Châteaugiron

commune française d'Ille-et-Vilaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Châteaugiron est une commune nouvelle située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, formée en 2017 par la fusion des anciennes communes de Châteaugiron, Saint-Aubin-du-Pavail et Ossé[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Châteaugiron
Châteaugiron
Hôtel de ville dans la cour du château.
Blason de Châteaugiron
Blason
Image illustrative de l’article Châteaugiron
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité Pays de Châteaugiron Communauté
(siège)
Maire
Mandat
Anne-Marie Echelard
2026-2032
Code postal 35410
Code commune 35069
Démographie
Gentilé Castelgironnais/Castelgironnaise
Population
municipale
10 845 hab. (2023)
Densité 461 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 56″ nord, 1° 30′ 07″ ouest
Altitude Min. 28 m
Max. 78 m
Superficie 23,52 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Châteaugiron
(ville-centre)
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châteaugiron
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Châteaugiron
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Châteaugiron
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Châteaugiron
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Châteaugiron
Liens
Site web https://www.ville-chateaugiron.fr/
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En 2023, avec 10 845 habitants[Note 1], elle est la 10e commune la plus peuplée d'Ille-et-Vilaine et la 36e de Bretagne.

Géographie

Localisation

Châteaugiron est une commune nouvelle périurbaine située dans le Pays de Rennes, au sud-est de Rennes, à quelques kilomètres de l'entrée du noyau urbain.

Elle est située à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Rennes, 95 km au nord de Nantes et une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Laval.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.
Carte avec les communes environnantes.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Amanlis, Domagné, Domloup, Nouvoitou, Noyal-sur-Vilaine et Piré-Chancé.

Espace naturel

Le site de la Glaume est une enclave naturelle au cœur de la cité de Châteaugiron, zone humide. Une grande diversité végétale sert d'habitat à nombre d'espèces animales comme la bécassine des marais, le martin-pêcheur d'Europe. Ce site se situe entre le bas du centre-ville (rue Saint-Nicolas) et le lotissement de Rochaude (rue d'Alsace).

L'étang situé au bas de Châteaugiron est un lieu de promenade très prisé des habitants de la commune.

En 2021, une sculpture a pris place dans l'étang afin de créer un lien avec le château.

Voies de communication et transports

Le nord du territoire communal est traversé par la LGV Bretagne-Pays de la Loire, mais la gare la plus proche est celle Noyal - Acigné.

Châteaugiron est reliée aux villes voisines par un dense réseau de routes départementales, et notamment la RD 463 qui la relie à Rennes.

La commune est desservie par les cars du réseau interurbain régional BreizhGo :

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Yaigne, le ruisseau du Bois de gervis[2], les Grées[3] et un autre petit cours d'eau[4],[Carte 1].

L'Yaigne, d'une longueur de 27 km, prend sa source dans la commune de Cornillé, en Ille-et-Vilaine, traverse Châteaugiron et son étang au pied du château et se jette dans la Seiche à Saint-Armel, après avoir traversé six communes[5].

Le Rimon est un petit ruisseau qui prend sa source au nord du bourg de Domloup. Il fait office de séparation avec Domloup sur une longueur de 350 mètres. Il se jette dans l'Yaigne au bout de ses 350 mètres. La longueur de son cours d'eau fait 2,2 km.

Plusieurs autres ruisseaux drainent le territoire communal et se jettent dans l'Yaigne.

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Châteaugiron[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 712 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à 16 km à vol d'oiseau[12], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Châteaugiron est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Châteaugiron[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[17]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[18],[19].

Morphologie urbaine

Avant 1971, avec ses 52 ha, la commune de Châteaugiron était la plus petite commune d'Ille-et-Vilaine devant Bécherel. Le , les communes de Veneffles et Châteaugiron fusionnent. Cette dernière annexe également une partie de Domloup, le quartier de la rue Dorel et une partie de Noyal-sur-Vilaine, le quartier du Bas-Noyal. La commune passe de 52 ha à 798 ha et de 1674 habitants à 2402 habitants[20]. Durant les années suivantes la commune annexa d'autres parties de Domloup pour passer à 880 ha en 2016. Au , la commune de Châteaugiron fusionna avec Ossé et Saint-Aubin-du-Pavail pour devenir la commune nouvelle de Châteaugiron. En 36 ans, la commune est donc passée de 52 ha à 2 352 ha.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Castro Gironis en 1152[21].

Le nom de Châteaugiron vient du seigneur de Giron, fils du chevalier Anquetil ou Ansquetil, mort en 1039[22], fondateur de la ville. Durant la Révolution, la commune porte le nom de Mont-Giron[23].

En gallo, langue locale, Châteaugiron se nomme Chaojon ou Chiaojon[24], prononcés respectivement [ʃaʊ̆ʒɔ̃] ou [ʃjaʊ̆ʒɔ̃][25].

Histoire

Une longue occupation rurale aux origines de Châteaugiron : des enclos gaulois (IIIe siècle avant notre ère - Ier siècle de notre ère), des vestiges d'habitat gallo-romain (Ier-IVe siècles) dont une nécropole à incinération et une remarquable statuette de centaure[26], des traces d'activités artisanales médiévales (VIe – IXe siècles), restituent mille ans de la vie du village[27].

Moyen Âge

Le premier seigneur, Ansquetil, originaire de Normandie vivait dans la première moitié du XIe siècle. Il vient en Bretagne sans doute dans la suite d' Havoise de Normandie qui doit épouser le duc de Bretagne Geoffroy. A la mort de ce dernier vers 1008, elle prend la régence, son fils n'ayant que 10 ans. Est-ce elle ou son fils le duc de Bretagne Alain III qui octroie à Anquestil des terres situées près de Rennes? Le chevalier y bâtit un premier château, sans doute une tour en bois. Son fils aîné et successeur Giron Ier du château-Ansquetil est qualifié en 1087 de miles dom (chevalier et seigneur). Il meurt au début du XIIe siècle. C'est lui qui laisse son nom au château et à la petite ville qui se développe autour. En 1086-1114 on trouve la mention du « castrum Ansquetil in domo eiusdem Gironis »

Le château date du XIIe siècle au XVIIIe siècle.

Une célèbre enluminure de la première grande histoire de Bretagne de Pierre Le Baud[28] représente le château de Châteaugiron. Cette enluminure d'un manuscrit de la BNF[29] a été longtemps le sujet d'une polémique quant aux événements qu'elle évoque et au château qu'elle représente. Un ouvrage de 2009 de Stéphanie Vincent[30], docteur en littérature et spécialiste de l'iconographie médiévale, à la suite d'une étude méthodique du document, nous éclaire : le château représenté est bien celui de Châteaugiron. On y apprend également la chronologie des modifications subies par la forteresse et de petites histoires de la ville comme l'arrivée somptueuse d'Hélène de Laval épouse de Jean de Derval seigneur du lieu, dans la bourgade.

Époque moderne

Après la mort de Jean de Derval en 1482, la baronnie de Châteaugiron passe aux mains des familles Rieux, Laval, Montejean et Acigné. En 1579, Judith d'Acigné épouse Charles de Cossé comte de Brissac. La baronnie devait rester la propriété des Cossé-Brissac jusqu' en 1701[31].Ils ne vinrent semble-t-il que rarement au château-fort qui peu a peu se dégrade. Ils installèrent toutefois pour les paroissiens une cloche (appelée Henriette) avec lanternon sur la tour de l'horloge, qui jouxte l'église. L'horloge fonctionne toujours[32].

En 1591, pendant les Guerres de religion, Châteaugiron, place protestante, fut pillé sept fois en 1589, deux fois en 1590[33]. « Champeaux, Châtillon, Izé, Étrelles, La Guerche, Domagné, Châteaugiron furent dévastés par les marches et collision [combats] des deux partis »[34]. L'instituteur Duval est le témoin de ces malheurs dont il fait le récit, récit transcrit dans la Notice historique sur Châteaugiron d'Alexis Garnier[32].

La toile noyale, apparue au XVIIe siècle dans la région de Noyal-sur-Vilaine et Châteaugiron, est une toile en chanvre servant à fabriquer les grandes voiles de navires à voiles ; elle est caractérisée par des fils plus fins à la chaîne qu'à la trame, ce qui permet d'augmenter le nombre de fils de chaîne en les faisant passer deux à deux et quelquefois trois à trois, résultant en une toile très solide. Elle s'ajoute aux canevas de Vitré parmi les produits dominant l'essor économique de la période faste de la Bretagne — du XVe au XVIIIe siècle[35],[36].

Le 8 mars 1701, le duc Arthus Timoléon Louis de Cossé, duc de Brissac (en), endetté, vend la baronnie de Châteaugiron à René Le Prestre de Lezonnet[37], président à mortier au Parlement de Bretagne[réf. nécessaire] (armoiries : "écu de gueule à trois écussons d'hermine à la bordure engreslée d'or[38]"). Pour se rapprocher de Rennes et du Parlement, cette famille originaire de l'actuel Morbihan (Loyat, canton de Ploërmel) achète le château de Châteaugiron qu'ils mettent en partie au goût du jour. Les nouveaux propriétaires gardent quatre tours et une partie des logis médiévaux, symboles de la puissance et de l'ancienneté de la baronnie. Ils se font bientôt appeler Le Prestre de Châteaugiron, nom bien plus valorisant que celui d'une seigneurie moyenne du centre de la Bretagne. Et quand ils achètent une autre importante seigneurie, le marquisat d'Épinay, ils se font appeler marquis de Châteaugiron.[réf. nécessaire] Les travaux, rondement menés dans les années qui suivent l'achat du château, suivent une architecture à la française assez dépouillée. Les anciens logis médiévaux, notamment les façades sur cour, sont entièrement repris ; une des tours d'angle est remplacée par un haut pavillon belvédère d'où l'on peut profiter d'une belle vue sur la campagne environnante. Pour dégager une perspective, on abat les vestiges du mur et du châtelet d'entrée entre le donjon et la tour de l'horloge. On refait vers 1718 le mur de l'église, l'ancienne chapelle du château et on construit un grand pavillon porche dans la basse cour par lequel passent chevaux et voitures[39]. À l'intérieur, toutes les boiseries et les cheminées du XVIIIe siècle sont vendues au début du XXe siècle, laissant une grande coquille vide[40].

Les Le Prestre de Châteaugiron ont occupé d'importants offices au Parlement de Bretagne, notamment celui de Président à mortier. Au moment de l'affaire de La Chalotais, dite l' Affaire de Bretagne (1764-1768), l' avocat général Auguste Félicité Le Prestre de Châteaugiron prend parti pour le duc d'Aiguillon, gouverneur de Bretagne, au grand dam de la fronde des parlementaires. Finalement il quittera la Bretagne pour Paris.

Révolution française

Le XIXe siècle

La production de "noyales" (toiles à voiles), concentrée dans une quarantaine de paroisses situées par la plupart au sud-est de Rennes, les principales étant Châteaugiron, Piré et Noyal (paroisse qui leur a donné leur nom), double, passant de 9 500 à 20 000 pièces, pendant la seconde moitié du XIXe siècle[41].

Une manufacture appartenant au sieur Desbouillons est créée en 1824 à Châteaugiron, dans le prieuré Sainte-Croix ; elle contient 76 métiers à tisser, et la manufacture a compté jusqu'à 200 ouvriers ; elle achète les récoltes de chanvre sur les marchés de Châteaugiron et de Janzé et produit annuellement de 1 100 à 1 300 pièces de toile de 70 mètres chacune, destinées tant à la marine royale qu'à la marine marchande. La manufacture Desbouillons ferme en 1850. En 1852, le Conseil général d'Ille-et-Vilaine lance un cri d'alarme : « l'industrie des toiles du département, jadis florissante, est devenue très peu lucrative ». En 1867 Auguste Marchand, maire de Châteaugiron, déclare que « dans le département il n'y a pas d'agglomération où il y ait autant de misères et en même temps aussi peu de personnes aisées ». Entre 1846 et 1906, Châteaugiron perd 35% de sa population, passant de 1 638 habitants en 1846 à 1 052 habitants en 1906[42].

Au XVIIIe siècle on compte à Châteaugiron une trentaine de marchands de toile. Une grande halle est construite au milieu du XIXe siècle (la vente des toiles se faisait jusque-là en plein air)[43].

Le XXe siècle

La Belle Époque

La ligne des Tramways d'Ille-et-Vilaine allant de Rennes à La Guerche et passant par Châteaugiron fut mise en service en juin 1904[44]. La ligne ferma en 1947.

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Châteaugiron porte les noms de 61 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[45].

Le petit séminaire Sainte-Croix

Le petit séminaire Sainte-Croix est installé par le diocèse de Rennes en 1908 dans l'ancien couvent des Ursulines. Les locaux sont agrandis à deux reprises pendant l'Entre-deux-guerres, successivement par les architectes Arthur Regnault et Hyacinthe Perrin. Entre 1911 et 1960, 90 % des élèves du petit séminaire de Châteaugiron sont fils de paysans, d'ouvriers ou d'artisans[33]. Il ferme en 1973, remplacé par l'ensemble scolaire Sainte-Croix[46].

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Châteaugiron porte les noms de sept personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[47].

L'après Seconde Guerre mondiale

Un soldat originaire de Châteaugiron (Michel Duroudier) est mort pour la France pendant la Guerre d'Algérie[47].

Politique et administration

Afin d'éviter une baisse des dotations de l'État, les communes de Châteaugiron, Saint-Aubin-du-Pavail et Ossé ont décidé de se réunir sous le régime de la commune nouvelle, tout en conservant leur identité, la capacité à gérer leur territoire[48],[49], dans le cadre d'une charte de fonctionnement[50]. Celle-ci fixe comme objectifs prioritaires de la nouvelle structure[50] :

  • Préserver et développer un service public de proximité pour tous les habitants du territoire
  • Permettre l'émergence d'une collectivité attractive des points de vue économique, de l'habitat, des équipements, des services et des activités, capable de porter des projets que chaque commune n'aurait pu ou difficilement porter seule
  • Assurer une représentativité efficace du territoire auprès des services de l'Etat, des autres collectivités territoriales (Département, Région) et des partenaires institutionnels.

Malgré la demande de certains de voir organiser un référendum local sur cette question[51],[52], la fusion est entérinée par les conseils municipaux et définie par un arrêté préfectoral du 13 juin 2016[1].

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Rennes du département d'Ille-et-Vilaine[17].

Pour les élections départementales, la commune est le bureau centralisateur du canton de Châteaugiron[17], qui n'est plus, depuis la réforme de 2014, qu'une circonscription électorale.

. Pour les élections législatives, elle fait partie de la cinquième circonscription d'Ille-et-Vilaine.

Intercommunalité

La ville est le siège de la communauté de communes dénommée Pays de Châteaugiron Communauté, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre auquel appartenaient les trois communes avant leur fusion.

Tendances politiques et résultats

Depuis la création de la commune nouvelle, Châteaugiron a placé en tête les candidats de La République en marche lors des élections européennes de 2019 et 2024, la présidentielle de 2022 et les législatives de 2022 et 2024.

Toutefois en 2021, lors des élections régionales, c'est la liste des Républicains conduite par Isabelle Le Callennec qui arrive en tête, suivie par celle du centriste Thierry Burlot soutenue par LREM tandis qu'aux élections départementales, c'est le binôme divers droite Aude de La Vergne et Louis Hubert qui termine en première position au premier tour et le binôme socialiste Schirel Lemonne et Stéphane Lenfant qui remporte la majorité des suffrages au second tour. Il est à noter qu'aucun binôme macroniste n'était alors en lice.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron arrive très nettement en tête devant Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Au second tour, le président sortant remporte 77,32 % des suffrages exprimés face à la candidate du Rassemblement national. Aux élections législatives qui suivent, la députée sortante Christine Cloarec-Le Nabour investie par la coalition Ensemble arrive largement en tête au premier tour suivi par Gilles Renault pour la NUPES et Jonathan Houillot pour Les Républicains. Au niveau de la circonscription, le tiercé de tête reste le même. Christine Cloarec-Le Nabour est reconduite dans ses fonctions au second tour avec 60,29 % des voix contre 39,71 % pour Gilles Renault.

Lors des élections législatives anticipées de 2024, Christine Le Nabour est candidate à sa réélection sous l'étiquette Ensemble pour la République (EPR). Au premier tour, elle arrive en tête avec 46,94 % des voix (améliorant son score de six points par rapport à 2022) devant Gilles Renault (investi cette fois-ci par le NFP) et Françoise Gilois (RN) qui recueillent respectivement 28,87 et 22,77 %. Au second tour, après le retrait du candidat NFP, la députée sortante remporte 76,10 % des suffrages contre 23,90 % pour Françoise Gilois.

Pour les élections municipales de 2026, le maire Yves Renault n'est pas candidat à sa réélection et la majorité sortante présente une liste divers centre intitulée « On adore Châteaugiron » et conduite par Anne-Marie Echelard, 6e adjointe sous la mandature 2020-2026. Face à elle, une liste divers gauche conduite par Schirel Lemonne et dénommée « Un nouveau souffle sur Châteaugiron » se présente aux suffrages. Avec 54,26 % des voix, la majorité sortante est reconduite tandis que la liste divers gauche recueille 45,74 %.

Année 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e % 4e %
Élections présidentielles
2022[53] LREM 41,93 LFI 18,14 RN 14,00 EÉLV 8,55 LREM 77,32 RN 22,68 pas de 3e et de 4e
1er tour : 82,69 % de participation – 2d tour : 82,81 % de participation
Élections législatives
2022[54] ENS 40,95 NUPES 28,88 LR 10,79 RN 9,46 ENS 60,29 NUPES 39,71 pas de 3e et de 4e
1er tour : 54,91 % de participation – 2d tour : 53,59 % de participation
2024[55] EPR 46,94 NFP 28,87 RN 22,77 LO 1,42 EPR 76,10 RN 23,90 pas de 3e et de 4e
1er tour : 78,64 % de participation – 2d tour : 75,20 % de participation
Élections européennes
2019[56] LREM 30,53 EÉLV 19,99 RN 9,98 PS 7,32 tour unique
1er et unique tour : 56,44 % de participation
2024[57] ENS 23,19 RN 19,96 PS 19,50 LR 9,32[58] tour unique
1er et unique tour : 58,34 % de participation
Élections régionales
2021[59] LR 26,58 LREM 18,91 EÉLV 17,50 PS 15,41 LR 33,72 PS 24,42 EÉLV 22,18 LREM 13,86
1er tour : 35,67 % de participation – 2d tour : 36,66 % de participation
Élections départementales
2021[60] DVD 37,19 SOC 32,57 ECO 21,39 RN 8,85 SOC 50,22 DVD 49,78 pas de 3e et de 4e
1er tour : 35,84 % de participation – 2d tour : 36,71 % de participation
Élections municipales et communautaires
2020[61] DVD 60,38 DVG 39,61 pas de 3e et de 4e pas de 2d tour
1er tour : 44,95 % de participation
2026[62] DVC 54,26 DVG 45,74 pas de 3e et de 4e pas de 2d tour
1er tour : 65,33 % de participation

Communes déléguées

Davantage d’informations Nom, Code Insee ...
Liste des communes déléguées Châteaugiron
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Châteaugiron
(siège)
35069 Pays de Châteaugiron Communauté 8,7
Saint-Aubin-du-Pavail 35254 Pays de Châteaugiron Communauté 5,83 822 (2014) 141
Ossé 35209 Pays de Châteaugiron Communauté 8,99 1 189 (2014) 132
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Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
9 janvier 2017[63] 22 septembre 2017[64] Françoise Gatel UDI Chargée de mission
Sénatrice d'Ille-et-Vilaine (2014 → 2024)
Présidente de la CC du Pays de Châteaugiron (2001 → 2017)
Suppléante du député Pierre Méhaignerie (2002 → 2007)
Présidente de l'Association des maires d'Ille-et-Vilaine (2008[65] → 2017[66])
Démissionnaire à la suite de sa réélection comme sénatrice
22 septembre 2017[67] 25 mai 2020 Jean-Claude Beline DVD Agriculteur retraité
7e vice-président de Pays de Châteaugiron Communauté (2017 → 2020)
25 mai 2020[68] 20 mars 2026 Yves Renault DVD Cadre commercial retraité
3e vice-président de Pays de Châteaugiron Communauté (2020 → 2026)
20 mars 2026[69] en cours
(au 30 mars 2026)
Anne-Marie Echelard[70],[71] DVD Enseignante en lycée professionnel, adjointe de direction
6e adjointe au maire (2020 → 2026)
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Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique du territoire de la commune nouvelle
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
2 8023 0614 3165 3686 8638 1258 6769 79810 125
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes.
Les données mentionnées ci-dessus sont établies à périmètre géographique constant, dans la géographie en vigueur au .
(Source : INSEE RGP 2016[72])

Enseignement

  • École maternelle publique Le Centaure
  • École élémentaire publique la Pince-Guerrière
  • Collège public Victor Segalen
  • École et collège privé Sainte-Croix
  • École privée Saint-Pascal à Ossé
  • École privée Saint Jean-Baptiste à Saint-Aubin-du-Pavail
  • La construction d'un lycée a été votée par la Région le 13 juin 2018. La construction devrait commencer en 2025 et l'ouverture avoir lieu "dans une dizaine d'années"[73].

Sports

La ville de Châteaugiron possède :

Cultes

La paroisse catholique de Châteaugiron a fusionné avec d'autres paroisses au sein de la paroisse de Saint-Luc en pays de Châteaugiron[74].

Cette paroisse est composée de six communautés :

  • de Châteaugiron (communauté de Sainte-Marie-Madeleine) ;
  • de Domloup (communauté de Saint-Loup) ;
  • de Nouvoitou (communauté de Saint-Martin de Tours) ;
  • d'Ossé (communauté de Saint-Sulpice) ;
  • de Saint-Aubin-du-Pavail (communauté de Saint-Aubin) ;
  • de Veneffles (communauté de Saint-Médard).

La paroisse est rattachée au doyenné de Cesson[75] et fait partie du diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo[76].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La commune nouvelle abrite un seul monument historique protégé :

On trouve de nombreux autres édifices patrimoniaux, dont plus de 300 bâtiments inventoriés :

  • la chapelle du château, dédiée à Marie-Madeleine, après plus de 6 ans de rénovation, elle a ouvert en juin 2015 en tant que centre d'art contemporain « Les 3 Cha »[78]
  • les anciennes halles, qui abritent la médiathèque de la ville ;
  • l'église Sainte-Madeleine[79],[80]
  • L'école de musique, danse et théâtre Paul le Flem, qui se trouve dans une ancienne ferme.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason Blasonnement :
D'or au chef d'azur.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Michel de Mauny, Histoire de Châteaugiron : contribution à l'histoire de la Bretagne, Lorient, Dalc'homp Sonj, , 143 p. (OCLC 32279696)
  • Alexis Garnier, Notice Historique sur Châteaugiron, Rennes, L. Bahon-Rault,
  • Jean Legoux et Joseph Méril, Histoire de Châteaugiron, Rennes, Imprimerie Simon, (OCLC 163392768)
  • Georges Dussaud, Michel Mauger, Châteaugiron, Rennes, éditions Apogée, 2006, 47 p.
  • Michel Mauger, Aristocratie et mécénat en Bretagne. Jean de Derval, seigneur de Châteaugiron, bâtisseur et bibliophile, Rennes, Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine, 2013, 230 p.
  • Stéphanie Vincent, L'énigme de l'enluminure : Derval ou Châteaugiron, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions A.Sutton, , 127 p. (ISBN 978-2-8138-0014-5). Prix des Lauriers Verts 2009 catégorie "Recherche".

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