Vasconie qui prit alors le nom de Gascogne, ils décorèrent leur chef du titre de Duc. L'Aquitaine se morcela au fil des héritages en une multitude de circonscriptions, et vers 920, Bernard devint le premier comte d'Armagnac.

Le premier seigneur de Cazaubon fut Frédelon, comte de Gaure. Sa descendance tomba dans l'obscurité mais au bout de deux siècles, sa famille reparut au grand jour en portant fièrement le nom même de Cazaubon. Par mariage, la seigneurie passa ensuite à la famille de Lisle-Jourdain. Jourdain V rendit de grands services à Philippe le Bel qui dota Cazaubon de droits et de franchises communales, à une époque où, à côté du château, le bourg s'était transformé en ville murée. Son fils, d'un caractère violent et emporté, ouvrait régulièrement son château de Lisle à tous les brigands du pays qu'il surpassait en férocité. Malgré la protection de sa famille, de ses amis et du pape qui l'arrachèrent trois fois aux mains de la justice, il finit par être jugé et pendu à Paris, en 1323. Une partie de ses biens fut alors confisquée. Dévolue à la couronne, la seigneurie de Cazaubon fut cédée avec ses droits et ses dépendances à Jean Ier, comte d'Armagnac, par Philippe de Valois. L'église et le château de Barbotan dont le premier seigneur naquit en 1280, souffrirent des terribles ravages du Prince noir en 1355.

Bien connues du monde savant au XVe siècle, les eaux et les boues furent en pleine vogue aux XVIe et XVIIe siècles. Vers 1828, Clair-Joseph de Barbotan entreprit de restaurer et d'améliorer les thermes qui étaient dans un état déplorable, mettant au jour lors de ses travaux les traces de constructions romaines. Son fils poursuivit son œuvre, non sans aiguiser la rivalité de Jean-Baptiste Sourbé, propriétaire de la Garière, qui fut à l'origine d'un interminable procès. Les eaux de Barbotan attirèrent les plus grands personnages de l'histoire, parmi lesquels les comtes de Foix et d'Armagnac, les reines Marguerite et Jeanne d'Albret, Henri IV, Montaigne, Richelieu...

Le , l'incendie de l'établissement thermal de Barbotan-les-Thermes fit 21 morts en raison d'un seau de goudron renversé depuis la toiture de la piscine ( Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs ).

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Liste des maires

La mairie de Cazaubon.
Liste des maires successifs[29]
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1953 Alban Dulhoste    
1953 1965 Paul Daude    
1965 1971 Alex Claverie    
1971 1995 Marc Dero    
Juin 1995 mars 2014 Claude Sainrapt[30] UDF puis UMP Maire, Conseiller général (1992-2011)
mars 2014 mai 2020 Jean-Michel Augré[31] PS Retraité
mai 2020 en cours Isabelle Tintané DVD-LR Conseillère départementale du Canton du Grand-Bas-Armagnac depuis 2015
Suppléante du sénateur Alain Duffourg

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].

En 2023, la commune comptait 1 665 habitants[Note 6], en évolution de +2,21 % par rapport à 2017 (Gers : +0,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 2661 1792 3712 4072 4562 6572 6002 7282 691
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 8002 7982 6662 7572 8392 8452 5912 6172 520
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 4272 2311 8771 9531 8411 7781 8561 7561 701
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
1 6911 6381 6351 6051 5451 6221 6121 7071 661
2020 2023 - - - - - - -
1 6701 665-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 20,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (27,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 44,0 % la même année, alors qu'il est de 35,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 806 hommes pour 833 femmes, soit un taux de 50,82 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,23 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 5]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90 ou +
3,0 
14,5 
75-89 ans
16,1 
25,2 
60-74 ans
27,6 
24,0 
45-59 ans
20,6 
11,5 
30-44 ans
14,5 
11,0 
15-29 ans
8,0 
12,2 
0-14 ans
10,3 
Pyramide des âges du département du Gers en 2022 en pourcentage[36]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,4 
90 ou +
3 
10,8 
75-89 ans
13,2 
22,3 
60-74 ans
22,2 
21,2 
45-59 ans
21 
15,3 
30-44 ans
15,4 
13,5 
15-29 ans
11,5 
15,4 
0-14 ans
13,7 

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 822 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 1 515 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 910 [I 6] (20 820  dans le département[I 7]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 8]9,2 %8,5 %10,3 %
Département[I 9]6,1 %7,5 %8,2 %
France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 868 personnes, parmi lesquelles on compte 75,6 % d'actifs (65,3 % ayant un emploi et 10,3 % de chômeurs) et 24,4 % d'inactifs[Note 8],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 11]. Elle compte 825 emplois en 2018, contre 798 en 2013 et 797 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 596, soit un indicateur de concentration d'emploi de 138,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 47,3 %[I 12].

Sur ces 596 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 345 travaillent dans la commune, soit 58 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 78,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,7 % les transports en commun, 8,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 12 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

243 établissements[Note 9] sont implantés à Cazaubon au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 15].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble243100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
156,2 %(12,3 %)
Construction177 %(14,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
9739,9 %(27,7 %)
Information et communication20,8 %(1,8 %)
Activités financières et d'assurance104,1 %(3,5 %)
Activités immobilières2510,3 %(5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
187,4 %(14,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
3815,6 %(12,3 %)
Autres activités de services218,6 %(8,3 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 39,9 % du nombre total d'établissements de la commune (97 sur les 243 entreprises implantées à Cazaubon), contre 27,7 % au niveau départemental[I 16].

Entreprises et commerces

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[37] :

  • Arenea, supermarchés (14 147 k€)
  • Clos D'armagnac, hébergement médicalisé pour personnes âgées (3 408 k€)
  • Terre Et Soleil, commerce de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé (221 k€)
  • Societe De Negoce De Bois Bonnet, commerce de gros (commerce interentreprises) de combustibles et de produits annexes (161 k€)
  • Mauri, activités des sociétés holding (23 k€)

Viticulture

Le canton de Cazaubon se situe dans la région viticole du Bas-Armagnac. À l'ouest du Gers et adossée aux forêts landaises, la région s'appelle aussi l'Armagnac noir à cause de ses bosquets de chênes. Le sol de boulbène recouvre un sous-sol de sables blonds et d'argile, restes de dépôts de l'âge tertiaire. Les vins récoltés sont de degré faible et de forte acidité. Cultivée sur les coteaux et les collines, la vigne donne des raisins parfumés grâce à la douceur du climat et à l'humidité. Ces vins sont parfaits pour la distillation et produisent des eaux-de-vie d'armagnac de qualité.

Agriculture

La commune est dans le Bas-Armagnac, une petite région agricole occupant une partie ouest du département du Gers[38]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

1988200020102020
Exploitations109905246
SAU[Note 12] (ha)3 0433 1652 7362 811

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 109 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 90 en 2000 puis à 52 en 2010[40] et enfin à 46 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 58 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[41],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 3 043 ha en 1988 à 2 811 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 28 à 61 ha[40].

Les thermes

Barbotan-les-Thermes est une station thermale dont les eaux et les boues ont pour particularité de soigner les affections rhumatismales et phlébologiques, les douleurs ostéo-articulaires et les arthrites. L'utilisation des eaux et des boues thermales de Barbotan dans un but thérapeutique était déjà connue avant l'ère chrétienne. Au cours du XVIe siècle d'illustres personnages viennent y soigner leurs douleurs : le maréchal Blaise de Monluc, Montaigne, Henri de Navarre. Elle est l'une de rares stations qui permet de traiter simultanément les affections veineuses et rhumatologiques. Barbotan est l'une des trois stations thermales qui restent dans le Gers avec Castera-Verduzan et Lectoure. Barbotan représente 90 % des curistes. La station a cependant fait l'objet d'un grave incendie au début des années 1990, qui a provoqué, à la suite d'une série de négligences (à l'époque), une vingtaine de morts[42].

Les sources, peut-être en fonction de leur faible débit, furent l'objet d'un intérêt particulier dans la Gascogne gersoise. Depuis la Renaissance, médecins, scientifiques, investisseurs ont multiplié les équipements et les hébergements. Le XIXe siècle fut l'âge d'or du thermalisme et une quinzaine de sources était exploitée. Pour Barbotan, comme pour les autres centres gersois, tout a été mis en œuvre pour concurrencer les thermes des Pyrénées : recours à un style architectural néo-classique (fronton, péristyle...) pour signifier l'ancienneté des sources, ouverture d'un casino, création de zones de pêches au lac d'Uby, aménagement de parcs propices à la promenade, proposition d'un large éventail de soins.

Les eaux qui émergent à 38 °C et sont utilisées à 36 °C pour les soins sont bicarbonatées calciques, silicatées, magnésiennes et sulfurées et dégagent du CO2 libre.

Les boues, d'une température de 38 à 42 °C sont formées de composés spécifiques humiques et siliceux.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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